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FOOZ “Relax, take it cheesy”

J'adore les disques dispensables qui ont une super pochette. Les bons albums avec des pochettes à chier personne ne les écoute, ça se saurait. On verrait au moins (...) suite

J’adore les disques dispensables qui ont une super pochette. Les bons albums avec des pochettes à chier personne ne les écoute, ça se saurait. On verrait au moins un Tago Mago ou un Bad Moon Rising de temps en temps sur une table basse chez des amis. Les bons albums avec des pochettes pourries on les achète et on les range, entre eux, on n’en laisse dépasser que les tranches soigneusement classées.

L’album de Fooz est de ceux que j’aime laisser traîner, du coup je commence à bien en connaître la pochette.

Quand Mucha dessine un profil de sa meuf en mode “bling bling terror”, déjà, on est en droit de s’attendre à avoir peur. Quand un type décalque la délectable horreur originale pour faire de la pauvre fille une sorte de princesse heroic fantasy, avec petites étoiles et tours de château enchanté, il est permis et même chaudement recommandé de tirer à vue.

Le seul truc, c’est que c’est en outline. Le trait est aussi juste que celui de l’original mais débarrassé de tous ces coloriages et décorations d’art nouveau de quai de Seine. Ne reste que la ligne essentielle, qui en trois traits achève le visage d’une beauté bienveillante dont on imagine sans mal la poitrine se soulever légèrement au rythme d’une respiration sereine. Une beauté aux mains délicates et aux bras un peu gras. En un mot une beauté que tu peux baiser. Au fond, quoi de plus bouleversant ?

Et c’est là qu’intervient le réel génie, faisant presque oublier la composition d’un simple et parfait équilibre : Le trait légèrement baveux du matin de cassage de plume où un PowerRollerBall TM Carrefour et une jaquette de vieux disque feront amplement l’affaire. L’impression que tout ça a été torché en une heure et qu’au fond il ne s’agit que d’un concours de circonstances.

Le disque doit être à cette image.

Je l’écoute assez souvent et à chaque fois me revient la même réflexion : Il est cool, juste ça. On dirait des mecs très gentils en train de reprendre Hawkwind avec des petits amplis.

Fooz // Space Is Dark… It Is So Endless // Alone Records
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5 commentaires

Fuck, Jüül, encore un peu d’entraînement et avec une prose pareil, même pas trentenaire, tu pourras postuler et empocher la rubrique “critique d’arts” de Téléramouille !
(Sylvain, qui en verse une dans son mouchoir de vierge)

Commentaire par sylvain, le Lundi 30 juillet 2007 à 17:41

En plus t’as réussi à caser ce mot dans le titre : “cheesy”
Balèze, le mec… juste con que ça me foute du Mika dans la tête (mauvaise foi : j’aaaadore fredonner du Mika)

Commentaire par sylvain, le Lundi 30 juillet 2007 à 17:43

mais enfin, ce n’est plus une chronique de disques, c’est Beaux Arts Magazine… j’aime beaucoup la conclusion.

Commentaire par Pierre M, le Lundi 30 juillet 2007 à 17:44

Il y a des gens qui sont doués pour tout…… Assez énervant. Jules tu es viré.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 30 juillet 2007 à 20:24

Passe avec Pierre à la compta’ demain pour le solde tout compte.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 30 juillet 2007 à 20:24

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