Le contexte : Ahmet Ertegun fonde Atlantic Records en septembre 1947 à New-York et signe sur son label l’ensemble du gotha musical des 60’, de Wilson Pickett à Led Zeppelin en passant Michel Polnareff dans son exode américain. Les Stones aussi. Les Stones, justement, qu’Ahmet vient voir en concert en 2006. Avant de se casser la gueule bêtement dans les escaliers backstage. Chute sur la tête. Electroencéphalogramme plat. Mort d’Ertegun, 83 ans. 2007, Atlantic Records signe des groupes anglo-islandais assis dans des canapés.
L’histoire : Fields produit un premier album en adéquation avec les canapés où il s’assoit. Moelleux, synthétique et suffisamment large pour y rentrer toutes les influences implicites (Electric Soft Parade, Ampop, Supergrass époque acoustique) suffisamment poncées pour en ôter toute l’aspérité dérangeante. Pour l’heure, Fields est heureux, les vols première classe sont gratuits, le groupe rencontre des journalistes cultivés et les anglais ne payent plus les chambres d’hôtels. Il est vrai que de nos jours les chambres sont hors de prix. Enfin plus chères qu’en 1947.
Le dénouement : Everything last winter présente une grosseur au niveau de larynx qu’il faudrait rapidement faire examiner par un spécialiste. Une sorte de mièvrerie sucrée-chantée qui marche parfaitement sur Song for the fields, le single imparable du groupe. Les tics de production, l’horreur des voix vocoderisées sur les refrains entament hélas le début d’érection qui tendait à poindre. On relève la barre sur You don’t need this et The Death. Fields séduira-t-il les foules ? Le groupe vendra-t-il des badges par milliers, des T-shirts par camions ? L’acoustique sauvera-t-elle le monde ? Réponse à la prochaine chute d’escalier.
The Fields //Everything last winter // PIAS
http://www.myspace.com/fieldsband
6 commentaires
Maquillage maquillage Pierre…. Vocoder et fond de teint.
Bester, à propos du maquillage, arrête les noms d’emprunt !
Je viens d’écouter. C’est pas mal. Ca rappelle effectivement Electric Soft Parade. Mais sans la finesse, sans le côté auteurisant, je veux dire personnel, le truc qui te fait dire qu’il y a un mec derrière. Humain. Là ça bouffe à tous les râteliers, c’est super produit et ça mouline du shoegaze, du brit rock, etc. Ca mélange toutes ses couleurs et du coup on s’y perd, on ne sait plus à qui et à quoi on a à faire. Gros problème d’identité… Enfin c’est une première écoute…
Mais enfin de qui parlez-vous? Savez vous seulement qui je suis?
Faut croire que non. Mais on peut faire les présentations…




ETRE DIEU
chronique étrange… c’est un bon album, à mon avis, auquel on s’attache au fil des écoutes.
on s’en fout des vocoders, c’est bien ou pas ! d’ailleurs qu’est-ce que tu as contre les vocoders, bordel ?