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	<title>GonzaÃ¯</title>
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	<description>Seul le dÃ©tail compte</description>
	<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 21:59:41 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
	<itunes:summary>GonzaÃ¯ est une entitÃ© littÃ©raire tournÃ©e vers le gonzo. Un parti-pris rÃ©dactionnel toujours motivÃ© par la subjectivitÃ© objective. De lâ€™Ã©motion aussi.  GonzaÃ¯ câ€™est un autre regard sur Paris et ses crÃ©ations un strabisme artistique. GonzaÃ¯ câ€™est lâ€™art de connaitre beaucoup sur peu de choses,  le rock la pop lâ€™art et les mouvements. Car dans un monde globalisant et rÃ©ducteur seul le dÃ©tail compte.</itunes:summary>
	<itunes:subtitle>Seul le dÃ©tail compte</itunes:subtitle>
	<itunes:author>GonzaÃ¯</itunes:author>
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		<itunes:name>Bester Langs</itunes:name>
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		<title>LA FÃ‰LINE  Surf miaou</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 22:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Certaines personnes peuvent passer une vie Ã  chercher.
Dans le cas prÃ©cis du journaliste, cela donne cette quÃªte dÃ©sespÃ©rÃ©e de nouveautÃ©s (ou dans le pire des cas des rÃ©Ã©ditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dÃ¨s lors qu&#8217;on a plus de 30 ans. Et ne comptez pas sur moi pour planter une banderille dans le dos de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Certaines personnes peuvent passer une vie Ã  chercher.</h2>
<p>Dans le cas prÃ©cis du journaliste, cela donne cette quÃªte dÃ©sespÃ©rÃ©e de nouveautÃ©s (ou dans le pire des cas des rÃ©Ã©ditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dÃ¨s lors qu&#8217;on a plus de 30 ans. Et ne comptez pas sur moi pour planter une banderille dans le dos de JD Beauvallet sur ce point.</p>
<p>On est comme Ã§a; on n&#8217;Ã©chappe jamais vraiment Ã  ce fantasme: Ãªtre le premier Ã  parler d&#8217;un groupe, Ãªtre le premier Ã  savoir parler de son Ã©poque, l&#8217;art de retranscrire ce que d&#8217;autres n&#8217;ont pas rÃ©ussi Ã  saisir. TiercÃ© quartÃ© de la nouveautÃ©. On s&#8217;empresse dÃ¨s lors de mettre sa dÃ©couverte en tÃªte de gondole, fiÃ¨rement mise Ã  bas prix pour attirer le chaland qui fait ses courses. Cet article parle de cela, des envies de trouver un groupe qui reflÃ¨te mÃªme dans ses nuances une part de vÃ©ritÃ© pour un cercle social restreint, avant que la nouvelle ne s&#8217;Ã©tende sur d&#8217;autres marchÃ©s. Devenir un groupmaker, et crÃ©er des tendances.</p>
<p><strong>Etre lÃ  au bon moment, c&#8217;est important. </strong><br />
<span class="img-droite"><a title="La féline" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_d393db894bc042fc87236d85ca50f96f-200x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-4054" style="margin: 10px;" title="La fÃ©line" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_d393db894bc042fc87236d85ca50f96f-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="img-legende">La féline</span></span>Dans le cas prÃ©sent, la tentation stupide qui voudrait qu&#8217;on parle de &#8220;renouveau du rock&#8221; ou ce genre de conneries prend fin dÃ¨s le premier accord de <em>La passeggiatta</em>. Le journaliste retrouve immÃ©diatement la place qui lui Ã©tait attribuÃ©e sur le billet d&#8217;entrÃ©e: dans la fosse, dans l&#8217;obscuritÃ©. La place qu&#8217;il n&#8217;aurait jamais dÃ» quitter.<br />
La fÃ©line, groupe parisien, reprÃ©sente une partie infime des choses qu&#8217;on Ã©coute tous les jours sur myspace ou ailleurs (mais quand mÃªme beaucoup sur myspace, hÃ©las). DerriÃ¨re son Ã©cran, la notion d&#8217;opposition Paris/province n&#8217;a plus lieu d&#8217;Ãªtre, c&#8217;est tout au plus le duel qualitÃ©/temps d&#8217;Ã©coute qui fait la diffÃ©rence. Faites le test, chez vous: ouvrez un myspace et donnez dix secondes pour connaÃ®tre votre sentiment sur le groupe. C&#8217;est un exercice extrÃªmement contraignant qui aurait tendance Ã  prouver que l&#8217;auditeur est aujourd&#8217;hui enfin apte Ã  juger la qualitÃ© en moins de temps qu&#8217;il ne lui faut pour fermer une URL.</p>
<p>Parce que ses mÃ©lodies sont un subtil mÃ©lange de surf et d&#8217;americana morriconien, que le message du groupe se dilue dans la douceur et que pour une fois la chanteuse s&#8217;exprime avec la bouche et non avec son &#8220;origine du monde&#8221;, La fÃ©line cristallise en un instant l&#8217;amour que je peux ressentir pour un groupe de son temps, usant de l&#8217;Ã©cho et des rÃ©verbs&#8217; pour saborder la tentation du average boredom. Etre loin de son propre pays, mais prÃ¨s du peuple.</p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/lafeline" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">www.myspace.com/lafeline</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Certaines personnes peuvent passer une vie Ã  chercher.
Dans le cas prÃ©cis du journaliste, cela donne cette quÃªte dÃ©sespÃ©rÃ©e de nouveautÃ©s (ou dans le pire des cas des rÃ©Ã©ditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dÃ¨s lors quon a plus de 30 ans. Et ne comptez pas sur moi pour planter une banderille dans le dos de JD Beauvallet sur ce point.
On est comme Ã§a; on nÃ©chappe jamais vraiment Ã  ce fantasme: Ãªtre le premier Ã  parler dun groupe, Ãªtre le premier Ã  savoir parler de son Ã©poque, lart de retranscrire ce que dautres nont pas rÃ©ussi Ã  saisir. TiercÃ© quartÃ© de la nouveautÃ©. On sempresse dÃ¨s lors de mettre sa dÃ©couverte en tÃªte de gondole, fiÃ¨rement mise Ã  bas prix pour attirer le chaland qui fait ses courses. Cet article parle de cela, des envies de trouver un groupe qui reflÃ¨te mÃªme dans ses nuances une part de vÃ©ritÃ© pour un cercle social restreint, avant que la nouvelle ne sÃ©tende sur dautres marchÃ©s. Devenir un groupmaker, et crÃ©er des tendances.
Etre lÃ  au bon moment, cest important. 
La félineDans le cas prÃ©sent, la tentation stupide qui voudrait quon parle de renouveau du rock ou ce genre de conneries prend fin dÃ¨s le premier accord de La passeggiatta. Le journaliste retrouve immÃ©diatement la place qui lui Ã©tait attribuÃ©e sur le billet dentrÃ©e: dans la fosse, dans lobscuritÃ©. La place quil naurait jamais dÃ» quitter.
La fÃ©line, groupe parisien, reprÃ©sente une partie infime des choses quon Ã©coute tous les jours sur myspace ou ailleurs (mais quand mÃªme beaucoup sur myspace, hÃ©las). DerriÃ¨re son Ã©cran, la notion dopposition Paris/province na plus lieu dÃªtre, cest tout au plus le duel qualitÃ©/temps dÃ©coute qui fait la diffÃ©rence. Faites le test, chez vous: ouvrez un myspace et donnez dix secondes pour connaÃ®tre votre sentiment sur le groupe. Cest un exercice extrÃªmement contraignant qui aurait tendance Ã  prouver que lauditeur est aujourdhui enfin apte Ã  juger la qualitÃ© en moins de temps quil ne lui faut pour fermer une URL.
Parce que ses mÃ©lodies sont un subtil mÃ©lange de surf et damericana morriconien, que le message du groupe se dilue dans la douceur et que pour une fois la chanteuse sexprime avec la bouche et non avec son origine du monde, La fÃ©line cristallise en un instant lamour que je peux ressentir pour un groupe de son temps, usant de lÃ©cho et des rÃ©verbs pour saborder la tentation du average boredom. Etre loin de son propre pays, mais prÃ¨s du peuple.

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<itunes:subtitle>Certaines personnes peuvent passer une vie Ã  chercher.
Dans le cas prÃ©cis du journaliste, cela donne cette quÃªte dÃ©sespÃ©rÃ©e de nouveautÃ©s (ou dans le pire des cas des rÃ©Ã©ditions) qui pousse inexorablement au jeunisme dÃ¨s lors quon [...]</itunes:subtitle>
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		<title>ENTERTAINMENT  Sur le bout de la langue</title>
		<link>http://www.gonzai.com/amuse-toi/</link>
		<comments>http://www.gonzai.com/amuse-toi/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 22:15:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Guimaraes</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Amusons nous Ã  revivre le rock tel qu&#8217;il est Ã©crit actuellement. La vigueur que dÃ©gagerait une telle envie ravirait certains de nos parents. Et cela doit Ãªtre Ã©vitÃ©.
Nous ne revivrons pas le rock. Par contre, une guitare, une batterie puissante et c&#8217;est parti; laissons parler la basse, laissons jouer les instruments, que survienne l&#8217;envie hÃ©gÃ©monique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Amusons nous Ã  revivre le rock tel qu&#8217;il est Ã©crit actuellement. La vigueur que dÃ©gagerait une telle envie ravirait certains de nos parents. Et cela doit Ãªtre Ã©vitÃ©.</h2>
<h3>Nous ne revivrons pas le rock. Par contre, une guitare, une batterie puissante et c&#8217;est parti; laissons parler la basse, laissons jouer les instruments, que survienne l&#8217;envie hÃ©gÃ©monique de la trahison Ã©lectro.</h3>
<p>Les Dj&#8217;s devront passer par lÃ </p>
<p>InvitÃ© dans une maison dans la proche campagne, je devais passer un court sÃ©jour avec Raponze. Raponze est venue avec sa cousine Elo.<br />
Elo me plait beaucoup, et lorsque j&#8217;ai fini de discuter avec elle, nous rejoignons Rapunzel qui vient de percevoir la disparition de ses bagages.</p>
<p>Nous avons cette discussion faramineuse sur un genre musical trÃ¨s controversÃ©.</p>
<p><a href="http://" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/');" target="_blank"> </a></p>
<h2><span class="img-gauche"><a title="Entertainment" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/2958232558_45d6447d24.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-4061" style="margin: 10px;" title="Entertainment" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/2958232558_45d6447d24.jpg" alt="" width="210" height="210" /></a><span class="img-legende">Entertainment</span></span></h2>
<p>Le rock Ã©lectro, ou plutÃ´t l&#8217;Ã©lectro rock, est lÃ  pour nous pasticher et nous foudroyer de sa patate corrosive. Une patate chaude comme la mer de Chine, un relent de poisson pour le cÃ´tÃ© baroudeur et les talons qui claquent sur un riff bien saturÃ©. Elo est persuadÃ©e que tout ceci cache un profond ennui mais je ne suis pas contre un peu de divertissement. Entertainment.. c&#8217;Ã©tait un peu Ã§a, puissant et Ã©clectique. ForcÃ© et donnant foi pour un message aussi mensongÃ© que le lieu oÃ¹ ils se sont produits: Nous y Ã©tions quelques heures auparavant; Le RÃ©gine Ã©tait plein d&#8217;ondes sonores fracassantes, les nappes de tables remplacÃ©es par des pads envoÃ»tants. Je lui pose la question, un rock trop blanc ? Peut-Ãªtre, un rock pas assez brun ? Non. Le visage de ceux qui s&#8217;illuminent avec la potion <strong>ENTERTAINMENT </strong>est criant de vÃ©ritÃ©, c&#8217;est un plaisir Ã  entendre. Exit la musique de salon et la soupe mielleuse des baby rockeurs. Ces jeunes gens sont trÃ¨s sÃ»rs d&#8217;eux, et je suis sÃ»r que c&#8217;est sÃ»r que cela plaÃ®t.</p>
<p>Raponze ayant perdu ses bagages, court dans tout les sens, alors que la maison s&#8217;agrandit, l&#8217;espace s&#8217;ouvre devant elle, les boiseries s&#8217;allongent, les Ã©toffes s&#8217;Ã©paississent. Cette sensation proche d&#8217;un vertige Kubrikien Ã©tait peut-Ãªtre mon Å“uvre aprÃ¨s tout, car je m&#8217;Ã©tais approchÃ© de la console master.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="ENTERTAINMENT " rel="lightbox[post]" href="http://a705.ac-images.myspacecdn.com/images01/75/l_d6508d40fc4431dcafcecf13f96dd058.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/a705.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://a705.ac-images.myspacecdn.com/images01/75/l_d6508d40fc4431dcafcecf13f96dd058.jpg" alt="" width="281" height="284" /></a><span class="img-legende">ENTERTAINMENT </span></span>Ecoutez pour voir, c&#8217;est symbiotique, je balance la tÃªte pour exprimer mon plaisir, je ne saute pas, et pourtant j&#8217;aimerais, mais la faune ce soir lÃ  Ã©tait trop gentille, on ne leur en voudra pas, ils sont sympas comme pas deux. SapÃ©s mais pas guindÃ©s, aussi sages qu&#8217;ils le peuvent, parfois un silence gÃªnÃ© s&#8217;Ã©chappe de la torpeur Ã©manant des corps langoureux.</p>
<p>HypnotisÃ©s tout comme Raponze l&#8217;est, les Ã©tages s&#8217;accumulent. Son entourage disparaissant dans la prÃ©cipitation du dÃ©but de soirÃ©e. Elle finira par dÃ©couvrir un passage secret. Dans le mur, incrustÃ©, un interrupteur coulissant fait apparaÃ®tre devant elle une piscine Ã  dÃ©bordement. Sommes-nous en Espagne ? se demanda-t-elle. Sommes-nous dans les Ã®les ? Car par la nappe frÃ©tillante d&#8217;espace, les planÃ¨tes scintillent, scindant l&#8217;air chaud.</p>
<p>Moi j&#8217;ai l&#8217;impression de vivre sur le nuage du rock, j&#8217;ai presque fini mon coca et la foule s&#8217;avance de plus en plus vers la scÃ¨ne. Les noctambules du mercredi sont sages dans ce coin lÃ , j&#8217;ai envie de dire zut, mais je prÃ©fÃ¨re Ã©couter la musique, elle aura plus Ã  me donner ce soir lÃ .</p>
<p>J&#8217;ai tenu le set entier, des morceaux variant de 2 minutes et d&#8217;autres plus longs, moins lointains, fÃ©roces et mÃ©lancoliques, calculÃ©s et provisoires. Nous ne sommes pas en 1983, j&#8217;ai 25 ans et j&#8217;estime que ce qui se joue ce soir lÃ  est dans l&#8217;air du temps, aussi Ã©lectronique que la foi humaine, analogiquement progressif et complÃ¨tement valorisante pour une scÃ¨ne discrÃ¨te et rigoureuse.</p>
<p>Juste avant de rentrer dans le RÃ©gine, je laisse mon vÃ©lo devant le Tania, je n&#8217;aurai pas choisi le Tania ce soir lÃ . Raponze reste perdue, elle nous voit partir avec empressement, le sourire aux lÃ¨vres et le regard coquin.</p>
<p><strong><a href="http://" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/');" target="_blank">http://www.myspace.com/sparknstars</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Amusons nous Ã  revivre le rock tel quil est Ã©crit actuellement. La vigueur que dÃ©gagerait une telle envie ravirait certains de nos parents. Et cela doit Ãªtre Ã©vitÃ©.
Nous ne revivrons pas le rock. Par contre, une guitare, une batterie puissante et cest parti; laissons parler la basse, laissons jouer les instruments, que survienne lenvie hÃ©gÃ©monique de la trahison Ã©lectro.
Les Djs devront passer par lÃ 
InvitÃ© dans une maison dans la proche campagne, je devais passer un court sÃ©jour avec Raponze. Raponze est venue avec sa cousine Elo.
Elo me plait beaucoup, et lorsque jai fini de discuter avec elle, nous rejoignons Rapunzel qui vient de percevoir la disparition de ses bagages.
Nous avons cette discussion faramineuse sur un genre musical trÃ¨s controversÃ©.
 
Entertainment
Le rock Ã©lectro, ou plutÃ´t lÃ©lectro rock, est lÃ  pour nous pasticher et nous foudroyer de sa patate corrosive. Une patate chaude comme la mer de Chine, un relent de poisson pour le cÃ´tÃ© baroudeur et les talons qui claquent sur un riff bien saturÃ©. Elo est persuadÃ©e que tout ceci cache un profond ennui mais je ne suis pas contre un peu de divertissement. Entertainment.. cÃ©tait un peu Ã§a, puissant et Ã©clectique. ForcÃ© et donnant foi pour un message aussi mensongÃ© que le lieu oÃ¹ ils se sont produits: Nous y Ã©tions quelques heures auparavant; Le RÃ©gine Ã©tait plein dondes sonores fracassantes, les nappes de tables remplacÃ©es par des pads envoÃ»tants. Je lui pose la question, un rock trop blanc ? Peut-Ãªtre, un rock pas assez brun ? Non. Le visage de ceux qui silluminent avec la potion ENTERTAINMENT est criant de vÃ©ritÃ©, cest un plaisir Ã  entendre. Exit la musique de salon et la soupe mielleuse des baby rockeurs. Ces jeunes gens sont trÃ¨s sÃ»rs deux, et je suis sÃ»r que cest sÃ»r que cela plaÃ®t.
Raponze ayant perdu ses bagages, court dans tout les sens, alors que la maison sagrandit, lespace souvre devant elle, les boiseries sallongent, les Ã©toffes sÃ©paississent. Cette sensation proche dun vertige Kubrikien Ã©tait peut-Ãªtre mon Å“uvre aprÃ¨s tout, car je mÃ©tais approchÃ© de la console master.
ENTERTAINMENT Ecoutez pour voir, cest symbiotique, je balance la tÃªte pour exprimer mon plaisir, je ne saute pas, et pourtant jaimerais, mais la faune ce soir lÃ  Ã©tait trop gentille, on ne leur en voudra pas, ils sont sympas comme pas deux. SapÃ©s mais pas guindÃ©s, aussi sages quils le peuvent, parfois un silence gÃªnÃ© sÃ©chappe de la torpeur Ã©manant des corps langoureux.
HypnotisÃ©s tout comme Raponze lest, les Ã©tages saccumulent. Son entourage disparaissant dans la prÃ©cipitation du dÃ©but de soirÃ©e. Elle finira par dÃ©couvrir un passage secret. Dans le mur, incrustÃ©, un interrupteur coulissant fait apparaÃ®tre devant elle une piscine Ã  dÃ©bordement. Sommes-nous en Espagne ? se demanda-t-elle. Sommes-nous dans les Ã®les ? Car par la nappe frÃ©tillante despace, les planÃ¨tes scintillent, scindant lair chaud.
Moi jai limpression de vivre sur le nuage du rock, jai presque fini mon coca et la foule savance de plus en plus vers la scÃ¨ne. Les noctambules du mercredi sont sages dans ce coin lÃ , jai envie de dire zut, mais je prÃ©fÃ¨re Ã©couter la musique, elle aura plus Ã  me donner ce soir lÃ .
Jai tenu le set entier, des morceaux variant de 2 minutes et dautres plus longs, moins lointains, fÃ©roces et mÃ©lancoliques, calculÃ©s et provisoires. Nous ne sommes pas en 1983, jai 25 ans et jestime que ce qui se joue ce soir lÃ  est dans lair du temps, aussi Ã©lectronique que la foi humaine, analogiquement progressif et complÃ¨tement valorisante pour une scÃ¨ne discrÃ¨te et rigoureuse.
Juste avant de rentrer dans le RÃ©gine, je laisse mon vÃ©lo devant le Tania, je naurai [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Amusons nous Ã  revivre le rock tel quil est Ã©crit actuellement. La vigueur que dÃ©gagerait une telle envie ravirait certains de nos parents. Et cela doit Ãªtre Ã©vitÃ©.
Nous ne revivrons pas le rock. Par contre, une guitare, une batterie [...]</itunes:subtitle>
	</item>
		<item>
		<title>JOHN AND JEHN  Fear fear fear</title>
		<link>http://www.gonzai.com/jonh-and-jehn/</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Nov 2008 22:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mr Ig</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Transmusicales reviennent braver la brise bretonneÂ  pour esquisser notre futur Ã  tous. Ses maux. Ses tendances. DÃ©barquÃ©s de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine CitÃ© (la salle), lÃ  oÃ¹ le pouls rennais se palpe. Initiative excitante. Je me sens poussÃ© des ailes, ignorÃ© et ignorant, abandonnÃ© comme un vilain petit canard. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Les<a href="http://www.lestrans.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.lestrans.com');" target="_blank"> Transmusicales</a> reviennent braver la brise bretonneÂ  pour esquisser notre futur Ã  tous. Ses maux. Ses tendances. DÃ©barquÃ©s de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine CitÃ© (la salle), lÃ  oÃ¹ le pouls rennais se palpe. Initiative excitante. Je me sens poussÃ© des ailes, ignorÃ© et ignorant, abandonnÃ© comme un vilain petit canard. Je suis seul, enthousiaste, l&#8217;esprit narcissique et hautain du savoir absolu.</h2>
<h3>Que l&#8217;on me laisse apprÃ©cier sereinement J&J pendant que la populace trÃ©mousse son petit cul bien moulÃ© au paradis de l&#8217;acouphÃ¨ne. Rendez vous jeudi 4 dÃ©cembre. Venez non accompagnÃ©. Une ambiance intimiste et secrÃ¨te est requise.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Jonh and Jehn" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_27ea70d61ac806ca35a6a63d464da5a9.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-3774" style="margin: 10px;" title="Jonh and Jehn" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_27ea70d61ac806ca35a6a63d464da5a9.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><span class="img-legende">Jonh and Jehn</span></span>Ils sont 2 et exportent Ã  merveille l&#8217;esprit anti-folk new-yorkais. Ils ne sont pas les Moldy Peaches. Ils ne sont pas les Minuscule Hey. Mais ce n&#8217;est pas bien grave.Â  Ils ont fait le choix d&#8217;une musique encore alÃ©atoire, dÃ©tournÃ©e et personnelle. Jonh me transporte dans sa cave transpirante, ultra crade et sans saturations excessives par une voix rauque planante et un pauvre Sytrus Ã  3 touches. Jehn est plus langoureuse. Elle ne sert pas Ã  grand-chose. Mais elle me harcÃ¨le en permanence. M&#8217;encercle par ses chÅ“urs amoureux garnis d&#8217;un dÃ©dain silencieux. Cette sensualitÃ© obscure qui rÃ©veille d&#8217;outre-tombe l&#8217;orgue des Horrors (Lady Spider). Juste idÃ©ale.</p>
<p>Parfois perdu dans un rock minimaliste, ils nous agacent avec des riffs pouraves faussement ingÃ©nieux. Puis l&#8217;arrivÃ©e brutale d&#8217;un clavier, la voix pervertie de Jehn prend Ã  la gorge et ne vous lÃ¢che plus. Et si c&#8217;Ã©tait Ã§a, le dandysme du 21Ã¨me siÃ¨cle? Assumer sa sous-culture, ses dÃ©pendances et son passÃ© artistique bourrÃ© de pÃ©chÃ©s pour faÃ§onner sa propre idÃ©e d&#8217;une culture dÃ©tournÃ©e, viscÃ©rale, poings et mains liÃ©s Ã  son futur prÃ©destinÃ©. Ils se contre-foutent du dernier groupe britannique Ã©tiquetÃ© NME sorti du pub craignos, au coin de leur rue. Mais achÃ¨teront leur album. Parce qu&#8217;avant toute chose, cette culture fait partie de nous. Et nous fait grandir.</p>
<p>Une Ã©criture spontanÃ©e qui ne dÃ©roge pas Ã  la rÃ¨gle de l&#8217;absurde et qui nous envoÃ»te pour mieux saigner Ã  blanc nos dÃ©sirs d&#8217;idylles. Car l&#8217;amour entre Jonh et Jehn est platonique. Aussi improbable que 2 londoniens rÃ©tros et hors du temps. Que l&#8217;exception est belle.</p>

<p><strong><a href="http://www.myspace.com/johnjehn " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/johnjehn</span></a></strong></p>
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	<itunes:summary>Les Transmusicales reviennent braver la brise bretonneÂ  pour esquisser notre futur Ã  tous. Ses maux. Ses tendances. DÃ©barquÃ©s de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine CitÃ© (la salle), lÃ  oÃ¹ le pouls rennais se palpe. Initiative excitante. Je me sens poussÃ© des ailes, ignorÃ© et ignorant, abandonnÃ© comme un vilain petit canard. Je suis seul, enthousiaste, lesprit narcissique et hautain du savoir absolu.
Que lon me laisse apprÃ©cier sereinement J&J pendant que la populace trÃ©mousse son petit cul bien moulÃ© au paradis de lacouphÃ¨ne. Rendez vous jeudi 4 dÃ©cembre. Venez non accompagnÃ©. Une ambiance intimiste et secrÃ¨te est requise.
Jonh and JehnIls sont 2 et exportent Ã  merveille lesprit anti-folk new-yorkais. Ils ne sont pas les Moldy Peaches. Ils ne sont pas les Minuscule Hey. Mais ce nest pas bien grave.Â  Ils ont fait le choix dune musique encore alÃ©atoire, dÃ©tournÃ©e et personnelle. Jonh me transporte dans sa cave transpirante, ultra crade et sans saturations excessives par une voix rauque planante et un pauvre Sytrus Ã  3 touches. Jehn est plus langoureuse. Elle ne sert pas Ã  grand-chose. Mais elle me harcÃ¨le en permanence. Mencercle par ses chÅ“urs amoureux garnis dun dÃ©dain silencieux. Cette sensualitÃ© obscure qui rÃ©veille doutre-tombe lorgue des Horrors (Lady Spider). Juste idÃ©ale.
Parfois perdu dans un rock minimaliste, ils nous agacent avec des riffs pouraves faussement ingÃ©nieux. Puis larrivÃ©e brutale dun clavier, la voix pervertie de Jehn prend Ã  la gorge et ne vous lÃ¢che plus. Et si cÃ©tait Ã§a, le dandysme du 21Ã¨me siÃ¨cle? Assumer sa sous-culture, ses dÃ©pendances et son passÃ© artistique bourrÃ© de pÃ©chÃ©s pour faÃ§onner sa propre idÃ©e dune culture dÃ©tournÃ©e, viscÃ©rale, poings et mains liÃ©s Ã  son futur prÃ©destinÃ©. Ils se contre-foutent du dernier groupe britannique Ã©tiquetÃ© NME sorti du pub craignos, au coin de leur rue. Mais achÃ¨teront leur album. Parce quavant toute chose, cette culture fait partie de nous. Et nous fait grandir.
Une Ã©criture spontanÃ©e qui ne dÃ©roge pas Ã  la rÃ¨gle de labsurde et qui nous envoÃ»te pour mieux saigner Ã  blanc nos dÃ©sirs didylles. Car lamour entre Jonh et Jehn est platonique. Aussi improbable que 2 londoniens rÃ©tros et hors du temps. Que lexception est belle.

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<itunes:subtitle>Les Transmusicales reviennent braver la brise bretonneÂ  pour esquisser notre futur Ã  tous. Ses maux. Ses tendances. DÃ©barquÃ©s de Venus, Jonh et Jehn poseront bagages en pleine CitÃ© (la salle), lÃ  oÃ¹ le pouls rennais se palpe. Initiative [...]</itunes:subtitle>
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		<title>PHIL RIZA  My sweetheart the Gretsch</title>
		<link>http://www.gonzai.com/phil-riza/</link>
		<comments>http://www.gonzai.com/phil-riza/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 22:15:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kid Victrola</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[A lâ€™heure oÃ¹ les born-again folkeux nâ€™ont quâ€™Ã  endosser une chemise Ã  carreaux pour continuer Ã  jouer du libertines en toute impunitÃ©, il est des bardes dâ€™arriÃ¨re ArdÃ¨che qui pissent contre le vent avec une classe perdue pour tout le monde, Et vivent quelque chose qui ressemble plus Ã  de la country que le dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>A lâ€™heure oÃ¹ les born-again folkeux nâ€™ont quâ€™Ã  endosser une chemise Ã  carreaux pour continuer Ã  jouer du libertines en toute impunitÃ©, il est des bardes dâ€™arriÃ¨re ArdÃ¨che qui pissent contre le vent avec une classe perdue pour tout le monde, Et vivent quelque chose qui ressemble plus Ã  de la country que le dernier Bashung, ouaip.</h2>
<p>On parle de Phil Riza. NÃ© dans le brouillard pÃ©riphÃ©rique dâ€™un Marseille sixties ouvrier et amorphe, ses annÃ©es quatre-vingt seront, comme pour tant dâ€™autres et on aurait tendance Ã  lâ€™oublier, celles de la brillantine, des fantasmes de Gretsch et des rÃ©Ã©ditions Big Beat. Et au-delÃ  des Stray Cats et des Meteors, une gÃ©nÃ©ration de fondus monomaniaques de pur rockabâ€™ originel, bloquÃ©s lÃ -dessus depuis trente ans..</p>
<p>Aujourdâ€™hui, ne reste de cette Ã©poque rockabilly que quelques tatouages fanÃ©s, banane calviciÃ©es et festival du dimanche dans la salle des fÃªtes de Conflu-sur-Ozergues oÃ¹ des charognards amerloques viennent refourguer leur americana FM et se payer des vacances en Europe, trop heureux de trouver quelques gogos prÃªts Ã  croire quâ€™ils nâ€™y a quâ€™eux pour jouer du rock authentique. Ou des francaouis gominÃ©s venant rÃªver quâ€™ils sont Elvis en hululant leur yaourt Ã©ternel. Â«Oh yeah Blue Moon of Kenteucky, oh sheâ€™s my baby, euh one again nana and baby blue Â»</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Phil Riza" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_68d73fea935ffc486900c0f76f7aca33.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-3615" title="Phil Riza" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/11/l_68d73fea935ffc486900c0f76f7aca33.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a><span class="img-legende">Phil Riza</span></span></p>
<p>Mais Phil Riza nâ€™est pas de ceux-lÃ . AprÃ¨s le temps des fiftys se castagnant contre les teddys , il rejoindra les drapeaux comme un hÃ©ros de littÃ©rature rock, sâ€™enfermant quinze ans au son du clairon, maintenant ses roufâ€™ bon an mal an, sâ€™Ã©chappant Ã  la moindre occasion pour aller voir ce qui se joue dans les concentrÃ©s de Cadillac. Fallait rÃ©agir. Alors il quittera la muette avant lâ€™heure, juste pour lâ€™amour du rockâ€™nâ€™roll. Impossible de faire autrement. Des futilitÃ©s comme lâ€™argent, la famille, le Â« pas de Â» travail ne lâ€™empÃªcheront pas.<br />
Musique.</p>
<p>Comprenez-vous il sâ€™agit pour lui aujourdâ€™hui dâ€™Ãªtre un musicien. Et en France avec Ã§a. Et pas un qui cachetonne officiel, les dÃ©cla, câ€™est putain de compliquer Ã  remplir. Un qui descend du camion, installe la sono, sâ€™enferme dans les chiottes pour se mettre en costume et deux tonnes de brillantine, donner 2h30 de rockâ€™nâ€™roll pour des attablÃ©s qui finiront immanquablement par secouer les serviettes, puis danser. Il y a dâ€™autres scÃ¨nes. Des poivrots indÃ©licats qui lui parlent dâ€™Hendrix Ã  la fin de chaque morceau, lui, costume de matador fifties, cravate ficelle, favoris et pantalon bouffant jusque par dessous les aisselles. Des samedis soirs en forme dâ€™abÃ®me de loose et de sublime ( pour qui ne lâ€™accompagnera que quelques dates) le long de kilomÃ¨tres de walking bass pour personne.</p>
<p>Un grand mix rockâ€™nâ€™roll, envoyant Eddie Cochran faire du Bo Diddley Beat, Ã©claboussant guitare boogie de giclures surf, Scotty Moore deguisÃ© en Chuck Berry ou Lee Dorsey en stroll tordu. Et Ã  lâ€™arrachÃ©. Quarante morceaux, et pas un musicien le mÃªme que la veille. Rattraper au vol des versions massacrÃ©es dâ€™Elvis ou Ray Charles, pasque le gamin recrutÃ© in extremis nâ€™a dÃ©cemment pas pu apprendre tout Ã§a en deux jours.</p>
<p>Dâ€™ailleurs il devait jouer de la basse et se retrouve Ã  la batterie car un autre gazier nâ€™est pas venu. Et il joue en picking, le pÃ¨re Riza, sur une Telecaster et dans un Twin.</p>
<h1>Ca vous secoue la mÃ©mÃ© forfait table + concert, mais elle a le smile.</h1>
<p>Et oui, nos vieux dâ€™aujourdâ€™hui ont connu le rockâ€™nâ€™roll.</p>
<p>Et de vÃ©ritables dancing sixties en plein Boulogne-Sur-Mer, scÃ¨ne de quarante mÃ¨tres carrÃ©s en plancher, lampadaires alignÃ©s au plafond, piste de danse carrelÃ©e, Cadillac rose peinte au mur Ã  main levÃ©e. (Faites jouer Christophe la bas, bordel) drapeaux sudistes et tout, line dancing de nÃ©nettes en haut gipsy, robe de ballroom et bananes de filles (Ã§a existe), sono ridiculement petite et distordue,<a href="  http://www.myspace.com/misterkproduction  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"> Mister K</a> Ã  la batterie, habillÃ© en magnat du pÃ©trole texan, et moi, secouant ma basse Hofner (pas la violon bordel) en essayant de me donner lâ€™air le plus Plonk Lane possible. Zâ€™ont failli me scalper mes putains de cheveux longs. INTERDIT ! Et des festivals, des salles de concerts, des boÃ®tes de nuit, des bars, des restos, sur des trÃ©teaux, des carreaux, des tapis, du foin, partout. Parce que ce mec doit jouer pour vivre. Phil Riza câ€™est huit ans de Ã§a, maintenant. Et partout, Australie, States, Creuse, Japon, Picardie, Allemagne, Hollande, rien Ã  foutre, pourquoi se priver. De derriÃ¨re les spots, on pourrait limite se croire dans les annÃ©es cinquante.</p>

<p>Retour du rock ? Pourquoi, câ€™Ã©tait parti ? Le punk ? Ouais on se battait avec aussi. Le mÃ©tal ? Ouais tu sais, y a des mecs qui tricotentâ€¦ Les Beatles ? Ah Ã§a, Ã§a a vraiment foutu la merde. Le rap ? Tâ€™y es fou ou quoi ? La diffÃ©rence ? Me direz-vous ? Avec le tout venant-billy ? Le picking, le son, et la grÃ¢ce. Ce type est un rockeur, dâ€™ailleurs, vers 18h50, par une lumiÃ¨re grise et en prenant le bon angleâ€¦il ressemble Ã  Fonzie.</p>
<p>Aujourdâ€™hui, plus de groupe. Trop de musiciens, trop le bordel, tout le temps Ã  faire chier ceux-lÃ . Veulent Ãªtre payÃ©s dÃ©cemment, font des gamins, nâ€™importe quoi. ExilÃ© dans les collines de nos Appalaches Ã  nous, aujourdâ€™hui Phil joue du Merle Travis en solo. Sur une Martin. D15. AvÃ© la brillantine et le smile. Pro. Compose, enregistre, tourne encore et encore. Il sera Ã  Barcelone, Dublin et Berlin en dÃ©cembre. AprÃ¨s au States et en Inde. BientÃ´t sur Mars. Peut-Ãªtre vers chez vous. Et Ã§a câ€™est pas dans rockâ€™nâ€™folk.</p>
<h2>Et pourtant&#8230; il ne sâ€™agit QUE de Ã§a.</h2>
<div><a href="http://www.myspace.com/philriza  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/philriza</span> </strong></a></div>
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	<itunes:summary>A lâ€™heure oÃ¹ les born-again folkeux nâ€™ont quâ€™Ã  endosser une chemise Ã  carreaux pour continuer Ã  jouer du libertines en toute impunitÃ©, il est des bardes dâ€™arriÃ¨re ArdÃ¨che qui pissent contre le vent avec une classe perdue pour tout le monde, Et vivent quelque chose qui ressemble plus Ã  de la country que le dernier Bashung, ouaip.
On parle de Phil Riza. NÃ© dans le brouillard pÃ©riphÃ©rique dâ€™un Marseille sixties ouvrier et amorphe, ses annÃ©es quatre-vingt seront, comme pour tant dâ€™autres et on aurait tendance Ã  lâ€™oublier, celles de la brillantine, des fantasmes de Gretsch et des rÃ©Ã©ditions Big Beat. Et au-delÃ  des Stray Cats et des Meteors, une gÃ©nÃ©ration de fondus monomaniaques de pur rockabâ€™ originel, bloquÃ©s lÃ -dessus depuis trente ans..
Aujourdâ€™hui, ne reste de cette Ã©poque rockabilly que quelques tatouages fanÃ©s, banane calviciÃ©es et festival du dimanche dans la salle des fÃªtes de Conflu-sur-Ozergues oÃ¹ des charognards amerloques viennent refourguer leur americana FM et se payer des vacances en Europe, trop heureux de trouver quelques gogos prÃªts Ã  croire quâ€™ils nâ€™y a quâ€™eux pour jouer du rock authentique. Ou des francaouis gominÃ©s venant rÃªver quâ€™ils sont Elvis en hululant leur yaourt Ã©ternel. Â«Oh yeah Blue Moon of Kenteucky, oh sheâ€™s my baby, euh one again nana and baby blue Â»
Phil Riza
Mais Phil Riza nâ€™est pas de ceux-lÃ . AprÃ¨s le temps des fiftys se castagnant contre les teddys , il rejoindra les drapeaux comme un hÃ©ros de littÃ©rature rock, sâ€™enfermant quinze ans au son du clairon, maintenant ses roufâ€™ bon an mal an, sâ€™Ã©chappant Ã  la moindre occasion pour aller voir ce qui se joue dans les concentrÃ©s de Cadillac. Fallait rÃ©agir. Alors il quittera la muette avant lâ€™heure, juste pour lâ€™amour du rockâ€™nâ€™roll. Impossible de faire autrement. Des futilitÃ©s comme lâ€™argent, la famille, le Â« pas de Â» travail ne lâ€™empÃªcheront pas.
Musique.
Comprenez-vous il sâ€™agit pour lui aujourdâ€™hui dâ€™Ãªtre un musicien. Et en France avec Ã§a. Et pas un qui cachetonne officiel, les dÃ©cla, câ€™est putain de compliquer Ã  remplir. Un qui descend du camion, installe la sono, sâ€™enferme dans les chiottes pour se mettre en costume et deux tonnes de brillantine, donner 2h30 de rockâ€™nâ€™roll pour des attablÃ©s qui finiront immanquablement par secouer les serviettes, puis danser. Il y a dâ€™autres scÃ¨nes. Des poivrots indÃ©licats qui lui parlent dâ€™Hendrix Ã  la fin de chaque morceau, lui, costume de matador fifties, cravate ficelle, favoris et pantalon bouffant jusque par dessous les aisselles. Des samedis soirs en forme dâ€™abÃ®me de loose et de sublime ( pour qui ne lâ€™accompagnera que quelques dates) le long de kilomÃ¨tres de walking bass pour personne.
Un grand mix rockâ€™nâ€™roll, envoyant Eddie Cochran faire du Bo Diddley Beat, Ã©claboussant guitare boogie de giclures surf, Scotty Moore deguisÃ© en Chuck Berry ou Lee Dorsey en stroll tordu. Et Ã  lâ€™arrachÃ©. Quarante morceaux, et pas un musicien le mÃªme que la veille. Rattraper au vol des versions massacrÃ©es dâ€™Elvis ou Ray Charles, pasque le gamin recrutÃ© in extremis nâ€™a dÃ©cemment pas pu apprendre tout Ã§a en deux jours.
Dâ€™ailleurs il devait jouer de la basse et se retrouve Ã  la batterie car un autre gazier nâ€™est pas venu. Et il joue en picking, le pÃ¨re Riza, sur une Telecaster et dans un Twin.
Ca vous secoue la mÃ©mÃ© forfait table + concert, mais elle a le smile.
Et oui, nos vieux dâ€™aujourdâ€™hui ont connu le rockâ€™nâ€™roll.
Et de vÃ©ritables dancing sixties en plein Boulogne-Sur-Mer, scÃ¨ne de quarante mÃ¨tres carrÃ©s en plancher, lampadaires alignÃ©s au plafond, piste de danse carrelÃ©e, Cadillac rose peinte au mur Ã  main levÃ©e. (Faites jouer Christophe la bas, bordel) drapeaux sudistes et tout, line dancing de nÃ©nettes en haut gipsy, robe de ballroom et bananes de filles (Ã§a existe), sono ridiculement petite et distordue, Mister K Ã  la batterie, habillÃ© en [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>A lâ€™heure oÃ¹ les born-again folkeux nâ€™ont quâ€™Ã  endosser une chemise Ã  carreaux pour continuer Ã  jouer du libertines en toute impunitÃ©, il est des bardes dâ€™arriÃ¨re ArdÃ¨che qui pissent contre le vent avec une classe perdue pour tout le [...]</itunes:subtitle>
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		<item>
		<title>TAHITI BOY AND THE PALMTREE FAMILY  Lâ€™Ã©vidence 2008</title>
		<link>http://www.gonzai.com/tahiti-boy-and-the-palmtree-family/</link>
		<comments>http://www.gonzai.com/tahiti-boy-and-the-palmtree-family/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 22:15:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Des groupes comme Ã§a, on en rÃªverait au petit dÃ©jeuner.
On nâ€™osait mÃªme pas lâ€™espÃ©rer, tellement Tahiti boy est Ã  10 000 kilomÃ¨tres des tendances et des modes. Si la VRAIE mode consiste Ã  ne pas en Ãªtre, et donc Ã  la crÃ©er, la devancer, lâ€™anticiper, la prendre par derriÃ¨re, alors oui, Tahiti boy est bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des groupes comme Ã§a, on en rÃªverait au petit dÃ©jeuner.</strong></p>
<p>On nâ€™osait mÃªme pas lâ€™espÃ©rer, tellement Tahiti boy est Ã  10 000 kilomÃ¨tres des tendances et des modes. Si la VRAIE mode consiste Ã  ne pas en Ãªtre, et donc Ã  la crÃ©er, la devancer, lâ€™anticiper, la prendre par derriÃ¨re, alors oui, Tahiti boy est bien le groupe quâ€™on espÃ©rait. Sorte de Midlake Ã  la franÃ§aise, avec un premier titre (<em>When I miss you</em>) simplement rock tout en Ã©tant pop, orgue qui monte en Ã©rection comme une crÃ¨me chantilly secouÃ©e trop fort, basse qui cogne dans tous les coins, voilÃ  bien le super-groupe (rÃ©union de diffÃ©rentes formations, de Poney Poney Ã  Syd Matters en passant par Tanger). Espoir.</p>
<p>Câ€™est tout le soleil de Californie qui semble sâ€™Ãªtre concentrÃ© dans des titres comme <em>Who knows</em>, toute le romantisme dÃ©suet de Bacharach ou Barry Manilow, jouÃ© de maniÃ¨re humble et sincÃ¨re. Tahiti boy marque le pas et prend dix longueurs dâ€™avance sur la concurrence. Bien loin devant Phoenix et ses compositions bubble-pop un peu trop mÃ¢chouillÃ©es. Il faut entendre <em>You make me blus</em>h, assis sur un coin de Steinway blanc, ambiance 5 heures du matin, cigarette au coin des lÃ¨vres, la groupie prÃªte Ã  cÃ©der, pour comprendre que ce groupe ne fait pas semblant. On y parle d&#8217;amour (le magnifique <em>The bees and the birds</em>) sans rupture ni pathos. LumiÃ¨re.</p>
<p><em>Learning</em> tourne sur la platine. Je suis en 1973. Jâ€™entends la modernitÃ© et le passÃ© en stÃ©rÃ©o sans le dolby prologic. Jâ€™entends le futur qui ne crache pas sur les temps anciens. Le <em>Smile</em> de Brian Wilson a sÃ»rement dÃ» Ãªtre passÃ© en boucle. Câ€™est Ã©vident. Il se dÃ©gage de ce groupe la fraÃ®cheur dâ€™un combo prÃªt Ã  en dÃ©coudre avec les Grizzly Bear et autres stars internationales de la pop sucrÃ©e qui ne fait pas mal aux dents.</p>
<p>Ce groupe nâ€™est pas encore signÃ©, et les Bac+5 en marketing de maisons de disques trouveront certainement les meilleures raisons pour empÃªcher la percÃ©e (Â«Vous portez de drÃ´les de barbes, vous chantez en anglais, les chansons sont trop longues, et ces looks câ€™est vraiment pas possible), mais rien, rien, rien, ne pourra empÃªcher le succÃ¨s dâ€™un groupe parisien qui ne fait dÃ©jÃ  plus partie de la capitale. Car ces mÃ©lodies voyagent overseas, sans rÃ©elle nationalitÃ©. La meilleure surprise parisienne de 2008?</p>
<p><em>Album Ã  paraÃ®tre en avril chez Third Side.</em></p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/tahiti-boy-and-the-palmtree-family-interview/" ><strong>L&#8217;interview de Tahiti boy </strong></a></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/tahitiboyfamily" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/tahitiboyfamily</strong></a></p>
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On nâ€™osait mÃªme pas lâ€™espÃ©rer, tellement Tahiti boy est Ã  10 000 kilomÃ¨tres des tendances et des modes. Si la VRAIE mode consiste Ã  ne pas en Ãªtre, et donc Ã  la crÃ©er, la devancer, lâ€™anticiper, la prendre par derriÃ¨re, alors oui, Tahiti boy est bien le groupe quâ€™on espÃ©rait. Sorte de Midlake Ã  la franÃ§aise, avec un premier titre (When I miss you) simplement rock tout en Ã©tant pop, orgue qui monte en Ã©rection comme une crÃ¨me chantilly secouÃ©e trop fort, basse qui cogne dans tous les coins, voilÃ  bien le super-groupe (rÃ©union de diffÃ©rentes formations, de Poney Poney Ã  Syd Matters en passant par Tanger). Espoir.
Câ€™est tout le soleil de Californie qui semble sâ€™Ãªtre concentrÃ© dans des titres comme Who knows, toute le romantisme dÃ©suet de Bacharach ou Barry Manilow, jouÃ© de maniÃ¨re humble et sincÃ¨re. Tahiti boy marque le pas et prend dix longueurs dâ€™avance sur la concurrence. Bien loin devant Phoenix et ses compositions bubble-pop un peu trop mÃ¢chouillÃ©es. Il faut entendre You make me blush, assis sur un coin de Steinway blanc, ambiance 5 heures du matin, cigarette au coin des lÃ¨vres, la groupie prÃªte Ã  cÃ©der, pour comprendre que ce groupe ne fait pas semblant. On y parle damour (le magnifique The bees and the birds) sans rupture ni pathos. LumiÃ¨re.
Learning tourne sur la platine. Je suis en 1973. Jâ€™entends la modernitÃ© et le passÃ© en stÃ©rÃ©o sans le dolby prologic. Jâ€™entends le futur qui ne crache pas sur les temps anciens. Le Smile de Brian Wilson a sÃ»rement dÃ» Ãªtre passÃ© en boucle. Câ€™est Ã©vident. Il se dÃ©gage de ce groupe la fraÃ®cheur dâ€™un combo prÃªt Ã  en dÃ©coudre avec les Grizzly Bear et autres stars internationales de la pop sucrÃ©e qui ne fait pas mal aux dents.
Ce groupe nâ€™est pas encore signÃ©, et les Bac+5 en marketing de maisons de disques trouveront certainement les meilleures raisons pour empÃªcher la percÃ©e (Â«Vous portez de drÃ´les de barbes, vous chantez en anglais, les chansons sont trop longues, et ces looks câ€™est vraiment pas possible), mais rien, rien, rien, ne pourra empÃªcher le succÃ¨s dâ€™un groupe parisien qui ne fait dÃ©jÃ  plus partie de la capitale. Car ces mÃ©lodies voyagent overseas, sans rÃ©elle nationalitÃ©. La meilleure surprise parisienne de 2008?
Album Ã  paraÃ®tre en avril chez Third Side.
Linterview de Tahiti boy 
http://www.myspace.com/tahitiboyfamily</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Des groupes comme Ã§a, on en rÃªverait au petit dÃ©jeuner.
On nâ€™osait mÃªme pas lâ€™espÃ©rer, tellement Tahiti boy est Ã  10 000 kilomÃ¨tres des tendances et des modes. Si la VRAIE mode consiste Ã  ne pas en Ãªtre, et donc Ã  la crÃ©er, la [...]</itunes:subtitle>
	</item>
		<item>
		<title>WIZZZZ  FRENCH PSYCHORAMA 1966-1970 VOLUME 2</title>
		<link>http://www.gonzai.com/wizzzz-french-psychorama-1966-1970-volume-2/</link>
		<comments>http://www.gonzai.com/wizzzz-french-psychorama-1966-1970-volume-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 22:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mikailoff</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Jâ€™aurais pu chroniquer ce disque sans commentaire superflu, en parlant juste de la musiqueâ€¦ Sauf que je ne vais pas faire comme Ã§a.
CommenÃ§ons par dire que cette compilation sort sur le label Born Bad Records.
Â« Câ€™est quoi Born Bad ?â€¦ Â»
French psychoramaPour ceux qui auraient manquÃ© les prÃ©cÃ©dents Ã©pisodes, Born Bad est un label animÃ© [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Jâ€™aurais pu chroniquer ce disque sans commentaire superflu, en parlant juste de la musiqueâ€¦ Sauf que je ne vais pas faire comme Ã§a.</h2>
<h3>CommenÃ§ons par dire que cette compilation sort sur le label Born Bad Records.</h3>
<p>Â« Câ€™est quoi Born Bad ?â€¦ Â»</p>
<p><span class="img-droite"><a title="French psychorama" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/10/e4036048255f9580acba5391ab3e3326.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-3042" style="margin: 5px;" title="French psychorama" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/10/e4036048255f9580acba5391ab3e3326.jpg" alt="" width="283" height="283" /></a><span class="img-legende">French psychorama</span></span>Pour ceux qui auraient manquÃ© les <a href="http://www.gonzai.com/label-born-bad-under-a-bad-sign/"  target="_blank">prÃ©cÃ©dents Ã©pisodes</a>, Born Bad est un label animÃ© par JB WIZZZZ reposant sur deux idÃ©es simples : revisiter le patrimoine oubliÃ© de la pop et du rock franÃ§ais, et signer tous les O.V.N.I. musicaux que compte ce pays (Cheveu, Frustration, Magnetix, Tu seras terriblement gentilleâ€¦), en attendant que la prochaine crise des subprimes ne nous emporte.</p>
<p>Pour ceux qui ne connaÃ®traient pas encore JB, il est utile de savoir que ce garÃ§on dispose du don dâ€™ubiquitÃ© : vous le croisez Ã  vingt heures, en train de distribuer des flyers pour un concert de son label Ã  la Maroquinerie, alors que son meilleur ami jurera quâ€™au mÃªme moment ils Ã©taient en train de prendre lâ€™apÃ©ritif (anisette pour JB), quâ€™un autre se souviendra quâ€™ils ont disputÃ© une partie de poker chez lui et quâ€™ils nâ€™ont pas bougÃ©, et quâ€™un troisiÃ¨me affirmera quâ€™ils ont changÃ© le carbu de sa Triumph 750 et que Ã§a a pris toute la soirÃ©e. Il est comme Ã§a : JB, toujours un alibi dâ€™avance. Just in caseâ€¦</p>

<p>Et il fait bien ! Car cet agitateur musical, Ã  force de convoquer des artistes oubliÃ©s que les majors ont laissÃ© pourrir dans lâ€™anonymat, montre ce quâ€™aurait pu Ãªtre la scÃ¨ne musicale de ce pays Â« si Â»â€¦ Si on avait misÃ© sur les bons. Si les directeurs artistiques nâ€™Ã©taient pas tous sourds, incompÃ©tents, aveugles et veules.</p>
<p>Quarante aprÃ¨s, JB fait leur boulot, en rassemblant sur cette compilation quelques perles oubliÃ©es des mid-sixties. Notre Nuggets, Ã  nous, en quelque sorteâ€¦ Des singles enterrÃ©s le jour de leur sortie, parce que plus difficiles Ã  travailler en promo que les yÃ©-yÃ© proprets de lâ€™Ã©poque.</p>
<p><em>French Psychorama </em>est une occasion unique de redÃ©couvrir Brigitte Fontaine, dans une de ses Å“uvres les plus obscures, <em>Chorus Reverendus</em> dans son plus grand, humâ€¦ Â« succÃ¨s Â», et tous ces gens dont le pseudonyme, Ã  lui seul, mÃ©riterait lâ€™attention : San Antonio, Zorgones, Bainc Didonc, Isabelle Amstramgram ou Jesus ! Oui, Jesus, lui-mÃªme - câ€™est une premiÃ¨re -, a acceptÃ© de figurer sur cette compilation.</p>
<p>Et maintenant, secouez-vous ! Si vous passez Ã  cÃ´tÃ© de ces O.V.N.I., le facteur JB ne sonnera pas une troisiÃ¨me foisâ€¦ Il a autre chose Ã  faire que de distribuer des flyers sous la pluie, JB. (Sa Triumph aurait besoin dâ€™un bon coup de peintureâ€¦) Alors, tenez-le vous pour dit.</p>
<p>Comme le rÃ©pÃ¨te souvent un homme politique de mes amis que je ne peux dÃ©cemment nommer :</p>
<h1>Â« JB WIZZZZ est votre seul ami et vous ne le savez pas encore ! Â»</h1>
<div><a href="http://www.myspace.com/jbwizzz  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><span class="searchMonkey-displayURL">http://www.myspace.com/jbwizzz</span> </a></div>
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	<itunes:summary>Jâ€™aurais pu chroniquer ce disque sans commentaire superflu, en parlant juste de la musiqueâ€¦ Sauf que je ne vais pas faire comme Ã§a.
CommenÃ§ons par dire que cette compilation sort sur le label Born Bad Records.
Â« Câ€™est quoi Born Bad ?â€¦ Â»
French psychoramaPour ceux qui auraient manquÃ© les prÃ©cÃ©dents Ã©pisodes, Born Bad est un label animÃ© par JB WIZZZZ reposant sur deux idÃ©es simples : revisiter le patrimoine oubliÃ© de la pop et du rock franÃ§ais, et signer tous les O.V.N.I. musicaux que compte ce pays (Cheveu, Frustration, Magnetix, Tu seras terriblement gentilleâ€¦), en attendant que la prochaine crise des subprimes ne nous emporte.
Pour ceux qui ne connaÃ®traient pas encore JB, il est utile de savoir que ce garÃ§on dispose du don dâ€™ubiquitÃ© : vous le croisez Ã  vingt heures, en train de distribuer des flyers pour un concert de son label Ã  la Maroquinerie, alors que son meilleur ami jurera quâ€™au mÃªme moment ils Ã©taient en train de prendre lâ€™apÃ©ritif (anisette pour JB), quâ€™un autre se souviendra quâ€™ils ont disputÃ© une partie de poker chez lui et quâ€™ils nâ€™ont pas bougÃ©, et quâ€™un troisiÃ¨me affirmera quâ€™ils ont changÃ© le carbu de sa Triumph 750 et que Ã§a a pris toute la soirÃ©e. Il est comme Ã§a : JB, toujours un alibi dâ€™avance. Just in caseâ€¦

Et il fait bien ! Car cet agitateur musical, Ã  force de convoquer des artistes oubliÃ©s que les majors ont laissÃ© pourrir dans lâ€™anonymat, montre ce quâ€™aurait pu Ãªtre la scÃ¨ne musicale de ce pays Â« si Â»â€¦ Si on avait misÃ© sur les bons. Si les directeurs artistiques nâ€™Ã©taient pas tous sourds, incompÃ©tents, aveugles et veules.
Quarante aprÃ¨s, JB fait leur boulot, en rassemblant sur cette compilation quelques perles oubliÃ©es des mid-sixties. Notre Nuggets, Ã  nous, en quelque sorteâ€¦ Des singles enterrÃ©s le jour de leur sortie, parce que plus difficiles Ã  travailler en promo que les yÃ©-yÃ© proprets de lâ€™Ã©poque.
French Psychorama est une occasion unique de redÃ©couvrir Brigitte Fontaine, dans une de ses Å“uvres les plus obscures, Chorus Reverendus dans son plus grand, humâ€¦ Â« succÃ¨s Â», et tous ces gens dont le pseudonyme, Ã  lui seul, mÃ©riterait lâ€™attention : San Antonio, Zorgones, Bainc Didonc, Isabelle Amstramgram ou Jesus ! Oui, Jesus, lui-mÃªme - câ€™est une premiÃ¨re -, a acceptÃ© de figurer sur cette compilation.
Et maintenant, secouez-vous ! Si vous passez Ã  cÃ´tÃ© de ces O.V.N.I., le facteur JB ne sonnera pas une troisiÃ¨me foisâ€¦ Il a autre chose Ã  faire que de distribuer des flyers sous la pluie, JB. (Sa Triumph aurait besoin dâ€™un bon coup de peintureâ€¦) Alors, tenez-le vous pour dit.
Comme le rÃ©pÃ¨te souvent un homme politique de mes amis que je ne peux dÃ©cemment nommer :
Â« JB WIZZZZ est votre seul ami et vous ne le savez pas encore ! Â»
http://www.myspace.com/jbwizzz</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Jâ€™aurais pu chroniquer ce disque sans commentaire superflu, en parlant juste de la musiqueâ€¦ Sauf que je ne vais pas faire comme Ã§a.
CommenÃ§ons par dire que cette compilation sort sur le label Born Bad Records.
Â« Câ€™est quoi Born Bad ?â€¦ [...]</itunes:subtitle>
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		<item>
		<title>JEREMY JAY  Natural son</title>
		<link>http://www.gonzai.com/jeremy-jay-natural-son/</link>
		<comments>http://www.gonzai.com/jeremy-jay-natural-son/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 22:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gonzai.com/?p=3428</guid>
		<description><![CDATA[Ce type m&#8217;a portÃ© la poisse. LittÃ©ralement un fardeau Ã  porter plus lourd que la croix de Justice.
Et pourtant Jeremy Jay est l&#8217;une des rÃ©vÃ©lations de l&#8217;annÃ©e 2008. Oh je vois rire d&#8217;ici. &#8216;Encore un qui rÃ©volutionne le trou du Vortex avec trois accords&#8221;. Peut-Ãªtre, mais raviver le fantÃ´me d&#8217;Arthur Lee, Drake et quelques uns [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Ce type m&#8217;a portÃ© la poisse. LittÃ©ralement un fardeau Ã  porter plus lourd que la croix de Justice.</h2>
<h3>Et pourtant Jeremy Jay est l&#8217;une des rÃ©vÃ©lations de l&#8217;annÃ©e 2008. Oh je vois rire d&#8217;ici. &#8216;Encore un qui rÃ©volutionne le trou du Vortex avec trois accords&#8221;. Peut-Ãªtre, mais raviver le fantÃ´me d&#8217;Arthur Lee, Drake et quelques uns des grands Ã©chalas des 60&#8242;, sans les dÃ©naturer, sans le plagiat, en y insÃ©rant un tube de modernitÃ© slow/cold/no wave&#8230; Le tout avec des chemises de vacanciers perdus dans le Wyoming, le tout dans des trenchs d&#8217;une autre Ã©poque, le tout sans effort apparent, publiant trois singles par semaines qui tournent en boucle sur le myspace&#8230; pardon mais cela fait beaucoup pour un Vortex.</h3>
<p>Avant d&#8217;en arriver Ã  cette conclusion (Jeremy Jay  sauvera les USA de la faillite financiÃ¨re, ok, c&#8217;est un poil exagÃ©rÃ©), j&#8217;ai traquÃ© la bÃªte. Il y a eu une rencontre avortÃ©e aux Mains d&#8217;Oeuvres (peut-on faire des rencontres victorieuses WIN WIN aux Mains d&#8217;Oeuvres? ok, mauvaise question) Ã  cause d&#8217;un photographe trop long Ã  shooter sa couv (Magic, novembre 2008). &#8220;Mes cheveux sont bien coiffÃ©s, on peut me maquiller?&#8221; entends-je du trÃ©fonds des couloirs de Mains d&#8217;Oeuvres. Je laisse la grande gigue. Ce ne sera que partie remise.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="jeremy" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/10/jeremy2.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-3434" style="margin: 10px;" title="jeremy" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/10/jeremy2.jpg" alt="" width="302" height="454" /></a><span class="img-legende">jeremy</span></span>&#8220;Salut B., Jay est de retour Ã  Paris, il a dÃ©cide de revenir une semaine pour se la couler douce, tu veux remettre le couvert pour l&#8217;interview? Ni une ni deux, direction Montreuil au label pour croiser le fer avec le paysage post-industriel d&#8217;une ville communiste, et, accessoirement, avec Jeremy Jay, l&#8217;indierock killer que tout le monde attendait (du moins moi). Le micro tourne, Jay bouffe des pizzas, la piÃ¨ce est neutre, quelques rayons de soleil perÃ§ent Ã  travers les carreaux sales de ce lundi aprÃ¨s-midi. On est bien.</p>

<p>***</p>
<h3>Jeremy, nous arrivons enfin Ã  nous rencontrer. La derniÃ¨re fois que je t&#8217;ai vu tu Ã©tais en train de rÃ©aliser une session photo pour la couverture d&#8217;un magazine franÃ§ais, je te retrouve Ã  Paris deux semaines plus tard&#8230; Quel est ton sentiment face Ã  ca? EtonnÃ©?</h3>
<p>Tout cela est arrivÃ© naturellement, ce qui est le plus important pour moi. Au dÃ©but de l&#8217;annÃ©e j&#8217;avais pour intention de tourner avec mon groupe aux USA, en Europe, en Australie et au Japon. Le Japon a finalement Ã©tÃ© annulÃ©, bon&#8230; mais nous avons quand mÃªme jouÃ© dans presque 15 pays en moins de 6 mois. Cela fait beaucoup de vols, de distance, depuis Los Angeles. Ce que j&#8217;essaie de te dire, c&#8217;est que tout est arrivÃ© trÃ¨s rapidement, sans que rien ne soit programmÃ©. C&#8217;est cool.</p>
<h3>Ce qui est incroyable lorsqu&#8217;on se penche sur ta courte discographie, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;y a qu&#8217;un seul album et pourtant des dizaines de singles, EP, trucs sortis dans tous les sens, des reprises (<em>Baby&#8217;s on fire</em> de Brian Eno), c&#8217;est beaucoup pour un seul homme non?</h3>
<p>Oui, effectivement. Deux singles, un LP. Mais la reprise d&#8217;Eno n&#8217;est pas sortie commercialement. Et j&#8217;ai encore une sortie qui arrive en fÃ©vrier prochain, un EP nommÃ© <em>Love everlasting</em>. Quatre titres qui sortiront en vinyle, peut Ãªtre en CD, mais sÃ»rement aussi en digital. Et un autre LP en mars 2009, nommÃ© <em>Slow Dance</em>. Tout est dÃ©jÃ  enregistrÃ©, prÃªt Ã  sortir. Les gens trouvent cela Ã©trange de sortir autant de choses en peu de temps, simplement parce que plus personne n&#8217;ose le faire. Tu connais les Beatles? Bon ben voilÃ , c&#8217;est cela l&#8217;histoire, publier les compositions au rythme des envies. Les chansons du premier EP Ã©taient dÃ©jÃ  vieilles, composÃ©es depuis longtemps. J&#8217;avais besoin de choses nouvelles. Le plus paradoxal est que l&#8217;un des singles (<em>AirWalker</em>) a Ã©tÃ© composÃ© aprÃ¨s la sortie de l&#8217;album, pendant la tournÃ©e, la nuit&#8230;. Je tiens Ã  la rapiditÃ©. Chaque album a Ã©tÃ© enregistrÃ© en 5 jours top chrono, comprenant Ã  la fois l&#8217;enregistrement et la production.</p>
<h3>On parle de retour aux sixties avec une furieuse envie de singles? La production des titres est incroyable: voix caverneuse, echo chamber, batterie qui tape de maniÃ¨re incroyable&#8230;.</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6_wqxn9kDmc&hl=fr&fs=1" /><param name="align" value="right" /><param name="vspace" value="10" /><param name="hspace" value="10" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/6_wqxn9kDmc&hl=fr&fs=1" hspace="10" vspace="10" align="right"></embed></object>En ce qui concerne le LP, oui. Mais encore une fois c&#8217;est un hasard, tout a Ã©tÃ© enregistrÃ© dans un studio vintage avec de vieilles reverbs des 70&#8242;, de vieux micros&#8230; On s&#8217;en est rendu compte en arrivant. Les prochaines compositions seront dansantes, je me languis que les gens puissent Ã©couter<em> Slow Dance</em>, il y a dix chansons dessus. C&#8217;est ce que j&#8217;ai fait de mieux en fait. Je t&#8217;ai dit que Ã§a sortait en fÃ©vrier 2009?</p>
<h3>Euh oui., je crois. Dans un article Ã©crit voilÃ  quelques mois, je parlais de ta musique comme d&#8217;une IndieRock killer, tu comprends cela? Des chansons comment <em>Love Everlasting</em> ne ressemblent Ã  rien actuellement. Mi-folk mi-dancing, mÃ©lange de guitares et de synthÃ©s&#8230;</h3>
<p>Oui, je comprends&#8230; je t&#8217;avouerai que moi-mÃªme j&#8217;ai du mal Ã  comprendre. Je ne le provoque pas.<br />
J&#8217;aimerais vraiment tourner avec une dizaine de groupes par exemple, des gens que j&#8217;aime, mais c&#8217;est trop compliquÃ©. Pour diffÃ©rentes raisons.</p>
<h3>J&#8217;insiste: <em>Moonbeam window</em> c&#8217;est un mÃ©lange hybride des productions DFA de James Murphy et de Dylan, avec des tonalitÃ©s plus folky. D&#8217;oÃ¹ te vient cette attirance pour le beau bizarre?</h3>
<p><em>Slow Dance</em> est parfaitement dans cette Ã©quilibre. Les sonoritÃ©s y seront glacÃ©es et romantiques. C&#8217;est un doux mÃ©lange. <em>Breaking the ice</em>, qui est l&#8217;une des chansons, parle exactement de cette dualitÃ©. Il y a du folk intimiste et de la pop-dancing. Les rythmes peuvent Ãªtre acoustiques et accompagnÃ©s de synthÃ©tiseurs, je ne vois pas ce qu&#8217;il y a de choquant.</p>
<h3>Quel Ã¢ge as tu pour avoir autant de recul?</h3>
<p>Quoi? Tu vas Ã©crire mon Ã¢ge?</p>
<h3>Ce n&#8217;est pas vraiment le propos, c&#8217;Ã©tait surtout pour comprendre ton background musical&#8230;</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Le gendre ideal?" rel="lightbox[post]" href="http://blogs.villagevoice.com/music/images/JeremyJay.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/blogs.villagevoice.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" title="Le gendre ideal?" src="http://blogs.villagevoice.com/music/images/JeremyJay.jpg" alt="" width="320" height="480" /></a><span class="img-legende">Le gendre ideal?</span></span>Je n&#8217;aime pas parler de mon Ã¢ge, tout comme de ma vie normale, mon travail&#8230; Oui, j&#8217;ai un travail Ã  L.A., quand je rentre de tournÃ©e.</p>
<h3>OK. Mais as quel Ã¢ge as tu commencÃ© Ã  jouer?</h3>
<p>Au collÃ¨ge, vers 15 ans, dans un groupe dont je n&#8217;avais pas choisi le nom, c&#8217;Ã©tait trÃ¨s mauvais. Un nom stupide: Puddle (Flaque, en franÃ§ais, NDR). C&#8217;Ã©tait trÃ¨s populaire, en dÃ©pit du nom (rires).</p>
<h3>Bon, sans donner ton Ã¢ge, tu as la vingtaine, pour arrondir les angles, tu portes des chemises dÃ©gueulasses et ta musique est un objet trÃ¨s Ã©trange qui contraste avec, pardon, les sorties rock amÃ©ricaines. Tu donnes l&#8217;impression d&#8217;avoir compilÃ© 60 ans de musique sur deux galettes, c&#8217;est un peu troublant.</h3>
<p>De Bach Ã  Billie Holiday j&#8217;ai tout Ã©coutÃ©, j&#8217;aime la musique, dire cela, c&#8217;est une Ã©vidence. Mon premier album, je l&#8217;appelle my looking back record, parce qu&#8217;il parle de toutes mes influences, d&#8217;Irving Berlin Ã  Marlene Dietrich. J&#8217;aime les films des annÃ©es 30, John Crawford. Tu sais, je ne suis pas intÃ©ressÃ© par l&#8217;idÃ©e de devenir un groupe commercial, un artiste industriel&#8230; c&#8217;est de la merde. Pas mal de musiciens n&#8217;explorent pas toutes les facettes du passÃ©, essayent de composer soit un tube dansant, soit un truc trop folky. Je suis entre les deux! C&#8217;est exactement la mÃªme chose que dans les annÃ©es 80, la volontÃ© de faire danser Ã  tout prix, alors qu&#8217;Ã  la mÃªme Ã©poque il y avait l&#8217;underground: Meat Puppets, The Vaselines, Dinosaur Jr&#8230;. Aujourd&#8217;hui c&#8217;est pareil: tu as le divertissement commercial et l&#8217;underground. On en est revenu lÃ . Ce n&#8217;est pas un constat nÃ©gatif ou un truc du genre; c&#8217;est juste comme Ã§a. Et c&#8217;est trÃ¨s trÃ¨s intÃ©ressant Ã  vivre, je trouve. Il y a actuellement tout au plus dix groupes Ã  Ã©couter aux Etats-Unis.</p>
<h3>Le fait de vivre Ã  Hollywood, si prÃ¨s du matÃ©rialisme, ce n&#8217;est pas un peu troublant?</h3>
<p>Oui, bien sÃ»r. Mais c&#8217;est un spectacle pathÃ©tique et gÃ©nial. Je vis Ã  Hollywood, je fais de la musique, j&#8217;observe ce qui se passe. Mais c&#8217;est exactement la mÃªme chose pour le cinÃ©ma. Les rÃ©alisateurs se foutent totalement de leurs films, ils se soucient uniquement des dÃ©sirs du spectateur. Et c&#8217;est exactement pour cette raison que la musique, le cinÃ©ma, la littÃ©rature, sont aussi pourris aujourd&#8217;hui. On se soucie trop des besoins  et envies du public. Mais j&#8217;aime Hollywood, l&#8217;idÃ©e d&#8217;Hollywood en tout cas. J&#8217;aime cette magie de la crÃ©ation, et le fait de vivre si prÃ¨s de cet enfer (rires), c&#8217;est indescriptible. Pour tout te dire, j&#8217;aimerais Ãªtre dans le cadre, en tant qu&#8217;acteur, comme Marlene Dietrich.</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/jeremyjay " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>www.myspace.com/</strong><strong>jeremyjay</strong></a></p>
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	<itunes:summary>Ce type ma portÃ© la poisse. LittÃ©ralement un fardeau Ã  porter plus lourd que la croix de Justice.
Et pourtant Jeremy Jay est lune des rÃ©vÃ©lations de lannÃ©e 2008. Oh je vois rire dici. Encore un qui rÃ©volutionne le trou du Vortex avec trois accords. Peut-Ãªtre, mais raviver le fantÃ´me dArthur Lee, Drake et quelques uns des grands Ã©chalas des 60, sans les dÃ©naturer, sans le plagiat, en y insÃ©rant un tube de modernitÃ© slow/cold/no wave Le tout avec des chemises de vacanciers perdus dans le Wyoming, le tout dans des trenchs dune autre Ã©poque, le tout sans effort apparent, publiant trois singles par semaines qui tournent en boucle sur le myspace pardon mais cela fait beaucoup pour un Vortex.
Avant den arriver Ã  cette conclusion (Jeremy Jay  sauvera les USA de la faillite financiÃ¨re, ok, cest un poil exagÃ©rÃ©), jai traquÃ© la bÃªte. Il y a eu une rencontre avortÃ©e aux Mains dOeuvres (peut-on faire des rencontres victorieuses WIN WIN aux Mains dOeuvres? ok, mauvaise question) Ã  cause dun photographe trop long Ã  shooter sa couv (Magic, novembre 2008). Mes cheveux sont bien coiffÃ©s, on peut me maquiller? entends-je du trÃ©fonds des couloirs de Mains dOeuvres. Je laisse la grande gigue. Ce ne sera que partie remise.
jeremySalut B., Jay est de retour Ã  Paris, il a dÃ©cide de revenir une semaine pour se la couler douce, tu veux remettre le couvert pour linterview? Ni une ni deux, direction Montreuil au label pour croiser le fer avec le paysage post-industriel dune ville communiste, et, accessoirement, avec Jeremy Jay, lindierock killer que tout le monde attendait (du moins moi). Le micro tourne, Jay bouffe des pizzas, la piÃ¨ce est neutre, quelques rayons de soleil perÃ§ent Ã  travers les carreaux sales de ce lundi aprÃ¨s-midi. On est bien.

***
Jeremy, nous arrivons enfin Ã  nous rencontrer. La derniÃ¨re fois que je tai vu tu Ã©tais en train de rÃ©aliser une session photo pour la couverture dun magazine franÃ§ais, je te retrouve Ã  Paris deux semaines plus tard Quel est ton sentiment face Ã  ca? EtonnÃ©?
Tout cela est arrivÃ© naturellement, ce qui est le plus important pour moi. Au dÃ©but de lannÃ©e javais pour intention de tourner avec mon groupe aux USA, en Europe, en Australie et au Japon. Le Japon a finalement Ã©tÃ© annulÃ©, bon mais nous avons quand mÃªme jouÃ© dans presque 15 pays en moins de 6 mois. Cela fait beaucoup de vols, de distance, depuis Los Angeles. Ce que jessaie de te dire, cest que tout est arrivÃ© trÃ¨s rapidement, sans que rien ne soit programmÃ©. Cest cool.
Ce qui est incroyable lorsquon se penche sur ta courte discographie, cest quil ny a quun seul album et pourtant des dizaines de singles, EP, trucs sortis dans tous les sens, des reprises (Babys on fire de Brian Eno), cest beaucoup pour un seul homme non?
Oui, effectivement. Deux singles, un LP. Mais la reprise dEno nest pas sortie commercialement. Et jai encore une sortie qui arrive en fÃ©vrier prochain, un EP nommÃ© Love everlasting. Quatre titres qui sortiront en vinyle, peut Ãªtre en CD, mais sÃ»rement aussi en digital. Et un autre LP en mars 2009, nommÃ© Slow Dance. Tout est dÃ©jÃ  enregistrÃ©, prÃªt Ã  sortir. Les gens trouvent cela Ã©trange de sortir autant de choses en peu de temps, simplement parce que plus personne nose le faire. Tu connais les Beatles? Bon ben voilÃ , cest cela lhistoire, publier les compositions au rythme des envies. Les chansons du premier EP Ã©taient dÃ©jÃ  vieilles, composÃ©es depuis longtemps. Javais besoin de choses nouvelles. Le plus paradoxal est que lun des singles (AirWalker) a Ã©tÃ© composÃ© aprÃ¨s la sortie de lalbum, pendant la tournÃ©e, la nuit. Je [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Ce type ma portÃ© la poisse. LittÃ©ralement un fardeau Ã  porter plus lourd que la croix de Justice.
Et pourtant Jeremy Jay est lune des rÃ©vÃ©lations de lannÃ©e 2008. Oh je vois rire dici. Encore un qui [...]</itunes:subtitle>
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		<item>
		<title>SOAP&#038;SKIN  Noir c&#8217;est noir</title>
		<link>http://www.gonzai.com/soapskin-noir-cest-noir/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 22:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Du pain et des jeux&#8230;. du savon et des peaux.
Une traduction littÃ©rale en franÃ§ais traduit mal le teint blafard d&#8217;Anja, monomembre de Soap&#038;Skin. A premiÃ¨re vue, vous avez ici affaire Ã  une ex-junkie ayant sniffÃ© du Dove par tous les pores. Le genre ex de tous les abus possibles, revenue de L.A. et des paradis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Du pain et des jeux&#8230;. du savon et des peaux.</em></p>
<h2><strong>Une traduction littÃ©rale en franÃ§ais traduit mal le teint blafard d&#8217;Anja, monomembre de Soap&Skin. A premiÃ¨re vue, vous avez ici affaire Ã  une ex-junkie ayant sniffÃ© du Dove par tous les pores. Le genre ex de tous les abus possibles, revenue de L.A. et des paradis (des)enchantÃ©s qui ne prend mÃªme plus de douche.</strong></h2>
<p>A Ã©couter la musique de la jeune Viennoise, c&#8217;est une autre histoire. Un seul titre sur un myspace sur lequel aucune information ne filtre (mÃªme pas la lumiÃ¨re). Plus proche de Frida HyvÃ¶nen que de Nico (peut-on dÃ©cemment comparer toutes les anorexiques qui font la gueule Ã  la suicidÃ©e en bicylette? RÃ©ponse:non), Soap&Skin sort un black EP sur papier carbone. Trois titres soleil noir qui contrastent avec le rock festif imposÃ© par toutes les couineuses du moment.</p>
<p>Baroque, pessimiste, sombre et tue-douleur; Soap&Skin a tout compris Ã  son Ã©poque: inflation pour tout le monde, rÃ©cession des sentiments et piano au guichet. L&#8217;unique monnaie qui ait encore un sens. Soap&Skin sent le stupre cramÃ©, les accords en triades comme une valse avant l&#8217;inondation. La musique du mois d&#8217;octobre que je vous dis.</p>
<p>Ami trader, du haut des tours, placez <em>The sun</em> sur la platine, consultez les cours du baril et plongez.</p>

<p><a href="http://www.myspace.com/soapandskin" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><a href="http://" target="_blank">http://www.myspace.com/soapandskin</a></strong></a></p>
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Une traduction littÃ©rale en franÃ§ais traduit mal le teint blafard dAnja, monomembre de Soap&Skin. A premiÃ¨re vue, vous avez ici affaire Ã  une ex-junkie ayant sniffÃ© du Dove par tous les pores. Le genre ex de tous les abus possibles, revenue de L.A. et des paradis (des)enchantÃ©s qui ne prend mÃªme plus de douche.
A Ã©couter la musique de la jeune Viennoise, cest une autre histoire. Un seul titre sur un myspace sur lequel aucune information ne filtre (mÃªme pas la lumiÃ¨re). Plus proche de Frida HyvÃ¶nen que de Nico (peut-on dÃ©cemment comparer toutes les anorexiques qui font la gueule Ã  la suicidÃ©e en bicylette? RÃ©ponse:non), Soap&Skin sort un black EP sur papier carbone. Trois titres soleil noir qui contrastent avec le rock festif imposÃ© par toutes les couineuses du moment.
Baroque, pessimiste, sombre et tue-douleur; Soap&Skin a tout compris Ã  son Ã©poque: inflation pour tout le monde, rÃ©cession des sentiments et piano au guichet. Lunique monnaie qui ait encore un sens. Soap&Skin sent le stupre cramÃ©, les accords en triades comme une valse avant linondation. La musique du mois doctobre que je vous dis.
Ami trader, du haut des tours, placez The sun sur la platine, consultez les cours du baril et plongez.

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		<title>KEITH VS SPRING  Twenty something magazines</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Oct 2008 22:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
ModernitÃ© 2008: des jeunes de 20 ans se foutent complÃ¨tement des conseils de leur aÃ®nÃ©s.&#8221;Ne faites pas de presse Ã©crite, elle crÃ¨ve&#8221; disent les plus vieux. RÃ©ponse des twenty something : &#8220;faire des magazines gratuits, pour eux et par eux&#8221;. Logique. Aussi terre Ã  terre quâ€™un pavÃ© Ã  la face, mais dans une version plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2>ModernitÃ© 2008: des jeunes de 20 ans se foutent complÃ¨tement des conseils de leur aÃ®nÃ©s.&#8221;Ne faites pas de presse Ã©crite, elle crÃ¨ve&#8221; disent les plus vieux. RÃ©ponse des twenty something : &#8220;faire des magazines gratuits, pour eux et par eux&#8221;. Logique. Aussi terre Ã  terre quâ€™un pavÃ© Ã  la face, mais dans une version plus friquÃ©e.</h2>
<p>Keith Magazine et Spring sont des espÃ¨ces de cailloux jetÃ©s dans la mare aux prÃ©jugÃ©s, juste pour montrer Ã  quel point cette gÃ©nÃ©ration peut Ãªtre entÃªtÃ©e. Deux rÃ©dacteurs en chef donc, Basile de Bure qui du haut de ses 19 ans dirige le culturel <em>Keith</em>, et de lâ€™autre, Charles de Consigny, 18 ans, imprimant son manifeste/mode <em>Spring</em>. Deux regards comme un mauvais strabisme visant la mÃªme cible: le futur.</p>
<h3>CommenÃ§ons par le dÃ©but : quelle est la volontÃ© Ã©ditoriale originelle de vos magazines?</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Keith VS Spring par Virgile Biéchy" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-2-210x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-1311" title="Keith VS Spring par Virgile BiÃ©chy" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-2-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><span class="img-legende">Keith VS Spring par Virgile Biéchy</span></span>Basile (Keith Magazine) : <em>Keith</em> est un gratuit culturel bimestriel tirÃ© Ã  10 000 exemplaires et distribuÃ© Ã  Paris dans 120 points de distribution. Avant de lancer Keith, je lisais pas mal de presse culturelle comme<em> Technikart</em> et les <em>Inrocks</em>, puis des choses plus pointues comme <em>Vice</em> ou <em>Spray</em>. Ce qui me dÃ©rangeait dans tous ces magazines, câ€™Ã©tait cette espÃ¨ce de prÃ©tention, un peu trentenaire bobo qui se la pÃ¨te. Donc Ã§a mâ€™intÃ©ressait de faire un vrai magazine fait par des jeunes pour des jeunes. Parce que je partais du principe que cela nâ€™existait pas. Le faire gratuit, Ã§a part de deux volontÃ©s; contrer la crise de la presse oÃ¹ les gratuits arrivent Ã  peu prÃ¨s Ã  s&#8217;en sortir, puis aussi le contact avec ma cible. Etre distribuÃ© dans des lieux oÃ¹ je serais en contact direct avec elle.</p>
<p>AprÃ¨s, lâ€™identitÃ© du magazine, ce n&#8217;est pas quelque chose qui est arrÃªtÃ© au premier numÃ©ro. Ca se faÃ§onne au fur et Ã  mesure. Câ€™est Ã§a qui est fascinant : voir la ligne Ã©ditoriale sâ€™affiner et devenir de plus en plus prÃ©cise. Parce que mon but Ã  la base, câ€™Ã©tait de me faire plaisir. Mon parti pris, câ€™Ã©tait de dire que si ce magazine ne me plaisait pas, il ne marcherait pas. Il faut rÃ©flÃ©chir en fonction de cela. On aborde la culture de maniÃ¨re Ã  Ãªtre prescripteur, devancer les autres, et enlever le cÃ´tÃ© prÃ©tentieux. Ne pas avoir le complexe<em> Inrocks</em> oÃ¹ ils se sentent obligÃ©s de trouver des chefs dâ€™Å“uvre tout le temps. Rester humble et Ãªtre curieux. On veut dÃ©couvrir des choses et les faire dÃ©couvrir.<span style="color: #888888;"><br />
</span></p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;On nâ€™a pas la prÃ©tention dâ€™apprendre des choses aux gens. Ce dont on parle, je le dÃ©couvre en mÃªme temps que le lecteur&#8221;.</span></h1>
<p>Charles (<em>Spring magazine</em>) : On a pas mal de points communs. <em>Spring</em> câ€™est aussi un magazine fait par des 18/25 ans. MÃªme si on a des collaborations avec des photographes ou des producteurs qui sont en place. Câ€™est un mÃ©lange dâ€™Ã©tudiants et de professionnels du secteur genre Sonia Sieff ou Benjamin Caradec pour les photographes, et des rÃ©dactrices de <em>Jalouse</em> ou <em>Citizen K</em>. Mais il y a plus de jeunes que de confirmÃ©s. Sur le dernier numÃ©ro, jâ€™ai fait bosser des jeunes de 19 ans qui n&#8217;avaient jamais fait de mode et qui sâ€™en sont trÃ¨s bien sortis.</p>
<p>On est diffusÃ©s Ã  50 000 exemplaires, des sorties tous les trois mois dans Paris centre et Ouest. La ligne Ã©ditoriale est beaucoup plus mode et moins culturelle. Nos pages culture sont moins importantes Ã  nos yeux, on suit plus lâ€™actualitÃ©. La ligne est impertinente, insolente, parfois foutage de gueule, mais pas complÃ¨tement. On donne la parole aux jeunes avec une nouvelle rubrique oÃ¹ il y a carte blanche Ã  des jeunes rÃ©dacteurs. AprÃ¨s, on ne parle que de choses chÃ¨res, les pages mode sont faites avec des marques de luxe et nos rÃ©dacteurs viennent des milieux friquÃ©s parisiens.</p>
<h3>Au vu de notre gÃ©nÃ©ration, quel est votre regard sur la presse kiosque actuelle ?</h3>
<p>Charles : Pour notre gÃ©nÃ©ration il y a pas grand-chose. Il y a  <em>Jalouse</em> pour les filles et des choses comme <em>Inrocks</em> ou <em>Technikart</em> pour les mecs. AprÃ¨s, les jeunes, et câ€™est pour cela que lâ€™on est gratuit, ne vont pas dans les kiosques. Il y a trÃ¨s peu de jeunes qui achÃ¨tent des quotidiensâ€¦ Surtout une cible friquÃ©e qui est plutÃ´t fainÃ©ante et qui attend tout sur un plateau dâ€™argent. Câ€™est pour cela que lâ€™on distribue gratuitement lÃ  oÃ¹ elle va prendre ses cafÃ©s, sort en boÃ®te,  va acheter ses fringuesâ€¦</p>
<p>Basile : Ce qui est intÃ©ressent, câ€™est que les gens qui trouvent le magazine lâ€™associent aux lieux oÃ¹ ils le trouvent.</p>
<h3>Le choix du papier, câ€™est assez Ã©tonnant pour la gÃ©nÃ©ration Internet !</h3>
<p>Charles : Sur Internet les gens sâ€™en foutent de ton site. Ils font une recherche dans Google, et si ton site rÃ©pond Ã  leurs questions, ils vont y allerâ€¦ Et puis câ€™est tout. Ils vont pas voyager dans ton site comme ils voyagent dans un magazine.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Keith" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-1-214x300.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-1310" title="Keith" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-1-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></a><span class="img-legende">Keith</span></span>Basile : Câ€™est pour cela que lorsqu&#8217;on a dÃ©cidÃ© de faire un magazine, on voulait en faire un de trÃ¨s grande qualitÃ©. Pour moi la presse, câ€™est papier.</p>
<p>Charles : Câ€™est comme un livre : câ€™est mieux pour les photos, pour lire. Tu ne peux pas lire tout un texte sur Internet. Faire du papier aujourdâ€™hui câ€™est du luxe. Je trouve cela plus cheap Internet.</p>
<p>Basile : Câ€™est tout de mÃªme gÃ©nial : on parle tout le temps de la crise de la presse Ã©crite, que lâ€™on est la gÃ©nÃ©ration Internetâ€¦ Et voilÃ , notre gÃ©nÃ©ration a encore un lien avec le papier. On voulait que ce soit un bel objet.</p>
<h3>Vous reprÃ©sentez tous deux les penchants de notre gÃ©nÃ©ration : dâ€™un cÃ´tÃ©, des gens cultivÃ©s tournÃ©s vers le passÃ© pour construire de la nouveautÃ© ; et de lâ€™autre, des gens incultes et fiers de lâ€™Ãªtre qui font table rase de tout. CaractÃ¨re qui transparaÃ®t dans vos baseline : Â« Who Is Keith Â», titre Ã  rÃ©fÃ©rence, et Â« Nous Sommes lâ€™avenir, Tant pis Â» pour <em>Spring</em>.</h3>
<p>Charles : Il y a un parti pris effectivementâ€¦Câ€™est vrai quand tu regardes les jeunes aujourdâ€™hui qui ont du blÃ© ils sont quand mÃªme assez perdus, assez atteints par la drogue, assez No Futur tout de mÃªme.</p>
<h3>Enfin, depuis Bret Easton Ellis, Ã§a a pas lâ€™air dâ€™Ãªtre un truc vraiment Ã©tonnant.</h3>
<p>Charles : Oui, mais Ã§a continue comme cela et jâ€™ai lâ€™impression que Ã§a empire. Yâ€™a pas une soirÃ©e oÃ¹ je vais oÃ¹ tu as pas 2/3 de la salle qui est dÃ©foncÃ©e Ã  la coke. Les gens en ont plus rien Ã  foutre de rien, ils sont pÃ©tÃ©s de thunes et ont tendance Ã  mÃ©priser le passÃ© et tout ce qui sâ€™est fait de bien ces 50 derniÃ¨res annÃ©es. Câ€™est pour cela que je dis Â« Nous sommes lâ€™avenir et Tant pis Â» parce que de toute maniÃ¨re vous ne pourrez pas passer Ã  cÃ´tÃ© de nous, câ€™est nous qui allons construire la suite. Malheureusement pour vous, on est un peu des blaireaux et un peu mÃ©prisant de tout ce qui sâ€™est fait de bien avant.</p>
<p>Basile : Câ€™est vrai que dans notre gÃ©nÃ©ration il y a deux groupes. Nous on ne regarde pas vraiment vers le passÃ©. Dans ce <em>Keith</em>, il y a  Keith Richards et Keith Haring â€¦ Bien sÃ»r on sâ€™inspire du passÃ©, mais on regarde quand mÃªme vers lâ€™avenir. On a une culture <em>Keith</em>. Aujourdâ€™hui, la grande mode, câ€™est le Rock. Moi Ã§a me plaÃ®t beaucoup.</p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;Mais ce qui manque Ã  notre gÃ©nÃ©ration, câ€™est dâ€™avoir accompagnÃ© la naissance dâ€™une culture.&#8221;</span></h1>
<p><span class="img-gauche"><a title="keith-couv" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/keith-couv.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1309" title="keith-couv" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/keith-couv.jpg" alt="" width="352" height="484" /></a><span class="img-legende">keith-couv</span></span>Charles : On a quand mÃªme lâ€™Ã©lectro.</p>
<p>Basile : Câ€™est pas pareil. Il y a toujours ce retour en arriÃ¨re vachement connotÃ© et sans nouveautÃ©s.</p>
<p>Charles : Câ€™est pas nouveau mais on a tout de mÃªme imposÃ© des DJ reconnus internationalement. Il y a une culture franÃ§aise avec lâ€™Electroâ€¦</p>
<p>Basile : Tout cela manque tout de mÃªme un peu dâ€™Ã¢me.</p>
<p>Charles : Câ€™est un mouvement musical qui va avec un style vestimentaire, un culte de la dÃ©fonce et du paradis artificiel. Et un rejet de la sociÃ©tÃ©. Peut-Ãªtre que lâ€™on se rendra compte Ã  posterori des choses qui se passent.</p>
<h3>Il est Ã©tonnant dâ€™observer que <em>Keith</em> qui a une culture Hip Hop/ Rock, est une tonalitÃ© moins mauvaise fois et parti pris que <em>Spring</em> qui a la culture du Luxe.</h3>
<p>Basile : Je ne voulais rien mâ€™imposer. Ne pas rentrer dans les idÃ©es reÃ§ues du type Â« la culture rock doit Ãªtre irrÃ©vÃ©rencieuse Â».</p>
<p>Charles : Câ€™est un truc qui vient tout seul. Tu Ã©cris pas un truc en te disant que tu vas Ãªtre provoc&#8217;. Tu lâ€™Ã©cris et voilÃ , tu l&#8217;as Ã©tÃ©. Yâ€™as pas un seul magazine qui sâ€™enferme dans une faÃ§on dâ€™Ã©crire.Tu regardes, les mecs de<em> Technikart,</em> Ã§a sort tout seul. Dâ€™eux-mÃªmes, ils vont tout critiquer.</p>
<p>Basile : Et puis ils ont un cÃ´tÃ© Ã©nervant. Il faut quâ€™ils dÃ©couvrent des choses. Quand les groupes quâ€™ils approchent deviennent connus, ils disent que câ€™est de la merde. Moi je mâ€™en fous, je parle de ce que jâ€™aime.</p>
<p>Charles : Ils vivent un peu en autarcie dans leur rÃ©daction. Un peu paumÃ©s. Ils ont beaucoup de mal Ã  redevenir ce quâ€™ils Ã©taient.  Câ€™est lâ€™espÃ¨ce dâ€™esprit qui a donnÃ© lâ€™esprit Canal +: se croire plus cultivÃ© que tout le monde, plus drÃ´le, plus branchÃ©. Au final ce sont des mecs qui sâ€™enferment dans des poncifs pas possibles, qui sont super politiquement corrects, qui ne rÃ©flÃ©chissent pas suffisamment.</p>
<h3>Le <em>Point</em> a dit de <em>Keith</em> Â« Ne cherchez plus les petits Bizotâ€¦ Ils sont lÃ  Â». Ca vous aurait fait plaisir Ã  <em>Spring</em> un compliment de la sorte?</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Spring" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-200x300.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-1312" title="Spring" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="img-legende">Spring</span></span>Charles : Ils nous lâ€™on fait dans le <em>Nouvel Obs</em>. Une page pleine : <em>Charles Consigny lâ€™insolent</em>. Et <em>Technikart</em> nous a descendu par ailleurs. Ils nous a descendu sur trois colonnes, le tout pour mâ€™appeler 3 semaines plus tard pour que jâ€™Ã©crive pour eux. ComplÃ¨tement schizo.</p>
<p>***</p>
<p>Lâ€™interview continue, passe au crible Baby Rockeur, gÃ©nÃ©ration laissÃ©e pour compte de la presse, foutage de gueule. Est-il question de vision ? Non, sinon de gens qui ont lâ€™envie. Lâ€™Ã©poque nâ€™est elle pas Ã  lâ€™angoisse depuis les annÃ©es 80 ? Avec quoi bassine-t-on ses enfants dÃ¨s quâ€™ils sont en Ã¢ge de baragouiner PAPA MAMAN? Puis les dÃ©courager, les prÃ©venir des dangers du chÃ´mage, sida, lâ€™Ã©cologie&#8230;</p>
<h2>Ã€ une Ã©poque oÃ¹ mourir est un mot bipÃ© sur TF1. Rien de plus normal que la prise de risque maximale. La bravoure inscrite dans lâ€™encre et le papier.</h2>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/c2c-jalouse.mp3" >Charles de Consigny parle de la rÃ©daction de Jalouse</a></p>
<p><em>Keith et Spring sortent leurs nouveaux numÃ©ros au mois de juin.<br />
<strong> Photos Virgile Biechy: <a href="http://www.virgile.book.fr/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.virgile.book.fr');" target="_blank">http://www.virgile.book.fr/</a><br />
</strong></em></p>
<p><strong><a href="http://www.whoiskeith.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.whoiskeith.com');" target="_blank">http://www.whoiskeith.com/</a><br />
<a href="http://www.spring-paris.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.spring-paris.com');" target="_blank">http://www.spring-paris.com/</a></strong></p>
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	<itunes:summary>ModernitÃ© 2008: des jeunes de 20 ans se foutent complÃ¨tement des conseils de leur aÃ®nÃ©s.Ne faites pas de presse Ã©crite, elle crÃ¨ve disent les plus vieux. RÃ©ponse des twenty something : faire des magazines gratuits, pour eux et par eux. Logique. Aussi terre Ã  terre quâ€™un pavÃ© Ã  la face, mais dans une version plus friquÃ©e.
Keith Magazine et Spring sont des espÃ¨ces de cailloux jetÃ©s dans la mare aux prÃ©jugÃ©s, juste pour montrer Ã  quel point cette gÃ©nÃ©ration peut Ãªtre entÃªtÃ©e. Deux rÃ©dacteurs en chef donc, Basile de Bure qui du haut de ses 19 ans dirige le culturel Keith, et de lâ€™autre, Charles de Consigny, 18 ans, imprimant son manifeste/mode Spring. Deux regards comme un mauvais strabisme visant la mÃªme cible: le futur.
CommenÃ§ons par le dÃ©but : quelle est la volontÃ© Ã©ditoriale originelle de vos magazines?
Keith VS Spring par Virgile BiéchyBasile (Keith Magazine) : Keith est un gratuit culturel bimestriel tirÃ© Ã  10 000 exemplaires et distribuÃ© Ã  Paris dans 120 points de distribution. Avant de lancer Keith, je lisais pas mal de presse culturelle comme Technikart et les Inrocks, puis des choses plus pointues comme Vice ou Spray. Ce qui me dÃ©rangeait dans tous ces magazines, câ€™Ã©tait cette espÃ¨ce de prÃ©tention, un peu trentenaire bobo qui se la pÃ¨te. Donc Ã§a mâ€™intÃ©ressait de faire un vrai magazine fait par des jeunes pour des jeunes. Parce que je partais du principe que cela nâ€™existait pas. Le faire gratuit, Ã§a part de deux volontÃ©s; contrer la crise de la presse oÃ¹ les gratuits arrivent Ã  peu prÃ¨s Ã  sen sortir, puis aussi le contact avec ma cible. Etre distribuÃ© dans des lieux oÃ¹ je serais en contact direct avec elle.
AprÃ¨s, lâ€™identitÃ© du magazine, ce nest pas quelque chose qui est arrÃªtÃ© au premier numÃ©ro. Ca se faÃ§onne au fur et Ã  mesure. Câ€™est Ã§a qui est fascinant : voir la ligne Ã©ditoriale sâ€™affiner et devenir de plus en plus prÃ©cise. Parce que mon but Ã  la base, câ€™Ã©tait de me faire plaisir. Mon parti pris, câ€™Ã©tait de dire que si ce magazine ne me plaisait pas, il ne marcherait pas. Il faut rÃ©flÃ©chir en fonction de cela. On aborde la culture de maniÃ¨re Ã  Ãªtre prescripteur, devancer les autres, et enlever le cÃ´tÃ© prÃ©tentieux. Ne pas avoir le complexe Inrocks oÃ¹ ils se sentent obligÃ©s de trouver des chefs dâ€™Å“uvre tout le temps. Rester humble et Ãªtre curieux. On veut dÃ©couvrir des choses et les faire dÃ©couvrir.

On nâ€™a pas la prÃ©tention dâ€™apprendre des choses aux gens. Ce dont on parle, je le dÃ©couvre en mÃªme temps que le lecteur.
Charles (Spring magazine) : On a pas mal de points communs. Spring câ€™est aussi un magazine fait par des 18/25 ans. MÃªme si on a des collaborations avec des photographes ou des producteurs qui sont en place. Câ€™est un mÃ©lange dâ€™Ã©tudiants et de professionnels du secteur genre Sonia Sieff ou Benjamin Caradec pour les photographes, et des rÃ©dactrices de Jalouse ou Citizen K. Mais il y a plus de jeunes que de confirmÃ©s. Sur le dernier numÃ©ro, jâ€™ai fait bosser des jeunes de 19 ans qui navaient jamais fait de mode et qui sâ€™en sont trÃ¨s bien sortis.
On est diffusÃ©s Ã  50 000 exemplaires, des sorties tous les trois mois dans Paris centre et Ouest. La ligne Ã©ditoriale est beaucoup plus mode et moins culturelle. Nos pages culture sont moins importantes Ã  nos yeux, on suit plus lâ€™actualitÃ©. La ligne est impertinente, insolente, parfois foutage de gueule, mais pas complÃ¨tement. On donne la parole aux jeunes avec une nouvelle rubrique oÃ¹ il y a carte blanche Ã  des jeunes rÃ©dacteurs. AprÃ¨s, on ne parle que de choses chÃ¨res, les pages mode sont faites avec des marques de luxe et nos rÃ©dacteurs viennent des milieux friquÃ©s parisiens.
Au vu de notre gÃ©nÃ©ration, quel est votre regard sur la presse kiosque actuelle ?
Charles : Pour notre gÃ©nÃ©ration il y a pas grand-chose. Il y a  Jalouse pour les filles et des choses [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>ModernitÃ© 2008: des jeunes de 20 ans se foutent complÃ¨tement des conseils de leur aÃ®nÃ©s.Ne faites pas de presse Ã©crite, elle crÃ¨ve disent les plus vieux. RÃ©ponse des twenty something : faire des magazines gratuits, pour [...]</itunes:subtitle>
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		<item>
		<title>JEREMY JAY  Indie Rock Killer</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Oct 2008 22:15:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[La nouvelle n&#8217;avait pas fait grand bruit, j&#8217;avais dans un premier temps cru Ã  une rumeur. Un bruit de couloir qui grince. Et puis finalement Ã§a s&#8217;Ã©tait confirmÃ©, par la vÃ©rification des sources: Oui, nous Ã©tions bien en 2008. 
Et pourtant, tous les signes portaient Ã  croire que nous errions dans les annÃ©es 90. N&#8217;IMPORTE [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>La nouvelle n&#8217;avait pas fait grand bruit, j&#8217;avais dans un premier temps cru Ã  une rumeur. Un bruit de couloir qui grince. Et puis finalement Ã§a s&#8217;Ã©tait confirmÃ©, par la vÃ©rification des sources: Oui, nous Ã©tions bien en 2008. </strong></h2>
<h3>Et pourtant, tous les signes portaient Ã  croire que nous errions dans les annÃ©es 90. N&#8217;IMPORTE QUELLE ANNÃ‰E des annÃ©es 90. Choisissez celle qui vous sied le mieux. La presse s&#8217;emballait pour le retour en grÃ¢ce des dÃ©sormais impuissants (My bloody Valentine, Portishead, Magnetic Fields, Tindersticks, Pixies, dÃ©solÃ© buddies, la liste est trop longue). Les Indie Rockers qui avaient un jour tirÃ© dignement leurs rÃ©vÃ©rences, puis s&#8217;Ã©taient rendu compte en revenant des courses que la vie Ã©tait moins drÃ´le lorsqu&#8217;on passait le cul rivÃ© sur une chaise Ã  checker sa page myspace pour voir combien de fans s&#8217;intÃ©ressaient Ã  votre musique mausolÃ©e.</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Jeremy Jay" rel="lightbox[post]" href="http://a236.ac-images.myspacecdn.com/images01/48/l_5d04d6e76e03ab18b1c97069708e278b.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/a236.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="alignright" style="margin: 10px;" src="http://a236.ac-images.myspacecdn.com/images01/48/l_5d04d6e76e03ab18b1c97069708e278b.jpg" alt="Jeremy Jay" width="263" height="394" /></a><span class="img-legende">Jeremy Jay</span></span>En France la contagion avait commencÃ© depuis dÃ©jÃ  bien longtemps. C&#8217;est bien simple, les annÃ©es 90, on en Ã©tait jamais vraiment sorti. L&#8217;espoir d&#8217;une modernitÃ© s&#8217;Ã©tait arrÃªtÃ©e aux portes de l&#8217;an 2000. Les Teenagers sodomisaient toute idÃ©e d&#8217;ambition musicale, des groupes amateurs se rÃªvaient trendy rockeurs dÃ©braillÃ©s en braillant et les piliers de bars criaient fort pour le retour de Yo la Tengo, Dinosaur Jr ou les Lemonheads. Des cols blancs hurlant Ã  la mort pour le retour des barbes, des biÃ¨res et des jeans mal coupÃ©s.</p>
<p>Je dÃ©testais l&#8217;indie-rock, et toutes ses tentations d&#8217;une nostalgie Ã  court terme et de l&#8217;adolescence mal digÃ©rÃ©e. Je haÃ¯ssais ce refus d&#8217;Ã©volution, cet aveu publique du &#8220;oui j&#8217;ai mÃªme plus assez de nostalgie pour regretter une pÃ©riode vieille de plus de dix ans&#8221; et bref, j&#8217;Ã©tais en train de profÃ©rer contre la terre entiÃ¨re lorsque Jeremy Jay est entrÃ© en scÃ¨ne.</p>
<p>Son corps malingre, ses cheveux sur les yeux. Ce trench serrÃ© comme une corde autour du cou. Ce physique terriblement europÃ©en, lorsque le corps est d&#8217;AmÃ©rique. Un premier EP chez K-Records, quelques vagues, rien de spectaculaire, juste de quoi affoler Pitchfork sur quatre lignes.</p>
<p>Jeremy Jay est une parfaite synthÃ¨se des Ã©poques, et annonce celle d&#8217;aprÃ¨s. Les dix prochaines annÃ©es. Une Ã©trange fusion de Love et LCD Soundsystem. Cet incroyable sensation de danger que plus aucun groupe ne vous procure, lorsque la Charley entre Ã  dix secondes sur un morceau typÃ© 67, et que la voix fantomatique baigne dans la rÃ©verb&#8217;. Amen.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Jeremy Jay #2" rel="lightbox[post]" href="http://a372.ac-images.myspacecdn.com/images01/22/l_377cb348b63ba8a091e0d1a3f12a73cb.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/a372.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://a372.ac-images.myspacecdn.com/images01/22/l_377cb348b63ba8a091e0d1a3f12a73cb.jpg" alt="Jeremy Jay #2" width="231" height="271" /></a><span class="img-legende">Jeremy Jay #2</span></span>Des types comme ca, l&#8217;Europe n&#8217;en fait plus. Pas plus que le reste du monde d&#8217;ailleurs. De l&#8217;antifolk cosmique qui n&#8217;a pas peur de tremper les pieds dans la boue, flirter avec DFA dans les productions. Et pourquoi pas rajouter des claviers pÃ©riode glaciaire tant qu&#8217;Ã  faire, pour permettre Ã  celui qui Ã©crit ces lignes d&#8217;Ã©couter pour la 143iÃ¨me fois ce soir <em>Moonbeam window.</em> Un chant dÃ©sincarnÃ©, ce beat slowcore. L&#8217;impression d&#8217;entendre Poni Hoax en version ralenti, plus dÃ©pressif que jamais, et malgrÃ© tout l&#8217;envie de danser lorsque le verre est rempli jusqu&#8217;Ã  la gueule de Tranxen.</p>
<p>Jeremy Jay sortira surement un album avant la fin du monde. On lui collera surement des Ã©tiquettes, peut-Ãªtre mÃªme ne sera-t-il jamais connu. Mais l&#8217;innocence, la puretÃ© quasi virginal qui se dÃ©gage des quelques chansons disponibles me fait dire qu&#8217;il existe enfin un gouffre oÃ¹ plonger tout ces hÃ©ros aux bras courts qu&#8217;on surnommait  les Indie Rockeurs, ceux qui voulaient faire du fric avec du pathos, et se dÃ©sengager du monde rÃ©el dans des jeans slims histoire de stÃ©riliser toute idÃ©e crÃ©atrice.</p>
<p><span style="color: #000000;">Dieu merci, c&#8217;Ã©tait dans l&#8217;ancien millÃ©naire.Jeremy Jay est mon messie, et son label un parfait crossover entre Elektra et DFA. AllÃ©luia, c&#8217;est l&#8217;Hallali.</span></p>
<p><em>Jay est cette semaine en France, trois concerts sont prÃ©vus pour ceux qui auraient envie de voir autre chose que de l&#8217;indie rock:</em></p>
<p><strong><em>Lundi 20 octobre, le Pop In, 21H.<br />
Address: 105, Rue Amelot, Paris 11iÃ¨me</em></strong></p>
<p><strong><em>Mercredi 22 octobre , 18H, Ground Zero<br />
Address: 23 rue Sainte Marthe, Paris 10iÃ¨me</em></strong></p>
<p><strong><em>Dimanche 26 octobre, 20H, CafÃ© Charbon, 20H<br />
Address: 109, Rue Oberkampf, Paris 11iÃ¨me</em></strong></p>
<p style="font-weight: bold"><a href="http://www.myspace.com/jeremyjay" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/jeremyjay</a></p>
<p style="font-weight: bold">
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6_wqxn9kDmc&hl=en&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/6_wqxn9kDmc&hl=en&fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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	<itunes:summary>La nouvelle navait pas fait grand bruit, javais dans un premier temps cru Ã  une rumeur. Un bruit de couloir qui grince. Et puis finalement Ã§a sÃ©tait confirmÃ©, par la vÃ©rification des sources: Oui, nous Ã©tions bien en 2008. 
Et pourtant, tous les signes portaient Ã  croire que nous errions dans les annÃ©es 90. NIMPORTE QUELLE ANNÃ‰E des annÃ©es 90. Choisissez celle qui vous sied le mieux. La presse semballait pour le retour en grÃ¢ce des dÃ©sormais impuissants (My bloody Valentine, Portishead, Magnetic Fields, Tindersticks, Pixies, dÃ©solÃ© buddies, la liste est trop longue). Les Indie Rockers qui avaient un jour tirÃ© dignement leurs rÃ©vÃ©rences, puis sÃ©taient rendu compte en revenant des courses que la vie Ã©tait moins drÃ´le lorsquon passait le cul rivÃ© sur une chaise Ã  checker sa page myspace pour voir combien de fans sintÃ©ressaient Ã  votre musique mausolÃ©e.
Jeremy JayEn France la contagion avait commencÃ© depuis dÃ©jÃ  bien longtemps. Cest bien simple, les annÃ©es 90, on en Ã©tait jamais vraiment sorti. Lespoir dune modernitÃ© sÃ©tait arrÃªtÃ©e aux portes de lan 2000. Les Teenagers sodomisaient toute idÃ©e dambition musicale, des groupes amateurs se rÃªvaient trendy rockeurs dÃ©braillÃ©s en braillant et les piliers de bars criaient fort pour le retour de Yo la Tengo, Dinosaur Jr ou les Lemonheads. Des cols blancs hurlant Ã  la mort pour le retour des barbes, des biÃ¨res et des jeans mal coupÃ©s.
Je dÃ©testais lindie-rock, et toutes ses tentations dune nostalgie Ã  court terme et de ladolescence mal digÃ©rÃ©e. Je haÃ¯ssais ce refus dÃ©volution, cet aveu publique du oui jai mÃªme plus assez de nostalgie pour regretter une pÃ©riode vieille de plus de dix ans et bref, jÃ©tais en train de profÃ©rer contre la terre entiÃ¨re lorsque Jeremy Jay est entrÃ© en scÃ¨ne.
Son corps malingre, ses cheveux sur les yeux. Ce trench serrÃ© comme une corde autour du cou. Ce physique terriblement europÃ©en, lorsque le corps est dAmÃ©rique. Un premier EP chez K-Records, quelques vagues, rien de spectaculaire, juste de quoi affoler Pitchfork sur quatre lignes.
Jeremy Jay est une parfaite synthÃ¨se des Ã©poques, et annonce celle daprÃ¨s. Les dix prochaines annÃ©es. Une Ã©trange fusion de Love et LCD Soundsystem. Cet incroyable sensation de danger que plus aucun groupe ne vous procure, lorsque la Charley entre Ã  dix secondes sur un morceau typÃ© 67, et que la voix fantomatique baigne dans la rÃ©verb. Amen.
Jeremy Jay #2Des types comme ca, lEurope nen fait plus. Pas plus que le reste du monde dailleurs. De lantifolk cosmique qui na pas peur de tremper les pieds dans la boue, flirter avec DFA dans les productions. Et pourquoi pas rajouter des claviers pÃ©riode glaciaire tant quÃ  faire, pour permettre Ã  celui qui Ã©crit ces lignes dÃ©couter pour la 143iÃ¨me fois ce soir Moonbeam window. Un chant dÃ©sincarnÃ©, ce beat slowcore. Limpression dentendre Poni Hoax en version ralenti, plus dÃ©pressif que jamais, et malgrÃ© tout lenvie de danser lorsque le verre est rempli jusquÃ  la gueule de Tranxen.
Jeremy Jay sortira surement un album avant la fin du monde. On lui collera surement des Ã©tiquettes, peut-Ãªtre mÃªme ne sera-t-il jamais connu. Mais linnocence, la puretÃ© quasi virginal qui se dÃ©gage des quelques chansons disponibles me fait dire quil existe enfin un gouffre oÃ¹ plonger tout ces hÃ©ros aux bras courts quon surnommait  les Indie Rockeurs, ceux qui voulaient faire du fric avec du pathos, et se dÃ©sengager du monde rÃ©el dans des jeans slims histoire de stÃ©riliser toute idÃ©e crÃ©atrice.
Dieu merci, cÃ©tait dans lancien millÃ©naire.Jeremy Jay est mon messie, et son label un parfait crossover entre Elektra et DFA. AllÃ©luia, cest [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>La nouvelle navait pas fait grand bruit, javais dans un premier temps cru Ã  une rumeur. Un bruit de couloir qui grince. Et puis finalement Ã§a sÃ©tait confirmÃ©, par la vÃ©rification des sources: Oui, nous Ã©tions bien en [...]</itunes:subtitle>
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		<title>LA VIOLETTE  La vÃ©ritable crise des bourses?</title>
		<link>http://www.gonzai.com/la-violette-la-veritable-crise-des-bourses/</link>
		<comments>http://www.gonzai.com/la-violette-la-veritable-crise-des-bourses/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 22:15:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Un jour viendra oÃ¹ la trÃ©panation sera sans doute imaginÃ©e comme une alternative &#8220;juste&#8221; entre la mort et la condamnation Ã  perpÃ©tuitÃ©.
Ce jour lÃ , vous risqueriez bien de vous retrouver seul dans votre immeuble. Vous et vos vieux vinyles, le chien et la thÃ©iÃ¨re qui siffle. Vous l&#8217;aurez bien violette, Ã  force d&#8217;avoir cautionnÃ© des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Un jour viendra oÃ¹ la trÃ©panation sera sans doute imaginÃ©e comme une alternative &#8220;juste&#8221; entre la mort et la condamnation Ã  perpÃ©tuitÃ©.</h2>
<p>Ce jour lÃ , vous risqueriez bien de vous retrouver seul dans votre immeuble. Vous et vos vieux vinyles, le chien et la thÃ©iÃ¨re qui siffle. Vous l&#8217;aurez bien violette, Ã  force d&#8217;avoir cautionnÃ© des actions vulgaires et creuses, ou conseillÃ© Ã  votre entourage d&#8217;acheter un disque de moins de 3 mn d&#8217;Ã©paisseur contentant autant de pollution. Vous resterez seul avec vos vinyles pendant que d&#8217;autres se feront ouvrir la cervelle pour avoir achetÃ©, en vrac, du Soko, du Rascals, du Cocorosie, des Dune Herman. Ou la Violette.</p>
<p>Une autre interrogation maintenant. Sommes-nous tous Ã©gaux devant le talent? Si le moindre procÃ¨s devait Ãªtre intentÃ© pour manque d&#8217;imagination, plagiat et fadeur neuronal, nul doute que La violette devrait engager un avocat. Si possible un majeur, et pas l&#8217;une des easy pisseuses qui se pressent pour mouiller le sol lors de concert que j&#8217;imagine extatiques.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="220" height="170" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/k4ysRW3bpvuhyPrRE5&related=0" /><param name="align" value="right" /><param name="vspace" value="10" /><param name="hspace" value="10" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="170" src="http://www.dailymotion.com/swf/k4ysRW3bpvuhyPrRE5&related=0" hspace="10" vspace="10" align="right"></embed></object></p>
<p>Le &#8220;retour&#8221; du rock, vous y croyez? La longÃ©vitÃ© du rock, nan franchement, entre nous, vous l&#8217;assumez? La signature du premier album dans une major, aujourd&#8217;hui, se joue sur pas grand chose: des courbes powerpoint, un chanteur pas trop futÃ© comprenant Ã  peine les termes Ã©dition, publishing, licence et groupies. Et puis surtout un pacte faustien. Se fourvoir dans le mÃ©andres du succÃ¨s, quelques concerts dans une grande salle parisienne et une sessions d&#8217;interviews oÃ¹ le groupe consent Ã  lacher un &#8220;on est trÃ¨s fiers de cet album on l&#8217;a enregistrÃ© en seulement 3 jours et ca parle d&#8217;Ãªtre un garÃ§on de moins de 17 ans dans un monde moderne&#8221;. J&#8217;aurai fait parler mon chien WahWah de ses problÃ¨mes de ventre que cela n&#8217;aurait pas Ã©tÃ© plus philosophique.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="La violette" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/10/080923015911378311-300x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-2951" title="La violette" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/10/080923015911378311-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><span class="img-legende">La violette</span></span>Oh certes, je vous vois venir d&#8217;ici. Les critiques ne sont pas argumentÃ©es, l&#8217;article est facile. Je tire sur l&#8217;ambulance. Existe-t-il un autre moyen d&#8217;achever les blessÃ©s? La violette, avec son album <em>What did you feel</em>, prolonge le sentiment de malaise qui parcoure l&#8217;Ã©chine lorsqu&#8217;on se risque Ã  ouvrir la fenÃªtre des mass medias: du compromis musical, un envie d&#8217;ailleurs (au hasard: le rock anglais) lorsqu&#8217;on n&#8217;est mÃªme pas capable de faire ses lacets correctement.</p>
<p><em>What did you feel? </em>Un long mal au ventre, une angoisse, l&#8217;envie de silence.Sur la pochette de leur premier album, La violette opte pour la putain qui repasse le parquet. Ce sera le seul acte de luciditÃ© d&#8217;un groupe mÃªme pas digne de jouer dans les pubs de la banlieue londonienne. Next. Qu&#8217;on me redonne l&#8217;envie d&#8217;Ãªtre franÃ§ais, qu&#8217;on inscrive le trio parisien sur une mission d&#8217;exploration spatiale, qu&#8217;on m&#8217;Ã´te l&#8217;envie de vomir. NOW.</p>
<p>Pour ceux qui n&#8217;auraient pas encore compris comment &#8220;sonnait&#8221; La violette, disons simplement que c&#8217;est un subtil mÃ©lange de Nirvana et du Canard WC. Avec une propension claire Ã  s&#8217;orienter vers le rÃ©curage des immondices.</p>
<p><strong><a href="http://www.myspace.com/laviolettemusic" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><cite>www.myspace.com/laviolettemusic</cite></strong></a></strong></p>

<p><a href="http://www.myspace.com/laviolettemusic" target="_blank"><strong><cite><br />
</cite></strong></a></p>
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Ce jour lÃ , vous risqueriez bien de vous retrouver seul dans votre immeuble. Vous et vos vieux vinyles, le chien et la thÃ©iÃ¨re qui siffle. Vous laurez bien violette, Ã  force davoir cautionnÃ© des actions vulgaires et creuses, ou conseillÃ© Ã  votre entourage dacheter un disque de moins de 3 mn dÃ©paisseur contentant autant de pollution. Vous resterez seul avec vos vinyles pendant que dautres se feront ouvrir la cervelle pour avoir achetÃ©, en vrac, du Soko, du Rascals, du Cocorosie, des Dune Herman. Ou la Violette.
Une autre interrogation maintenant. Sommes-nous tous Ã©gaux devant le talent? Si le moindre procÃ¨s devait Ãªtre intentÃ© pour manque dimagination, plagiat et fadeur neuronal, nul doute que La violette devrait engager un avocat. Si possible un majeur, et pas lune des easy pisseuses qui se pressent pour mouiller le sol lors de concert que jimagine extatiques.

Le retour du rock, vous y croyez? La longÃ©vitÃ© du rock, nan franchement, entre nous, vous lassumez? La signature du premier album dans une major, aujourdhui, se joue sur pas grand chose: des courbes powerpoint, un chanteur pas trop futÃ© comprenant Ã  peine les termes Ã©dition, publishing, licence et groupies. Et puis surtout un pacte faustien. Se fourvoir dans le mÃ©andres du succÃ¨s, quelques concerts dans une grande salle parisienne et une sessions dinterviews oÃ¹ le groupe consent Ã  lacher un on est trÃ¨s fiers de cet album on la enregistrÃ© en seulement 3 jours et ca parle dÃªtre un garÃ§on de moins de 17 ans dans un monde moderne. Jaurai fait parler mon chien WahWah de ses problÃ¨mes de ventre que cela naurait pas Ã©tÃ© plus philosophique.
La violetteOh certes, je vous vois venir dici. Les critiques ne sont pas argumentÃ©es, larticle est facile. Je tire sur lambulance. Existe-t-il un autre moyen dachever les blessÃ©s? La violette, avec son album What did you feel, prolonge le sentiment de malaise qui parcoure lÃ©chine lorsquon se risque Ã  ouvrir la fenÃªtre des mass medias: du compromis musical, un envie dailleurs (au hasard: le rock anglais) lorsquon nest mÃªme pas capable de faire ses lacets correctement.
What did you feel? Un long mal au ventre, une angoisse, lenvie de silence.Sur la pochette de leur premier album, La violette opte pour la putain qui repasse le parquet. Ce sera le seul acte de luciditÃ© dun groupe mÃªme pas digne de jouer dans les pubs de la banlieue londonienne. Next. Quon me redonne lenvie dÃªtre franÃ§ais, quon inscrive le trio parisien sur une mission dexploration spatiale, quon mÃ´te lenvie de vomir. NOW.
Pour ceux qui nauraient pas encore compris comment sonnait La violette, disons simplement que cest un subtil mÃ©lange de Nirvana et du Canard WC. Avec une propension claire Ã  sorienter vers le rÃ©curage des immondices.
www.myspace.com/laviolettemusic</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Un jour viendra oÃ¹ la trÃ©panation sera sans doute imaginÃ©e comme une alternative juste entre la mort et la condamnation Ã  perpÃ©tuitÃ©.
Ce jour lÃ , vous risqueriez bien de vous retrouver seul dans votre immeuble. Vous et vos [...]</itunes:subtitle>
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		<title>GALA DROP  Les conquis adorent</title>
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		<comments>http://www.gonzai.com/gala-drop-les-conquis-adorent/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 22:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juul</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Plusieurs choses : Trois enfants autistes en pleine sÃ©ance d&#8217;amateur circle jerk, Forbidden Planet sans les images, le crypto-judaÃ¯sme portugais et Sammy de Scooby Doo gone new age. Le mec de la distro me parlait de musique coloniale portugaise, quelque part y&#8217;aurait pas besoin d&#8217;en dire beaucoup plus.
Ã€ la base j&#8217;Ã©tais venu voir Religious Knives [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Plusieurs choses : Trois enfants autistes en pleine sÃ©ance d&#8217;amateur circle jerk, Forbidden Planet sans les images, le crypto-judaÃ¯sme portugais et Sammy de Scooby Doo gone new age. Le mec de la distro me parlait de musique coloniale portugaise, quelque part y&#8217;aurait pas besoin d&#8217;en dire beaucoup plus.</h2>
<p>Ã€ la base j&#8217;Ã©tais venu voir Religious Knives mais Ã§a me faisait chier d&#8217;utiliser mon vÃ©lo pour rentrer. Sommet de soirÃ©e du coup refoulÃ© aux alentours de 22h30.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Gala Drop" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/09/gala-ban.jpg" ><img class="size-full wp-image-2672 alignright" style="border: 5px solid black;" title="Gala Drop" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/09/gala-ban.jpg" alt="" width="360" height="192" /></a><span class="img-legende">Gala Drop</span></span></p>
<p>1437 : DÃ©but du siÃ¨ge de Tanger. L&#8217;expÃ©dition dirigÃ© par l&#8217;infant de Portugal Henri tourne au dÃ©sastre. Une partie du corps expÃ©ditionnaire est fait prisonnier et l&#8217;infant Ferdinand est gardÃ© en otage jusqu&#8217;Ã  l&#8217;Ã©ventuelle restitution de Ceuta. Corps expÃ©ditionnaire : Gala Drop.</p>
<p>1488 : Bartolomeu Dias double le cap Tormentoso (qui sera rebaptisÃ© cap de Bonne-EspÃ©rance pour ne pas effrayer les explorateurs). Il touche terre le 3 fÃ©vrier, puis reconnaÃ®t les cÃ´tes du Mozambique et atteint la rÃ©gion de l&#8217;actuel Port Elizabeth, la baia dos Vaqueiros, ainsi appelÃ©e parce que les Noirs y Ã©lÃ¨vent des bovins. Mandater des corps expÃ©ditionnaires, explorer les limites du monde connu et garder Ã  l&#8217;esprit que la meilleure dÃ©finition de la derniÃ¨re terre peut Ãªtre qu&#8217;on y Ã©lÃ¨ve des vaches.</p>
<p>On pense au cap Ash Ra Tempel, Ã  la musique concrÃ¨te devenant Ã©lectronique avec la traversÃ©e de l&#8217;ocÃ©an Atlantique, Ã  la monotonie des cÃ´tes Ã©trangÃ¨res, batterie, synthÃ©tiseurs, machines â€”noiseâ€”, au sexe exotique dÃ©sincarnÃ© avec Tortoise (TNT) et Ã  l&#8217;hÃ©roÃ¯sme au large des groupes de Pan European qui sont devenus tes amis l&#8217;an dernier. Dans une grotte, Ã  l&#8217;endroit oÃ¹ se dessine au loin une cote inconnu, en Afrique, loin, tellement partout que nulle part.</p>
<p>A ECOUTER : &#8220;Ital&#8221;</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/galadrop" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/galadrop</strong></a></p>
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Ã€ la base jÃ©tais venu voir Religious Knives mais Ã§a me faisait chier dutiliser mon vÃ©lo pour rentrer. Sommet de soirÃ©e du coup refoulÃ© aux alentours de 22h30.
Gala Drop
1437 : DÃ©but du siÃ¨ge de Tanger. LexpÃ©dition dirigÃ© par linfant de Portugal Henri tourne au dÃ©sastre. Une partie du corps expÃ©ditionnaire est fait prisonnier et linfant Ferdinand est gardÃ© en otage jusquÃ  lÃ©ventuelle restitution de Ceuta. Corps expÃ©ditionnaire : Gala Drop.
1488 : Bartolomeu Dias double le cap Tormentoso (qui sera rebaptisÃ© cap de Bonne-EspÃ©rance pour ne pas effrayer les explorateurs). Il touche terre le 3 fÃ©vrier, puis reconnaÃ®t les cÃ´tes du Mozambique et atteint la rÃ©gion de lactuel Port Elizabeth, la baia dos Vaqueiros, ainsi appelÃ©e parce que les Noirs y Ã©lÃ¨vent des bovins. Mandater des corps expÃ©ditionnaires, explorer les limites du monde connu et garder Ã  lesprit que la meilleure dÃ©finition de la derniÃ¨re terre peut Ãªtre quon y Ã©lÃ¨ve des vaches.
On pense au cap Ash Ra Tempel, Ã  la musique concrÃ¨te devenant Ã©lectronique avec la traversÃ©e de locÃ©an Atlantique, Ã  la monotonie des cÃ´tes Ã©trangÃ¨res, batterie, synthÃ©tiseurs, machines â€”noiseâ€”, au sexe exotique dÃ©sincarnÃ© avec Tortoise (TNT) et Ã  lhÃ©roÃ¯sme au large des groupes de Pan European qui sont devenus tes amis lan dernier. Dans une grotte, Ã  lendroit oÃ¹ se dessine au loin une cote inconnu, en Afrique, loin, tellement partout que nulle part.
A ECOUTER : Ital
http://www.myspace.com/galadrop</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Plusieurs choses : Trois enfants autistes en pleine sÃ©ance damateur circle jerk, Forbidden Planet sans les images, le crypto-judaÃ¯sme portugais et Sammy de Scooby Doo gone new age. Le mec de la distro me parlait de musique coloniale [...]</itunes:subtitle>
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		<title>SMILE  Love, wisdom &#038; rockâ€™nâ€™roll</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 22:15:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Fesson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la vie il y a deux types de personnes : ceux qui aiment tout Radiohead et ceux qui se contentent de sa triplette Pablo Honey / The Bends / Ok Computer. Les 5 lillois de Smile sont de ceux-lÃ . Quand arrivent Kid A, ils disentÂ : Â«Â Stop, trop intelloÂ pour nous Â». Faut pas leur en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Dans la vie il y a deux types de personnes : ceux qui aiment tout Radiohead et ceux qui se contentent de sa triplette <em>Pablo Honey / The Bends / Ok Computer</em>. Les 5 lillois de Smile sont de ceux-lÃ . Quand arrivent <em>Kid A</em>, ils disentÂ : Â«Â Stop, trop intelloÂ pour nous Â». Faut pas leur en vouloir, leur truc Ã  eux câ€™est plutÃ´t Oasis.</h2>
<p>Et sâ€™il y en a un qui est loin de leur en vouloir, câ€™est bien moi. Tout fan de Radiohead que je suis, jâ€™adore Smile parce quâ€™avant de convoler avec <em>Ok Computer</em> jâ€™ai sÃ©rieusement flirtÃ© avec la britpop. Pulp, Suede, Ã§a vous dit quelque choseÂ ? Et bien voilÃ , moi j&#8217;Ã©tais de ceux-lÃ . Ni Blur ni Oasis mais totalement dans le versant lyrique du mouvement. Durant la premiÃ¨re moitiÃ© des annÃ©es 90 ces deux groupes ont pondu quelques albums carrÃ©s et flamboyants qui sâ€™Ã©coutaient du dÃ©but Ã  la fin. Si je me suis aperÃ§u aprÃ¨s coup quâ€™Oasis en avait un â€“ je vous laisse deviner lequel â€“ je nâ€™ai jamais trouvÃ© lâ€™Ã©quivalent chez Blur.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Smile" rel="lightbox[post]" href="http://a779.ac-images.myspacecdn.com/images01/85/l_29fed1c5d1289c16a98c997d2c37e93a.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/a779.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="alignright" title="Smile" src="http://a779.ac-images.myspacecdn.com/images01/85/l_29fed1c5d1289c16a98c997d2c37e93a.jpg" alt="" width="360" height="270" /></a><span class="img-legende">Smile</span></span>Bref, tout Ã§a pour dire que le jour oÃ¹ Smile mâ€™a proposÃ© de mâ€™envoyer son premier album, jâ€™ai ouvert grand les bras. Jâ€™avais dÃ©jÃ  jetÃ© une oreille Ã  leurs 11 titres sur Myspace et jâ€™y avais trouvÃ© mon compte mais ce nâ€™Ã©tait rien face au plaisir (en voie de disparition) de recevoir un disque, un vrai, avec son boÃ®tier, sa pochette, son beau papier qui sent. Comme quoi ces mecs font les choses Ã  lâ€™ancienne. Et pas Ã  moitiÃ©. A lâ€™intÃ©rieur de tout Ã§a il y avait mÃªme une note dâ€™intention rÃ©digÃ©e par leurs soins. Un truc bien mÃ©galomane qui disait â€“ excusez-moi jâ€™ai la flemme de traduireÂ : Â«Â If a band had the right to assert the heritage of anglo saxon rock, it would be Smile. The reasonÂ ? Songs, Fucking songs. Verse, Chrous, Bridge, Solo and thatâ€™s it. Smille doesnâ€™t want to hide behind a lousy experimental stuff. Smileâ€™s songs canâ€™t lie. Weâ€™re talking â€˜bout music. Not â€˜bout litterature.Â Â»</p>
<p>Et les salauds, ils ne mentent pas. Â«Â I wanna be a star / Nothing to pretend / I just wanna bring fire in your headÂ Â» Vous conviendrez avec que moi que ce nâ€™est pas hautement philosophique, mais le morceau,<em> I wanna be a star</em>, est Ã  dÃ©corner les boeufs. Du pur rock oÃ¹ le chanteur crÃ¢ne, oÃ¹ le batteur tabasse, oÃ¹ le gratteux ferraille. DÃ¨s que tu poses la galette, tout est dit, pliÃ© en 3 minutes. La derniÃ¨re fois que jâ€™ai ressenti Ã§a câ€™Ã©tait en Ã©coutant Talia, un autre groupe rock franÃ§ais mÃ©connu. Et des chansons comme Ã§a, le premier album de Smile, <em>Cafe on the left bank</em>, en compte 11. Dont quelques dÃ©licieuses virÃ©es psychÃ©s millÃ©simÃ©es Beatles post <em>Rubber Soul</em>. Et une ballade pour finir. Franchement, que demande le peupleÂ ? Â«Â Love, Wisdom & Rockâ€™nâ€™RollÂ Â».</p>
<p>A Ã©couter : &#8220;Hot stuff&#8221;<br />
</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/smiletheband" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/smiletheband</strong></a></p>
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	<itunes:summary>Dans la vie il y a deux types de personnes : ceux qui aiment tout Radiohead et ceux qui se contentent de sa triplette Pablo Honey / The Bends / Ok Computer. Les 5 lillois de Smile sont de ceux-lÃ . Quand arrivent Kid A, ils disentÂ : Â«Â Stop, trop intelloÂ pour nous Â». Faut pas leur en vouloir, leur truc Ã  eux câ€™est plutÃ´t Oasis.
Et sâ€™il y en a un qui est loin de leur en vouloir, câ€™est bien moi. Tout fan de Radiohead que je suis, jâ€™adore Smile parce quâ€™avant de convoler avec Ok Computer jâ€™ai sÃ©rieusement flirtÃ© avec la britpop. Pulp, Suede, Ã§a vous dit quelque choseÂ ? Et bien voilÃ , moi jÃ©tais de ceux-lÃ . Ni Blur ni Oasis mais totalement dans le versant lyrique du mouvement. Durant la premiÃ¨re moitiÃ© des annÃ©es 90 ces deux groupes ont pondu quelques albums carrÃ©s et flamboyants qui sâ€™Ã©coutaient du dÃ©but Ã  la fin. Si je me suis aperÃ§u aprÃ¨s coup quâ€™Oasis en avait un â€“ je vous laisse deviner lequel â€“ je nâ€™ai jamais trouvÃ© lâ€™Ã©quivalent chez Blur.
SmileBref, tout Ã§a pour dire que le jour oÃ¹ Smile mâ€™a proposÃ© de mâ€™envoyer son premier album, jâ€™ai ouvert grand les bras. Jâ€™avais dÃ©jÃ  jetÃ© une oreille Ã  leurs 11 titres sur Myspace et jâ€™y avais trouvÃ© mon compte mais ce nâ€™Ã©tait rien face au plaisir (en voie de disparition) de recevoir un disque, un vrai, avec son boÃ®tier, sa pochette, son beau papier qui sent. Comme quoi ces mecs font les choses Ã  lâ€™ancienne. Et pas Ã  moitiÃ©. A lâ€™intÃ©rieur de tout Ã§a il y avait mÃªme une note dâ€™intention rÃ©digÃ©e par leurs soins. Un truc bien mÃ©galomane qui disait â€“ excusez-moi jâ€™ai la flemme de traduireÂ : Â«Â If a band had the right to assert the heritage of anglo saxon rock, it would be Smile. The reasonÂ ? Songs, Fucking songs. Verse, Chrous, Bridge, Solo and thatâ€™s it. Smille doesnâ€™t want to hide behind a lousy experimental stuff. Smileâ€™s songs canâ€™t lie. Weâ€™re talking â€˜bout music. Not â€˜bout litterature.Â Â»
Et les salauds, ils ne mentent pas. Â«Â I wanna be a star / Nothing to pretend / I just wanna bring fire in your headÂ Â» Vous conviendrez avec que moi que ce nâ€™est pas hautement philosophique, mais le morceau, I wanna be a star, est Ã  dÃ©corner les boeufs. Du pur rock oÃ¹ le chanteur crÃ¢ne, oÃ¹ le batteur tabasse, oÃ¹ le gratteux ferraille. DÃ¨s que tu poses la galette, tout est dit, pliÃ© en 3 minutes. La derniÃ¨re fois que jâ€™ai ressenti Ã§a câ€™Ã©tait en Ã©coutant Talia, un autre groupe rock franÃ§ais mÃ©connu. Et des chansons comme Ã§a, le premier album de Smile, Cafe on the left bank, en compte 11. Dont quelques dÃ©licieuses virÃ©es psychÃ©s millÃ©simÃ©es Beatles post Rubber Soul. Et une ballade pour finir. Franchement, que demande le peupleÂ ? Â«Â Love, Wisdom & Rockâ€™nâ€™RollÂ Â».
A Ã©couter : Hot stuff

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<itunes:subtitle>Dans la vie il y a deux types de personnes : ceux qui aiment tout Radiohead et ceux qui se contentent de sa triplette Pablo Honey / The Bends / Ok Computer. Les 5 lillois de Smile sont de ceux-lÃ . Quand arrivent Kid A, ils disentÂ : Â«Â Stop, trop [...]</itunes:subtitle>
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		<title>BINOCULARS  Starbism</title>
		<link>http://www.gonzai.com/binoculars/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 22:15:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[DÃ©dier sa vie Ã  l&#8217;oeuvre post-mortem des groupes dÃ©funts, tel semble Ãªtre devenu le leitmotiv des moins de vingt ans. Pendant que certains partent en vacances avec l&#8217;intÃ©gral du Floyd ou Blue Cheer, une autre partie de la population travaille. La France d&#8217;en bas, celle des caves, qui usinent sec pour sa propre rÃ©ussite. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>DÃ©dier sa vie Ã  l&#8217;oeuvre post-mortem des groupes dÃ©funts, tel semble Ãªtre devenu le leitmotiv des moins de vingt ans. Pendant que certains partent en vacances avec l&#8217;intÃ©gral du Floyd ou Blue Cheer, une autre partie de la population travaille. La France d&#8217;en bas, celle des caves, qui usinent sec pour sa propre rÃ©ussite. La vÃ©ritable question, finalement, n&#8217;est plus d&#8217;Ãªtre de gauche ou de droite, encore moins d&#8217;Ãªtre rÃ©tro ou moderne. La vraie question, la seule: Vivre le prÃ©sent, est-ce encore une utopie?</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="Binoculars" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/09/l_ea19dc67b5adf3df4b84206a2dc8148e.jpg" ><img class="alignright siz