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	<title>GonzaÃ¯</title>
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	<description>Seul le dÃ©tail compte</description>
	<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 17:00:04 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
	<itunes:summary>GonzaÃ¯ est une entitÃ© littÃ©raire tournÃ©e vers le gonzo. Un parti-pris rÃ©dactionnel toujours motivÃ© par la subjectivitÃ© objective. De lâ€™Ã©motion aussi.  GonzaÃ¯ câ€™est un autre regard sur Paris et ses crÃ©ations un strabisme artistique. GonzaÃ¯ câ€™est lâ€™art de connaitre beaucoup sur peu de choses,  le rock la pop lâ€™art et les mouvements. Car dans un monde globalisant et rÃ©ducteur seul le dÃ©tail compte.</itunes:summary>
	<itunes:subtitle>Seul le dÃ©tail compte</itunes:subtitle>
	<itunes:author>GonzaÃ¯</itunes:author>
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		<itunes:name>Bester Langs</itunes:name>
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		<title>Test podcast</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 10:18:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[TEST PODCAST]]></category>

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		<title>MOON PALLAS  Space Travels 2.0</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Aug 2008 22:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hilaire Picault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Janvier 2034. J&#8217;ai chaud. Pourtant je traÃ®ne dans neo-ChÃ¢telet en simple t-shirt. Vivement qu&#8217;ils rÃ©parent le skyshield du mÃ©troplexe.
Pour me changer la tÃªte, je passe les doigts sur mon crÃ¢ne, fouillant mes cheveux Ã  la recherche du port BTL, et j&#8217;y insÃ¨re la puce MoonPallas. On m&#8217;en a dit du bien.
banniereJe n&#8217;attends pas une dizaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Janvier 2034. J&#8217;ai chaud. Pourtant je traÃ®ne dans neo-ChÃ¢telet en simple t-shirt. Vivement qu&#8217;ils rÃ©parent le skyshield du mÃ©troplexe.</h2>
<h3>Pour me changer la tÃªte, je passe les doigts sur mon crÃ¢ne, fouillant mes cheveux Ã  la recherche du port BTL, et j&#8217;y insÃ¨re la puce MoonPallas. On m&#8217;en a dit du bien.</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="banniere" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/banniere.png" ><img class="alignleft size-full wp-image-1880" title="banniere" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/banniere.png" alt="" width="303" height="277" /></a><span class="img-legende">banniere</span></span>Je n&#8217;attends pas une dizaine de secondes et dÃ©jÃ  Johnny Bootleg rÃ©pand ses basses dans ma junkhead. GÃ©nial cette petite guitare qui picote mon Ã©pine dorsale. Je crois que cela contrÃ´le mes jambes ; rapidement, je me mets Ã  faire des pas ridicules sur le synthÃ©plancher de mon studio.</p>
<p>Ouais Ã§a monte, putain ouais, je me suis pas fait gruger. La lente montÃ©e Ã©lectrique. Oh ces claviers volÃ©s Ã  Tortoise, ce pianotage Ã  Manzarek, j&#8217;entends quasiment l&#8217;acid rain qui tombe sur le dÃ´me, dehors.<br id="qk2o3" />Et puis plus rien. Le prompt annonce <em>Collapse</em>.</p>
<p>Merde, Ã§a a buggÃ© ? Ã‡a rame et Ã§a crÃ©pite. C&#8217;est quoi ce bruit ? Pourquoi Ã§a crÃ©pite ! Merde, merdejemesuisfaitavoir, putainjemefaistoujoursavoirmerde !<br />
<br id="qk2o5" />L&#8217;afficheur rÃ©tinien annonce <em>Junky Childhood</em> et ma tÃªte rÃ©sonne d&#8217;un bruit de tÃ©lÃ© Ã  5 heure du mat&#8217;. <br id="qk2o6" />Alors seulement, les drogues attaquent vraiment. Les ions explosent dans le rÃ©seau, les Ã©lectrons se dÃ©multiplient comme projetÃ©s sur une boule Ã  facettes, un charleston crie pour couvrir la voix de Robert Smith. Des phonies Ã  l&#8217;infini, des alarmes. Vacarme des statiques. Orgasmique flip. Des nÃ©ons bleutÃ©s s&#8217;allument un par un dans le hangar de mon cerveau. Et tous les ordinateurs du monde commencent la rÃ©volution ce soir. <br id="qk2o9" /></p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;Je m&#8217;Ã©vanouis. Ou m&#8217;Ã©veille ? Le trip ou la descente ?&#8221;</span></h1>
<p><span class="img-droite"><a title="Moon Pallas fleche d'or" rel="lightbox[post]" href="http://a136.ac-images.myspacecdn.com/images01/79/l_ee766dada952ae93e9ecdfe7ad55705f.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/a136.ac-images.myspacecdn.com');"><img class="alignright" src="http://a136.ac-images.myspacecdn.com/images01/79/l_ee766dada952ae93e9ecdfe7ad55705f.jpg" alt="Moon Pallas fleche d\'or" width="447" height="297" /></a><span class="img-legende">Moon Pallas fleche d'or</span></span>Je me vois. Je me regarde. Enveloppe de verre iridescente. J&#8217;appelle Ã  l&#8217;aide. S.O.S. Touche F1. Voix d&#8217;ange.<br />
Soudain tout disparaÃ®t. Il me semble que je flotte dans un liquide tiÃ¨de. Un bÃ©bÃ© gazouille au loin. Ã‡a sent la cachaÃ§a et un rythme lascif (Cha Cha Cha ?) me secoue l&#8217;intÃ©rieur des reins. Hallu&#8217; ou redondance cyclique ?<br id="qk2o12" />Saturation. Je me noie dans le beat hypnotique et les boucles de sons synthÃ©tiques.  Mes sens me lÃ¢chent. Suis-je allÃ© trop loin ? Scentless and senseless. Je file, Ã©lectron niquÃ©, et la rÃ©alitÃ© virtuelle dÃ©file sous moi. Des kilomÃ¨tres de cÃ¢bles Ã©tincelants. Jardin de diamants et cordes de guitares.</p>
<p>Quelqu&#8217;un envoie des dÃ©charges direct dans mes yeux. Impossible de faire demi-tour, no rewind. Flash.<br id="qk2o14" />C&#8217;est un projo. Un simple projo dans la fumÃ©e.<br id="qk2o15" />RESET.</p>
<p>La FlÃ¨che d&#8217;Or. Juillet 08. <br id="c08k0" />Le canapÃ© rouge me colle au dos et la caÃ¯pirinha aux doigts. Face Ã  moi, Moon Pallas s&#8217;est dÃ©placÃ© Ã  Paris pour envoyer ce qui s&#8217;avÃ¨re Ãªtre la synthÃ©pop de demain. Je soutire le<em> Redefine EP</em> en partant et guette dÃ©jÃ  le LP pour la rentrÃ©e. Oubliez le prochain Cure, Dave Gahan, les projets parallÃ¨les de Chris Corner, et la soupe de Bloc Party et consorts. MÃªme XTRMNTR de Primal Scream est visÃ©.</p>
<p>Target locked. Moon Pallas va redÃ©finir tout cela.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/chachacha.mp3" >Cha cha cha</a></p>
<p><strong><a href="http://www.myspace.com/moonpallas" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/moonpallas</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Janvier 2034. Jai chaud. Pourtant je traÃ®ne dans neo-ChÃ¢telet en simple t-shirt. Vivement quils rÃ©parent le skyshield du mÃ©troplexe.
Pour me changer la tÃªte, je passe les doigts sur mon crÃ¢ne, fouillant mes cheveux Ã  la recherche du port BTL, et jy insÃ¨re la puce MoonPallas. On men a dit du bien.
banniereJe nattends pas une dizaine de secondes et dÃ©jÃ  Johnny Bootleg rÃ©pand ses basses dans ma junkhead. GÃ©nial cette petite guitare qui picote mon Ã©pine dorsale. Je crois que cela contrÃ´le mes jambes ; rapidement, je me mets Ã  faire des pas ridicules sur le synthÃ©plancher de mon studio.
Ouais Ã§a monte, putain ouais, je me suis pas fait gruger. La lente montÃ©e Ã©lectrique. Oh ces claviers volÃ©s Ã  Tortoise, ce pianotage Ã  Manzarek, jentends quasiment lacid rain qui tombe sur le dÃ´me, dehors.Et puis plus rien. Le prompt annonce Collapse.
Merde, Ã§a a buggÃ© ? Ã‡a rame et Ã§a crÃ©pite. Cest quoi ce bruit ? Pourquoi Ã§a crÃ©pite ! Merde, merdejemesuisfaitavoir, putainjemefaistoujoursavoirmerde !
Lafficheur rÃ©tinien annonce Junky Childhood et ma tÃªte rÃ©sonne dun bruit de tÃ©lÃ© Ã  5 heure du mat. Alors seulement, les drogues attaquent vraiment. Les ions explosent dans le rÃ©seau, les Ã©lectrons se dÃ©multiplient comme projetÃ©s sur une boule Ã  facettes, un charleston crie pour couvrir la voix de Robert Smith. Des phonies Ã  linfini, des alarmes. Vacarme des statiques. Orgasmique flip. Des nÃ©ons bleutÃ©s sallument un par un dans le hangar de mon cerveau. Et tous les ordinateurs du monde commencent la rÃ©volution ce soir. 
Je mÃ©vanouis. Ou mÃ©veille ? Le trip ou la descente ?
Moon Pallas fleche d'orJe me vois. Je me regarde. Enveloppe de verre iridescente. Jappelle Ã  laide. S.O.S. Touche F1. Voix dange.
Soudain tout disparaÃ®t. Il me semble que je flotte dans un liquide tiÃ¨de. Un bÃ©bÃ© gazouille au loin. Ã‡a sent la cachaÃ§a et un rythme lascif (Cha Cha Cha ?) me secoue lintÃ©rieur des reins. Hallu ou redondance cyclique ?Saturation. Je me noie dans le beat hypnotique et les boucles de sons synthÃ©tiques.  Mes sens me lÃ¢chent. Suis-je allÃ© trop loin ? Scentless and senseless. Je file, Ã©lectron niquÃ©, et la rÃ©alitÃ© virtuelle dÃ©file sous moi. Des kilomÃ¨tres de cÃ¢bles Ã©tincelants. Jardin de diamants et cordes de guitares.
Quelquun envoie des dÃ©charges direct dans mes yeux. Impossible de faire demi-tour, no rewind. Flash.Cest un projo. Un simple projo dans la fumÃ©e.RESET.
La FlÃ¨che dOr. Juillet 08. Le canapÃ© rouge me colle au dos et la caÃ¯pirinha aux doigts. Face Ã  moi, Moon Pallas sest dÃ©placÃ© Ã  Paris pour envoyer ce qui savÃ¨re Ãªtre la synthÃ©pop de demain. Je soutire le Redefine EP en partant et guette dÃ©jÃ  le LP pour la rentrÃ©e. Oubliez le prochain Cure, Dave Gahan, les projets parallÃ¨les de Chris Corner, et la soupe de Bloc Party et consorts. MÃªme XTRMNTR de Primal Scream est visÃ©.
Target locked. Moon Pallas va redÃ©finir tout cela.
Cha cha cha
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<itunes:subtitle>Janvier 2034. Jai chaud. Pourtant je traÃ®ne dans neo-ChÃ¢telet en simple t-shirt. Vivement quils rÃ©parent le skyshield du mÃ©troplexe.
Pour me changer la tÃªte, je passe les doigts sur mon crÃ¢ne, fouillant mes cheveux Ã  la [...]</itunes:subtitle>
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		<item>
		<title>CATHERINE RIBEIRO  La traversÃ©e du dÃ©sir</title>
		<link>http://www.gonzai.com/catherine-ribeiro-%e2%80%93-la-traversee-du-desir/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Aug 2008 22:15:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourdâ€™hui jâ€™ai rendez-vous avec Catherine Ribeiro. Câ€™est un dimanche de novembre, le ciel est gris et mes mains crispÃ©es restent terriblement froides. Câ€™est un rendez-vous tÃ©lÃ©phonique (rÃ©alisÃ© en novembre 2007, Ã  l&#8217;approche du retour au Bataclan, NDR)
Mais câ€™est surtout une rencontre oÃ¹ seuls quelques dÃ©tails, CATHERINE RIBEIRO marquÃ©s sur lâ€™Ã©cran de mon portable par exemple, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Aujourdâ€™hui jâ€™ai rendez-vous avec Catherine Ribeiro. Câ€™est un dimanche de novembre, le ciel est gris et mes mains crispÃ©es restent terriblement froides. Câ€™est un rendez-vous tÃ©lÃ©phonique (rÃ©alisÃ© en novembre 2007, Ã  l&#8217;approche du retour au Bataclan, NDR)</h2>
<h3>Mais câ€™est surtout une rencontre oÃ¹ seuls quelques dÃ©tails, CATHERINE RIBEIRO marquÃ©s sur lâ€™Ã©cran de mon portable par exemple, me permettent de croire Ã  la rÃ©alitÃ© de cet entretien. Et puis cette voix, Ã  lâ€™autre bout du fil, qui hypnotise. Une rÃ©sonance qui nâ€™a rien perdu de sa superbe. Encore moins de sa clairvoyance. Une voix dans la nuit, diraient les plus cyniques.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Ribeiro par Juul" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1905" title="Ribeiro par Juul" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro.jpg" alt="" width="433" height="433" /></a><span class="img-legende">Ribeiro par Juul</span></span>La grand prÃªtresse franÃ§aise (Elle dÃ©teste ce qualificatif) est de retour pour rejouer avec son lÃ©gendaire groupe Alpes ce rÃ©pertoire quâ€™est le sien. Une beautÃ© dâ€™avant-gardisme qui Ã  lâ€™aube des 70â€™ se dÃ©tacha littÃ©ralement du sol (et donc de la scÃ¨ne franÃ§aise), fusion de lâ€™expÃ©rimentale dâ€™alors (Can, King Crimson, la scÃ¨ne progâ€™ anglo-saxonne, Triangle ou Magma en France) et fulgurance de textes poÃ©tiques prÃ©curseurs ayant autant Ã  voir avec LÃ©o FerrÃ© que Gainsbourg ou GÃ©rard de Nerval. <em>Too much too soon</em> auraient dit les New York Dolls. Las.  La dame ne sera pas entendue et les nouvelles gÃ©nÃ©rations nâ€™auront pas lâ€™occasion de connaÃ®tre ce monolithe de beautÃ© quâ€™est <em>Paix</em>. Un vinyle avec seulement 4 titres mais une profondeur infinie et lâ€™oratorio rock en ligne de mire.</p>
<p>Câ€™est cela lâ€™exception culturelle franÃ§aise. 24 albums studios, la moitiÃ© de chefs-dâ€™Å“uvre et pas une seule rÃ©Ã©dition digne de ce nom par le directeur de son catalogue, Pascal NÃ¨gre. Les bandes auraient Ã©tÃ©, selon Romain Turzi, perdues dans un studio de St Ouen, dÃ©truites par le froid. De quoi rajouter au mythe.</p>
<p>Cette grande dame, dont Turzi, justement, et une autre poignÃ©e de jeunes groupes se revendiquent, mourra un jour et seules resteront une poignÃ©e de chansons qui auront changÃ© ma vie. En attendant cette heure, Catherine Ribeiro parle dans son combinÃ© tÃ©lÃ©phonique, et le sens des mots devient subitement tout autre.</p>
<h3>Bonjour Catherine. Comment allez-vous ?</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Ribeiro Alpes #1" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro-3.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-1913" title="Ribeiro Alpes #1" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro-3.jpg" alt="" width="294" height="409" /></a><span class="img-legende">Ribeiro Alpes #1</span></span>Extinction de voix, toux. Alors que paradoxalement je nâ€™ai pas Ã©tÃ© malade depuis plusieurs annÃ©es. Ce nâ€™est pas le fait du concert qui approche.</p>
<h3>Grand prix de lâ€™acadÃ©mie Charles Cros en 78 pour Le blues de Piaf, parution de La dÃ©boussole, re-prix de lâ€™acadÃ©mie Charles Cros et puisâ€¦..Jâ€™ai lâ€™impression quâ€™une traversÃ©e du dÃ©sert sâ€™effectue Ã  partir des annÃ©es 80. Les nouvelles gÃ©nÃ©rations ne connaissent pas Catherine Ribeiro.</h3>
<p>Je nâ€™ai pas eu de traversÃ©e du dÃ©sert, une traversÃ©e du dÃ©sert câ€™est lorsquâ€™un artiste ne travaille plus. Jâ€™aurais pu Ãªtre une femme trÃ¨s riche, voire une artiste trÃ¨s riche. On mâ€™en veut aussi pour Ã§a.  Quelques Â« personnalitÃ©s Â» du showbiz mâ€™en veulent, face Ã  ma carriÃ¨re que je trouve exemplaire. Jâ€™ai toujours fait ce que je voulais faire. Sans concession.</p>
<h3>Je parle de traversÃ©e du dÃ©sert au niveau mÃ©diatique.</h3>
<p>Ah bah oui mais je nâ€™ai pas jouÃ© le jeu. A lâ€™origine ce nâ€™est pas moi qui ai voulu me marginaliser. Sous ValÃ©ry Giscard dâ€™Estaing il rÃ©gnait une censure terrible. Jâ€™Ã©tais la seule artiste Ã  avoir sur mes disques la mention Â« Les textes de ces chansons nâ€™engagent que leurs auteurs Â». Gainsbourg lâ€™a eu aussi sur <em>Melody Nelson</em> mais lÃ  jâ€™ai pas compris. MÃªme si <em>Melody Nelson</em> reste un pur chef dâ€™Å“uvre. Et puis Ã  lâ€™Ã©poque il nâ€™y avait que 3 stations de radio, 4 en comptant RMC. Bon on comptait pas</p>
<h3>Je repense aux paroles de <em>Un jourâ€¦ La mort</em> (Â«Les riches sâ€™Ã©clataient devant les classes laborieuses/Partout ce nâ€™Ã©tait que tumulte et cris de guerre / Les Ã©coles maternelles sautaient Ã  la dynamite/ Seuls restaient debout les ElysÃ©es, les maisons blanches, les KremlinsÂ»), Ã©galement Ã  la fÃªte de lâ€™Huma en 1973 Ã  laquelle vous participez, est-ce quâ€™on peut parler dâ€™engagement politique en ce qui concerne votre Å“uvre ?</h3>
<p>Un artiste nâ€™est pas engagÃ© parce quâ€™il passe Ã  la fÃªte de lâ€™Humaâ€¦.Mais jâ€™Ã©tais et je reste une femme engagÃ©e. Jâ€™ai des convictions et personne ne me les enlÃ¨vera. Je suis une femme de gauche.</p>
<h3>Mais avec le temps qui passe, les annÃ©es, Ãªtes-vous devenue aquaboniste, lâ€™engagement est-il toujours intact ?</h3>
<p>Quâ€™est ce que jâ€™ai vu ? Que le capitalisme sâ€™est toujours trÃ¨s bien portÃ© et quâ€™il se porte aujourdâ€™hui encore mieux quâ€™hier. Je suis une post-soixante huitarde, nous avons voulu changer les pensÃ©es, faire changer les choses. Moi jâ€™ai pris la parole en chantant. Mais il y a des textes beaucoup plus percutants que ceux de<em> Paix</em>. Dâ€™ailleurs je me suis dit, en choisissant les titres du concert Ã  venir, je regardais le texte de <em>Paix</em> en voulant le corriger et au final il est restÃ© intact tiens ! Le texte nâ€™a pas vieilli, jâ€™ai juste rajoutÃ© un ou deux vers. Je parlais dâ€™Ã©cologie Ã  un moment oÃ¹ personne nâ€™en parlait, je chantais Â«Dans 20 ans il nâ€™y aura plus de fraises Â« (<em>Le rat dÃ©bile et lâ€™homme des champs</em>, 1974), force est de constater quâ€™il y en a encore mais quâ€™elle nâ€™ont plus de goÃ»t ! (Rires)</p>
<h3>Au moment de lâ€™Ã©criture de ces paroles, et mÃªme musicalement, vous Ãªtes prise par une vision ? La musique dâ€™Alpes est totalement novatrice, enfonce toute la concurrenceâ€¦.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Paix de Ribeiro/Alpes" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro-2.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1912" title="Paix de Ribeiro/Alpes" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro-2.jpg" alt="" width="299" height="416" /></a><span class="img-legende">Paix de Ribeiro/Alpes</span></span>Oui totalement. Au fond ce qui nous a gÃªnÃ© câ€™est dâ€™Ãªtre FranÃ§ais. Nous aurions Ã©tÃ© Anglais ou AmÃ©ricains on Ã©tait propulsÃ© dans le monde entier.</p>
<h3>Vous vous rendez compte Ã  lâ€™Ã©poque de ce carcan franÃ§ais oÃ¹ finalement rien ne se passe ?</h3>
<p>Oui un peu. Mais avec dÃ©rision. A la grande Ã©poque de Ribeiro+Alpes on remplit toutes les salles et donc les choses paraissent moins graves. Et notre public, câ€™est un public de pas cons hein ! (Rires).</p>
<h3>Vous commencez votre carriÃ¨re en tant que comÃ©dienne avec Godard (<em>Les carabiniers, </em>1963), puis soudain il y a le basculement musical Ã  la fin des annÃ©es 60. Quand a commencÃ© votre passion de lâ€™Ã©criture ? Au moment de la rencontre avec Patrice Moullet (Fondateur du groupe Alpes, NDLR) ?</h3>
<p>Je suis tombÃ©e dans la poÃ©sie vers 7-8 ans, commencÃ© Ã  Ã©crire vers 9 ans. Vers 17-18 ans je suis allÃ©e seule vers la philosophie. Les textes me viennent, me venaient, machinalement, de maniÃ¨re instinctive. Ca jaillit. Mais tous mes textes se finissent par une note dâ€™espoir. <em>Un jourâ€¦ la mort</em> dÃ©crit la mort sous les traits dâ€™une femme trÃ¨s attirante, comme une sÃ©ductrice. Ca se termine par Â« Redonnez-moi la vie, la mort/ Et je vous ferai un enfant Â». Câ€™est fort quand mÃªme.</p>
<h3>Je vois presque un pont naturel avec Nico quiâ€¦</h3>
<p>Nico je lâ€™ai rencontrÃ© une fois, au Bataclan tiens, et moi je me suis emmerdÃ©e. Une femme dâ€™une grande beautÃ©, seule derriÃ¨re son harmonium&#8230; et moi je ne comprenais rien de ce quâ€™elle chantait.</p>
<h3>Mais le cÃ´tÃ© prÃªtresseâ€¦.. Câ€™est en cela que je voyais une similitude, de par la thÃ©Ã¢tralitÃ©.</h3>
<p>Ah oui je vois. Les journalistes ont souvent eu lâ€™habitude de titrer La diva ou La prÃªtresse en parlant de moi. En ce qui me concerne jâ€™ai abordÃ© tous les thÃ¨mes de la vie, lâ€™homosexualitÃ©, notamment sur <em>Silen voy Kathy</em>. Silen pour silence, voy pour voyages, Kathy, le prÃ©nom dâ€™une femme de la famille Guggenheim. Un chant dâ€™amour trÃ¨s doux. Bref. Jâ€™Ã©tais obligÃ© pour provoquer les journalistes de leur demander sâ€™ils ne trouvaient pas ce nom de chanson Ã©trange. Et puis jâ€™ai quand mÃªme donnÃ© deux galas pour les homosexuels Ã  une Ã©poque oÃ¹ faire son coming-out Ã©tait trÃ¨s dangereux. On pouvait se faire virer pour ca.<br />
<em><br />
Catherine Ribeiro parle des raisons de son retour sur scÃ¨ne, de la chanson franÃ§aise actuelle, du rap, de la censureâ€¦..</em> <a title="Ribeiro part1.mp3" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2007/03/Ribeiro%20part1.mp3" >Ribeiro part1.mp3</a></p>
<h3>La set-list du concert au Bataclan est-elle dÃ©jÃ  dÃ©cidÃ©e ?</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Ribeiro Alpes #2" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro-4.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-1914" title="Ribeiro Alpes #2" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro-4.jpg" alt="" width="298" height="413" /></a><span class="img-legende">Ribeiro Alpes #2</span></span>Ce sera la mÃªme chose quâ€™Ã  Palaiseau en fÃ©vrier dernier, un disque live gÃ©nial, qui sonne comme un fou, la voix est superbe, mÃªme si elle est un peu en-dessous. Il nâ€™y a mÃªme pas eu un trou de mÃ©moire, pas une seule bavure avec les musiciens. Câ€™est un peu inquiÃ©tant dâ€™ailleurs, Ã§a met une pression ! Le public lui est toujours lÃ , mÃªme Ã  lâ€™Ã©tranger, bien que je me sois faite discrÃ¨te, par la force des choses.</p>
<h3>Jâ€™ai mÃªme entendu que les amÃ©ricains sâ€™arrachaient vos vinyles Ã  prix dâ€™or..</h3>
<p>Oui il paraÃ®t.. Jâ€™ai failli y chanter aussi, enfin bon.</p>
<h3>ArrÃªtons nous deux minutes sur le groupe Alpes et le concert au Bataclan. Patrice Moullet  sera-t-il lÃ  ?</h3>
<p>Non nonâ€¦ Vous savez il nâ€™a jamais Ã©tÃ© un fana de la scÃ¨ne. Lui il est avec ses instruments de musiques gÃ©niaux Ã  la DÃ©fenseâ€¦.</p>
<h3>Quelle est la relation qui vous unit depuis longtemps ? De lâ€™amour ? Une pure collaboration musicale ?</h3>
<p>Mais dites donc vous voulez en savoir beaucoupâ€¦. Cela remonte au tournage des <em>Carabiniers</em>. Il avait 16 ans, moi 21. Patrice et moi câ€™estâ€¦ inaliÃ©nable entre nous. Il nâ€™y a jamais eu de ruptures, depuis 1962. Câ€™est grand.</p>
<h3>Comment se passait la genÃ¨se dâ€™un album de Ribeiro+Alpes ? Vous apportiez les textes et la direction dâ€™album et Patrice la musique ?</h3>
<p>Oui nous avons toujours fonctionnÃ© comme cela, du dÃ©but jusquâ€™Ã  86. Jâ€™arrivais avec mes textes, je lui donnais, et gÃ©nÃ©ralement dans les 48h qui suivaient jâ€™avais une mÃ©lodie par Patrice et je la travaillais Ã  la guitare avec lui. Mais nous rÃ©pÃ©tions beaucoup, Ã©normÃ©ment. Aujourdâ€™hui ce ne serait plus possible, les musiciens veulent Ãªtre payÃ©s dÃ¨s les rÃ©pÃ©titions. Nous avions parfois jusquâ€™Ã  8 mois de rÃ©pÃ©titionsâ€¦</p>
<h3>Vous vous rendez compte Ã  ce moment du dÃ©calage entre votre musique et le panorama dâ€™alors ? Vous et Alpes construisez quelque chose de grand, je ne vois que Polnareff dans un autre genre qui ai autant bousculÃ© les mÅ“ursâ€¦</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Ribeiro concert d'église" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro1.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1915" title="Ribeiro concert d\'Ã©glise" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/ribeiro1.jpg" alt="" width="296" height="413" /></a><span class="img-legende">Ribeiro concert d'église</span></span>Non. Je nâ€™ai jamais eu conscience de cela. Et câ€™est bien dommage pour moi. (Rires). Depuis quelques annÃ©es seulement je comprends lâ€™impact. Je montais sur scÃ¨ne comme le boulanger fait son pain. Je ne me suis pas rendue compte de tout cela. Comment vous direâ€¦. Je vivais de concert en concert. AprÃ¨s câ€™est une certaine philosophie de vie, de sa propre existence, et de lâ€™existence des gens qui vous entourentâ€¦ Il faut le temps pour la rÃ©flexion. Jâ€™ai passÃ© beaucoup de temps dans la rÃ©flexion. Et pour Ã§a personne ne mâ€™a jamais payÃ© ! (Rires)</p>
<p><em>Catherine Ribeiro mâ€™explique en vers sa relation Ã  dieu, le fait quâ€™elle est agnostique en dÃ©clamant en direct son texte Racine.</em><a title="ribeirofoi.mp3" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2007/03/ribeirofoi.mp3" >ribeirofoi.mp3</a></p>
<h3>Vous croyez encore en lâ€™homme ?</h3>
<p>Non, son vol est en suspens. Lorsque je dis Â« Je ne crois pas en dieu Â» (lui je lui ai dit au revoir Ã  16 ans) je dis aussi Â« Parce que je crois en lâ€™homme, et son vol en suspens. Lâ€™Ãªtre humain mâ€™a dÃ©Ã§u mais jâ€™ai Ã©galement dÃ» dÃ©cevoir. Je crois au final que je ne me suis pas assez aimÃ©e. Je suis imprÃ©gnÃ©e de tout ce qui mâ€™est arrivÃ©, le bonheur glisse et seules restent les misÃ¨res du monde.</p>
<h3>Pour continuer sur cette lancÃ©e, je reviens sur le texte dâ€™<em>Un jourâ€¦ La mort</em>. Cette mort lÃ , avez-vous appris Ã  lâ€™apprivoiser, Â«vivre avecÂ» ?</h3>
<p>Ahâ€¦ Elle rode, tous les jours, tout le temps. Avec lâ€™Ã¢ge, le temps qui passe. Câ€™est trop difficile je nâ€™ai pas envie de parler de Ã§a. Je prÃ©fÃ¨re lire. Comme cet auteur amÃ©ricain, Cummings. AprÃ¨sâ€¦ la dÃ©couverte de Dylan dans les 60 a bouleversÃ© mon rapport Ã  la poÃ©sie, son rapport Ã  la musicalitÃ©.</p>
<p><em>Catherine Ribeiro me lit un extrait de La dÃ©boussole, Dis moi qui tu embrasses.</em> <a title="ribeiromort.mp3" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2007/03/ribeiromort.mp3" >ribeiromort.mp3</a></p>
<p>Le tempsâ€¦ vous avez 27 ansâ€¦ Vous ne pouvez pas adhÃ©rer Ã  ma notion du temps. Notre devenir est derriÃ¨re nous, et Ã§a câ€™est insupportable.</p>
<h3>Mais votre avantage sur le commun des mortels, câ€™est que votre Å“uvre restera, sera redÃ©couverte.</h3>
<p>Jâ€™espÃ¨re. Je ne serai plus lÃ  pour le voir. Je serai dans la froideur. Jâ€™aimerais parfois que les jeunes gens se disent Â« merde cette femme lÃ  elle a existÃ©, elle a Ã©crit Ã§a ?! Â». Si la jeunesse dâ€™aujourdâ€™hui pouvait encore tÃ©moigner de cela, avec moiâ€¦. Quand je vois les ponts qui ont Ã©tÃ© fait Ã  Marianne Faithfull, une fille superbe au demeurant, elle nâ€™a eu aucun problÃ¨me Ã  venir faire son petit tour alors que ce nâ€™est pas une chanteuse. Ca me rappelle quelque chose que je disais Ã  lâ€™Ã©poque : Â« Quand je pense que je lutte pour 95% de connards.. Â» (Rires) Mais je rajoutais toujours aprÃ¨s quâ€™en creusant individuellement, chaque personne peut Ãªtre sauvÃ©e, on finit toujours par trouver quelque chose de bon chez lâ€™Homme.</p>
<h3>Cela sâ€™appelle la rÃ©demption finalement, mÃªme pour une non-croyante&#8230;</h3>
<p>Oui tout Ã  fait.</p>
<p>***</p>
<p><strong><a href="http://www.patricemoullet-alpes.com/" target="_blank">http://www.catherine-ribeiro.com/<br />
http://www.patricemoullet-alpes.com/</a></strong></p>
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	<itunes:summary>Aujourdâ€™hui jâ€™ai rendez-vous avec Catherine Ribeiro. Câ€™est un dimanche de novembre, le ciel est gris et mes mains crispÃ©es restent terriblement froides. Câ€™est un rendez-vous tÃ©lÃ©phonique (rÃ©alisÃ© en novembre 2007, Ã  lapproche du retour au Bataclan, NDR)
Mais câ€™est surtout une rencontre oÃ¹ seuls quelques dÃ©tails, CATHERINE RIBEIRO marquÃ©s sur lâ€™Ã©cran de mon portable par exemple, me permettent de croire Ã  la rÃ©alitÃ© de cet entretien. Et puis cette voix, Ã  lâ€™autre bout du fil, qui hypnotise. Une rÃ©sonance qui nâ€™a rien perdu de sa superbe. Encore moins de sa clairvoyance. Une voix dans la nuit, diraient les plus cyniques.
Ribeiro par JuulLa grand prÃªtresse franÃ§aise (Elle dÃ©teste ce qualificatif) est de retour pour rejouer avec son lÃ©gendaire groupe Alpes ce rÃ©pertoire quâ€™est le sien. Une beautÃ© dâ€™avant-gardisme qui Ã  lâ€™aube des 70â€™ se dÃ©tacha littÃ©ralement du sol (et donc de la scÃ¨ne franÃ§aise), fusion de lâ€™expÃ©rimentale dâ€™alors (Can, King Crimson, la scÃ¨ne progâ€™ anglo-saxonne, Triangle ou Magma en France) et fulgurance de textes poÃ©tiques prÃ©curseurs ayant autant Ã  voir avec LÃ©o FerrÃ© que Gainsbourg ou GÃ©rard de Nerval. Too much too soon auraient dit les New York Dolls. Las.  La dame ne sera pas entendue et les nouvelles gÃ©nÃ©rations nâ€™auront pas lâ€™occasion de connaÃ®tre ce monolithe de beautÃ© quâ€™est Paix. Un vinyle avec seulement 4 titres mais une profondeur infinie et lâ€™oratorio rock en ligne de mire.
Câ€™est cela lâ€™exception culturelle franÃ§aise. 24 albums studios, la moitiÃ© de chefs-dâ€™Å“uvre et pas une seule rÃ©Ã©dition digne de ce nom par le directeur de son catalogue, Pascal NÃ¨gre. Les bandes auraient Ã©tÃ©, selon Romain Turzi, perdues dans un studio de St Ouen, dÃ©truites par le froid. De quoi rajouter au mythe.
Cette grande dame, dont Turzi, justement, et une autre poignÃ©e de jeunes groupes se revendiquent, mourra un jour et seules resteront une poignÃ©e de chansons qui auront changÃ© ma vie. En attendant cette heure, Catherine Ribeiro parle dans son combinÃ© tÃ©lÃ©phonique, et le sens des mots devient subitement tout autre.
Bonjour Catherine. Comment allez-vous ?
Ribeiro Alpes #1Extinction de voix, toux. Alors que paradoxalement je nâ€™ai pas Ã©tÃ© malade depuis plusieurs annÃ©es. Ce nâ€™est pas le fait du concert qui approche.
Grand prix de lâ€™acadÃ©mie Charles Cros en 78 pour Le blues de Piaf, parution de La dÃ©boussole, re-prix de lâ€™acadÃ©mie Charles Cros et puisâ€¦..Jâ€™ai lâ€™impression quâ€™une traversÃ©e du dÃ©sert sâ€™effectue Ã  partir des annÃ©es 80. Les nouvelles gÃ©nÃ©rations ne connaissent pas Catherine Ribeiro.
Je nâ€™ai pas eu de traversÃ©e du dÃ©sert, une traversÃ©e du dÃ©sert câ€™est lorsquâ€™un artiste ne travaille plus. Jâ€™aurais pu Ãªtre une femme trÃ¨s riche, voire une artiste trÃ¨s riche. On mâ€™en veut aussi pour Ã§a.  Quelques Â« personnalitÃ©s Â» du showbiz mâ€™en veulent, face Ã  ma carriÃ¨re que je trouve exemplaire. Jâ€™ai toujours fait ce que je voulais faire. Sans concession.
Je parle de traversÃ©e du dÃ©sert au niveau mÃ©diatique.
Ah bah oui mais je nâ€™ai pas jouÃ© le jeu. A lâ€™origine ce nâ€™est pas moi qui ai voulu me marginaliser. Sous ValÃ©ry Giscard dâ€™Estaing il rÃ©gnait une censure terrible. Jâ€™Ã©tais la seule artiste Ã  avoir sur mes disques la mention Â« Les textes de ces chansons nâ€™engagent que leurs auteurs Â». Gainsbourg lâ€™a eu aussi sur Melody Nelson mais lÃ  jâ€™ai pas compris. MÃªme si Melody Nelson reste un pur chef dâ€™Å“uvre. Et puis Ã  lâ€™Ã©poque il nâ€™y avait que 3 stations de radio, 4 en comptant RMC. Bon on comptait pas
Je repense aux paroles de Un jourâ€¦ La mort (Â«Les riches sâ€™Ã©clataient devant les classes laborieuses/Partout ce nâ€™Ã©tait que tumulte et cris de guerre / Les Ã©coles maternelles sautaient Ã  la dynamite/ Seuls restaient debout les ElysÃ©es, les maisons blanches, les KremlinsÂ»), Ã©galement Ã  la fÃªte de lâ€™Huma en 1973 Ã  laquelle vous [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Aujourdâ€™hui jâ€™ai rendez-vous avec Catherine Ribeiro. Câ€™est un dimanche de novembre, le ciel est gris et mes mains crispÃ©es restent terriblement froides. Câ€™est un rendez-vous tÃ©lÃ©phonique (rÃ©alisÃ© en novembre 2007, Ã  lapproche [...]</itunes:subtitle>
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		<title>SCARZELLO &#038; LYS  Slow motion orchestra</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Aug 2008 22:15:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Les accidents heureux, quoique puissent en dire les perfectionnistes de plus en plus nombreux Ã  l&#8217;Ã¨re du digital, existent bel et bien. Oui&#8230;il va sans dire qu&#8217;ils sont peu nombreux. Guitares claires, voix chevrotante, pas repassÃ©e exactement comme il faut, rythmique serrÃ©e et namedropping salutaire: Bienvenue chez Scarzello et Lys.
Qui, en 2008, oserait encore se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Les accidents heureux, quoique puissent en dire les perfectionnistes de plus en plus nombreux Ã  l&#8217;Ã¨re du digital, existent bel et bien. Oui&#8230;il va sans dire qu&#8217;ils sont peu nombreux. Guitares claires, voix chevrotante, pas repassÃ©e exactement comme il faut, rythmique serrÃ©e et namedropping salutaire: Bienvenue chez Scarzello et Lys.</h2>
<h3>Qui, en 2008, oserait encore se vouloir, se dÃ©sirer, digne hÃ©ritier de Pacadis, Eudeline, toute la clique des perdants magnifiques du rock franÃ§ais, lorsque celui-ci n&#8217;a laissÃ© que des miettes poussiÃ¨res dans son sillage? La rÃ©ponse de Scarzello et Lys, groupe bordelais, frappe juste, car elle tape Ã  cÃ´tÃ©.</h3>
<p>Eviter le centre, pour mieux y toucher.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Scarzello et Lys" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/scharzello.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1918" title="Scarzello et Lys" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/scharzello.jpg" alt="" width="232" height="237" /></a><span class="img-legende">Scarzello et Lys</span></span>Se dÃ©faire des Ã©tiquettes rock, les couper, s&#8217;amputer des racines trop encombrantes, pour emprunter d&#8217;autres chemins. La chanson franÃ§aise, de Django Ã  Taxi Girl, sans jamais tomber dans la beuverie rock indÃ©&#8217; que d&#8217;autres dÃ©fendront en parlant du mÃªme groupe. Tout est question de point de vue, comme toujours, et Slow motion orchestra reste un ballet made in french oÃ¹ les guitares saignent comme un Clash qui cherche ses garÃ§ons.</p>
<p>Beau violent. Utile Ã©phÃ©mÃ¨re. Central pÃ©riphÃ©rique. Le Slow motion orchestra<em> </em>ressemble Ã  une famille dont les membres auraient Ã©tÃ© Ã©tirÃ©s Ã  l&#8217;extrÃªme, laissant apparaÃ®tre les bouts de chair distendus: les nervures y sont visibles, et la sensibilitÃ© Ã  son maximum.</p>
<p>Gloire Ã  Aladdin Pacadis. Quelques minutes plus tard, le cri s&#8217;Ã©loigne ad lib, et les peaux en tremblent encore, de ce rock qui ne dit pas son nom, autrement que par le filtre de ses idoles.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/08/pacadis1.mp3" >Aladdin Pacadis</a></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/scarzellolys " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/scarzellolys </strong></a></p>
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Qui, en 2008, oserait encore se vouloir, se dÃ©sirer, digne hÃ©ritier de Pacadis, Eudeline, toute la clique des perdants magnifiques du rock franÃ§ais, lorsque celui-ci na laissÃ© que des miettes poussiÃ¨res dans son sillage? La rÃ©ponse de Scarzello et Lys, groupe bordelais, frappe juste, car elle tape Ã  cÃ´tÃ©.
Eviter le centre, pour mieux y toucher.
Scarzello et LysSe dÃ©faire des Ã©tiquettes rock, les couper, samputer des racines trop encombrantes, pour emprunter dautres chemins. La chanson franÃ§aise, de Django Ã  Taxi Girl, sans jamais tomber dans la beuverie rock indÃ© que dautres dÃ©fendront en parlant du mÃªme groupe. Tout est question de point de vue, comme toujours, et Slow motion orchestra reste un ballet made in french oÃ¹ les guitares saignent comme un Clash qui cherche ses garÃ§ons.
Beau violent. Utile Ã©phÃ©mÃ¨re. Central pÃ©riphÃ©rique. Le Slow motion orchestra ressemble Ã  une famille dont les membres auraient Ã©tÃ© Ã©tirÃ©s Ã  lextrÃªme, laissant apparaÃ®tre les bouts de chair distendus: les nervures y sont visibles, et la sensibilitÃ© Ã  son maximum.
Gloire Ã  Aladdin Pacadis. Quelques minutes plus tard, le cri sÃ©loigne ad lib, et les peaux en tremblent encore, de ce rock qui ne dit pas son nom, autrement que par le filtre de ses idoles.
Aladdin Pacadis
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		<title>CHICROS</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 22:15:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<title>LOS CHICROS  Free as the beard</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 22:15:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[CachÃ© derriÃ¨re ses claviers d&#8217;Ã©poque, difficile d&#8217;imaginer que Matt, le synth&#8217;boy de Turzi, ne vous regarde jamais dans les yeux lorsqu&#8217;il vous parle la premiÃ¨re fois. Qu&#8217;il vous raconte ses passions pour ZZ Top, le doo-wop, les covers, la barbe (free as the beard, en avatar myspace) en lorgnant vers ses pieds comme une subtile [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>CachÃ© derriÃ¨re ses claviers d&#8217;Ã©poque, difficile d&#8217;imaginer que Matt, le synth&#8217;boy de Turzi, ne vous regarde jamais dans les yeux lorsqu&#8217;il vous parle la premiÃ¨re fois. Qu&#8217;il vous raconte ses passions pour ZZ Top, le doo-wop, les covers, la barbe (free as the beard, en avatar myspace) en lorgnant vers ses pieds comme une subtile excuse Ã  sa timiditÃ©. Dur Ã  croire de fait, que Los Chicros, son autre groupe, ne soit pas encore programmÃ© sur les radios europÃ©ennes, Ã  l&#8217;Ã©coute de leur nouvel EP <em>What&#8217;s new today on TV</em>, et que Matt, pendant ce temps compte encore les cailloux en regardant par terre.</h2>
<h3>Difficile d&#8217;imaginer qu&#8217;un groupe ayant Syd Matters dans ses amis puisse produire une musique si subtile, sensible, portÃ©e sur l&#8217;arrangement tout en laissant l&#8217;Ã©motion t&#8217;Ã©teindre en rentrant d&#8217;une soirÃ©e oÃ¹ t&#8217;as serrer personne, que la seule fille potable est partie trop tÃ´t et que t&#8217;as la rage de plus avoir une cigarette pour dezipper ta haine dans un dossier vide.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Chicros EP" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/l_0739c5b0abe033f3855c5e09df8aa090.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1712" title="Chicros EP" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/l_0739c5b0abe033f3855c5e09df8aa090.jpg" alt="" width="160" height="160" /></a><span class="img-legende">Chicros EP</span></span>Le folk chiant, en 2008, s&#8217;exporte bien dans les favelas musicales oÃ¹ je croiserais encore souvent des reliquats de talents frustrÃ©s. Pendant ce temps, et sur le mÃªme terrain, Los Chicros produisent une musique &#8220;con corones&#8221; avec des choeurs milimÃ©trÃ©s, des violons sucrÃ©s et des compositions parfois un peu con-con, teenageuse comme en 1994, mais toujours up the bracket, pour reprendre l&#8217;expression d&#8217;un groupe (les Libertines) que les Chicros ont rÃ©cemment pastichÃ©.</p>
<p>Dieu merci, et le tout puissant me garde, nous nous regardons dÃ©sormais dans yeux. Et au fond du globe oculaire, j&#8217;ai cru reconnaÃ®tre la lumiÃ¨re du talent.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/chicros.mp3" >What&#8217;s new today on TV</a></p>
<p><strong><a href="http://www.myspace.com/loschicros" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/loschicros</a></strong></p>
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	<itunes:summary>CachÃ© derriÃ¨re ses claviers dÃ©poque, difficile dimaginer que Matt, le synthboy de Turzi, ne vous regarde jamais dans les yeux lorsquil vous parle la premiÃ¨re fois. Quil vous raconte ses passions pour ZZ Top, le doo-wop, les covers, la barbe (free as the beard, en avatar myspace) en lorgnant vers ses pieds comme une subtile excuse Ã  sa timiditÃ©. Dur Ã  croire de fait, que Los Chicros, son autre groupe, ne soit pas encore programmÃ© sur les radios europÃ©ennes, Ã  lÃ©coute de leur nouvel EP Whats new today on TV, et que Matt, pendant ce temps compte encore les cailloux en regardant par terre.
Difficile dimaginer quun groupe ayant Syd Matters dans ses amis puisse produire une musique si subtile, sensible, portÃ©e sur larrangement tout en laissant lÃ©motion tÃ©teindre en rentrant dune soirÃ©e oÃ¹ tas serrer personne, que la seule fille potable est partie trop tÃ´t et que tas la rage de plus avoir une cigarette pour dezipper ta haine dans un dossier vide.
Chicros EPLe folk chiant, en 2008, sexporte bien dans les favelas musicales oÃ¹ je croiserais encore souvent des reliquats de talents frustrÃ©s. Pendant ce temps, et sur le mÃªme terrain, Los Chicros produisent une musique con corones avec des choeurs milimÃ©trÃ©s, des violons sucrÃ©s et des compositions parfois un peu con-con, teenageuse comme en 1994, mais toujours up the bracket, pour reprendre lexpression dun groupe (les Libertines) que les Chicros ont rÃ©cemment pastichÃ©.
Dieu merci, et le tout puissant me garde, nous nous regardons dÃ©sormais dans yeux. Et au fond du globe oculaire, jai cru reconnaÃ®tre la lumiÃ¨re du talent.
Whats new today on TV
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<itunes:subtitle>CachÃ© derriÃ¨re ses claviers dÃ©poque, difficile dimaginer que Matt, le synthboy de Turzi, ne vous regarde jamais dans les yeux lorsquil vous parle la premiÃ¨re fois. Quil vous raconte ses passions pour ZZ Top, [...]</itunes:subtitle>
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		<title>CINCINNATI BLUES</title>
		<link>http://www.gonzai.com/cincinnati-blues/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 22:15:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[PLAYLIST]]></category>

		<category><![CDATA[PODCAST]]></category>

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		<description><![CDATA[Parce que le blues, il vient de lÃ , il vient de Cincinnati. Et qu&#8217;en 2008, on peut encore saigner en Ã©coutant des guitares. Cincinnati
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Parce que le blues, il vient de lÃ , il vient de Cincinnati. Et qu&#8217;en 2008, on peut encore saigner en Ã©coutant des guitares. <a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/cincinati.mp3" >Cincinnati</a></p>
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		<title>HUGH COLTMAN  Venise bitch</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 22:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[&#8220;Collectionneur de causes perdues cherche artiste Ã  aimer confidentiellement.&#8221;
Voila ce que j&#8217;ai cru lire en Ã©coutant les compositions d&#8217;Hugh Coltman, au premier abord. Depuis, je suis retournÃ© sur son myspace, et toujours cette dÃ©sagrÃ©able impression de me retrouvÃ© gueule contre gueule avec un batelier de Venise ayant trop Ã©coutÃ© Morning Star, Stevie Wonder et Macca.

&#8220;Jeune [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>&#8220;Collectionneur de causes perdues cherche artiste Ã  aimer confidentiellement.&#8221;</h2>
<h3>Voila ce que j&#8217;ai cru lire en Ã©coutant les compositions d&#8217;Hugh Coltman, au premier abord. Depuis, je suis retournÃ© sur son myspace, et toujours cette dÃ©sagrÃ©able impression de me retrouvÃ© gueule contre gueule avec un batelier de Venise ayant trop Ã©coutÃ© Morning Star, Stevie Wonder et Macca.<br />
<span style="color: #888888;"><br />
&#8220;Jeune homme, la trentaine, cherche public pour s&#8217;asseoir dans la pÃ©nombre&#8221;</span></h3>
<p><span class="img-droite"><a title="hugh Coltman" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/hugh.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1678" title="hugh Coltman" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/hugh.jpg" alt="" width="330" height="449" /></a><span class="img-legende">hugh Coltman</span></span>Plus de trente minutes dÃ©ja que j&#8217;Ã©coute Good eyes sur la platine (virtuelle), et toujours cette question qui revient, en boucle, inlassablement: &#8220;MAIS PUTAIN QUI VA ACHETER CETTE MUSIQUE?&#8221;</p>
<p>Depuis que le fils Buckley a bu la tasse, plus personne ne s&#8217;intÃ©resse au lyrisme dans la folk-song, tout plus, les gens se disent entre eux &#8220;tiens, on dirait Jeff&#8221;. Eh bien oui, Hugh Coltman, on dirait Jeff. On dirait aussi d&#8217;autres choses, Coltman, c&#8217;est la rÃ©vanche des guitaristes qui n&#8217;ont jamais rÃ©ussi Ã  emballer avec leurs compositions, sur les bancs de bois sÃ©chÃ©s du Paris intra-muros, c&#8217;est l&#8217;expression concrÃ¨te d&#8217;un Lovely Rita qu&#8217;on a tous entendu au lycÃ©e, lorsque le pseudo beau gosse du coin vous chipait toutes les nanas avec sa sensibilitÃ© Ã  fleur de peau.</p>
<h3><span style="color: #888888;">&#8220;Guitare, pas trop vieille, cherche maÃ®tre dominant. Tu seras doux, gentil, et fidÃ¨le. Queutards s&#8217;abstenir&#8221;</span></h3>
<p>En creusant, j&#8217;apprends qu&#8217;Hugh (je l&#8217;appelle par son petit nom) a dÃ©jÃ  sorti trois albums chez des majors, qu&#8217;il a perdu son coeur en France (il est anglais) et qu&#8217;en 2008, il cherchera dÃ©sespÃ©rÃ©ment Ã  briser vos coeurs. A la question &#8220;le folk a-t-il un avenir&#8221;, je rÃ©ponds &#8220;oui, si une bombe H anÃ©antit sur le champ tous les trendy-french folkeurs (non, je ne citerai pas la Maison Tellier, Cocoon, Soko, etc&#8230; je vous embrasse tous) et conserve le coeur du sentiment, le fond du problÃ¨me: le pathos.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/voices.mp3" >Voices</a><br />
<a href="http://www.myspace.com/hughcoltman" target="_blank"><strong><br />
http://www.myspace.com/hughcoltman</strong></a></p>
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	<itunes:summary>Collectionneur de causes perdues cherche artiste Ã  aimer confidentiellement.
Voila ce que jai cru lire en Ã©coutant les compositions dHugh Coltman, au premier abord. Depuis, je suis retournÃ© sur son myspace, et toujours cette dÃ©sagrÃ©able impression de me retrouvÃ© gueule contre gueule avec un batelier de Venise ayant trop Ã©coutÃ© Morning Star, Stevie Wonder et Macca.

Jeune homme, la trentaine, cherche public pour sasseoir dans la pÃ©nombre
hugh ColtmanPlus de trente minutes dÃ©ja que jÃ©coute Good eyes sur la platine (virtuelle), et toujours cette question qui revient, en boucle, inlassablement: MAIS PUTAIN QUI VA ACHETER CETTE MUSIQUE?
Depuis que le fils Buckley a bu la tasse, plus personne ne sintÃ©resse au lyrisme dans la folk-song, tout plus, les gens se disent entre eux tiens, on dirait Jeff. Eh bien oui, Hugh Coltman, on dirait Jeff. On dirait aussi dautres choses, Coltman, cest la rÃ©vanche des guitaristes qui nont jamais rÃ©ussi Ã  emballer avec leurs compositions, sur les bancs de bois sÃ©chÃ©s du Paris intra-muros, cest lexpression concrÃ¨te dun Lovely Rita quon a tous entendu au lycÃ©e, lorsque le pseudo beau gosse du coin vous chipait toutes les nanas avec sa sensibilitÃ© Ã  fleur de peau.
Guitare, pas trop vieille, cherche maÃ®tre dominant. Tu seras doux, gentil, et fidÃ¨le. Queutards sabstenir
En creusant, japprends quHugh (je lappelle par son petit nom) a dÃ©jÃ  sorti trois albums chez des majors, quil a perdu son coeur en France (il est anglais) et quen 2008, il cherchera dÃ©sespÃ©rÃ©ment Ã  briser vos coeurs. A la question le folk a-t-il un avenir, je rÃ©ponds oui, si une bombe H anÃ©antit sur le champ tous les trendy-french folkeurs (non, je ne citerai pas la Maison Tellier, Cocoon, Soko, etc je vous embrasse tous) et conserve le coeur du sentiment, le fond du problÃ¨me: le pathos.
Voices

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<itunes:subtitle>Collectionneur de causes perdues cherche artiste Ã  aimer confidentiellement.
Voila ce que jai cru lire en Ã©coutant les compositions dHugh Coltman, au premier abord. Depuis, je suis retournÃ© sur son myspace, et [...]</itunes:subtitle>
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		<title>YOU&#8217;RE BLUES JOHN  With your own brotherâ€¦</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 22:16:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[blues]]></category>

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		<description><![CDATA[Les grands moments de dÃ©sillusion de la vie : câ€™est voir Shine Ã  Light de Scorsese, voir Richard lancer le Riff de Live With Me sur une 330 Blanche, I got nasty habits, et Christina Aguillera qui ruine lâ€™une des chansons les plus rageuses de tous les temps. Plus frustrant quâ€™une Ã©jaculation prÃ©coce (je ne [...]]]></description>
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<h2><strong style="font-weight: bold;">Les grands moments de dÃ©sillusion de la vie : câ€™est voir <em style="font-style: italic;">Shine Ã  Light</em> de Scorsese, voir Richard lancer le Riff de <em style="font-style: italic;">Live With Me</em> sur une 330 Blanche, I got nasty habits, et Christina Aguillera qui ruine lâ€™une des chansons les plus rageuses de tous les temps. Plus frustrant quâ€™une Ã©jaculation prÃ©coce (je ne sais pas en faitâ€¦ jamais connu). La petite mort ne sera pas Ã  la mesure de la crucifixion tant attendue.</strong></h2>
<h3>L&#8217;un des grands moments de la vie : trouver des gens qui vous ressemblent. Quelque chose dâ€™assez rare Ã  une Ã©poque oÃ¹ chaque personne crÃ©e son style.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="youre-blues-john" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/youre-blues-john.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1583" title="youre-blues-john" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/youre-blues-john.jpg" alt="" width="419" height="314" /></a><span class="img-legende">youre-blues-john</span></span>Fougueux, poseur, lÃ¨vre retroussÃ©e quand le mÃ©diator Ã©cartÃ¨le les cordes. Faire mal, faire mal oÃ¹ Ã§a fait du bien. Une leÃ§on tirÃ©e de <em style="font-style: italic;">Let It Bleed</em> ou <em style="font-style: italic;">Begars Banquet</em>. Le blues nâ€™est pas blanc, la souffrance est un langage universel. Alors il faut jouer comme on le ferait avec un couteau. Avec le couteau qui servait au jeu slide de ces mÃªmes Noirs amÃ©ricains justement. Tracer de larges tranchÃ©es dans la chair de ses contemporains. Il faudrait utiliser des images animistes pour lâ€™efficacitÃ© de la mÃ©taphore, fÃ©lin forcÃ©ment, griffes acÃ©rÃ©es, yeux brillant dans la nuit.</p>
<p>Youâ€™re Blues John, blague du <em style="font-style: italic;">Rock & roll circus</em>. Moment de mythe, oÃ¹ John mange des spaghettis et Mick, complÃ¨tement dÃ©foncÃ©, se sent obligÃ© de rÃ©pÃ©ter 5 fois la mÃªme phrase : invocation du dÃ©mon. Yer Blues, Youâ€™re Bluesâ€¦ Une morsure dans la poitrine. Dâ€™aprÃ¨s le Kama-Sutra, la marque des crocs sur le cÅ“ur est un symbole dâ€™appartenance. PrÃ©liminaire parfait pour lâ€™acte entre amoureux.</p>
<p>Au sud de mon tÃ©ton gauche coule du sang. Inutile de le regarder perler sur la neige, je nâ€™ai pas besoin de divertissement. La musique est venue redonner lâ€™espoir sur ces rues traversÃ©es uniquement par un vent de mort. Le blues, le sang et lâ€™Ã©lectricitÃ©â€¦ Â« You&#8217;re Blues John, You&#8217;re bluesâ€¦ Â»</p>
<p>P.S : Si nous pouvions donner un conseil Ã  ces jeunes gens : Ã©liminer tout de suite leur cÃ´tÃ© pop, ne pas essayer de faire partie comme les Yolks, mais creuser lâ€™os. Ne se concentrer que sur celaâ€¦ les ongles qui meurtrissent les chairs.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/you-rule-my-mind.mp3" >you rule my mind</a></p>
<p><strong style="font-weight: bold;"><a href=" http://www.myspace.com/yourebluesjohn" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"> http://www.myspace.com/yourebluesjohn</a></strong></p>
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Lun des grands moments de la vie : trouver des gens qui vous ressemblent. Quelque chose dâ€™assez rare Ã  une Ã©poque oÃ¹ chaque personne crÃ©e son style.
youre-blues-johnFougueux, poseur, lÃ¨vre retroussÃ©e quand le mÃ©diator Ã©cartÃ¨le les cordes. Faire mal, faire mal oÃ¹ Ã§a fait du bien. Une leÃ§on tirÃ©e de Let It Bleed ou Begars Banquet. Le blues nâ€™est pas blanc, la souffrance est un langage universel. Alors il faut jouer comme on le ferait avec un couteau. Avec le couteau qui servait au jeu slide de ces mÃªmes Noirs amÃ©ricains justement. Tracer de larges tranchÃ©es dans la chair de ses contemporains. Il faudrait utiliser des images animistes pour lâ€™efficacitÃ© de la mÃ©taphore, fÃ©lin forcÃ©ment, griffes acÃ©rÃ©es, yeux brillant dans la nuit.
Youâ€™re Blues John, blague du Rock & roll circus. Moment de mythe, oÃ¹ John mange des spaghettis et Mick, complÃ¨tement dÃ©foncÃ©, se sent obligÃ© de rÃ©pÃ©ter 5 fois la mÃªme phrase : invocation du dÃ©mon. Yer Blues, Youâ€™re Bluesâ€¦ Une morsure dans la poitrine. Dâ€™aprÃ¨s le Kama-Sutra, la marque des crocs sur le cÅ“ur est un symbole dâ€™appartenance. PrÃ©liminaire parfait pour lâ€™acte entre amoureux.
Au sud de mon tÃ©ton gauche coule du sang. Inutile de le regarder perler sur la neige, je nâ€™ai pas besoin de divertissement. La musique est venue redonner lâ€™espoir sur ces rues traversÃ©es uniquement par un vent de mort. Le blues, le sang et lâ€™Ã©lectricitÃ©â€¦ Â« Youre Blues John, Youre bluesâ€¦ Â»
P.S : Si nous pouvions donner un conseil Ã  ces jeunes gens : Ã©liminer tout de suite leur cÃ´tÃ© pop, ne pas essayer de faire partie comme les Yolks, mais creuser lâ€™os. Ne se concentrer que sur celaâ€¦ les ongles qui meurtrissent les chairs.
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<itunes:subtitle>Les grands moments de dÃ©sillusion de la vie : câ€™est voir Shine Ã  Light de Scorsese, voir Richard lancer le Riff de Live With Me sur une 330 Blanche, I got nasty habits, et Christina Aguillera qui ruine lâ€™une des chansons les plus rageuses de [...]</itunes:subtitle>
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		<title>GUILLAUME FÃ‰DOU  La rÃ©volte des trentenaires</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 22:15:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[A l&#8217;heure des entrÃ©es dans la vie active, lorsqu&#8217;on en a dÃ©finitivement fini avec ses rÃªves de gosse (Ãªtre pompier, se marier avec sa soeur) et que de nouvelles illusions apparaissent (ouvrir un PEL, avoir un mail corporate dans sa boÃ®te, type bester.langs@cogitech.fr, Ãªtre invitÃ© au mariage de sa soeur avec un pompier), l&#8217;adulte en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>A l&#8217;heure des entrÃ©es dans la vie active, lorsqu&#8217;on en a dÃ©finitivement fini avec ses rÃªves de gosse (Ãªtre pompier, se marier avec sa soeur) et que de nouvelles illusions apparaissent (ouvrir un PEL, avoir un mail corporate dans sa boÃ®te, type bester.langs@cogitech.fr, Ãªtre invitÃ© au mariage de sa soeur avec un pompier), l&#8217;adulte en convalescence dÃ©veloppe en gÃ©nÃ©ral un cynisme de dÃ©fense, fait d&#8217;allusions, de maladresses volontaires, d&#8217;errances nocturnes dans des bars Ã  putes de Pigalle, pour oublier les journÃ©es de travail et les mails qui dÃ©butent par un &#8220;Salut Marc, je reviens vers toi suite Ã  ta propal etc..&#8221;. </strong></h2>
<h3>De cette Ã©volution nÃ©cessaire dans un monde dispensable, Guilaume FÃ©dou prend le meilleur pour parler du pire, et rentre instantanÃ©ment dans mon top 10 des aquaboinistes trentenaires  qui chantent en franÃ§ais le malaise europÃ©en. Aux cÃ´tÃ©s d&#8217;Alister, Alex Rossi, Dondolo, Geoffroy Premier, Guillaume FÃ©dou tient le pavÃ© haut, chantant faussement faux, s&#8217;auto-parodiant dans le rÃ´le du poÃ¨te maudit, mi-lover mi-looser.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Feydeau de Fédou" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/fedou.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1598" title="Feydeau de FÃ©dou" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/fedou.jpg" alt="" width="380" height="380" /></a><span class="img-legende">Feydeau de Fédou</span></span>Alors que <em>les Inrocks</em> s&#8217;Ã©vertuent Ã  compter le gÃ©nie plastoque des stars anglaises, il est enfin temps de reconnaÃ®tre que nos musiciens nationaux savent jouer, raconter des histoires comme Ã  l&#8217;ancien temps, celui oÃ¹ l&#8217;amour ne se quantifiait pas en centilitres dans un rÃ©servoir lubrifiÃ©.</p>
<p>Il serait tentant Ã  ce stade de parler des exils sur le trottoir de Pigalle, des volutes dans la nuit et du piano qui claque sur quelques &#8220;trannies&#8221; emasculÃ©es. Une vision typiquement parisienne de la crÃ©ation, faite de foulards et de littÃ©rature. J&#8217;ignore, Ã  ce moment prÃ©cis, le retentissement d&#8217;une chanson telle que <em>Elle a pris</em> sur le grand public. J&#8217;imagine que parÃ©e d&#8217;une femme aux formes gÃ©nÃ©reuses, le type un peu salace, en rotations prÃ©cises sur M6, la musique de FÃ©dou (Bordelais, journaliste) pourrait avoir un impact sur les twenty something qui espÃ¨rent une autre mÃ©lodie, sincÃ¨re et lÃ©gÃ¨rement bancale. Un accident heureux qui donnerait de quoi combler les dimanches avec la vaisselle pas faite et aucune envie de s&#8217;y coller.</p>
<p>C&#8217;et cela Guillaume FÃ©dou: La rÃ©sistance Ã©phÃ©mÃ¨re aux corvÃ©es quotidiennes.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/jerome-fedou.mp3" >Elle a pris</a></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/guillaumefedou" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/guillaumefedou</strong> </a></p>
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De cette Ã©volution nÃ©cessaire dans un monde dispensable, Guilaume FÃ©dou prend le meilleur pour parler du pire, et rentre instantanÃ©ment dans mon top 10 des aquaboinistes trentenaires  qui chantent en franÃ§ais le malaise europÃ©en. Aux cÃ´tÃ©s dAlister, Alex Rossi, Dondolo, Geoffroy Premier, Guillaume FÃ©dou tient le pavÃ© haut, chantant faussement faux, sauto-parodiant dans le rÃ´le du poÃ¨te maudit, mi-lover mi-looser.
Feydeau de FédouAlors que les Inrocks sÃ©vertuent Ã  compter le gÃ©nie plastoque des stars anglaises, il est enfin temps de reconnaÃ®tre que nos musiciens nationaux savent jouer, raconter des histoires comme Ã  lancien temps, celui oÃ¹ lamour ne se quantifiait pas en centilitres dans un rÃ©servoir lubrifiÃ©.
Il serait tentant Ã  ce stade de parler des exils sur le trottoir de Pigalle, des volutes dans la nuit et du piano qui claque sur quelques trannies emasculÃ©es. Une vision typiquement parisienne de la crÃ©ation, faite de foulards et de littÃ©rature. Jignore, Ã  ce moment prÃ©cis, le retentissement dune chanson telle que Elle a pris sur le grand public. Jimagine que parÃ©e dune femme aux formes gÃ©nÃ©reuses, le type un peu salace, en rotations prÃ©cises sur M6, la musique de FÃ©dou (Bordelais, journaliste) pourrait avoir un impact sur les twenty something qui espÃ¨rent une autre mÃ©lodie, sincÃ¨re et lÃ©gÃ¨rement bancale. Un accident heureux qui donnerait de quoi combler les dimanches avec la vaisselle pas faite et aucune envie de sy coller.
Cet cela Guillaume FÃ©dou: La rÃ©sistance Ã©phÃ©mÃ¨re aux corvÃ©es quotidiennes.
Elle a pris
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<itunes:subtitle>A lheure des entrÃ©es dans la vie active, lorsquon en a dÃ©finitivement fini avec ses rÃªves de gosse (Ãªtre pompier, se marier avec sa soeur) et que de nouvelles illusions apparaissent (ouvrir un PEL, avoir un mail corporate dans sa [...]</itunes:subtitle>
	</item>
		<item>
		<title>BORIS LABORDE  Madchester Madeleine</title>
		<link>http://www.gonzai.com/boris-laborde-madchester-madeleine/</link>
		<comments>http://www.gonzai.com/boris-laborde-madchester-madeleine/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 22:15:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Fesson</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[RÃ©cemment j&#8217;ai rencontrÃ© une fille, elle est fan d&#8217;Oasis. Or je connais un type, mon ancien voisin, qui ressuscite Ã  merveille les hymnes des frÃ¨res Gallagher, pÃ©riode Wonderwall. Alors je me demande : le Myspace de Boris Laborde je le lui communique ou pas ?
Parce qu&#8217;il ne faut jamais sous-estimer la groupie qui sommeille en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>RÃ©cemment j&#8217;ai rencontrÃ© une fille, elle est fan d&#8217;Oasis. Or je connais un type, mon ancien voisin, qui ressuscite Ã  merveille les hymnes des frÃ¨res Gallagher, pÃ©riode <em>Wonderwall</em>. Alors je me demande : le Myspace de <a href="http://www.myspace.com/borislaborde" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">Boris Laborde</a> je le lui communique ou pas ?</h2>
<h3>Parce qu&#8217;il ne faut jamais sous-estimer la groupie qui sommeille en chaque femme. Il y a toujours quelque chose pour les faire retomber en enfance. Les rÃ©duire Ã  l&#8217;Ã©tat de fan.</h3>
<p>Et si cette fille adore Oasis, elle craquera sans aucun doute sur les compos de Boris Laborde. Sans doute mÃªme cherchera-t-elle Ã  deviser avec lui.<br />
<span class="img-droite"><a title="Boris Laborde" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/boris_laborde-portrait.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1537" title="Boris Laborde" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/boris_laborde-portrait.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><span class="img-legende">Boris Laborde</span></span>Le chanteur d&#8217;Oasis n&#8217;est donc pas mort, comme le proclamait avec force joke <em>LibÃ©ration</em> en couverture de son <a href="http://www.liberation.fr/culture/304642.FR.php" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.liberation.fr');" target="_blank">numÃ©ro </a>du 18 janvier 2008. Non, il est mÃªme plus vivant que jamais, rÃ©incarnÃ© de son vivant dans le corps de ce trentenaire franÃ§ais. Ce mec n&#8217;est pas canon mais c&#8217;est un puits de science brit-pop. Et autant je suis mal placÃ© pour me permettre le premier jugement, autant je le suis mieux pour me permettre le second.</p>
<p>Oasis je n&#8217;ai jamais Ã©tÃ© fan, ni mÃªme de Blur, j&#8217;ai toujours prÃ©fÃ©rÃ© l&#8217;ambiguÃ¯tÃ© d&#8217;un Suede ou d&#8217;un Pulp, mais comme c&#8217;est ma gÃ©nÃ©ration je n&#8217;ai pas pu y Ã©chapper. Je les ai dÃ©couverts en 95 avec leur deuxiÃ¨me album. Une fille l&#8217;avait offert Ã  mon frÃ¨re. Il m&#8217;a tout de suite plu avec sa collection de titres sensibles et sÃ©vÃ¨rement burnÃ©s.</p>
<p>Je n&#8217;ai jamais ressenti cela pour un autre disque d&#8217;Oasis. Tout simplement parce qu&#8217;il me semble qu&#8217;ils n&#8217;ont jamais fait mieux par la suite, se contentant de ressasser un style musical basique qu&#8217;on transcende Ã  l&#8217;Ã¢ge oÃ¹ l&#8217;on se rÃªve quelqu&#8217;un d&#8217;autre bigger than life, mais qu&#8217;on ne peut plus honorer quand on a plus de 25 ans et qu&#8217;on est plus cÃ©lÃ¨bre que le Christ.<br />
Or dans son petit appart du 19e arrondissement, Boris n&#8217;a jamais eu les honneurs du milieu alors, quand son job alimentaire ingrat le laisse free like a bird et qu&#8217;il n&#8217;y a pas de foot sur TF1, gonflÃ© d&#8217;espoir comme au premier jour, il compose les hymnes qui lui permettraient de dÃ©crocher coke, putes et couve du <em>NME</em>, s&#8217;il Ã©tait Anglais.</p>
<p>Ironie : ses hommages carabinÃ©s au Manchester sound des early 90&#8217;s s&#8217;intitulent <em>NapolÃ©on</em>, <em>de Gaulle,</em> <em>1789</em>. Tout y est : les guitares aux Ã©paules de dÃ©mÃ©nageurs, la rythmique qui fait poum-tchak poum-poum-tchack et la voix qui crÃ¢ne nourrie de brumes psychÃ©s qui bastonnent. D&#8217;ailleurs cette voix, on dirait tellement celle de Liam que j&#8217;imagine Boris enregistrant ses prises de voix en chantant debout bras croisÃ©s dans le dos.<br />
Alors, oui, l&#8217;Ã©lÃ¨ve ne mettra sans doute jamais le monde Ã  ses pieds comme l&#8217;a fait son maÃ®tre, tout au plus vient-il de dÃ©crocher un airplay au Canada avec <em>Is This Love</em>, mais avec tout Ã§a, au rage, etc, Boris, c&#8217;est Oasis condamnÃ© Ã  sortir des morceaux du tonneau de <em>Morning Glory</em> jusqu&#8217;Ã  la fin de ses jours et il a donc des chances de plaire Ã  la fille dont je vous parle.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/is-this-love.mp3" >Is this love</a></p>
<h3>Et moi dans tout Ã§a je suis peut-Ãªtre un peu &#8220;Jealous Guy&#8221;, un peu maso aussi, mais je ne vais pas jouer Gallagher comme Gallagher. Je vais lui donner l&#8217;adresse Myspace Ã  la fille. Parce que c&#8217;est beau une femme qui retombe en enfance.</h3>
<p><strong><a href="http://" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/');" target="_blank">http://www.myspace.com/borislaborde</a></strong></p>
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	<itunes:summary>RÃ©cemment jai rencontrÃ© une fille, elle est fan dOasis. Or je connais un type, mon ancien voisin, qui ressuscite Ã  merveille les hymnes des frÃ¨res Gallagher, pÃ©riode Wonderwall. Alors je me demande : le Myspace de Boris Laborde je le lui communique ou pas ?
Parce quil ne faut jamais sous-estimer la groupie qui sommeille en chaque femme. Il y a toujours quelque chose pour les faire retomber en enfance. Les rÃ©duire Ã  lÃ©tat de fan.
Et si cette fille adore Oasis, elle craquera sans aucun doute sur les compos de Boris Laborde. Sans doute mÃªme cherchera-t-elle Ã  deviser avec lui.
Boris LabordeLe chanteur dOasis nest donc pas mort, comme le proclamait avec force joke LibÃ©ration en couverture de son numÃ©ro du 18 janvier 2008. Non, il est mÃªme plus vivant que jamais, rÃ©incarnÃ© de son vivant dans le corps de ce trentenaire franÃ§ais. Ce mec nest pas canon mais cest un puits de science brit-pop. Et autant je suis mal placÃ© pour me permettre le premier jugement, autant je le suis mieux pour me permettre le second.
Oasis je nai jamais Ã©tÃ© fan, ni mÃªme de Blur, jai toujours prÃ©fÃ©rÃ© lambiguÃ¯tÃ© dun Suede ou dun Pulp, mais comme cest ma gÃ©nÃ©ration je nai pas pu y Ã©chapper. Je les ai dÃ©couverts en 95 avec leur deuxiÃ¨me album. Une fille lavait offert Ã  mon frÃ¨re. Il ma tout de suite plu avec sa collection de titres sensibles et sÃ©vÃ¨rement burnÃ©s.
Je nai jamais ressenti cela pour un autre disque dOasis. Tout simplement parce quil me semble quils nont jamais fait mieux par la suite, se contentant de ressasser un style musical basique quon transcende Ã  lÃ¢ge oÃ¹ lon se rÃªve quelquun dautre bigger than life, mais quon ne peut plus honorer quand on a plus de 25 ans et quon est plus cÃ©lÃ¨bre que le Christ.
Or dans son petit appart du 19e arrondissement, Boris na jamais eu les honneurs du milieu alors, quand son job alimentaire ingrat le laisse free like a bird et quil ny a pas de foot sur TF1, gonflÃ© despoir comme au premier jour, il compose les hymnes qui lui permettraient de dÃ©crocher coke, putes et couve du NME, sil Ã©tait Anglais.
Ironie : ses hommages carabinÃ©s au Manchester sound des early 90s sintitulent NapolÃ©on, de Gaulle, 1789. Tout y est : les guitares aux Ã©paules de dÃ©mÃ©nageurs, la rythmique qui fait poum-tchak poum-poum-tchack et la voix qui crÃ¢ne nourrie de brumes psychÃ©s qui bastonnent. Dailleurs cette voix, on dirait tellement celle de Liam que jimagine Boris enregistrant ses prises de voix en chantant debout bras croisÃ©s dans le dos.
Alors, oui, lÃ©lÃ¨ve ne mettra sans doute jamais le monde Ã  ses pieds comme la fait son maÃ®tre, tout au plus vient-il de dÃ©crocher un airplay au Canada avec Is This Love, mais avec tout Ã§a, au rage, etc, Boris, cest Oasis condamnÃ© Ã  sortir des morceaux du tonneau de Morning Glory jusquÃ  la fin de ses jours et il a donc des chances de plaire Ã  la fille dont je vous parle.
Is this love
Et moi dans tout Ã§a je suis peut-Ãªtre un peu Jealous Guy, un peu maso aussi, mais je ne vais pas jouer Gallagher comme Gallagher. Je vais lui donner ladresse Myspace Ã  la fille. Parce que cest beau une femme qui retombe en enfance.
http://www.myspace.com/borislaborde</itunes:summary>
<itunes:subtitle>RÃ©cemment jai rencontrÃ© une fille, elle est fan dOasis. Or je connais un type, mon ancien voisin, qui ressuscite Ã  merveille les hymnes des frÃ¨res Gallagher, pÃ©riode Wonderwall. Alors je me demande : le Myspace de Boris Laborde [...]</itunes:subtitle>
	</item>
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		<title>INSTANT FLIGHT  Arthur Brown &#038; co</title>
		<link>http://www.gonzai.com/instant-flight-arthur-brown-autres-riffs/</link>
		<comments>http://www.gonzai.com/instant-flight-arthur-brown-autres-riffs/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 22:15:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[
La Bellevilloise, Paris, samedi 14 juin 2008
Il est presque une heure du matin, mes jambes peinent Ã  me soutenir. BientÃ´t cinq heures que je suis enfermÃ© dans ce lieu, Ã  la recherche de l&#8221;oxygÃ¨ne dont les vieux soixante-huitards semblent cruellement manquer. Une bande de vieux dÃ©garnis ventripotents arguant Ã  qui mieux mieux du prÃ©chi-prÃ©cha con-con [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h3><span style="color: #808080;"><em>La Bellevilloise, Paris, samedi 14 juin 2008</em></span></h3>
<h2>Il est presque une heure du matin, mes jambes peinent Ã  me soutenir. BientÃ´t cinq heures que je suis enfermÃ© dans ce lieu, Ã  la recherche de l&#8221;oxygÃ¨ne dont les vieux soixante-huitards semblent cruellement manquer. Une bande de vieux dÃ©garnis ventripotents arguant Ã  qui mieux mieux du prÃ©chi-prÃ©cha con-con sur les annÃ©es que la jeunesse n&#8217;a pas vÃ©cues. La bise aux hippies dÃ©garnis, et une franche envie d&#8217;en finir une bonne fois pour toute avec les mystiques  mi-hÃ©roÃ¯ques mi-syndicales.</h2>
<h3>Le post-rÃ©visionnisme, c&#8217;est une affaire de gÃ©nÃ©ration. Les nouvelles reconnaissent sÃ»rement plus de mÃ©rites Ã  Nicolas Ullman ou Julien DorÃ© qu&#8217;Ã  Cohn-Bendit et Jean Eustache.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="instant-flight" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/instant-flight.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1433" title="instant-flight" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/instant-flight.jpg" alt="" width="375" height="342" /></a><span class="img-legende">instant-flight</span></span>Perdu dans ce flot de mots, un groupe sur scÃ¨ne, underground. LittÃ©ralement, au sous-sol. Un backing band accorde ses guitares, il est 01H13 lorsque le concert commence, et qu&#8217;Arthur Brown, celui qui dÃ©butait en 1967 aux cÃ´tÃ©s du Floyd, Procol Harum et Soft Machine Ã  l&#8217;UFO de Londres, entre en scÃ¨ne. Je ne sais pas encore que je vais vivre l&#8217;un des meilleurs concerts de 2008, un subtil croche-pied Ã  la notion du temps, lorsqu&#8217;on y pense.</p>
<p>Exception faite de la prestation d&#8217;Arthur Brown, Ã  classer entre le gÃ©nial, le grand, le sublime, l&#8217;arc-en-ciel et la descente des anges sur terre quarante ans aprÃ¨s le flower power, quelque chose d&#8217;unique, une voix intacte aprÃ¨s quatre dÃ©cennies, qui rappelle Ian Gillian du Purple, l&#8217;anticipe, la surpasse, que le vieux dÃ©garni livre un spectacle, comme, il faut bien l&#8217;admettre, les nouvelles gÃ©nÃ©rations n&#8217;en sont plus capables et que tout le monde a oubliÃ© cela aprÃ¨s s&#8217;Ãªtre farci des &#8220;bonjour Paris nous sommes les X&#8221;, bref, exception faite d&#8217;Arthur Browne, il y a un groupe qui joue derriÃ¨re. Instant flight, un cÅ“ur  qui bat pour son leader, un groupe anglais sÃ»rement plus jeune de vingt ans, continuant le boulot dÃ©butÃ© par le Jefferson et Syd Barrett quarante ans auparavant.</p>
<p>Un groupe qui dÃ©bute un concert par une introduction sur des gammes comme on n&#8217;en voit plus, avant de subtilement l&#8217;enchaÃ®ner au <em>A hard rain&#8217;s gonna fall</em> de Dylan (ou Brian Ferry, si vous Ãªtes plus jeunes).</p>
<p>Une Ã©motion qui transperce l&#8217;Ã©chine, se passe de mots, fait rapidement regretter de ne pas avoir Ã©tÃ© lÃ , en 1967. La seule concession, ce soir, Ã  un concert magique, dont je pourrai aussi dire, l&#8217;air fier, que &#8220;j&#8217;Ã©tais lÃ  ce soir, lorsqu&#8217;ils ont jouÃ©&#8221;.</p>
<p>Vivement que je sois vieux, con, rabougri, nostalgique et que j&#8217;EMMERDE les nouvelles gÃ©nÃ©rations avec mon culte de jatte.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/top-of-the-moutain.mp3" >Top of the mountain</a></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/instantflight " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong><span class="a">www.myspace.com/instantflight </span></strong></a></p>
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	<itunes:summary>La Bellevilloise, Paris, samedi 14 juin 2008
Il est presque une heure du matin, mes jambes peinent Ã  me soutenir. BientÃ´t cinq heures que je suis enfermÃ© dans ce lieu, Ã  la recherche de loxygÃ¨ne dont les vieux soixante-huitards semblent cruellement manquer. Une bande de vieux dÃ©garnis ventripotents arguant Ã  qui mieux mieux du prÃ©chi-prÃ©cha con-con sur les annÃ©es que la jeunesse na pas vÃ©cues. La bise aux hippies dÃ©garnis, et une franche envie den finir une bonne fois pour toute avec les mystiques  mi-hÃ©roÃ¯ques mi-syndicales.
Le post-rÃ©visionnisme, cest une affaire de gÃ©nÃ©ration. Les nouvelles reconnaissent sÃ»rement plus de mÃ©rites Ã  Nicolas Ullman ou Julien DorÃ© quÃ  Cohn-Bendit et Jean Eustache.
instant-flightPerdu dans ce flot de mots, un groupe sur scÃ¨ne, underground. LittÃ©ralement, au sous-sol. Un backing band accorde ses guitares, il est 01H13 lorsque le concert commence, et quArthur Brown, celui qui dÃ©butait en 1967 aux cÃ´tÃ©s du Floyd, Procol Harum et Soft Machine Ã  lUFO de Londres, entre en scÃ¨ne. Je ne sais pas encore que je vais vivre lun des meilleurs concerts de 2008, un subtil croche-pied Ã  la notion du temps, lorsquon y pense.
Exception faite de la prestation dArthur Brown, Ã  classer entre le gÃ©nial, le grand, le sublime, larc-en-ciel et la descente des anges sur terre quarante ans aprÃ¨s le flower power, quelque chose dunique, une voix intacte aprÃ¨s quatre dÃ©cennies, qui rappelle Ian Gillian du Purple, lanticipe, la surpasse, que le vieux dÃ©garni livre un spectacle, comme, il faut bien ladmettre, les nouvelles gÃ©nÃ©rations nen sont plus capables et que tout le monde a oubliÃ© cela aprÃ¨s sÃªtre farci des bonjour Paris nous sommes les X, bref, exception faite dArthur Browne, il y a un groupe qui joue derriÃ¨re. Instant flight, un cÅ“ur  qui bat pour son leader, un groupe anglais sÃ»rement plus jeune de vingt ans, continuant le boulot dÃ©butÃ© par le Jefferson et Syd Barrett quarante ans auparavant.
Un groupe qui dÃ©bute un concert par une introduction sur des gammes comme on nen voit plus, avant de subtilement lenchaÃ®ner au A hard rains gonna fall de Dylan (ou Brian Ferry, si vous Ãªtes plus jeunes).
Une Ã©motion qui transperce lÃ©chine, se passe de mots, fait rapidement regretter de ne pas avoir Ã©tÃ© lÃ , en 1967. La seule concession, ce soir, Ã  un concert magique, dont je pourrai aussi dire, lair fier, que jÃ©tais lÃ  ce soir, lorsquils ont jouÃ©.
Vivement que je sois vieux, con, rabougri, nostalgique et que jEMMERDE les nouvelles gÃ©nÃ©rations avec mon culte de jatte.
Top of the mountain
www.myspace.com/instantflight</itunes:summary>
<itunes:subtitle>La Bellevilloise, Paris, samedi 14 juin 2008
Il est presque une heure du matin, mes jambes peinent Ã  me soutenir. BientÃ´t cinq heures que je suis enfermÃ© dans ce lieu, Ã  la recherche de loxygÃ¨ne dont les vieux soixante-huitards semblent [...]</itunes:subtitle>
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		<title>PETS WITH PETS  Straight to the point</title>
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		<comments>http://www.gonzai.com/pets-with-pets-straight-to-the-point/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 22:15:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

		<category><![CDATA[crystal castles]]></category>

		<category><![CDATA[punk]]></category>

		<category><![CDATA[zombie zombie]]></category>

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		<description><![CDATA[
C&#8217;Ã©tait sÃ»rement un soir de juin 2006. Je ne me rappelle plus trÃ¨s bien. Je venais d&#8217;en finir avec le rock anglais moderne. J&#8217;avais fini ce qui me restait de biÃ¨re tiÃ¨de, grillÃ© ma derniÃ¨re cigarette par dÃ©pit sur le sombre sol et j&#8217;avais claquÃ© la porte du Trabendo, laissant une horde de groupies bouffies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2><strong>C&#8217;Ã©tait sÃ»rement un soir de juin 2006. Je ne me rappelle plus trÃ¨s bien. Je venais d&#8217;en finir avec le rock anglais moderne. J&#8217;avais fini ce qui me restait de biÃ¨re tiÃ¨de, grillÃ© ma derniÃ¨re cigarette par dÃ©pit sur le sombre sol et j&#8217;avais claquÃ© la porte du Trabendo, laissant une horde de groupies bouffies s&#8217;extasier devant The Rakes, leur Converse pas lacÃ©es et deux trois chemises Ã  carreaux mÃªme pas cintrÃ©es correctement.</strong></h2>
<h3><strong>Et je parle mÃªme pas charisme, coupes de cheveux et engagement politique. </strong></h3>
<p>Un rÃªve froid, prisonnier d&#8217;un bocal 22 pouces, que je retrouve encore aujourd&#8217;hui chez 99% des rockeurs American Apparel.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="pets-with-pets" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/pets-with-pets.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1359" title="pets-with-pets" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/pets-with-pets.jpg" alt="" width="249" height="336" /></a><span class="img-legende">pets-with-pets</span></span>J&#8217;avais Ã  ce moment eu comme un doute, un flottement sur ma capacitÃ© Ã  retrouver l&#8217;engouement des dÃ©buts, la folie des concerts passÃ©s collÃ© au public, aux seins moites des filles qui pendant ces rares instants ne dÃ©daignaient pas le contact de la chair humaine du sexe opposÃ©. En sortant du Trabendo, j&#8217;avais adressÃ© un fingerfuck Ã  toute cette scÃ¨ne (Strokes, Rakes, Libertines, tous les groupes rock post 2000) sans que cela ne change rien Ã  la face du monde.</p>
<p>J&#8217;avais l&#8217;espace d&#8217;un instant cru Ãªtre devenu vieux. Du moins jusqu&#8217;Ã  l&#8217;explosion de quelques groupes, pour qui la parole n&#8217;Ã©tait qu&#8217;un artifice dispensable, et le chaos sonique nÃ©cessaire. Zombie Zombie Ã©tait l&#8217;un de ces groupes, qui comme d&#8217;autres, me permirent de croire Ã  nouveau au feu sanguinolant des batteries qui jamais ne s&#8217;arrÃªtent, poursuivent leurs voyages avec un clavier fuzz dans le dos. Sorte de GPS pour lutter contre la pollution (les groupies underage qui braillent et mouillent sans raison, le trendy rock ou mÃªme le rehab rock&#8230; je vois que vous voyez de qui je parle).</p>
<p>Bien Ã©videmment depuis&#8230;. depuis il y avait eu les copies carbone qui tentaient de pasticher la violence avec une pose dÃ©constructiviste+braillard+rock de galleries post-moderniste. Crystal Castles, quoi que vous puissiez lire, est l&#8217;un de ces groupes. Un doux renoncement Ã  l&#8217;idÃ©e qu&#8217;un jour on changerait le monde.</p>
<p>Puisqu&#8217;aujourd&#8217;hui, pour vendre un album, il faut avouer que votre mÃ¨re est morte d&#8217;un cancer quand vous aviez sept ans, que votre pÃ¨re avait toute la collection collector de Barry Manilow et que pour vous le rock c&#8217;est &#8220;un divertissement qui doit Ãªtre dÃ©nuÃ© d&#8217;idÃ©es embarrassantes pour les gens qui ont bossÃ© toute la semaine&#8221;, je prÃ©fÃ¨re m&#8217;en remettre Ã  la sauvagerie non-sens des Australiens de Pets with Pets. Un trio muet qui fait du bruit et ranime la flamme de Suicide sans le poses figÃ©es d&#8217;un Alan Vega post 2000.</p>
<p>Puisqu&#8217;il faut faire table rase du passÃ©, Ã©liminer ses idoles, rÃ©inventer le langage, et faire transpirer les filles&#8230;. une solution : Pets with Pets, des golden shower, des massacres gratuits et la libÃ©ration des corps. Accessoirement c&#8217;est My Bloody Valentine VS Can VS Ramones et ca me fait sentir jeune sans Botox.</p>
<h3>Cela me semble bien plus ambitieux que de tourner une vidÃ©o oÃ¹ des jeunes cassent la baraque avec un perfecto chrÃ©tien (Justice) ou rÃ©aliser un album &#8220;retour Ã  la plage avec clavier analogique et dauphins qui sautent au loin&#8221; (Tellier, MGMT).</h3>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/we-only-found-this-place.mp3" >We only found this place</a></p>
<p><strong><a href="http://" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/');" target="_blank">http://www.myspace.com/petswithpets</a></strong></p>
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	<itunes:summary>CÃ©tait sÃ»rement un soir de juin 2006. Je ne me rappelle plus trÃ¨s bien. Je venais den finir avec le rock anglais moderne. Javais fini ce qui me restait de biÃ¨re tiÃ¨de, grillÃ© ma derniÃ¨re cigarette par dÃ©pit sur le sombre sol et javais claquÃ© la porte du Trabendo, laissant une horde de groupies bouffies sextasier devant The Rakes, leur Converse pas lacÃ©es et deux trois chemises Ã  carreaux mÃªme pas cintrÃ©es correctement.
Et je parle mÃªme pas charisme, coupes de cheveux et engagement politique. 
Un rÃªve froid, prisonnier dun bocal 22 pouces, que je retrouve encore aujourdhui chez 99% des rockeurs American Apparel.
pets-with-petsJavais Ã  ce moment eu comme un doute, un flottement sur ma capacitÃ© Ã  retrouver lengouement des dÃ©buts, la folie des concerts passÃ©s collÃ© au public, aux seins moites des filles qui pendant ces rares instants ne dÃ©daignaient pas le contact de la chair humaine du sexe opposÃ©. En sortant du Trabendo, javais adressÃ© un fingerfuck Ã  toute cette scÃ¨ne (Strokes, Rakes, Libertines, tous les groupes rock post 2000) sans que cela ne change rien Ã  la face du monde.
Javais lespace dun instant cru Ãªtre devenu vieux. Du moins jusquÃ  lexplosion de quelques groupes, pour qui la parole nÃ©tait quun artifice dispensable, et le chaos sonique nÃ©cessaire. Zombie Zombie Ã©tait lun de ces groupes, qui comme dautres, me permirent de croire Ã  nouveau au feu sanguinolant des batteries qui jamais ne sarrÃªtent, poursuivent leurs voyages avec un clavier fuzz dans le dos. Sorte de GPS pour lutter contre la pollution (les groupies underage qui braillent et mouillent sans raison, le trendy rock ou mÃªme le rehab rock je vois que vous voyez de qui je parle).
Bien Ã©videmment depuis. depuis il y avait eu les copies carbone qui tentaient de pasticher la violence avec une pose dÃ©constructiviste+braillard+rock de galleries post-moderniste. Crystal Castles, quoi que vous puissiez lire, est lun de ces groupes. Un doux renoncement Ã  lidÃ©e quun jour on changerait le monde.
Puisquaujourdhui, pour vendre un album, il faut avouer que votre mÃ¨re est morte dun cancer quand vous aviez sept ans, que votre pÃ¨re avait toute la collection collector de Barry Manilow et que pour vous le rock cest un divertissement qui doit Ãªtre dÃ©nuÃ© didÃ©es embarrassantes pour les gens qui ont bossÃ© toute la semaine, je prÃ©fÃ¨re men remettre Ã  la sauvagerie non-sens des Australiens de Pets with Pets. Un trio muet qui fait du bruit et ranime la flamme de Suicide sans le poses figÃ©es dun Alan Vega post 2000.
Puisquil faut faire table rase du passÃ©, Ã©liminer ses idoles, rÃ©inventer le langage, et faire transpirer les filles. une solution : Pets with Pets, des golden shower, des massacres gratuits et la libÃ©ration des corps. Accessoirement cest My Bloody Valentine VS Can VS Ramones et ca me fait sentir jeune sans Botox.
Cela me semble bien plus ambitieux que de tourner une vidÃ©o oÃ¹ des jeunes cassent la baraque avec un perfecto chrÃ©tien (Justice) ou rÃ©aliser un album retour Ã  la plage avec clavier analogique et dauphins qui sautent au loin (Tellier, MGMT).
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<itunes:subtitle>CÃ©tait sÃ»rement un soir de juin 2006. Je ne me rappelle plus trÃ¨s bien. Je venais den finir avec le rock anglais moderne. Javais fini ce qui me restait de biÃ¨re tiÃ¨de, grillÃ© ma derniÃ¨re cigarette par dÃ©pit sur le [...]</itunes:subtitle>
	</item>
		<item>
		<title>HERVÃ‰ PAUL  White spirit</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 22:15:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[blues]]></category>

		<category><![CDATA[steve tallis]]></category>

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&#8220;Plus de questions/ Mais de l&#8217;action/ Pour ta poupÃ©e qui dit non&#8221;
HervÃ© Paul, Le Monde change
Bienvenue dans le monde de 1983, les relents d&#8217;Axel Bauer feat Louis Bertignac. Un vague rÃªve d&#8217;AmÃ©rique qui prend l&#8217;eau par tous les ports. Des espoirs, de la volontÃ©, l&#8217;envie de faire sonner la slide en arriÃ¨re comme un combat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2><em>&#8220;Plus de questions/ Mais de l&#8217;action/ Pour ta poupÃ©e qui dit non&#8221;<br />
HervÃ© Paul, Le Monde change</em></h2>
<h3><strong>Bienvenue dans le monde de 1983, les relents d&#8217;Axel Bauer feat Louis Bertignac. Un vague rÃªve d&#8217;AmÃ©rique qui prend l&#8217;eau par tous les ports. Des espoirs, de la volontÃ©, l&#8217;envie de faire sonner la slide en arriÃ¨re comme un combat moderne, digne descendant des rixes Mick Taylor/Keith Richards. </strong></h3>
<p><span class="img-droite"><a title="herve-paul" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/herve-paul.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1370" title="herve-paul" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/herve-paul.jpg" alt="" width="384" height="383" /></a><span class="img-legende">herve-paul</span></span>L&#8217;album d&#8217;HervÃ© Paul, reÃ§u par la poste, rÃ©vÃ¨le des intrigues que je croyais mortes. Le pop-rock (POP-ROCK, en 2008 ?) mÃ¢tinÃ© en franÃ§ais avec l&#8217;incroyable espÃ©rance de faire comprendre au pÃ©quin moyen qu&#8217;il n&#8217;a rien compris, que la vÃ©ritÃ© Ã©tait finalement ailleurs, dans le Bayou CCR avec Suzie Q qui fait cuire des oeufs au plat en sifflotant un accord en septiÃ¨me. De toute faÃ§on Europe 2 qui diffuserait des acoustiques de John Fogerty, j&#8217;y ai jamais cru.</p>
<p>Mais il y a sur <em>Le chemin des dames</em> une tentation noble, du moins sur le papier. Qui dÃ©rape Coldplay sur <em>Au dessus de l&#8217;Ocean</em> (Overseas aurait Ã©tÃ© plus appropriÃ© finalement), joue la gaudriole sur <em>Ma lolita</em>, cours de finger-picking pour les fins de soirÃ©es sur la plage avec deux Allemandes paumÃ©es par lÃ , frise le ridicule sur <em>Entre toi et moi</em>, donne envie de prendre un stylo pour Ã©crire au label en l&#8217;insultant avec des mots Ã©crits en MAJUSCULES.</p>
<p>Perdu dans ce flot d&#8217;average rock, un titre, <em>Le monde change</em>, qui fait sonner les guitares comme Pentangle, John Renbourne et Bert Jansch : <em>L&#8217;Ã©tincelle</em> et <em>Le Monde change</em>, cordes cristallines, voix d&#8217;outre-tombe niquÃ©e Ã  coups de White Spirit sur le larynx.</p>
<p>C&#8217;est peut-Ãªtre Ã§a Ãªtre rock en 2008 : se forcer Ã  gober des paquets de Gitanes et du White Spirit pour looker comme ses idoles.<br />
HervÃ© Paul, hÃ©ros des marÃ©cages, la quarantaine bien grisonnÃ©e, a jouÃ© en premiÃ¨re partie de REM et U2 dans les 80&#8242;, avec son groupe Floo flash, puis dÃ©butÃ© une carriÃ¨re solo en dents de scie. A dÃ©faut de rayer le parquet, les dents d&#8217;HervÃ© Paul sont encore trop blanches pour donner envie d&#8217;y coller son oreille.</p>
<p>Encore et toujours le mÃªme problÃ¨me : la quÃªte du paradis perdu, la route 66, vue Ã  travers le prisme de la Nationale 7.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/le-monde-change.mp3" >Le monde change</a></p>
<p><strong><br />
HervÃ© Paul // <em>Le chemin des dames</em> // Rue Stendhal</strong></p>
<p><a href="http://" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/hpcommehervepaul</strong> </a></p>
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	<itunes:summary>Plus de questions/ Mais de laction/ Pour ta poupÃ©e qui dit non
HervÃ© Paul, Le Monde change
Bienvenue dans le monde de 1983, les relents dAxel Bauer feat Louis Bertignac. Un vague rÃªve dAmÃ©rique qui prend leau par tous les ports. Des espoirs, de la volontÃ©, lenvie de faire sonner la slide en arriÃ¨re comme un combat moderne, digne descendant des rixes Mick Taylor/Keith Richards. 
herve-paulLalbum dHervÃ© Paul, reÃ§u par la poste, rÃ©vÃ¨le des intrigues que je croyais mortes. Le pop-rock (POP-ROCK, en 2008 ?) mÃ¢tinÃ© en franÃ§ais avec lincroyable espÃ©rance de faire comprendre au pÃ©quin moyen quil na rien compris, que la vÃ©ritÃ© Ã©tait finalement ailleurs, dans le Bayou CCR avec Suzie Q qui fait cuire des oeufs au plat en sifflotant un accord en septiÃ¨me. De toute faÃ§on Europe 2 qui diffuserait des acoustiques de John Fogerty, jy ai jamais cru.
Mais il y a sur Le chemin des dames une tentation noble, du moins sur le papier. Qui dÃ©rape Coldplay sur Au dessus de lOcean (Overseas aurait Ã©tÃ© plus appropriÃ© finalement), joue la gaudriole sur Ma lolita, cours de finger-picking pour les fins de soirÃ©es sur la plage avec deux Allemandes paumÃ©es par lÃ , frise le ridicule sur Entre toi et moi, donne envie de prendre un stylo pour Ã©crire au label en linsultant avec des mots Ã©crits en MAJUSCULES.
Perdu dans ce flot daverage rock, un titre, Le monde change, qui fait sonner les guitares comme Pentangle, John Renbourne et Bert Jansch : LÃ©tincelle et Le Monde change, cordes cristallines, voix doutre-tombe niquÃ©e Ã  coups de White Spirit sur le larynx.
Cest peut-Ãªtre Ã§a Ãªtre rock en 2008 : se forcer Ã  gober des paquets de Gitanes et du White Spirit pour looker comme ses idoles.
HervÃ© Paul, hÃ©ros des marÃ©cages, la quarantaine bien grisonnÃ©e, a jouÃ© en premiÃ¨re partie de REM et U2 dans les 80, avec son groupe Floo flash, puis dÃ©butÃ© une carriÃ¨re solo en dents de scie. A dÃ©faut de rayer le parquet, les dents dHervÃ© Paul sont encore trop blanches pour donner envie dy coller son oreille.
Encore et toujours le mÃªme problÃ¨me : la quÃªte du paradis perdu, la route 66, vue Ã  travers le prisme de la Nationale 7.
Le monde change

HervÃ© Paul // Le chemin des dames // Rue Stendhal
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<itunes:subtitle>Plus de questions/ Mais de laction/ Pour ta poupÃ©e qui dit non
HervÃ© Paul, Le Monde change
Bienvenue dans le monde de 1983, les relents dAxel Bauer feat Louis Bertignac. Un vague rÃªve dAmÃ©rique qui prend [...]</itunes:subtitle>
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		<title>MIXTAPES CERCUEIL DO IT BETTER</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 22:15:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Cette semaine notre ami Henry Cording publie la mixtapes des discopunks lillois de Cercueil. Leur Mixtape est un mÃ©lange de leurs influences entre Ã©lectro expÃ©rimentale, rock sombre et rythmes japanisant ! Musicalement vous pourrez entendre entre autre : HOAHIO, ODD NOSDAM,  YOU FANTASTIC ET THE BIG GUN DOWN !
mixtapes
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine notre ami Henry Cording publie la mixtapes des discopunks lillois de Cercueil. Leur Mixtape est un mÃ©lange de leurs influences entre Ã©lectro expÃ©rimentale, rock sombre et rythmes japanisant ! Musicalement vous pourrez entendre entre autre : HOAHIO, ODD NOSDAM,  YOU FANTASTIC ET THE BIG GUN DOWN !</p>
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<itunes:subtitle>Cette semaine notre ami Henry Cording publie la mixtapes des discopunks lillois de Cercueil. Leur Mixtape est un mÃ©lange de leurs influences entre Ã©lectro expÃ©rimentale, rock sombre et rythmes japanisant ! Musicalement vous pourrez entendre [...]</itunes:subtitle>
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		<title>KEITH VS SPRING  Twenty something magazines</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 22:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

		<category><![CDATA[branchÃ©s]]></category>

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		<category><![CDATA[modernitÃ©]]></category>

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		<description><![CDATA[
ModernitÃ© 2008: des jeunes de 20 ans se foutent complÃ¨tement des conseils de leur aÃ®nÃ©s.&#8221;Ne faites pas de presse Ã©crite, elle crÃ¨ve&#8221; disent les plus vieux. RÃ©ponse des twenty something : &#8220;faire des magazines gratuits, pour eux et par eux&#8221;. Logique. Aussi terre Ã  terre quâ€™un pavÃ© Ã  la face, mais dans une version plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2>ModernitÃ© 2008: des jeunes de 20 ans se foutent complÃ¨tement des conseils de leur aÃ®nÃ©s.&#8221;Ne faites pas de presse Ã©crite, elle crÃ¨ve&#8221; disent les plus vieux. RÃ©ponse des twenty something : &#8220;faire des magazines gratuits, pour eux et par eux&#8221;. Logique. Aussi terre Ã  terre quâ€™un pavÃ© Ã  la face, mais dans une version plus friquÃ©e.</h2>
<p>Keith Magazine et Spring sont des espÃ¨ces de cailloux jetÃ©s dans la mare aux prÃ©jugÃ©s, juste pour montrer Ã  quel point cette gÃ©nÃ©ration peut Ãªtre entÃªtÃ©e. Deux rÃ©dacteurs en chef donc, Basile de Bure qui du haut de ses 19 ans dirige le culturel <em>Keith</em>, et de lâ€™autre, Charles de Consigny, 18 ans, imprimant son manifeste/mode <em>Spring</em>. Deux regards comme un mauvais strabisme visant la mÃªme cible: le futur.</p>
<h3>CommenÃ§ons par le dÃ©but : quelle est la volontÃ© Ã©ditoriale originelle de vos magazines?</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Keith VS Spring par Virgile Biéchy" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-2-210x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-1311" title="Keith VS Spring par Virgile BiÃ©chy" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-2-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><span class="img-legende">Keith VS Spring par Virgile Biéchy</span></span>Basile (Keith Magazine) : <em>Keith</em> est un gratuit culturel bimestriel tirÃ© Ã  10 000 exemplaires et distribuÃ© Ã  Paris dans 120 points de distribution. Avant de lancer Keith, je lisais pas mal de presse culturelle comme<em> Technikart</em> et les <em>Inrocks</em>, puis des choses plus pointues comme <em>Vice</em> ou <em>Spray</em>. Ce qui me dÃ©rangeait dans tous ces magazines, câ€™Ã©tait cette espÃ¨ce de prÃ©tention, un peu trentenaire bobo qui se la pÃ¨te. Donc Ã§a mâ€™intÃ©ressait de faire un vrai magazine fait par des jeunes pour des jeunes. Parce que je partais du principe que cela nâ€™existait pas. Le faire gratuit, Ã§a part de deux volontÃ©s; contrer la crise de la presse oÃ¹ les gratuits arrivent Ã  peu prÃ¨s Ã  s&#8217;en sortir, puis aussi le contact avec ma cible. Etre distribuÃ© dans des lieux oÃ¹ je serais en contact direct avec elle.</p>
<p>AprÃ¨s, lâ€™identitÃ© du magazine, ce n&#8217;est pas quelque chose qui est arrÃªtÃ© au premier numÃ©ro. Ca se faÃ§onne au fur et Ã  mesure. Câ€™est Ã§a qui est fascinant : voir la ligne Ã©ditoriale sâ€™affiner et devenir de plus en plus prÃ©cise. Parce que mon but Ã  la base, câ€™Ã©tait de me faire plaisir. Mon parti pris, câ€™Ã©tait de dire que si ce magazine ne me plaisait pas, il ne marcherait pas. Il faut rÃ©flÃ©chir en fonction de cela. On aborde la culture de maniÃ¨re Ã  Ãªtre prescripteur, devancer les autres, et enlever le cÃ´tÃ© prÃ©tentieux. Ne pas avoir le complexe<em> Inrocks</em> oÃ¹ ils se sentent obligÃ©s de trouver des chefs dâ€™Å“uvre tout le temps. Rester humble et Ãªtre curieux. On veut dÃ©couvrir des choses et les faire dÃ©couvrir.<span style="color: #888888;"><br />
</span></p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;On nâ€™a pas la prÃ©tention dâ€™apprendre des choses aux gens. Ce dont on parle, je le dÃ©couvre en mÃªme temps que le lecteur&#8221;.</span></h1>
<p>Charles (<em>Spring magazine</em>) : On a pas mal de points communs. <em>Spring</em> câ€™est aussi un magazine fait par des 18/25 ans. MÃªme si on a des collaborations avec des photographes ou des producteurs qui sont en place. Câ€™est un mÃ©lange dâ€™Ã©tudiants et de professionnels du secteur genre Sonia Sieff ou Benjamin Caradec pour les photographes, et des rÃ©dactrices de <em>Jalouse</em> ou <em>Citizen K</em>. Mais il y a plus de jeunes que de confirmÃ©s. Sur le dernier numÃ©ro, jâ€™ai fait bosser des jeunes de 19 ans qui n&#8217;avaient jamais fait de mode et qui sâ€™en sont trÃ¨s bien sortis.</p>
<p>On est diffusÃ©s Ã  50 000 exemplaires, des sorties tous les trois mois dans Paris centre et Ouest. La ligne Ã©ditoriale est beaucoup plus mode et moins culturelle. Nos pages culture sont moins importantes Ã  nos yeux, on suit plus lâ€™actualitÃ©. La ligne est impertinente, insolente, parfois foutage de gueule, mais pas complÃ¨tement. On donne la parole aux jeunes avec une nouvelle rubrique oÃ¹ il y a carte blanche Ã  des jeunes rÃ©dacteurs. AprÃ¨s, on ne parle que de choses chÃ¨res, les pages mode sont faites avec des marques de luxe et nos rÃ©dacteurs viennent des milieux friquÃ©s parisiens.</p>
<h3>Au vu de notre gÃ©nÃ©ration, quel est votre regard sur la presse kiosque actuelle ?</h3>
<p>Charles : Pour notre gÃ©nÃ©ration il y a pas grand-chose. Il y a  <em>Jalouse</em> pour les filles et des choses comme <em>Inrocks</em> ou <em>Technikart</em> pour les mecs. AprÃ¨s, les jeunes, et câ€™est pour cela que lâ€™on est gratuit, ne vont pas dans les kiosques. Il y a trÃ¨s peu de jeunes qui achÃ¨tent des quotidiensâ€¦ Surtout une cible friquÃ©e qui est plutÃ´t fainÃ©ante et qui attend tout sur un plateau dâ€™argent. Câ€™est pour cela que lâ€™on distribue gratuitement lÃ  oÃ¹ elle va prendre ses cafÃ©s, sort en boÃ®te,  va acheter ses fringuesâ€¦</p>
<p>Basile : Ce qui est intÃ©ressent, câ€™est que les gens qui trouvent le magazine lâ€™associent aux lieux oÃ¹ ils le trouvent.</p>
<h3>Le choix du papier, câ€™est assez Ã©tonnant pour la gÃ©nÃ©ration Internet !</h3>
<p>Charles : Sur Internet les gens sâ€™en foutent de ton site. Ils font une recherche dans Google, et si ton site rÃ©pond Ã  leurs questions, ils vont y allerâ€¦ Et puis câ€™est tout. Ils vont pas voyager dans ton site comme ils voyagent dans un magazine.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Keith" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-1-214x300.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-1310" title="Keith" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-1-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></a><span class="img-legende">Keith</span></span>Basile : Câ€™est pour cela que lorsqu&#8217;on a dÃ©cidÃ© de faire un magazine, on voulait en faire un de trÃ¨s grande qualitÃ©. Pour moi la presse, câ€™est papier.</p>
<p>Charles : Câ€™est comme un livre : câ€™est mieux pour les photos, pour lire. Tu ne peux pas lire tout un texte sur Internet. Faire du papier aujourdâ€™hui câ€™est du luxe. Je trouve cela plus cheap Internet.</p>
<p>Basile : Câ€™est tout de mÃªme gÃ©nial : on parle tout le temps de la crise de la presse Ã©crite, que lâ€™on est la gÃ©nÃ©ration Internetâ€¦ Et voilÃ , notre gÃ©nÃ©ration a encore un lien avec le papier. On voulait que ce soit un bel objet.</p>
<h3>Vous reprÃ©sentez tous deux les penchants de notre gÃ©nÃ©ration : dâ€™un cÃ´tÃ©, des gens cultivÃ©s tournÃ©s vers le passÃ© pour construire de la nouveautÃ© ; et de lâ€™autre, des gens incultes et fiers de lâ€™Ãªtre qui font table rase de tout. CaractÃ¨re qui transparaÃ®t dans vos baseline : Â« Who Is Keith Â», titre Ã  rÃ©fÃ©rence, et Â« Nous Sommes lâ€™avenir, Tant pis Â» pour <em>Spring</em>.</h3>
<p>Charles : Il y a un parti pris effectivementâ€¦Câ€™est vrai quand tu regardes les jeunes aujourdâ€™hui qui ont du blÃ© ils sont quand mÃªme assez perdus, assez atteints par la drogue, assez No Futur tout de mÃªme.</p>
<h3>Enfin, depuis Bret Easton Ellis, Ã§a a pas lâ€™air dâ€™Ãªtre un truc vraiment Ã©tonnant.</h3>
<p>Charles : Oui, mais Ã§a continue comme cela et jâ€™ai lâ€™impression que Ã§a empire. Yâ€™a pas une soirÃ©e oÃ¹ je vais oÃ¹ tu as pas 2/3 de la salle qui est dÃ©foncÃ©e Ã  la coke. Les gens en ont plus rien Ã  foutre de rien, ils sont pÃ©tÃ©s de thunes et ont tendance Ã  mÃ©priser le passÃ© et tout ce qui sâ€™est fait de bien ces 50 derniÃ¨res annÃ©es. Câ€™est pour cela que je dis Â« Nous sommes lâ€™avenir et Tant pis Â» parce que de toute maniÃ¨re vous ne pourrez pas passer Ã  cÃ´tÃ© de nous, câ€™est nous qui allons construire la suite. Malheureusement pour vous, on est un peu des blaireaux et un peu mÃ©prisant de tout ce qui sâ€™est fait de bien avant.</p>
<p>Basile : Câ€™est vrai que dans notre gÃ©nÃ©ration il y a deux groupes. Nous on ne regarde pas vraiment vers le passÃ©. Dans ce <em>Keith</em>, il y a  Keith Richards et Keith Haring â€¦ Bien sÃ»r on sâ€™inspire du passÃ©, mais on regarde quand mÃªme vers lâ€™avenir. On a une culture <em>Keith</em>. Aujourdâ€™hui, la grande mode, câ€™est le Rock. Moi Ã§a me plaÃ®t beaucoup.</p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;Mais ce qui manque Ã  notre gÃ©nÃ©ration, câ€™est dâ€™avoir accompagnÃ© la naissance dâ€™une culture.&#8221;</span></h1>
<p><span class="img-gauche"><a title="keith-couv" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/keith-couv.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1309" title="keith-couv" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/keith-couv.jpg" alt="" width="352" height="484" /></a><span class="img-legende">keith-couv</span></span>Charles : On a quand mÃªme lâ€™Ã©lectro.</p>
<p>Basile : Câ€™est pas pareil. Il y a toujours ce retour en arriÃ¨re vachement connotÃ© et sans nouveautÃ©s.</p>
<p>Charles : Câ€™est pas nouveau mais on a tout de mÃªme imposÃ© des DJ reconnus internationalement. Il y a une culture franÃ§aise avec lâ€™Electroâ€¦</p>
<p>Basile : Tout cela manque tout de mÃªme un peu dâ€™Ã¢me.</p>
<p>Charles : Câ€™est un mouvement musical qui va avec un style vestimentaire, un culte de la dÃ©fonce et du paradis artificiel. Et un rejet de la sociÃ©tÃ©. Peut-Ãªtre que lâ€™on se rendra compte Ã  posterori des choses qui se passent.</p>
<h3>Il est Ã©tonnant dâ€™observer que <em>Keith</em> qui a une culture Hip Hop/ Rock, est une tonalitÃ© moins mauvaise fois et parti pris que <em>Spring</em> qui a la culture du Luxe.</h3>
<p>Basile : Je ne voulais rien mâ€™imposer. Ne pas rentrer dans les idÃ©es reÃ§ues du type Â« la culture rock doit Ãªtre irrÃ©vÃ©rencieuse Â».</p>
<p>Charles : Câ€™est un truc qui vient tout seul. Tu Ã©cris pas un truc en te disant que tu vas Ãªtre provoc&#8217;. Tu lâ€™Ã©cris et voilÃ , tu l&#8217;as Ã©tÃ©. Yâ€™as pas un seul magazine qui sâ€™enferme dans une faÃ§on dâ€™Ã©crire.Tu regardes, les mecs de<em> Technikart,</em> Ã§a sort tout seul. Dâ€™eux-mÃªmes, ils vont tout critiquer.</p>
<p>Basile : Et puis ils ont un cÃ´tÃ© Ã©nervant. Il faut quâ€™ils dÃ©couvrent des choses. Quand les groupes quâ€™ils approchent deviennent connus, ils disent que câ€™est de la merde. Moi je mâ€™en fous, je parle de ce que jâ€™aime.</p>
<p>Charles : Ils vivent un peu en autarcie dans leur rÃ©daction. Un peu paumÃ©s. Ils ont beaucoup de mal Ã  redevenir ce quâ€™ils Ã©taient.  Câ€™est lâ€™espÃ¨ce dâ€™esprit qui a donnÃ© lâ€™esprit Canal +: se croire plus cultivÃ© que tout le monde, plus drÃ´le, plus branchÃ©. Au final ce sont des mecs qui sâ€™enferment dans des poncifs pas possibles, qui sont super politiquement corrects, qui ne rÃ©flÃ©chissent pas suffisamment.</p>
<h3>Le <em>Point</em> a dit de <em>Keith</em> Â« Ne cherchez plus les petits Bizotâ€¦ Ils sont lÃ  Â». Ca vous aurait fait plaisir Ã  <em>Spring</em> un compliment de la sorte?</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Spring" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-200x300.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-1312" title="Spring" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/reac-chef-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="img-legende">Spring</span></span>Charles : Ils nous lâ€™on fait dans le <em>Nouvel Obs</em>. Une page pleine : <em>Charles Consigny lâ€™insolent</em>. Et <em>Technikart</em> nous a descendu par ailleurs. Ils nous a descendu sur trois colonnes, le tout pour mâ€™appeler 3 semaines plus tard pour que jâ€™Ã©crive pour eux. ComplÃ¨tement schizo.</p>
<p>***</p>
<p>Lâ€™interview continue, passe au crible Baby Rockeur, gÃ©nÃ©ration laissÃ©e pour compte de la presse, foutage de gueule. Est-il question de vision ? Non, sinon de gens qui ont lâ€™envie. Lâ€™Ã©poque nâ€™est elle pas Ã  lâ€™angoisse depuis les annÃ©es 80 ? Avec quoi bassine-t-on ses enfants dÃ¨s quâ€™ils sont en Ã¢ge de baragouiner PAPA MAMAN? Puis les dÃ©courager, les prÃ©venir des dangers du chÃ´mage, sida, lâ€™Ã©cologie&#8230;</p>
<h2>Ã€ une Ã©poque oÃ¹ mourir est un mot bipÃ© sur TF1. Rien de plus normal que la prise de risque maximale. La bravoure inscrite dans lâ€™encre et le papier.</h2>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/c2c-jalouse.mp3" >Charles de Consigny parle de la rÃ©daction de Jalouse</a></p>
<p><em>Keith et Spring sortent leurs nouveaux numÃ©ros au mois de juin.<br />
<strong> Photos Virgile Biechy: <a href="http://www.virgile.book.fr/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.virgile.book.fr');" target="_blank">http://www.virgile.book.fr/</a><br />
</strong></em></p>
<p><strong><a href="http://www.whoiskeith.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.whoiskeith.com');" target="_blank">http://www.whoiskeith.com/</a><br />
<a href="http://www.spring-paris.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.spring-paris.com');" target="_blank">http://www.spring-paris.com/</a></strong></p>
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	<itunes:summary>ModernitÃ© 2008: des jeunes de 20 ans se foutent complÃ¨tement des conseils de leur aÃ®nÃ©s.Ne faites pas de presse Ã©crite, elle crÃ¨ve disent les plus vieux. RÃ©ponse des twenty something : faire des magazines gratuits, pour eux et par eux. Logique. Aussi terre Ã  terre quâ€™un pavÃ© Ã  la face, mais dans une version plus friquÃ©e.
Keith Magazine et Spring sont des espÃ¨ces de cailloux jetÃ©s dans la mare aux prÃ©jugÃ©s, juste pour montrer Ã  quel point cette gÃ©nÃ©ration peut Ãªtre entÃªtÃ©e. Deux rÃ©dacteurs en chef donc, Basile de Bure qui du haut de ses 19 ans dirige le culturel Keith, et de lâ€™autre, Charles de Consigny, 18 ans, imprimant son manifeste/mode Spring. Deux regards comme un mauvais strabisme visant la mÃªme cible: le futur.
CommenÃ§ons par le dÃ©but : quelle est la volontÃ© Ã©ditoriale originelle de vos magazines?
Keith VS Spring par Virgile BiéchyBasile (Keith Magazine) : Keith est un gratuit culturel bimestriel tirÃ© Ã  10 000 exemplaires et distribuÃ© Ã  Paris dans 120 points de distribution. Avant de lancer Keith, je lisais pas mal de presse culturelle comme Technikart et les Inrocks, puis des choses plus pointues comme Vice ou Spray. Ce qui me dÃ©rangeait dans tous ces magazines, câ€™Ã©tait cette espÃ¨ce de prÃ©tention, un peu trentenaire bobo qui se la pÃ¨te. Donc Ã§a mâ€™intÃ©ressait de faire un vrai magazine fait par des jeunes pour des jeunes. Parce que je partais du principe que cela nâ€™existait pas. Le faire gratuit, Ã§a part de deux volontÃ©s; contrer la crise de la presse oÃ¹ les gratuits arrivent Ã  peu prÃ¨s Ã  sen sortir, puis aussi le contact avec ma cible. Etre distribuÃ© dans des lieux oÃ¹ je serais en contact direct avec elle.
AprÃ¨s, lâ€™identitÃ© du magazine, ce nest pas quelque chose qui est arrÃªtÃ© au premier numÃ©ro. Ca se faÃ§onne au fur et Ã  mesure. Câ€™est Ã§a qui est fascinant : voir la ligne Ã©ditoriale sâ€™affiner et devenir de plus en plus prÃ©cise. Parce que mon but Ã  la base, câ€™Ã©tait de me faire plaisir. Mon parti pris, câ€™Ã©tait de dire que si ce magazine ne me plaisait pas, il ne marcherait pas. Il faut rÃ©flÃ©chir en fonction de cela. On aborde la culture de maniÃ¨re Ã  Ãªtre prescripteur, devancer les autres, et enlever le cÃ´tÃ© prÃ©tentieux. Ne pas avoir le complexe Inrocks oÃ¹ ils se sentent obligÃ©s de trouver des chefs dâ€™Å“uvre tout le temps. Rester humble et Ãªtre curieux. On veut dÃ©couvrir des choses et les faire dÃ©couvrir.

On nâ€™a pas la prÃ©tention dâ€™apprendre des choses aux gens. Ce dont on parle, je le dÃ©couvre en mÃªme temps que le lecteur.
Charles (Spring magazine) : On a pas mal de points communs. Spring câ€™est aussi un magazine fait par des 18/25 ans. MÃªme si on a des collaborations avec des photographes ou des producteurs qui sont en place. Câ€™est un mÃ©lange dâ€™Ã©tudiants et de professionnels du secteur genre Sonia Sieff ou Benjamin Caradec pour les photographes, et des rÃ©dactrices de Jalouse ou Citizen K. Mais il y a plus de jeunes que de confirmÃ©s. Sur le dernier numÃ©ro, jâ€™ai fait bosser des jeunes de 19 ans qui navaient jamais fait de mode et qui sâ€™en sont trÃ¨s bien sortis.
On est diffusÃ©s Ã  50 000 exemplaires, des sorties tous les trois mois dans Paris centre et Ouest. La ligne Ã©ditoriale est beaucoup plus mode et moins culturelle. Nos pages culture sont moins importantes Ã  nos yeux, on suit plus lâ€™actualitÃ©. La ligne est impertinente, insolente, parfois foutage de gueule, mais pas complÃ¨tement. On donne la parole aux jeunes avec une nouvelle rubrique oÃ¹ il y a carte blanche Ã  des jeunes rÃ©dacteurs. AprÃ¨s, on ne parle que de choses chÃ¨res, les pages mode sont faites avec des marques de luxe et nos rÃ©dacteurs viennent des milieux friquÃ©s parisiens.
Au vu de notre gÃ©nÃ©ration, quel est votre regard sur la presse kiosque actuelle ?
Charles : Pour notre gÃ©nÃ©ration il y a pas grand-chose. Il y a  Jalouse pour les filles et des choses [...]</itunes:summary>
<itunes:subtitle>ModernitÃ© 2008: des jeunes de 20 ans se foutent complÃ¨tement des conseils de leur aÃ®nÃ©s.Ne faites pas de presse Ã©crite, elle crÃ¨ve disent les plus vieux. RÃ©ponse des twenty something : faire des magazines gratuits, pour [...]</itunes:subtitle>
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		<title>MAN AND BIRDMEN  Colosse de (Fender) Rhodes</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 22:15:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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L&#8217;affaire est entendue, Hercule sera le hÃ©ros de l&#8217;Ã©tÃ©.
Dit comme cela c&#8217;est un peu abscons, et pourtant.
man-and-birdmenA force de chercher des pÃ©pites, on tombe souvent sur des cailloux. Et l&#8217;actuelle sortie de DFA, Hercules &#038; Love Affair reste un peu trop pute pour Ãªtre cow-girl, alors, devant la pÃ©nurie des choix, j&#8217;opte pour un groupe [...]]]></description>
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<h2>L&#8217;affaire est entendue, Hercule sera le hÃ©ros de l&#8217;Ã©tÃ©.<br />
Dit comme cela c&#8217;est un peu abscons, et pourtant.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="man-and-birdmen" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/man-and-birdmen.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1301" title="man-and-birdmen" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/man-and-birdmen.jpg" alt="" width="200" height="289" /></a><span class="img-legende">man-and-birdmen</span></span>A force de chercher des pÃ©pites, on tombe souvent sur des cailloux. Et l&#8217;actuelle sortie de DFA, Hercules & Love Affair reste un peu trop pute pour Ãªtre cow-girl, alors, devant la pÃ©nurie des choix, j&#8217;opte pour un groupe suisse engagÃ© (sic) mort depuis 2006, ayant sorti quatre pÃ©pites cosmiques qui lorgnent autant vers l&#8217;astral de salon que vers le fuzz Ã  granules.</p>
<p>Man and birdmen, mÃ©lange homme-oiseau, assure avec quelques autres (Shit Browne, Koudlam) la fonction essentielle que tout groupe qui sort un album Ã  grande Ã©chelle perd de vue, inlassablement : le plaisir, l&#8217;expÃ©rience, le swing.</p>
<p>Encore quelques annÃ©es, disons dix, et je pourrai enfin dÃ©velopper de la nostalgie post-mortem en pensant Ã  ce groupe, me dire que les annÃ©es 2000 c&#8217;Ã©tait quand mÃªme quelque chose, et que certains groupes allaient de l&#8217;avant en pensant Ã  l&#8217;arriÃ¨re (les sixties, la contraception, fumer des fleurs).</p>
<p>Maintenant que nous sommes en 2018, tout est blanc, tout est froid, la modernitÃ© a pris le pas sur le reste, et le vintage est so clichÃ©. J&#8217;allume l&#8217;Ã©cran plasma Ã  diodes wi-fi, un oeil par la fenÃªtre pour admirer la pollution urbaine; je place <em>The most beautiful widow </em>dans l&#8217;auto-tune et je peux enfin retrouver cette sensation: Ãªtre une Ã©toile de l&#8217;ancien temps, filer vite, et glisser les doigts sur le clavier de Rhodes.</p>
<p><a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/the-mot-beautiful.mp3" >The most beautiful widow</a></p>
<p><strong><a href="  http://www.myspace.com/manandbirdmen  " onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/manandbirdmen </a></strong></p>
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	<itunes:summary>Laffaire est entendue, Hercule sera le hÃ©ros de lÃ©tÃ©.
Dit comme cela cest un peu abscons, et pourtant.
man-and-birdmenA force de chercher des pÃ©pites, on tombe souvent sur des cailloux. Et lactuelle sortie de DFA, Hercules & Love Affair reste un peu trop pute pour Ãªtre cow-girl, alors, devant la pÃ©nurie des choix, jopte pour un groupe suisse engagÃ© (sic) mort depuis 2006, ayant sorti quatre pÃ©pites cosmiques qui lorgnent autant vers lastral de salon que vers le fuzz Ã  granules.
Man and birdmen, mÃ©lange homme-oiseau, assure avec quelques autres (Shit Browne, Koudlam) la fonction essentielle que tout groupe qui sort un album Ã  grande Ã©chelle perd de vue, inlassablement : le plaisir, lexpÃ©rience, le swing.
Encore quelques annÃ©es, disons dix, et je pourrai enfin dÃ©velopper de la nostalgie post-mortem en pensant Ã  ce groupe, me dire que les annÃ©es 2000 cÃ©tait quand mÃªme quelque chose, et que certains groupes allaient de lavant en pensant Ã  larriÃ¨re (les sixties, la contraception, fumer des fleurs).
Maintenant que nous sommes en 2018, tout est blanc, tout est froid, la modernitÃ© a pris le pas sur le reste, et le vintage est so clichÃ©. Jallume lÃ©cran plasma Ã  diodes wi-fi, un oeil par la fenÃªtre pour admirer la pollution urbaine; je place The most beautiful widow dans lauto-tune et je peux enfin retrouver cette sensation: Ãªtre une Ã©toile de lancien temps, filer vite, et glisser les doigts sur le clavier de Rhodes.
The most beautiful widow
http://www.myspace.com/manandbirdmen</itunes:summary>
<itunes:subtitle>Laffaire est entendue, Hercule sera le hÃ©ros de lÃ©tÃ©.
Dit comme cela cest un peu abscons, et pourtant.
man-and-birdmenA force de chercher des pÃ©pites, on tombe souvent sur des cailloux. Et lactuelle sortie de DFA, [...]</itunes:subtitle>
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		<title>LAETITIA SHERIFF  Ou la loi du plus fort(e)</title>
		<link>http://www.gonzai.com/laetitia-sheriff-ou-la-loi-du-plus-fore/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 22:15:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

		<category><![CDATA[fargo]]></category>

		<category><![CDATA[jesse sykes]]></category>

		<category><![CDATA[laetitia sheriff]]></category>

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		<description><![CDATA[
Games over. Fini de plaisanter. La blague potache du songwriting en franÃ§ais sensÃ© s&#8217;inspirer des grandes plaines amÃ©ricaines, le tout dans la langue Ã  Rimbaud, Laetitia Sheriff semble avoir fait une croix dessus. Le sacre d&#8217;une Ã©poque rÃ©volue et la consÃ©cration du &#8220;no concession&#8221; sur douze titres secs comme un coup d&#8217;Ã©perons dans tes prÃ©jugÃ©s [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2>Games over. Fini de plaisanter. La blague potache du songwriting en franÃ§ais sensÃ© s&#8217;inspirer des grandes plaines amÃ©ricaines, le tout dans la langue Ã  Rimbaud, Laetitia Sheriff semble avoir fait une croix dessus. Le sacre d&#8217;une Ã©poque rÃ©volue et la consÃ©cration du &#8220;no concession&#8221; sur douze titres secs comme un coup d&#8217;Ã©perons dans tes prÃ©jugÃ©s sur la France qui travaille.</h2>
<p>Pour son deuxiÃ¨me album, la franco-franÃ§aise lorgne vers l&#8217;ambition, la dÃ©mesure non contrÃ´lÃ©e, parce qu&#8217;en 2008, Ãªtre comparÃ©e Ã  PJ Harvey, Cat Power, Shannon Wright, c&#8217;est un aveu de dÃ©sillusion qui ne fait plus vendre, plus aimer, encore moins acheter. Que les copies carbone d&#8217;America, la France les rejette depuis 30 ans, alors&#8230;.</p>
<h1>&#8230; Alors Games Over. Don&#8217;t mess with me anymore, buddy. Jette ton gun Ã  terre et dÃ©zippe ton jean.</h1>
<p><span class="img-droite"><a title="games-over" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/05/games-over.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1280" title="games-over" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/05/games-over.jpg" alt="" width="356" height="321" /></a><span class="img-legende">games-over</span></span>Pour survivre dan