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F.M. A dream or two

Février 2008. C’est un grand ramdam dans les cercles sociaux privatifs de la hype parisienne. Du tohu-bohu et des blah blah sur un jeune homme. Que personne n’avait (...) suite

Février 2008. C’est un grand ramdam dans les cercles sociaux privatifs de la hype parisienne. Du tohu-bohu et des blah blah sur un jeune homme. Que personne n’avait vu venir. Enfin si. Ceux qui étaient déjà là voila un an et demi lorsque le bonhomme était entré avec ses tubas et ses cordes, avec cette chanson, Certain people. Les portes, alors, ne semblaient pas assez grandes. Maintenant c’est trop tard. Il est là. Et je ne dirai même pas son nom.

Comment en est-on arrivé là ? Comment toute la presse branchée, les clubs de la capitale, le tout Paris en somme, s’éprend-elle soudain de la musique de chambre, après avoir passé des années à vider la substance musicale prête à consommer pour les masses sous les lumières à diodes qui prennent forme après minuit ? Comment un jeune homme de 25/30 ans parvient-il à réhabiliter la noblesse pop, se fixant direct en héritier de William Sheller ? Comment une Major (Warner) a-t-elle voulu miser quelques billes sur un projet aussi farfelu ?

Farfelu… je veux dire… Un guitariste s’entourant d’un quatuor et déselectrifiant la musique pour revenir au classique. Ca se fête. Quelles visions ont parcourues F.M., puisque c’est son nom… Mystère. Le résultat, un premier album OVNI qui, si on devait le dater au carbone 14, remonterait à 1715. Quelque chose comme ca. Cette musique n’est pas MODERNE. Un parfum sirupeux de chanson susurrée à la mode Nouvelle vague (Maybe) pour les jouvencelles à franges, quelques reprises bien senties, dont Killling an arab. Un choix de titre assez improbable finalement. L’art de la reprise. Qui se prolonge. Sur Heart of glass de Blondie. Bon, ca ne nourrit pas son homme. Mais ca l’alimente.

A dream or two est un objet incongru. Assurément. Mêler Bach et Sheller, c’est tout de même grandiose, à la limite de l’impertinence. Bien évidemment je ne réécouterai pas ce disque dans quatre ans, puisque la modernité m’impose des tags trop précis pour me fixer sur un compositeur. Mais il reste au sortir comme un doux son de clocher. Qui, tiens !, me replonge dans l’œuvre de William S.

La musique de chambre dans un écrin pop. Voila ce que vous lirez partout dans la presse, on vous bassinera avec le quatuor à cordes et les deux reprises à F.M. (parce que les gens aiment bien les tags), mais la seule chose qui compte, c’est le luxe de velours d’A dream or two. Un disque pour sortir de l’hiver et déconnecter du Sister Ray du Velvet. L’extrême opposé.

Ce disque est une vision. Pour une fois je laisse la conclusion en suspens. C’est chiant de parler des disques biens, y’a rien à dire.

F.M. // A dream or two // Warner

http://www.myspace.com/fmpopmusic 

Un commentaire

Rien à ajouter : ce disque est une splendeur - et moi qui avait peur de reprises façon Nouvelle Vague ou Rondo Venezziano, eh bien “Heart of Glass”, waouh !!

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 25 février 2008 à 3:45

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