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	<title>Gonzaï</title>
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	<description>Gonzaï est une entité littéraire tournée vers le gonzo. Un parti-pris rédactionnel toujours motivé par la subjectivité objective. De l’émotion aussi.  Gonzaï c’est un autre regard sur Paris et ses créations un strabism eartistique. Gonzaï c’est l’art de connaitre beaucoup sur peu de choses,  le rock la pop l’art et les mouvements. Car dans un monde globalisant et réducteur seul le détail compte.</description>
	<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 14:03:53 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
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		<title>DICK RIVERS  Mythique Rivers..</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[«Alors Dick, toujours avec tes santiags?». Estomaqué devant mon écran. Comment pouvait-on dire une chose pareille: « Alors Dick, toujours avec tes santiags ? » Quelle espèce d’ignare prétentieux pouvait se permettre une réflexion pareille. Qui ne pouvait pas comprendre la profonde culture américaine de l’homme, l’amour du western et la pulsion rock qui accompagnait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>«Alors Dick, toujours avec tes santiags?». Estomaqué devant mon écran. Comment pouvait-on dire une chose pareille: « Alors Dick, toujours avec tes santiags ? » Quelle espèce d’ignare prétentieux pouvait se permettre une réflexion pareille. Qui ne pouvait pas comprendre la profonde culture américaine de l’homme, l’amour du western et la pulsion rock qui accompagnait le tout en grand fracas électrique. Ce con, c’était bien entendu Fogiel. Et que je ne le reprenne jamais à prendre les gens pour des cons…</h2>
<p>Alors pour réhabiliter l&#8217;homme, une interview organisée grâce au jeu promo de la sortie d&#8217;albums. <em>L&#8217;homme sans âge</em>&#8230; mon œil oui. 62 ans et son premier disque à 15. Autant dire que l&#8217;homme en a vu beaucoup. Du coup, une interview thématique pour vous. Un témoignage par un du cru. Regard moderne? Who Cares?</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="Dick Rivers" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/efr300-001-mf.jpg" ><img class="alignnone size-full wp-image-1753" title="Dick Rivers" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/efr300-001-mf.jpg" alt="" width="734" height="394" /></a><span class="img-legende">Dick Rivers</span></span></p>
<h3>La culture Country-Western:</h3>
<p>&#8221; Pour les gens de notre génération, ce sont nos vraies racines. Notre rêve américain c’était tout cela. Avant le rock… en parallelle. D’ailleurs le mariage des bottes de cow-boy avec un perfecto… RIDICULE. Après des mecs se sont emparés de cela. Mais à leur place nous n&#8217;aurions jamais fait cette faute de goût. Nous, c’était les cowboys type Robert Mitchum, Gary Cooper et autre John Wayne. Avec tout le fantasme de pays lointain, grand espace… Puis le rock qui était une musique un phénomène social important. Si tu regardes Brando dans l’équipée sauvage, il ne porte pas de cowboy boots mais des bottes de moto avec le perfecto. C’est européen la façon dont ils ont habillé les blousons noirs.</p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;Moi mon rêve américain je ne l’ai jamais vécu, je suis mon propre rêve américain.&#8221;</span></h1>
<p>À part Austin au Texas, qui est une ville blues et électrique. Mais il y n’a pas de cowboy. Les gens mettent le chapeau parce que c’est comme un béret en France. Il m’est arrivé de chanter au festival qu’ils appellent country en France, les festivals de Mirande dans le Gers… Que des mecs du coin qui se déguisent pendant 4 ou 5 jours. Moi j’adore la culture cowboy. J’ai trait des vaches, fait du cutling. J’essaye de vivre mes rêves à fond. Toutes les choses que je fais, je n’en rougis pas.&#8221;</p>
<h2>Découverte française du rock:</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="Dick Rivers, urbain" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/efr300-005-mf1.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1756" title="Dick Rivers, urbain" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/efr300-005-mf1.jpg" alt="" width="500" height="500" /></a><span class="img-legende">Dick Rivers, urbain</span></span>&#8220;Le rock, je l’ai découvert dans les bases américaines qu’il y avait près de chez moi a Nice. Ca a également été le cas pour Bashung dans l’est de la France ou Depardieu à Chateauroux. Dans tous les endroits où il y avait des bases américaines, les gars ont découvraient la culture américaine avant tout le monde. Les mecs apportaient leurs bagnoles, leurs femmes, quand c’était des officiers, la bouffe et la culture. Le cinéma, moi j’ai connu que ca à part des Chabrol ou Fernandel qui faisaient marrer tout le monde. Sinon on avait que des films américains. Ma façon de chanter vient de là. C’est comme l’équitation : tu as l’équitation classique et tu as la monte cowboy. Austin, j’y suis allé pour la première fois pour enregistrer en 91, j’y ai rencontré des gens qui sont devenus des amis, avec qui l’on a fait des bœufs. C’était au service de mon efficacité.&#8221;</p>
<h2>La France, un pays colonialiste.</h2>
<p>Ils n’y avaient pas de racisme. Et pourtant moi je viens d’une ville de cons, qui s’appelle Nice, et qui est un état dans l’état. Les bons niçois sont tous partis de Nice. Mais ils n’y avaient pas de racisme. Moi je ne savais pas ce que c’était qu’un juif. Il a fallu que j’arrive a Paris, que l’on prenne un batteur qui s’appelait Willy Lewis -en réalité Willy Taïeb-, que j’aille manger et dormir chez lui pour me rendre compte que l’on ne mangeait pas vraiment la même chose que d’habitude. Là on me dit : &#8220;il est juif&#8221;. Ah Bon !! Mais je savais même pas ce que c’était. Le colonialisme, pour nous c’était naturel, un département français ! Comme on n’avait pas beaucoup d’informations… Quand je suis arrivé à Paris début 61, il y avait les barrages, les postes de police. Mais on ne comprenait pas trop. Des noirs, on en voyait peu. C’était soit des médecins soient des vendeurs de tapis. Alors il y avait un côté folklorique. Le racisme ne se posait pas. C’est après, à Paris, que l’on t’inculque des trucs, on te demande de faire un choix.</p>
<p>C’est pour cette raison que je déteste toutes les religions. Je connais des Catholiques intégristes qui ne baisent leurs femmes que pour faire des enfants. C&#8217;est un truc de malade. Dieu existe pour tout le monde, mais l’homme a créé les religions. Et ils se foutent sur la gueule avec cela depuis la nuit des temps.<br />
Moi quand j’étais môme, mon meilleur ami était juif. Jamais on m’a dit : &#8220;lui il est juif, toi tu es catholique&#8221;. Jamais. À l’époque de la guerre d’Algérie, mon père était boucher dans le vieux Nice. On a vu la première migration d’algériens francophiles. Il venait pour fuir la guerre. Il nous invitait chez eux, nous disait « vous viendrez chez nous quand la guerre sera finie », nous apportait des galettes de dates. La façon de parler était folklorique. Mais ça s’arrêtait là.</p>
<h2>Une jeune fille de 21 ans écoute Dick: «C’est pas sérieux mon amour».</h2>
<p><span class="img-gauche"><a title="L'homme sans age" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/front-dick.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-1757" title="L\'homme sans age" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/front-dick.jpg" alt="" width="409" height="409" /></a><span class="img-legende">L'homme sans age</span></span>&#8220;Il y a un moment où cela devient du 3ième degré. C’est à la fois sublime que quelque chose qui ne représente quasiment plus rien musicalement pour moi ait traversé le temps. C’est le coté légendaire et flatteur. Si on m’avait dit, lorsque mon premier disque est sorti le jour de mes 15 ans que je parlerais encore de musique à 62 ans&#8230;Pour moi, à 15 ans, un mec de 30 ans, c’était un vieillard.&#8221;</p>
<h2>Le Canada:</h2>
<p>&#8220;Oui, j’ai une double vie là-bas. Depuis 1965 il y a deux Dick. 80% de mes chansons au Québec ne sont pas les mêmes qu’en France. Sur les mêmes albums, eux choisissent autre chose. Et proportionnellement, j’ai eu plus de numéros 1 la-bas, qu’ici. En 10-12 ans, j’ai du avoir 15 numéro 1 la-bas. J’ai donc deux orchestres, un pour chaque pays.</p>
<p>Mais les Canadiens préfèrent les ballades. Par exemple, il y a cette chanson que j’ai faite en 66-67 quand j’habitais chez Mort Shuman à New-York où j’ai fait la connaissance de Neil Diamond. Et Neil Diamond à l’époque écrivait beaucoup pour des gens comme les Monkeys. Mais lui en tant qu&#8217;interprète avait un label local; qui ne couvrait que l’état de New-York ; qui s’appelait Bang Records, et il était auto produit. J’ai donc fait la version française de <em>Girl You Will Be a Woman Soon</em>. C’était lui qui l’avait écrit. Je suis donc parti enregistrer en Alabama où je fais l’adaptation qui s’appelle <em>Viens tout connaître</em>. Numéro 1 au Quebec… Ici complètement inconnue. Mais, eux à l’inverse, ne connaissent pas <em>Twist à St Tropez</em>.</p>
<h2>Payer sa fidélité à la cause du rock & roll.</h2>
<p>Le Rock & Roll, je serais enterré avec. Malheureusement (ou heureusement) pour moi, je fais parti de ceux qui ont été biberonnés au rock & roll avant le reste des Français. Mais le vrai rock, celui qui nous colle, il est mort le jour où Elvis est parti à l’armée. Après le relais a été prit par tous les groupes anglais. Mais le rock tel qu’on le rêvait… Il était fini aux USA. Quand des gens comme Gene Vincent ou Jerry Lee Lewis sont venus en Europe en 60-61, c’est que ça ne marchait plus là-bas. Le départ d&#8217;Elvis à l’armée, c’est la fin du rock au sens propre du terme. Du mouvement rebelle, social qu’était le rock.</p>
<h2>Le travail de studio:</h2>
<p>&#8220;Les masterings maintenant, on n’arrive pas à limer complètement le côté métallique du CD, mais ça se réchauffe. En plus, moi j’enregistre toujours : A-D-A-D. C’est-à-dire que l’on enregistre sur bande 24, on reporte sur un Pro Tools, et après je mixe en demi-pouce analogique. Et c’est la demi-pousse analogue qui part en mastering. On garde quand même la chaleur de la prise avec les défauts et la distorsion que cela peut comprendre. Mais c’est le jour et la nuit. En plus ça devient de plus en plus compliqué de trouver des demi-pousses, ca coûte la peau du cul. Mais dès que l’on appelle un mec de mastering, que ce soit Bob Ludwig ou n’importe qui et qu&#8217;on lui dit « vous avez les deux supports?»… parce que on finalise toujours avec les deux supports: un CD ultra-pointu et la bande. Tous les mastering&#8217;men prennent la bande.&#8221;</p>
<h2>Le MP3…</h2>
<p>&#8220;C’est de la merde.&#8221;</p>
<h2>Le manque d’âme des disques.</h2>
<p>&#8220;Le problème n’est pas dans l’enregistrement mais tout ce qui est autour. Aujourd’hui on ne supporte plus les choses approximatives. Mon batteur par exemple, Larry Ciancia, un vrai batteur qui joue après la voix… il passe son temps à caler une fraction de pied de grosse-caisse avec la basse. Avant, ca serait passé parce que c’est inaudible à l’oreille humaine. C&#8217;est comme le fait que mes prises de voix sont toujours réelles. Parce que je déteste les recoupes de plusieurs prises. Quand on vous fait faire 3 bonnes prises et qu’on les compile, les découpe… bon.</p>
<h2><span class="img-droite"><a title="Dick-par Muntz Termunch" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/dick-par-muntz-termunch1.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1752" title="Dick-par Muntz Termunch" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/dick-par-muntz-termunch1.jpg" alt="" width="339" height="453" /></a><span class="img-legende">Dick-par Muntz Termunch</span></span></h2>
<p>Donc, plus les musiciens jouent bien, plus ils aseptisent. Par exemple, l’auto-tune dans Protools. L’auto-tune, c’est la légende de faire chanter n’importe qui ne sait pas chanter. C’est pas vrai en fait. Parce que ça se sent quand on &#8220;bend&#8221; la note. Le premier mec que j’ai vu &#8220;auto-tuné&#8221; c’est le chanteur de country Garth Brooks qui avait un budget de 35 000 dollars d’auto-tune. Ils viraient en fait toute les notes un peu bleutées sur ces prises. Ils ont donc tué la blue note.&#8221;</p>
<h2>Johnny Cash et la médiatisation:</h2>
<p>&#8220;Moi je détestais Johnny Cash à la période Sun. Pour moi il chantait faux. Et je détestais les gens qui chantaient faux. Donc quand il y avait Roy Orbison, Jerry Lee Lewis et toute l’équipe Sun historique. Pour moi lui, c’était le mauvais élève. Et il a fallu que j’attende Rick Rubin avec les American Recordings. Parce qu’il y a eu l’intelligence de se servir de Cash par son vécu et sa voix. Lui faire chanter des tubes, c’était très intelligent. Mais Johnny Cash aux USA, c’était énorme. Ici, on a dû attendre d’apprendre qu’il allait crevé pour que les gens s’intéressent à lui. C’est comme mon vieil ami Bashung, on a en a jamais autant entendu parler depuis que l’on sait qu’il a un cancer. C’est terrible, c’est la médiatisation people. Moi par exemple je ne suis pas un client pour les peoples. À part parler de mes bottes et de ma pseudo banane, les mecs, qu’est ce que tu veux qu’ils disent. J’ai une vie normale, je paye mes impôts, je suis pas en cure de désintoxication, je ne  suis pas pédé. Je ne suis pas un client. Et eux cela ne leur suffit pas de dire « quel beau disque&#8221; dans tous les Talk Show ». C’est pour cela que je ne ferai plus ces émissions à la con.&#8221;</p>
<h2>La chanson:</h2>
<p>&#8220;J’ai une prétention, et je pense être le seul comme cela : je ne chante pas comme un Français. Je chante en français, je revendique ma francophonie… Mais mon école n’est pas française. J’ai une formation complètement anglo-saxonne. Quand j’enregistre avec des Anglais ou des Américains, ils n&#8217;ont aucun problème avec ma façon d’interpréter. C’est l’une de mes plus grandes fiertés: me faire respecter par tout ce qui se fait de mieux en France, en Angleterre et aux USA au niveau des musiciens. Mais il y a une chose fondamentale : en France, le texte est primordial. En anglais, à l’exception de Dylan ou Cohen et les poètes, c&#8217;est l&#8217;inverse. Du coup, en France, il nous prennent pour des fêlés quand on veut faire sonner une syllabe différemment.&#8221;</p>
<h2>Les années 1968 – 1972:</h2>
<p>&#8220;C’était l’époque où nous, on était encore très très jeunes mais déja &#8220;has been&#8221; grave. En France tu avais d’un côté Mike Brant, Stone et Charden et de l’autre le Baba cool. Là on a morflé grave. Chez les branchés ricains, Rock & Folk et compagnie, ils étaient en plein trip américain. Moi j’ai détesté mai 68. Ca me faisait chier… Puis de l’autre coté, on avait une variété qui a pris le pas sur nous. Il a fallu atendre 71-72. Il fallait donc s’accrocher à quelque chose et moi je me suis raccroché au rythm & blues. La première fois que j’ai vu James Brown a l’Olympia, j’ai même pas pu applaudir. De l&#8217;autre côté, le seul groupe qui pour moi reste le plus grand groupe de rock du monde, c’est Creedence Clearwater Revival. Parce que c’était les seuls à Woodstock qui étaient un peu comme nous: un garage band.&#8221;</p>
<p><strong>Johnny Cash // <em>L&#8217;homme sans âge </em>// EMI<br />
<a href="http://www.myspace.com/dickrivers" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank">http://www.myspace.com/dickrivers</a></strong></p>
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		<title>UNKLE  End titles&#8230;Stories for a film</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:17:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Un an après War Stories, Unkle remet le couvert. Un an après le silence, Unkle refait surface dans le vide intersidéral pour tenter l&#8217;absolution. La rédemption sans pêché, lorsqu&#8217;on a commis le plus grand méfait en 2007 (le meilleur album rock de l&#8217;année) et que les notes se sont évaporées dans l&#8217;espace, que personne n&#8217;a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Un an après <em>War Stories</em>, Unkle remet le couvert. Un an après le silence, Unkle refait surface dans le vide intersidéral pour tenter l&#8217;absolution. La rédemption sans pêché, lorsqu&#8217;on a commis le plus grand méfait en 2007 (le meilleur album rock de l&#8217;année) et que les notes se sont évaporées dans l&#8217;espace, que personne n&#8217;a eu le courage de faire une couverture sur Unkle parce que James Lavelle ne se dopait pas assez (enfin si, mais pas assez clairement semble-t-il) qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de bimbo sur la jaquette et que l&#8217;histoire inusable des calendriers ne permettait pas d&#8217;en parler en plus de 300 signes dans la presse généraliste.</h2>
<h3>Un an après <em>War Stories</em>, <em>End tibles&#8230; stories for a film</em>. Les chutes de War Stories, rassemblées, recollées, comme une poupée de faïence, dont on aurait peiné à retrouver tous les morceaux. L&#8217;investigation dans la chute, la stratégie de l&#8217;échec sublimé.</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="end-titles" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/end-titles.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1787" title="end-titles" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/end-titles.jpg" alt="" width="434" height="434" /></a><span class="img-legende">end-titles</span></span>- &#8220;Vous n&#8217;avez pas écouté <em>War Stories</em>, le monothéisme ras-la-moquette vous excite, Unkle cela ne vous parle plus? Qu&#8217;on me donne une corde, un peu d&#8217;arsénique et un studio&#8221; semble dire James Lavelle, en ce début d&#8217;été 2008. L&#8217;histoire d&#8217;un film dont les images sont dans la tête de l&#8217;auditeur. L&#8217;histoire d&#8217;un groupe polymorphe qui a choisi la bonne direction.</p>
<p>Indirectement, la stratégie d&#8217;Unkle me fait penser à ces jeux de l&#8217;enfance. Ceux où l&#8217;on se prenait à croire qu&#8217;en visant bien, avec un peu de chance, on arriverait (en vrac) à tirer juste, mettre le papier dans la poubelle, qu&#8217;en marchant sur le carrelage sans touches les lignes, en arrêtant de respirer pendant plus d&#8217;une minute, on réaliserait tout ses souhaits, tout ses désirs d&#8217;enfants uniquement réalisables par l&#8217;assentiment de dieu, de la providence, du hasard. Plus tard, lorsqu&#8217;on aurait compris que tout cela était vain, que la réalité ne fonctionnait pas sur le triptyque désir/chance/fortuité, on retenterait encore les mêmes expériences: Fermer les yeux très fort, désirer, et croire au miracle. Parce que la naïveté, en musique, cela existe. Parce qu&#8217;Unkle, avec <em>End Titles</em>, extrait un acte de foi de ses propres croyances, que les 22 pistes du &#8220;vrai-faux&#8221; album sont autant d&#8217;oracles qui dépassent l&#8217;entendement, que les dynamiques explosent la concurrence, que le trip-hop à écouter volets à demi-clos c&#8217;est fini-mort-foutu et qu&#8217;Unkle jouit allègrement sur tout cela, les convenances, la platitude, la résignation.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="James Lavelle" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/l_48c670844415a47022997688ee613c57-300x206.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-1788" title="James Lavelle" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/l_48c670844415a47022997688ee613c57-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" /></a><span class="img-legende">James Lavelle</span></span>Bien évidemment il aurait plus facile de débuter cette promesse de jours meilleurs en abordant les featurings (le pêché mignon d&#8217;Unkle), dire que Josh Homme était encore là, comme sur <em>War Stories</em>, et que Gavin Clark (chanteur de Sunhouse) est le fils prodige de (pardon pour la liste) Skip James, Morrison, Dylan, Sun Ra et Horace Andy. Accessoirement la bande psyché de Black Mountain rejoint Unkle sur <em>Clouds</em> et c&#8217;est une avalanche de prophéties mineures qui ouvrent l&#8217;océan. Ici le single <em>Burn my shadow</em> (présent sur <em>War Stories</em>) est remplacé par <em>Open up your eyes</em>, un single de dépressifs chanté par Abel Ferrara, un blues du pauvre, guitare voix, à hurler sur le Mayflower en plein débarquement américain. Pour le plaisir des yeux, le malheur du coeur, le déracinement des cordes vocales. Sublime. Etrange. Du coton rêche à s&#8217;administrer à même la peau, en plein incendie.</p>
<p>End titles, quoi qu&#8217;on en dise, dessine l&#8217;avenir sombre métallique du siècle en cours. Une mer de nuages gris métal qui s&#8217;entrechoquent autour des requins médusés.</p>
<p><strong>Unkle // <em>End titles&#8230; Stories for a film</em> // PIAS<br />
<a href="http://www.myspace.com/unkle" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><span class="a">www.myspace.com/unkle</span></a></strong></p>
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		<title>ON VINE STREET  The early songs of Randy Newman</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Syd Charlus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Une compil&#8217; de reprises de Randy Newman et c’est la rechute de Charlus. Il lui en faut peu. Journal de bord du capitaine.
14 juillet 2007
Enfin un disque qui bloque l’horloge. Après une écoute, vient une drôle de sagesse greco-pop : « je ne devrais écouter que cet album pendant 6 mois ou un an. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Une compil&#8217; de reprises de Randy Newman et c’est la rechute de Charlus. Il lui en faut peu. Journal de bord du capitaine.</h2>
<h3><em>14 juillet 2007</em></h3>
<p>Enfin un disque qui bloque l’horloge. Après une écoute, vient une drôle de sagesse greco-pop : « je ne devrais écouter que cet album pendant 6 mois ou un an. Je ne devrais lire que Proust. Quel temps perdu à découvrir des mauvais ou des moyens. Quelle place gâchée avec ces étagères chargées de disques moins bons d’année en année, une cave tournant consciencieusement au vinaigre… Réécouter, relire ! » C’est presque du bouddhisme ou une connerie de ce calibre. On se sent léger, on détale comme un moine tibétain sous la matraque, on respecte les mouches, on remercierait presque le très Gros pour l’invention du CD. On devient humble.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="the-early-songs-of-randy" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/the-early-songs-of-randy.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1764" title="the-early-songs-of-randy" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/the-early-songs-of-randy.jpg" alt="" width="310" height="310" /></a><span class="img-legende">the-early-songs-of-randy</span></span>Il y a de quoi : <em>On vine street </em>rassemble les morceaux écrits par le jeune Randy Newman et interprétés par d’autres. Tout l’art de Newman est ici concentré : son cocktail Broadway-pop, ses structures aussi limpides et compliquées qu’une robe haute couture (oh, le pont, je ne l’avais pas vu venir ! Tiens, mais c’est déjà le refrain ?) et certains des textes les plus fins jamais logés dans une pop-song (garantis sans conneries surréalistes). Evidemment tout le monde s’est jeté sur ces compos, comment faire autrement ? La sélection de ce disque est impitoyable, quasiment que du haut-vol. Un an en altitude, ça ne se refuse pas en 2008.</p>
<h3><em>15 juillet 2007</em></h3>
<p>Un grand disque commence toujours par pulvériser quelques principes. 1/ On ne peut pas repousser tous les autres albums pour une compilation. Il faut privilégier les « vrais » albums, la politique des auteurs en quelque sorte. A oublier avec <em>On vine street</em>. 2/ Scott Walker m’a toujours gonflé, je n’ai jamais rien compris à ce culte. Dès qu’il ouvre la bouche, il enveloppe le moindre mot d’une atroce béchamel. A oublier aussi pour quelques minutes : Scott Walker livre ici une version de <em>I don’t want to hear it anymore</em> irréelle, insoutenable drame de province, Madame Bovary avec des cordes.<br />
On respire, hein ? Nous voici allégés de quelques certitudes pour ce mois de juillet si lourdingue. « Avoir les idées larges, c’est bien. Ca permet de se promener, » disait Roger Nimier. Oui, Roger Nimier. Qu’est-ce que j’y peux moi si les vrais écrivains rock ont été publiés chez Gallimard, n’ont jamais écouté Dylan et se rasaient de près ? Hein ? Qu’est-ce que j’y peux si c’est Randy Newman et une poignée de vieux qui sauvent l’été ? </p>
<h3><em>16 juillet 2007</em></h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Randy Newman" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/rock-roll-051-randy-newman.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-1763" title="Randy Newman" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/rock-roll-051-randy-newman.jpg" alt="" width="406" height="304" /></a><span class="img-legende">Randy Newman</span></span>Cet album peut vous faire une année car le songwriting de Newman a inspiré toutes les humeurs. On y trouve de la pop 60’s (Harper’s Bizarre, Alan Price set, Eric Burdon and the animals…), de la « party song » (Fats domino), du R’n’B (Billy Storm, à remuer), du baroque (Van Dyke Parks, à pleurer), du drame Spectorien (The O’Jays, à chialer), du vaudeville-music hall (Nilsson, à hurler)…<br />
Bref, que vous soyez puissants ou misérables, Randy Newman à pensé à vous. Vous nagez dans le bonheur estival ? Patience, le trou d’air viendra bien assez tôt. Juillet vous désespère, les hommes portant bermudas et tongues vous donnent des envies de Napalm ? Allons, ça passera, il y aura l’automne et ses manteaux plus vite qu’on ne croit. Dans les deux cas : <em>On vine street</em>, l’élixir.<br />
Ce disque est un delta, c’est son autre force. Il vous conduit tout droit aux fantastiques premiers albums de Randy Newman évidemment (si vous n’avez pas au moins le premier, je vous livre à la Préfecture) mais aussi à la redécouverte d’Harry Nilsson (comment en rester à ce titre, il faudra tout explorer évidemment), à la remontée du fleuve vers les Beau Brummels…  Vous allez voyager, l’ami.</p>
<h3><em>17 juillet 2007</em></h3>
<p>Non, je ne vois pas… J’ai fait comme d’habitude, je crois. Ils étaient tous couchés, je me suis servi un verre, j’ai écouté le ronronnement de la Place de Clichy, chat l’après-midi, fauve fatigué vers minuit. Et puis, j’ai mis Dusty Springfield et sa version d’<em>I think it’s gonna rain today</em>. C’est à ce moment que j’ai vu la place pivoter sur elle-même. Je le jure. Tout s’est remis en place, comme lorsque l’on retire le plâtre d’un poignet cassé.<br />
Avec Dusty Springfield, les épiphanies sont nombreuses, c’est un pilier de Notre Dame qui se dresse Rive droite, attendant que l’on s’adosse.</p>
<h3><em>18 juillet 2007</em></h3>
<p>8 h 00 : « Tu as pensé à… » Dusty Springfield.<br />
10 h 00 : « La réunion commence et… » Dusty Springfield.<br />
18 h 00 : « Dans le cadre d’une approche… » Dusty Springfield<br />
20 h 00 : « Après sa libération, elle… »  Dusty Springfield.<br />
21 h 00 : « Oui, mais il y a une vraie qualité de vie qui… » Dusty Springfield.<br />
21 h 30 : « Non, Paris, avec les enfants, c’est impossible, nous… » Dusty Springfield.<br />
22 h 30 : « C’est très français de commencer par critiquer et … » Dusty Springfield.<br />
22 H 36 :  « Et le deuxième alors ? » Dusty Springfield.<br />
00 h 20 : « Tu es chiant, on a l’impression que tu n’as rien écouté pendant ce dîner et… » Dusty Springfield.</p>
<h3><em>19 Juillet 2007</em></h3>
<p>Madame Springfield,<br />
Je vous écris cette lettre après plusieurs écoutes d’<em>I think it’s going to rain today</em>, votre version du titre de Randy Newman. Pour vous remercier de votre interprétation, ma proposition est simple : je suis près à venir faire le ménage chez vous, dans  la tenue que vous choisirez. Bien à vous, tout à vous,<br />
Syd Charlus</p>
<p>PS : si vous pouviez chantonner les ordres pendant les séances de nettoyage, je vous en serais particulièrement reconnaissant.</p>
<h3><em>20 juillet 2007</em></h3>
<p>Pas de réponse de Dusty. Décidément, ce mois de juillet… Alors j’ai fait le ménage chez moi, seul : plus aucun disque ne traîne autour de la platine. Simplement <em>On vine street</em>.</p>
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		<title>CLAUDE LELOUCH  Par Guy-Michel Thor</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy-Michel Thor</dc:creator>
		
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C&#8217;était au petit matin. Je rentrai juste du Bus Palladium où j&#8217;avais tenté d&#8217;approcher Yves Mourousi (faut dire que le Palace était pas encore ouvert) pour lui parler de mon nouveau groupe, de mes projets avec Dynastie Crisis et de mon concert à Mulhouse qui avait déclenché l&#8217;hystérie générale des 150 personnes présentes la semaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<h2>C&#8217;était au petit matin. Je rentrai juste du Bus Palladium où j&#8217;avais tenté d&#8217;approcher Yves Mourousi (faut dire que le Palace était pas encore ouvert) pour lui parler de mon nouveau groupe, de mes projets avec Dynastie Crisis et de mon concert à Mulhouse qui avait déclenché l&#8217;hystérie générale des 150 personnes présentes la semaine d&#8217;avant. Faut dire qu&#8217;on avait bien rigolé avec les roadies, lorsqu&#8217;une vieille sexagénaire avait voulu nous montrer ses nibards en plein concert, qu&#8217;elle s&#8217;était pris les mains dans le sous-tif. Bon, ok, ca valait pas un bon vieux concert des Stones niveau ambiance. Mulhouse, New-York, Londres. Les capitales de ma jeunesse.</h2>
<h3>Le Paris 1976 donc. Et Mourousi, qui à 4H30 du matin me confondait stupidement avec Ringo. L&#8217;histoire, je l&#8217;apprendrai plus tard, le punirait sévèrement pour cette méprise. Il en est mort d&#8217;ailleurs, et Guy-Michel, plus vivant que jamais, vit à Enghien-les-bains. N&#8217;empêche que dans cette boite de nuit qui suintait le foutre, je m&#8217;escrimai à parler rock, paillettes, NY Dolls avec un journaliste qui pipait que dalle à Guy-Michel.</h3>
<p>Alors, vers 5 cinq heures du matin, j&#8217;ai décidé de partir sur la route. Enfin&#8230; je veux dire&#8230;. rentrer chez moi. Chez ma cousine qui me sous-louait un lit d&#8217;appoint du coté de Château Rouge. J&#8217;écumai le pavé à la recherche de nouvelles inspirations, de nouveaux moyens de passer enfin à la TV, baiser la déjà vieille Danièle Gilbert ni vu ni connu à l&#8217;arrière d&#8217;un plateau ORTF.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="CLAUDE LELOUCH " rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/cetait-un-rendez-vous-mercedes-lelouch.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1745" title="\" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/cetait-un-rendez-vous-mercedes-lelouch.jpg" alt="" width="442" height="308" /></a><span class="img-legende">CLAUDE LELOUCH </span></span>C&#8217;est alors que j&#8217;ai vu débouler cette voiture, une Mercedes marron couleur acajou, au détour de Pigalle. Un vrombissement de moteur qu&#8217;on aurait pu entendre à plusieurs kilomètres à la ronde si les watts du Bus n&#8217;avaient pas anesthésié mes oreilles au préalable. Je l&#8217;ai vu débarqué avec sa Merco&#8217; à toute allure, et foncer sur Montmartre dans un grand fracas. D&#8217;abord j&#8217;ai pas compris, et par la suite, j&#8217;ai oublié.</p>
<p>Mais si vous faites un arrêt sur image à 5&#8242;49 sur la vidéo ci-dessous, vous verrez un mec en costume blanc l&#8217;air un peu bourré qui marche en travers sur la route. C&#8217;est Guy-Michel qui croise Lelouch dans sa Mercedes.</p>
<p>En tapant les lettres LELOUCH+PARIS+1976 sur google sur mon forfait illimité 30H d&#8217;AOL, je découvre aujourd&#8217;hui que mon nom n&#8217;est mentionné nul part, et que l&#8217;autre type, celui qui a fait une carrière sur un film, qui s&#8217;est branlé l&#8217;égo à Hollywood en pavanant comme un Kubrick, a oublié de mentionner ceux qui ont contribué à sa gloire.</p>
<p>Bien plus tard en 2008, alors que le Palace rouvrira ses portes avant la fin de l&#8217;année, Guy-Michel est véner&#8217; (pour reprendre l&#8217;expression branché de mon fils Brandon, toujours en cinquième à presque 18 ans&#8230;), et tente de contacter le Lelouch pour d&#8217;éventuels crédits cinématographiques. Je vous en dirais plus sur ma tentative de procès, mes envies de révisionnisme historiques, mais mon forfait AOL touche à sa fin.</p>
<p>De toute façon, j&#8217;ai jamais rien compris à Lelouch. Moi mon truc c&#8217;est le sandwich jambon-beurre tartiné par maman en écoutant Radio Traffic.</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="520" height="368" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x2303h&related=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="520" height="368" src="http://www.dailymotion.com/swf/x2303h&related=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2303h_claude-lelouch-traversee-de-paris-e_auto" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">Claude Lelouch Traversée de Paris en 9 min Ferrari 275 Gtb</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/alexhou" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">alexhou</a></em></div>
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		<title>SILVER JEWS  Jukebox souffrant</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Umberto Fantini</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[
Silver Jews ne remplit pas les stades aux Etats-Unis, mais il remplit des salles de taille raisonnable à ras-bord. Le genre de groupe déjà mythique, avec sa frange de fans obsessionnels vissés aux barrières de sécurité alors que personne ne pousse derrière.
Une sorte de micro-groupe culte, qui ne récolte pas la passion de la foule [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p>
<h2>Silver Jews ne remplit pas les stades aux Etats-Unis, mais il remplit des salles de taille raisonnable à ras-bord. Le genre de groupe déjà mythique, avec sa frange de fans obsessionnels vissés aux barrières de sécurité alors que personne ne pousse derrière.</h2>
<h3>Une sorte de micro-groupe culte, qui ne récolte pas la passion de la foule en extase, mais les clins d&#8217;oeils de centaines d&#8217;ex-étudiants qui ont gentiment potassé la discographie, qui se tassent devant la scène sans se bousculer parce que c&#8217;est malpoli, et que l&#8217;heure est à la poésie.</h3>
<p>Alors que David Berman achève son verre de bière dans un obscur troquet,  je fais la conversation à une jolie blonde à nattes, tout sourire, toute gentille. Le manager m&#8217;a dit qu&#8217;elle s&#8217;appelait Katie, ou Cathy, ou, hum, Cassie.</p>
<h1><span style="color: #808080;">D&#8217;accord. La jolie blonde qui me fait des sourires est Mrs David Berman. Baisse les yeux et ferme-la.</span></h1>
<p><span class="img-gauche"><a title="Berman #1" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/berman4.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1378" title="Berman #1" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/berman4.jpg" alt="" width="450" height="653" /></a><span class="img-legende">Berman #1</span></span>Cassie Berman me décrit son mari en ouvrant grands ses yeux bleus, et m&#8217;explique tout ça avec douceur, tout en lançant des oeillades au bout du quai, recherchant désespérément un grand barbu maigre à grosses lunettes. « Il est une sorte de Walt Whitman ». Pourquoi pas ? Un Walt Whitman, plus musical, pas moins poète, moins barbu mais franchement plus hétérosexuel. David Berman va mieux, paraît-il. Il a subi une importante opération qui a failli lui coûter la vue il y a quelques mois, mais il reste debout et courbé comme au bon vieux temps.</p>
<p>« Il s&#8217;inscrit dans la lignée des grands raconteurs d&#8217;histoires américains, comme Dylan ou Tom Waits ». Un raconteur d&#8217;histoire, Berman en est un. Un grand conteur d&#8217;ailleurs. A quarante ans passés, il fait déjà figure de vieux loup des drugstores, de philosophe électrique, de grand sage qui approche dans une angoisse tranquille la fin de sa vie. Le genre à siroter son straight whiskey en écoutant le straight jukebox se lamenter, à chanter la fièvre du vendredi soir, le genre à vivre ses chansons comme il rêve sa vie. C&#8217;est parfois décousu, mais toujours beau et contemplatif, parce que la Seine coule à côté et qu&#8217;un saxophoniste s&#8217;amuse en amont, et qu&#8217;on dira ce qu&#8217;on voudra, rien n&#8217;est plus beau qu&#8217;un cliché réussi. Rien n&#8217;est plus beau que l&#8217;Amérique que raconte ce Monsieur.</p>
<h3>Umberto Fantini : Comment a commencé Silver Jews ?</h3>
<p>David Berman : Je crois qu&#8217;on a commencé en 1986, moi, Bob Nastanovic et Stephen Malkmus. Une fois diplômés on est partis ensemble à New York, on avait 22 ans. C&#8217;était en 1990 et Bob travaillait comme chauffeur de bus, Stephen et moi étions gardiens dans un musée. Ce n&#8217;était pas une période très bonne économiquement, on ne savait pas ce qu&#8217;on voulait faire, il n&#8217;y avait pas vraiment de bons boulots et ceux qu&#8217;on faisait n&#8217;étaient pas emballants. C&#8217;est à cette époque qu&#8217;on a commencé à jouer à la maison, de la musique un peu folle, après le travail. Après un an à New York, Stephen commençait déjà à se faire connaître et à enregistrer à droite à gauche. En 92 on a sorti notre premier EP, <em>Dime Map of the Reef</em>, et en 1993 on a enregistré neuf ou dix chansons hippies qu&#8217;on a rassemblées pour en faire <em>The Arizona Record</em>. Ce sont des chansons un peu maladroites, un peu crades, et pour beaucoup cet enregistrement est inécoutable. Les gens parlent de la qualité d&#8217;enregistrement d&#8217;<em>Arizona Record</em>, c&#8217;est sûr: elle est mauvaise, parce que nous voulions garder ce caractère percutant, primitif et improvisé. J&#8217;y voyais une sorte de marque de fabrique. Ensuite, en 1994 on est allés à Memphis pour enregistrer notre premier véritable album :<em> Starlite Walker.</em></p>
<h3>A en juger par les deux premiers disques, Silver Jews aurait pu n&#8217;être qu&#8217;un simple groupe indie, c&#8217;est après que le véritable son semble se former&#8230; Que s&#8217;est-il passé entre <em>Starlite Walker</em> et <em>Natural Bridge</em> ?</h3>
<p>Ce n&#8217;était pas une décision. Je devais enregistrer le deuxième album et je n&#8217;avais aucune idée de ce que devait être Silver Jews, sinon un trio composé de Stephen, Bob et moi. Mais j&#8217;avais ces nouvelles chansons et je ne les sentais pas vraiment&#8230; emballés par les morceaux. Ces chansons étaient sérieuses, pas drôles et moqueuses comme celles d&#8217;avant.<br />
On est allés au même endroit, à Memphis et on a commencé à enregistrer pendant quelques jours. A peine commencé, j&#8217;ai eu comme une panne, je n&#8217;avais plus ça. Je n&#8217;y arrivais simplement pas, j&#8217;étais vraiment&#8230; Tu sais j&#8217;étais un jeune homme qui ne comprenait pas ce qu&#8217;il se passait, j&#8217;étais comme en panne à cause d&#8217;une sorte de pression. Alors j&#8217;ai repris ma voiture, avec Peyton (Pinkerton, guitariste actuel de Silver Jews - ndr), et je suis retourné chez moi, en Virginie. J&#8217;étais très déprimé pendant les deux mois qui ont suivi. Je sentais que je ne pourrais jamais sortir de cet état si je ne réessayais pas alors Peyton, mon ami du Massachusetts, a trouvé ce studio à Hartburg, et il a fallu chercher du monde. J&#8217;ai demandé à Rian (Murphy – ndr) de produire l&#8217;album et d&#8217;y jouer de la batterie, Peyton a appelé le bassiste Matt Hunter, de son autre groupe New Radiant Storm King, et on est allés dans cette fabrique d&#8217;armes à Hartburg, quelque chose comme Herald Colt 45 factory. Ca a été très dur mais j&#8217;ai fini par y arriver. C&#8217;était incroyable, j&#8217;étais inconsciemment éveillé.</p>
<h1><span style="color: #808080;">&#8220;A chaque fois que j&#8217;essayais, je n&#8217;arrivais pas à dormir. &#8221;<br />
</span></h1>
<p><span class="img-droite"><a title="Silver Cover" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/silver-cover-300x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-1380" title="Silver Cover" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/silver-cover-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><span class="img-legende">Silver Cover</span></span>Ce point influait non seulement sur les chansons, mais aussi sur mon humeur, je devenais complètement dingue en fait. J&#8217;avais complètement perdu confiance en moi, à dire sans arrêt «non, ça ne fonctionne pas&#8230;» Plusieurs fois j&#8217;ai essayé de m&#8217;enfuir, et à chaque fois les musiciens m&#8217;en empêchaient et me forçaient à rester. Je me souviens de ce moment, le troisième jour. J&#8217;essayais de dormir dans le parc derrière le studio, et on devait jouer cette chanson, <em>Pretty Eyes</em>, et j&#8217;ai fini par me dire : « si je dois m&#8217;estimer et me montrer, je dois me surestimer ». J&#8217;ai demandé à ce qu&#8217;on enregistre live, tous ensemble et l&#8217;ingénieur m&#8217;a répondu « tu sais, ça va être difficile de séparer les instruments&#8230; » enfin bref. Je me rappelle avoir entamé la chanson et m&#8217;être dit « non, je peux pas craquer maintenant, pas ici». J&#8217;avais l&#8217;impression que je devais absolument la faire en une prise. Si je m&#8217;étais arrêté avant la fin, ç&#8217;aurait été simplement terminé, j&#8217;y aurais vu un échec définitif. Cet épisode m&#8217;a donné juste assez d&#8217;énergie pour terminer l&#8217;enregistrement. Je n&#8217;ai pas pu écouter le résultat par la suite, il m&#8217;a fallu quelque chose comme une année pour enfin y arriver.</p>
<h3>Est-ce que ça a un rapport avec vos paroles de <em>Random Rules</em>: &#8221;In 1984 I was hospitalized for approaching perfection » ?</h3>
<p>Oui. Enfin, c&#8217;était une allusion sarcastique à&#8230; en fait, quand je suis sorti de l&#8217;enregistrement de <em>Natural Bridge</em>, j&#8217;avais juste le sentiment de ne rien valoir. Et ce qui était comique, c&#8217;était de voir ces gens qui écoutaient ma musique, branchés, qui parlaient beaucoup et se voyaient comme étant parfaits. Pour <em>American Water</em>, je me suis senti plus honnête émotionnellement. Le fait que Stephen soit revenu m&#8217;a réconcilié avec Silver Jews. Lorsque j&#8217;écrivais, j&#8217;avais en tête la façon dont il jouerait la chanson et dont nos voix s&#8217;articuleraient. Je crois que ce qui nous rassemble, et qui m&#8217;a permis d&#8217;écrire <em>American Water</em> c&#8217;est une sorte d&#8217;humour qu&#8217;on a en commun. J&#8217;ai écrit <em>Natural Bridge</em> comme si c&#8217;était mon dernier album, et <em>American Water</em> comme mon premier. Je ne sais pas vraiment par quel phénomène, quel secret.</p>
<h3>Quelle est l&#8217;histoire de <em>New Orleans</em>?</h3>
<p>Ah, je vais te dire. Au début de la chanson, je dit « I&#8217;m scared ». J&#8217;étais confronté au devoir de monter sur scène pour la toute première fois à l&#8217;invitation de Drag City Records en 1993 et&#8230; si je ne le faisais pas, cela signifiait que je n&#8217;avais pas ma place sur un label comme Drag City. A l&#8217;époque ils avaient déjà des groupes fabuleux comme Royal Trux, Smog, Palace, Pavement&#8230; Silver Jews. Je devais y aller mais je voulais sortir. Et je n&#8217;avais pas vraiment de véritables chansons écrites à part les pochades d&#8217;Arizona Record et au moment de commencer le set j&#8217;ai dit : « I&#8217;m scared ».<br />
Pour surmonter tout ça, j&#8217;ai dû faire appel à mes souvenirs en Nouvelle Orléans. Il y avait une fille là-bas de laquelle j&#8217;étais très amoureux, que j&#8217;avais rencontrée au lycée et puis je suis parti en Virginie et elle en Nouvelle-Orléans. J&#8217;y suis retourné plus tard et ça m&#8217;a brisé le coeur, elle me paraissait différente, on ne se reconnaissait pas. Une autre fois j&#8217;y suis allé avec tous mes amis et je l&#8217;ai revue, elle voulait qu&#8217;on se remette ensemble mais ça me semblait stupide &#8230; Enfin, tout ça ramène en fait à la première ligne : « I&#8217;m scared ».</p>
<h3>Le nouvel album, <em>Lookout Mountain Lookout Sea</em>, même si on y retrouve le son profond, parfois sombre de Silver Jews, a l&#8217;air plus coloré, plus fun. Quel était l&#8217;état d&#8217;esprit pendant l&#8217;enregistrement ?</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Berman #2" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/berman1.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-1376" title="Berman #2" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/berman1.jpg" alt="" width="377" height="302" /></a><span class="img-legende">Berman #2</span></span>Eh bien, si les autres albums reflétaient ce qui se passait dans mon esprit à un moment donné, je dirais que ce n&#8217;est pas intentionnel. Je dirais que la joie, ou quelque lumière que ce soit, est intentionnelle. Si le morceau a l&#8217;air heureux ça ne veut pas dire pour autant que je suis heureux personnellement. J&#8217;ai donné ce ton aux nouveaux morceaux en insistant sur la narration, sur le sujet de la chanson. J&#8217;ai surtout essayé d&#8217;approcher de plus près le concept de classic song.<br />
Ce type de chanson n&#8217;est pas attaché à une seule personne et on a essayé de faire ça avec des morceaux comme <em>Candy Jail, Suffering Jukebox</em>, ou <em>We Could Be Looking</em>. Jusqu&#8217;ici il n&#8217;y avait pas beaucoup de chansons de Silver Jews qui pouvaient être reprises, elles étaient trop particulières, trop particulières et trop attachées à un univers personnel. Mais ces chansons-là sont faites pour sortir et pour voyager, c&#8217;est pour ça qu&#8217;on a inséré les accords dans le livret. Je trouve que c&#8217;est une façon de dire à celui qui écoute : « tu vois, c&#8217;est facile, n&#8217;importe qui peut le faire, tu peux même le faire mieux que moi&#8230; ». Je me demande pourquoi les groupes ne mettent pas leurs accords dans leurs albums, on dirait qu&#8217;ils ont peur de quelque chose, qu&#8217;ils veulent garder quelque chose pour eux.<br />
Peut-être qu&#8217;ils ont peur que les gens voient à quel point c&#8217;est facile. Alors que si les chansons sont très très bien écrites et si elles vieillissent bien, de toute façon elles ont l&#8217;air simples. Pour cet album, je ne voulais rien garder pour moi et c&#8217;est pour ça qu&#8217;il est moins artistique, moins viscéral. Si tu veux, le narrateur n&#8217;essaye pas de  marmonner parce que même si le personnage marmonne, il y a une plus forte conscience du côté fictif. Il est évident que le narrateur de <em>San Francisco B.C. </em>ne raconte pas son histoire de la même façon que celui d&#8217;<em>American Pie</em>, ou quelque chose de ce genre.</p>
<h3>Pour finir, un conseil pour un potentiel &#8216;graduate&#8217; comme moi ?</h3>
<p>Je te dirais d&#8217;abord, n&#8217;arrête jamais de lire autant que tu peux et par-dessus de tout, quoi que tu fasses, tu ne perds jamais ton temps.<br />
Et autre chose : si tu commences un livre et que tu sens que tu auras du mal à le finir&#8230; abandonne-le. C&#8217;est une question d&#8217;éducation, les gens lisent et se font piéger par leurs livres, certains  sont capables de t&#8217;offrir quatre, cinq, six livres à la fois. Donc je dirais ça, et je dirais&#8230; garde tes yeux sur la rue, ne te perds pas dans les livres. Les livres parlent de quelque chose, mais notre époque aussi. Lire sur le présent n&#8217;est pas le plus intéressant parce qu&#8217;on peut le voir.</p>
<p>Je pense que les sociétés occidentales sont en train de s&#8217;autodétruire, je pense que ça va bientôt ressembler à une grande destruction. Dans quelque temps tu arriveras à l&#8217;âge où ta génération devra nettoyer, ranger le désordre fait par les baby-boomers, la génération du président. Ceux-là se sont comportés de façon irresponsable et stupide en Amérique, et je dirais aux jeunes Américains : « N&#8217;ignorez pas ça. Vous serez ceux qui devront réparer tout ça ». Je crois que les gamins ne réalisent pas ça, ils ne sont pas en colère contre la stupidité, le gâchis d&#8217;argent et la guerre opérés par le gouvernement. Ils ne sont pas en colère contre ça, ils ne réalisent pas la catastrophe qui approche parce qu&#8217;elle n&#8217;arrivera peut-être qu&#8217;en 2020, parce que leurs profs n&#8217;en parlent pas. Je dirais que si tu es né après 1980, il est probablement difficile de se souvenir d&#8217;un temps où la civilisation occidentale était optimiste comme dans les 70&#8217;s. Tu as manqué cette époque où il était impossible de craindre la technologie. Il était dur de faire preuve de réalisme, de cynisme à propos du danger de la technologie par exemple. Je pense que tout le monde s&#8217;ouvrait très naturellement aux technologies. Alors que ce soit pour les technologies ou pour les mauvaises politiques économiques, dans tous les cas personne ne regardait les effets de tout ça, la course à la consommation&#8230;</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Berman #3" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/berman3.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-1377" title="Berman #3" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/berman3.jpg" alt="" width="500" height="399" /></a><span class="img-legende">Berman #3</span></span>Et une de ces choses va finir par exploser, peut-être les cultures locales, qui sait ? Inévitablement, il va falloir construire une nouvelle société alors, je dirais, entraîne-toi à être utile. Et&#8230; garde toujours un intérêt pour ce que tu lis. Il y a une chanson dans le nouvel album, <em>Strange Victory, Strange Defeat</em>, en partie inspirée de ce livre de l&#8217;historien français Marc Bloch. Il a été écrit dix ou douze mois après que les Allemands aient envahi la France, et il explique qu&#8217;il est un petit officier mais qu&#8217;il a été appelé pour défendre la France, et il a vu ce qui s&#8217;est exactement passé. La France restait occupée pendant qu&#8217;il écrivait et il n&#8217;imaginait pas la France se libérer à nouveau, il se contentait de réfléchir sur ce qui s&#8217;est passé et ses conséquences. Le livre s&#8217;appelle <em>Strange Defeat </em>(L&#8217;Etrange Défaite - ndr) Et dans ce livre on voit à quel point la société et la population française étaient touchées, et ça aurait dû nous alarmer sur les Allemands. Les jeunes aujourd&#8217;hui ne sont pas assez attentifs à ce qui les entoure. Il y a beaucoup de divertissements et tout ça, mais il y a quelque chose qui devrait retenir leur attention. J&#8217;ai l&#8217;impression que les jeunes qui ont grandi dans une société qui les glorifiait en récoltent aujourd&#8217;hui les frais.</p>
<h3>Encore aujourd&#8217;hui tout le monde aimerait être un gamin, il est toujours agréable d&#8217;être un gamin aux Etats-Unis mais il y a un autre horizon à ouvrir.</h3>
<p><strong>Silver Jews // <em>Lookout mountain, lookout sea</em> // DragCity (Discograph)</strong><a href="http://www.myspace.com/silverjews" target="_blank"><strong><br />
http://www.myspace.com/silverjews</strong></a></p>
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		<title>CASH  L&#8217;évangile selon Saint Johnny</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hilaire Picault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[The Johnny Cash Show sur Youtube. Confortable anachronisme. Je me suis toujours demandé comment il avait pu autant plaire à de si bons chrétiens. Bien sûr l’homme chantait les louanges du Seigneur à tour de bras mais il clamait tout autant sa fascination des flingues et se transférait plus souvent en gibier de potence qu’en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="http://fr.youtube.com/user/rennert70" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.youtube.com');" target="_blank"></a><span lang="EN-GB"><a href="http://fr.youtube.com/user/rennert70" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.youtube.com');" target="_blank">The Johnny Cash Show</a> sur Youtube. </span>Confortable anachronisme. Je me suis toujours demandé comment il avait pu autant plaire à de si bons chrétiens. Bien sûr l’homme chantait les louanges du Seigneur à tour de bras mais il clamait tout autant sa fascination des flingues et se transférait plus souvent en gibier de potence qu’en enfant de chœur.</h2>
<h3>Se pouvait-il qu’on le considère comme un gendre idéal ? Lui qui avait tant de fois juré, trompé sa femme, s’était avili dans des médications infectes ? Oui. Peut être, du moins. Repentant, prompte à un humour des plus mesurés, soigné, soigneux, accueillant… La liste de épithètes du bon samaritain n’en finirait plus. Mais bien plus que cette conduite, pendant les 60 minutes de chacune des 58 éditions de son TV show, il incarnait pour ses téléspectateurs la meilleure représentation d’un christ que l’époque – engoncée entre rock’n’roll et Nixon –pouvait porter. Carrément.</h3>
<p class="MsoNormal"><span class="img-droite"><a title="Cash converter" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/cash.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1781" title="Cash converter" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/cash.jpg" alt="" width="404" height="504" /></a><span class="img-legende">Cash converter</span></span>John R. Cash n’était pas un saint homme, loin de là. Mais l’enfant de Nazareth avait lui aussi croisé des chemins tordus. Il y eut les beaux yeux de Marie Madeleine pour l’un, les sourires de June Carter pour l’autre. La tentation dans le désert du fils de Dieu ne rappelle-t-elle pas les tournées quasi-pharmaceutiques du cowboy, ses hallucinations nocturnes à El Paso, les envies de se noyer dans le barrage du comté de Marion ou se jeter du haut d’un canyon ? Ce qui les conduisit à prêcher.</p>
<p class="MsoNormal"><span class="verset"><span> </span>« Car le salaire que paie le péché, c&#8217;est la mort » (Romains 6 :23) Qui mieux que Cash a démontré cet épître ? La colère de <em>Sam Hall</em>, l’adultère du <em>Long Black Veil</em>, le transfusé de <em>Cocaine Blues</em>, le pistolero juvénile de <em>Don’t Take Your Guns To Town</em>, tous ont été confronté à l’haleine funeste des voies divine. Dieu ne les épargnera pas. </span><span class="verset"><span lang="EN-GB">Cash non plus. </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span class="verset">Alors jusqu’à ses derniers jours, impotent et asphyxié par une maladie dégénérative, Cash enregistra <em>He Turned The Water Into Wine</em> et </span><em>Where The Soul (Of Man) Never Dies</em>, évangile foudroyé en habits de rockeur, devant Rick Rubin agacé, patientant pour réenregistrer la plainte opiacée de <em>Hurt</em>.</p>
<p class="MsoNormal">Cash est né dans une ferme durant la Grande Dépression et choisit de fuir vers l’Allemagne pour échapper à l’image persistante d’Hérode sciant son grand frère d’à peine quatorze ans. Il vécu en chantant <em>If I Were A Carpenter</em>, ramassa le pauvre Kris Kristofferson qui lavait le sol à ses pieds aux Columbia Studios, tel le Christ chez Simon. Plus tard les voix séraphiques lui chantèrent <em>Walk The Line</em> et <em>Ring Of Fire</em> pour protéger cet Iscariot de la tentation. Saint John se transfigure en 1968 en marchant sur l’eau dans la grotte de Nickajack, Tennessee, et s’en suivent des noces, non à Cana mais dans le Kentucky. Celle que l’on traitait de traînée et de croqueuse d’hommes devint alors le disciple le plus fervent des enseignements de l’homme en noir, élevant son enfant comme un présent des trois mages. Ensembles ils visitèrent Jérusalem, versèrent des larmes devant un mur et rentrèrent mourir en Amérique. Qui mieux qu’eux pouvaient incarner la rédemption ?</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB">Johnny died for somebodie’s sins but not his.</span></p>
<h3>Que toutes les nonnes entonnent <em>Ghost Riders In The Sky</em> d’une seule voix. Dieu a rappelé son fils, dans une longue complainte honky tonk.</p>
<p>**</h3>
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		<title>SUMMER HOLIDAY  The Jessica Fletchers</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>

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		<description><![CDATA[L’été ne vient pas. Vous avez la mine grise, l’odeur de tabac, vous fuyez la canicule qui se laisse désirer. Vous fuyez les festivals d’été, les gens en tongues, les gens bronzés, les gens tout court.
Et pourtant, on pourrait s&#8217;amuser avec un lapin géant, un gorille capitaine de bateau, une blonde qui montre ses seins… [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>L’été ne vient pas. Vous avez la mine grise, l’odeur de tabac, vous fuyez la canicule qui se laisse désirer. Vous fuyez les festivals d’été, les gens en tongues, les gens bronzés, les gens tout court.</h2>
<h3>Et pourtant, on pourrait s&#8217;amuser avec un lapin géant, un gorille capitaine de bateau, une blonde qui montre ses seins… censuré.</h3>
<h1><span style="color: #888888;">C’est vieux, ça n’a pas été le tube que cela aurait pu être, c’est AC/DC dans la décennie 00.</span></h1>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jCnVCqahe8Y&hl=en&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/jCnVCqahe8Y&hl=en&fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>GRACE JONES  Corporate Cannibal</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>

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		<description><![CDATA[I&#8217;ve seen that face before... Une face oblongue, un physique étonnant, freakshow, dernier mausolée des années Palace, lorsque la plupart sont devenus cadres sup&#8217; du tout Paris.
Grace Jones revient. Fini la bass fretless du Nightclubbing, fini le top-clubbing noctambule et la disco&#8217;ke pour descendre les Champs-Elysées. Vingt ans après son dernier album, Grace est toujours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><em>I&#8217;ve seen that face before.</em>.. Une face oblongue, un physique étonnant, freakshow, dernier mausolée des années Palace, lorsque la plupart sont devenus cadres sup&#8217; du tout Paris.</h2>
<h3>Grace Jones revient. Fini la bass fretless du Nightclubbing, fini le top-clubbing noctambule et la disco&#8217;ke pour descendre les Champs-Elysées. Vingt ans après son dernier album, Grace est toujours aussi Jones, sauce Massive Attack rencontre Mickael Jackson 1995. Quelque chose d&#8217;extrêmement cold.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Grace gym" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/grace3-300x253.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-1770" title="Grace gym" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/grace3-300x253.jpg" alt="" width="171" height="144" /></a><span class="img-legende">Grace gym</span></span>Parce qu&#8217;on aime bien parler des gens semi-morts, que l&#8217;album est prévu pour une sortie le 20 octobre, que les années Palace on a pas fini d&#8217;en parler, que <em>Walking in the rain</em> est quand même une PUTAIN de chanson, aucune raison de ne pas publier <em>Corporate Cannibal</em>, la première vidéo du grand retour de l&#8217;égérie.</p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;I &#8216;ll consume her consumers with no sense of humor/ I&#8217;ll give uniform chloroform&#8221;</span></h1>
<p>Brrrrrrrr&#8230;&#8230;.. black diva.</p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="520" height="411" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x616om&related=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="520" height="411" src="http://www.dailymotion.com/swf/x616om&related=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x616om_grace-jones-corporate-cannibal_music" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">Grace Jones - Corporate cannibal</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/cringer" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">cringer</a></em></div>
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		<title>MELPO MENE  Bring the lions out</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:15:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ENTREVIEWS]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans le monde actuel, celui du music-business, tout le monde cherche à vous faire croire qu&#8217;être artiste c&#8217;est &#8220;un sacré challenge, un rêve&#8221;, &#8220;quelque chose de pas commun pour une caste de personne au dessus du lot&#8221;. Pendant ce temps, sur la même terre, on peine à cacher les ventes confidentielles de 90% des artistes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3></h3>
<h2>Dans le monde actuel, celui du music-business, tout le monde cherche à vous faire croire qu&#8217;être artiste c&#8217;est &#8220;un sacré challenge, un rêve&#8221;, &#8220;quelque chose de pas commun pour une caste de personne au dessus du lot&#8221;. Pendant ce temps, sur la même terre, on peine à cacher les ventes confidentielles de 90% des artistes sous le tapis, convaincu que les choses finiront par s&#8217;arranger dès lors que la prochaine guerre nucléaire aura réduit à l&#8217;état de poussière le peer to peer, la folk chiante, Pascal Nègre et le vote par SMS. En attendant le déluge, c&#8217;est JR Ewing au pays des merveilles, le prix du baril à la hausse et le déclin industrielle qui ouvre la porte à toutes les bassesses, toutes les injustices. Et tout ces albums dont quelques personnes vous parlent sans que cela entraîne une hausse des ventes.</h2>
<h3>Melpo Mene, de prime abord, personne ne connaît. Ma femme, le patron du PMU, ta prof d&#8217;anglais à l&#8217;école, la voisine qui fait le bruit le soir avec ses talons sur le parquet, ton oncle qui boit trop le dimanche.  Et pourtant, il y a un myspace, des commentaires, un album qui sort, un label qui se retrousse les manches pour défendre les compositions. <em>Bring the lions out</em>, deuxième album d&#8217;Erik le suédois (Melpo Mene, en dépit de son nom à consonance grecque, vient du pays des meubles en pièces détachées), n&#8217;est pas l&#8217;orage sonique et électrique que son titre pourrait annoncer. La suède, comme souvent, contient la violence dans une nappe de douceur. Un regard bleu, une voix frêle, des sentiments, et un amour prononcé pour la pop mielleuse sans message. Une idée de la mélodie, où les paroles comptent somme toute assez peu, tant que le rythme et les arrangements tiennent la route.</h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Melpo mene" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/420328596_l.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1765" title="Melpo mene" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/420328596_l.jpg" alt="" width="335" height="447" /></a><span class="img-legende">Melpo mene</span></span>Dans ce contexte, il reste assez difficile de parler musique avec Melpo Mene. La musique parle pour elle même, et mon dictaphone, comme souvent, fait des siennes. Tout au plus ai-je l&#8217;impression d&#8217;être gay si j&#8217;aime l&#8217;album de Melpo Mene, que l&#8217;insouciance flirte carrément sur le fil, que seules deux chansons surnagent au dessus de ce bocal à marshmallows.</p>
<p>Alors bien sûr, il y a le marketing, les extras. Toutes ces questions que l&#8217;on peut poser lorsque la musique n&#8217;évoque rien d&#8217;autre que l&#8217;été, le bonheur (<em>Snakes & lions</em>, NDR) ou la fidélité entre gens consentants (<em>We were kids</em>). Il y a bien la publicité pour Volvo (un constructeur, je vous le donne en mille, d&#8217;origine suédoise, bien que racheté par Ford en 1999) que Melpo Mene a récemment signé. Que le groupe a accepté de faire, pas dupe du fait que cela boosterait sûrement les ventes du deuxième album. Et que le constructeur adore au premier coup d&#8217;oeil, lui promettant monts et merveilles à l&#8217;écoute de <em>I adore you</em>, la chanson choisie. La PIRE de toutes les chansons de <em>Bring the lion out,</em> parce que trop réductrice, dégoulinant de bons sentiments, de douceur, d&#8217;amours feints.</p>
<p>Il y aura sans doute quelques mauvaises langues pour douter de l&#8217;honnêteté du groupe suédois face au marketing. Même moi je doute, en regardant Erik dans le bleu de ses yeux, le suédois me confiant que &#8220;toutes ses chansons parlent d&#8217;amour, et qu&#8217;il est content d&#8217;avoir eu beaucoup de retours suite à la diffusion de la publicité.<em> I adore you</em>, quoique j&#8217;en pense, est un tube d&#8217;été pour les filles qui marchent au ralenti en mangeant des yahourts au bifidus actif.</p>
<p>Au moment de partir, alors que les questions se sont effilochées trop rapidement, j&#8217;aborde tout de même le cas de <em>Kling Klang Clock</em>, la chanson la plus expérimentale de l&#8217;album.<br />
<span class="img-droite"><a title="Bring the lions out" rel="lightbox[post]" href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/4/9/7350012240943.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/multimedia.fnac.com');"><img class="alignleft" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/4/9/7350012240943.jpg" alt="Bring the lions out" width="318" height="316" /></a><span class="img-legende">Bring the lions out</span></span>Le genre de chansons qui laissent les journalistes de marbre, trop concentrées sur le tour de poitrine de la chanteuse, les origines de la mères du batteur et le producteur qui a eu ses faits de gloire avec une rockstar tombée dans l&#8217;oubli. L&#8217;oeil d&#8217;Erik s&#8217;illumine soudain, subitement content que quelqu&#8217;un parle d&#8217;autre chose que de mièvrerie, content de pouvoir parler de son amour des musiques cinématiques, des tambours qui battent le rythmes et du déconstructivisme musical.</p>
<p>Le soleil à son zénith, on se quitte, il est près de 15H dans le Paris qui claironne en terrasse. Un samedi comme les autres, une rencontre de plus, un bon album sous le bras, quelques compositions s&#8217;inspirant tout autant de Ravel (<em>Hit the boy</em>) que de la Californie 70&#8242; (<em>Society</em>) à faire du skate avec un Rhodes sous le bras.</p>
<p>Suis-je gay, ou fait-il tout simplement trop chaud&#8230; Toujours est-il qu&#8217;en rentrant chez moi, j&#8217;ai regardé le prix des billets low-cost pour la Suède.</p>
<p><strong>Melpo Mene // <em>Bring the lions out </em>// Imperial (Differ-ant)<br />
Myspace de <a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=48308618" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/profile.myspace.com');" target="_blank">Melpo mene</a></strong></p>
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		<title>ARTHUR MAGAZINE  Free press (again)</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[CORRESPONDANCES]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;There is no other periodical I look more forward to arriving than the new Arthur.&#8221; Rick Rubin
&#8220;Arthur [is] the most eclectic, thoughtfully designed periodical I have encountered&#8221; Alan McGee
&#8220;The American counterculture&#8217;s answer to the New Yorker&#8221; The Guardian
Vous en connaissez beaucoup, vous, des journaux américains qui ont su prolonger l&#8217;indépendance, la contre-culture, l&#8217;esthétisme des revues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>&#8220;There is no other periodical I look more forward to arriving than the new Arthur.&#8221; <em>Rick Rubin</em></h2>
<h2>&#8220;Arthur [is] the most eclectic, thoughtfully designed periodical I have encountered&#8221;<em> Alan McGee</em></h2>
<h2>&#8220;The American counterculture&#8217;s answer to the New Yorker&#8221; <em>The Guardian</em></h2>
<h3>Vous en connaissez beaucoup, vous, des journaux américains qui ont su prolonger l&#8217;indépendance, la contre-culture, l&#8217;esthétisme des revues 70&#8242;, tout cela en l&#8217;adaptant aux nécessités de la modernité?</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="arthur-mai-2008" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/arthur-mai-2008.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1668" title="arthur-mai-2008" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/arthur-mai-2008.jpg" alt="" width="468" height="564" /></a><span class="img-legende">arthur-mai-2008</span></span>Vous en lisez beaucoup, vous, des revues payantes mais téléchargeables gratuitement sur le site, en format PDF archi-designées, belles à mourir, avec des articles où l&#8217;on vous parle d&#8217;inconnus que vous mourrez de découvrir à l&#8217;avance? Alors que la majorité des presses écrites lorgnent soit vers le mausolée (des rocks star mortes) ou le cul-cul-dans-ta-praline (Le rehab&#8217; rock), <a href="http://www.arthurmag.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.arthurmag.com');" target="_blank">Arthur Magazine</a> emprunte depuis 2002 une autre voie, en conservant cette part d&#8217;accident que tous les fanzines ont un jour pratiqué, avant de mourir ou s&#8217;étendre dans des travers plus généralistes.</p>
<p>Le résultat, somptueux même en virtuel, se passe de mots, taquinant autant la satire politique que l&#8217;engagement musical. En 2007, Arthur a connu des difficultés de parution, réglées depuis par ses propriétaires. Le bi-mensuel, à l&#8217;heure des mondialisations/globalisations, n&#8217;en est que plus savoureux. Et puis vous en connaissez beaucoup vous des journaux avec Thurston Moore en éditorialiste?</p>
<p>Ici un extrait du numéro de mai, <em>Do the math</em>, peut-être le meilleur exemple de la littérature américaine transposée à la modernité 2.0. AMERICA IS NOT DEAD: <a href="http://www.arthurmag.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.arthurmag.com');" target="_blank">http://www.arthurmag.com/</a></p>
<h1>“A joke is an epitaph on the death of a feeling.”—Nietszche</h1>
<p>If we are in Iraq looking for the guys that did the Nine eleven caper we’re stupid because, according to the FAA, pilots are usually among the first people to arrive at a crash site. The only other 9/11 joke I’ve heard is:</p>
<h2>Knock, knock.<br />
Who’s there?<br />
Nine eleven.<br />
Nine eleven who?</h2>
<p><span class="img-gauche"><a title="culling-time" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/culling-time-249x300.gif" ><img class="alignleft size-medium wp-image-1670" title="culling-time" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/culling-time-249x300.gif" alt="" width="249" height="300" /></a><span class="img-legende">culling-time</span></span>You said you would never forget me. Yeah, it’s not funny. Not just because the feeling isn’t dead. It plays on the fact that 9/11 is an old heartbreak whore of ours, the one who unfettered our basest desires, which we’ll be paying for for the rest of our children’s lives. Har de har. Your kids are going to be pissed when they see the pictures Colin Powell pointed at when he talked us into World War Three. “Daddy, is it true you guys started World War Three over a picture of a meth lab out in the desert?”</p>
<p>“Well honey see we didn’t have no education back then and so we didn’t know that nuclear fission takes whole buildings full of advanced ceramics, Germans and yellow cake uranium to manufacture…”</p>
<p>It’s good that we can’t tell a meth lab from a nuclear bomb-making facility because it<br />
means that our elders saw fit to give us the gift of bliss, which more judgemental people would call ignorance. With this bliss we are free to see the world without any preconceived notions based on science or preknown facts. Back when people got educations they were indoctrinated so thoroughly that they believed crazy shit like the Civil War was fought to free black slaves. Anybody stupid enough to think that white people went to war and killed other white people for the rights of black people will be stupid enough to believe that we are looking for Osama Bin Laden in the Iraqian Permian basin.</p>
<p>That’s right: Though you’ve been taught that the American Civil War was some kind of freedom ride gone horribly awry, it was, in fact, an economic war. The propaganda that the War Between the States was about freeing slaves was made up for a speech called the Gettysburg Address, much as the “Axis of Evil” was made up by a speechwriter. All the proof you need is to witness the war being fought in the streets of America to jail black people today. Putting one out of six black men behind bars is a pretty good start at reslaving America, chains and all. How did we get so stupid? Practice, man, practice. Our acquiescence was bought behind the persistent machinations of faux-Fox News, whose confusions enabled Diebold machines to send Americans to do just that. Five years later, 4,000 soldiers have boldy died behind a mission yet to be defined. On top of that we didn’t even get the damn oil. Greed was good, back when it was smart.</p>
<p>Considering that the war industry is America’s biggest export, you may wonder how we got in a war and a recession at the same time. Plus, if we were to leave Iraq right now, some Pol Pots would jump up in the vaccum to turn our Fallujahs into Sinaloas. Fallujaloas. I can already hear the heroin getting stronger. With this in mind we must be sure that Bush must not be allowed to kill himself. It is our job as responsible Americans to make an example of this man. I propose that the decider, Laura and the twins be waterboarded to death at the Lincoln Memorial. If something of this sort is not done, World War Five will be blamed on you and me for the rest of our miserable lives.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Arthur #25" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/a25cover.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1667" title="Arthur #25" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/a25cover.jpg" alt="" width="450" height="540" /></a><span class="img-legende">Arthur #25</span></span>It is a matter of style. The reason why Italians don’t get the proper blame for the Euro-fascism of Hitler and the boys is because the Italian populace punished the figurehead properly. They strung Mussolini and his bitch wife up by their heels and beat them naked and dead, in the middle of Rome. This act allowed the world to forgive Italy for sparking the pitiless hell which burned Europe and Japan to cinders. If the Italians hadn’t beat Il Duce like that then the world might have known the Pope was a gay Hitler way back then. The responsible populace needs to do something to exonerate ourselves from being duped by ol’ George. It would be apropos to cut George’s head off with a butter knife on youtube while screaming some religious babble. Let’s flip the script on these Semites, like an arab killing a stranger.</p>
<p>We could leave the Bush women and children alive to be sold as curiosities in brothels, then chased from village to village in a hail of stones, allowed to live as a reminder of what happens to smug, stupid assholes who steal elections. This nutty buddy of mine called the Constitution of the United States of America suggests an armed bunch of guys and gals are supposed to organize into a militia to do this. It’s like our forefathers were Nostradamuses to see a crooked politico clusterfuck like this coming.</p>
<p>I suggest some kind of hipster army. Why not? Jodie Foster had an army. It was only one crazy guy, but he shot Reagan. I notice<br />
George Bush is still unshot. I heard they let Hinckley out. John if you are reading this: “Try, try again.” You should be even more ashamed to let Jodie Foster live in a world with George Bush as president. We must crusade for the good and get the mySpace poseurs to put the skateboards down long enough to get hurt for something more than a hobby. It’s springtime in the revolution, time to get down to the nut cutting. Real cowboys call it the “culling time.” Every head of the herd is to be saved or chopped off.</p>
<p>The price to join the militia is the procurement of some sort of protection system more realistic than calling the cops. Those that can take care of themselves look forward to whatever form the apocalypse takes. If you are not ready to save yourself, then what good would it do for a militia to save you? That’s two soldiers down for somebody that didn’t have the sense to survive in the first place.</p>
<p>Get some boots. Armies are made of leather and rubber. Procure a flashlight, shotgun, water, motorcycle, siphon hose, iodine, sleeping bag, knife, lighter and set of cojones. If you have these things, you are a militiaman or militiawoman. Say you don’t watch enough news to be mad enough to shoot anybody. Let me have your shotgun and you’ll be drafted to be a goddamn Politician for The Cause. In a world where Bush has a DUI, Obama admits to messing with cocaine, and Clinton had cigar sex with a girl in a Gap dress you have been thrust into the arena of the politically viable. Your peccadillo body modifications, aderal addictions, litanies of filthy text messages and binges of internet porn perversions have not freed you from being an American. Indeed, modern America is why you’re a modern American, and vice versa. When a major presidential contender has been cuckolded by a tobacco product you have to really limbo to be beneath being a viable candidate anymore.</p>
<p>America took a page from the playbook used at the great Cradle of Wars of Dien Bien Phu, Little Big Horn and Israel: build a fort somewhere surrounded on all sides by hostiles, preferably at the bottom of a hill or a heights. Supply the Indians with rudimentary weapons and then make them mad as hell. Make sure to give the enemy plenty of chances with exposed supply lines to inflict damage so that the following wrath and retribution seems warranted. Occupy enemy territory using whatever means necessary. Repeat this process until the world is a Mall. Yee haw.</p>
<p>Our generation apes the criminal with the tattooes, the pimp cup wiggerdom and self-medication. Turns out that these are good impulses, because, like Hakim (if that is his real name) Bey says, “there is always the element of the criminal in the Nietzschean overman.” So listen to your tattooes, you big overman, and be criminal enough to take the country back.</p>
<p>I’m here to tell you that America is good real estate, as long as you didn’t actually buy any of it on a subprime loan. See, the real America can’t be bought, you got to take it  like our forefathers did. The time to flank these assholes is now, while their national guard troops are off on the fourth tour of duty. Until then, ain’t nothing changed. America is up in an Indian war dressed like Custer again. There is talk of retreating out the back door of Iraq, also known as Iran. A bold move for sure, soon to be glorified in the cave drawings left by the survivors of the near future. I got a 9/11 joke: “Fission Accomplished.” The reason that one isn’t funny is because it’s not a joke.</p>
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		<title>FEAR &#038; LOATHING  Voir les Stooges et mourir</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:15:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Little Johnny Jet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

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		<description><![CDATA[Ils sont en train de tirer au mortier pour éclairer le ciel et amuser la population. Putain d’esprit guerrier. Je suis sur un 4 mats portugais, deux jeunes filles sont en train de se faire basculer dans les calles et mes lunettes vintage à opacité réglable me permettent de n’apprécier que la lumière du feu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Ils sont en train de tirer au mortier pour éclairer le ciel et amuser la population. Putain d’esprit guerrier. Je suis sur un 4 mats portugais, deux jeunes filles sont en train de se faire basculer dans les calles et mes lunettes vintage à opacité réglable me permettent de n’apprécier que la lumière du feu d’artifice. «Are you fucking this two poor girls ?». Question emportée par l’explosion d’une supernova rose et verte. Clou du spectacle, chaque bateau sonne sa corne. On pourrait être en putain de temps de guerre que ça ne serait pas plus bruyant.</h2>
<h3><em>Jour 1</em></h3>
<p><span class="img-gauche"><a title="Cosmic trip" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/iggy-space1.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1784" title="Cosmic trip" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/iggy-space1.jpg" alt="" width="375" height="500" /></a><span class="img-legende">Cosmic trip</span></span>Rouen, 13 Juillet. Une ville gothique envahie pas les militaires. On dirait dans <em>le Seigneur des Anneaux </em>revisité à la sauce normande. L’impression qui règne quand des milliers de touristes sont venus piller les vieilles pierres. Sur les quais, la fête à nœud-nœud. Puant de beauferie, des fritures, de grosses vaches avec des accents remontant comme l’odeur du purin. Le charme de la région. Vraiment. Des gens simples s’extasient aussi bien devant les voiliers de l’autre bout du monde que devant la baraque à bière Pelforth dressée au milieu du camp. Un vieux couple tape du pied sur une reprise de<em> Let It Bleed </em>par l’orchestre d’un bal. Slide guitare et lunettes noires pour l’occasion potache.</p>
<p>J’essaie de cultiver la peur depuis ce matin. La couverture du concert des Stooges prévu en jour 2, la pluie qui nous court après donne des bouffées de stress. Le parcours, les 2 kilomètres de stand à traverser pour arriver jusqu’au port d’attache. Extrêmement complexe. Surtout partir accompagné par une femme qui n’a pas reçu l’entraînement nécessaire pour supporter 4000 décibels venant d’un ampli Stooges. On se serait attendu à se battre contre des hordes d’hommes, saucisses rendus folles par la canicule 2008, les vieux traînant des bonbonnes d’oxygène pour survivre à un smog de cannabis couvrant les lieux de concert. Des roots se baladent dreads au vent. Ces gauchistes fumistes n’en n’ont que foutre de la qualité du concert. Venus éclater leurs rares neurones de manière égale sur Cali comme sur Wax Tailor. Les Français de toutes les régions descendus voir les beaux marins. Une fille moche se promène au bras d’un matelot mexicain. Il ne se comprennent pas et Dieu les en garde. Cela permettra qu’ils aient leur dose de coït vital pour les 6 mois à venir.</p>
<p>Misérabilisme du marchandage : les barnums se sont vu baptiser des noms des plus grands navigateurs de notre histoire moderne. Marco Polo pour les soirées VIP Renault, le Black Pearl pour la boîte branchée éphémère des quais. On s’y emmerde, profit de la fausse plage de sable fin qui a été reconstituée par un myope doublé d’un albinos. La grosse caisse du concert de Cali au loin. Ce mec essaye d’être le U2 français. Le mauvais est européen : il est en libre circulation. Avaler une maxi barquette de Chichi pour se nourrir d’huile. Un coup à vomir toute la nuit. Devinez quoi : c’est arrivé.</p>
<h2><em>Jour 2</em></h2>
<p><span class="img-droite"><a title="Iggy angry" rel="lightbox[post]" href="http://images.google.fr/url?q=http://brianromero.com/blog/2007/05_may/iggy_study.jpg&usg=AFQjCNHjwdPRYfTWdFXdcnXYxb4TcWftFw" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/images.google.fr');"><img class="alignleft" src="http://images.google.fr/url?q=http://brianromero.com/blog/2007/05_may/iggy_study.jpg&usg=AFQjCNHjwdPRYfTWdFXdcnXYxb4TcWftFw" alt="Iggy angry" width="312" height="506" /></a><span class="img-legende">Iggy angry</span></span>Peu dormi, nauséeux. Une masse douloureuse a pris place dans mon estomac. Ils nous faut descendre des hauteurs au plus vite, aller a la recherche d’un endroit où se restaurer. Plan de bataille en vrac : comment faire pour se défoncer la tête de la manière la moins chère et pouvoir profiter pleinement du concert des Stooges. Terrasse d’une brasserie familiale. Le patron nous explique qu’il doit multiplier le prix d’achat de ses produits par 3 pour rentrer dans ses frais, par 4 pour se faire une marge. Inquiétude partagée des restaurateurs : bientôt, les Français seront tous contraints à manger chez eux tellement la restauration a dû augmenter ses prix. Et encore, aux nouilles beurrées. La décision a été prise : flasque de vodka à acheter chez l’épicier du coin. Nous portons un manteau et des lunettes de soleil vintage. La réalité : le soleil s’est levé, nous laissant crevant de chaud sous 4 épaisseurs de vêtements. La peur de l’angine, forcement.</p>
<p>Arrivée sur le chant de bataille encore vierge. Première partie anecdotique. Marteen ou ce genre. La musique pop au kilomètre. Ficelée comme l’on fait une poupée de chiffon : récupérer le vieux linge pour lui donner toujours la même forme. Entracte, on fulmine. Décision d’organiser une percée jusqu’au premier rang tout en parlant très fort en anglais pour ne pas que les gens s’offusquent. Une sympathie du genre « les pauvres, ils ont fait un long voyage pour ce concert, on peut leur laisser nos places ». De toute manière, une fois le vieil iguane sur scène, plus rien ne sera pareil.</p>
<p>Dixième rang. La foule est trop compacte pour avancer plus. Attendons le chahut dans les brancards. En attendant, nous avons les pieds dans l’eau, du à une mystérieuse flaque qui a pris résidence au milieu de la fausse. Des enfoirés de roots me parlent. Ils disent que 16ième arrondissement est imprimé sur mon front. «Pourquoi t’es venu au concert en costard ?» Parce que je ne pouvais pas venir avec ta tête de con. Pourquoi venir voir les Stooges en chemise blanche et en veste de velours bleu nuit. Si j’avais pu venir en costume nazi pour la référence Ron Asheton, je l’aurais fait. Mais la pensée unique me l’interdit. Une blonde nous paye des cigarettes. Elle a la quarantaine et me dit qu’elle a tapé trop de coke. Je lui demande si elle parle de ce soir ou dans sa vie en général. Elle répond par la première option, j’aurais opté pour la deuxième à sa place.</p>
<p>La flasque de vodka est au deux tiers vide. Je me sens partir en arrière. Tout se passe très vite autour de moi à partir de maintenant. À part moi qui suis très lent. Mike Watt sur scène, déjà. Les frères Asheton font le barouf du diable. Loose mec. Les rocks critcs ont éculé la métaphore du « branché à 220 volts ». Je vous demande d’y réfléchir deux secondes. Toute personne s’étant déjà électrocutée ou planté un couteau dans la cuisse comme moi devrait comprendre de quoi il s’agit : le cœur s’arrête sur un demi-battement, votre pupille s’élargit, votre tête tombe sur le coté. Loose. Rien de plus qu’une pauvre chanson sur 3 notes (je ne sais plus… <em>Mi Sol La</em> certainement). Mi Sol La comme un vieux serpent qui essaierait de te rentrer dans le jean. Ça fait peur, c’est excitant, et c’est mortel.</p>
<p>La caresse du canon sur la tempe encore une fois. On crie, de tout ce que ces poumons de fumeur me permettent. Un mec chante a côté de moi. Je l’attrape par le col (de chemise) et lui crie au visage. Rien d’autre à faire. Serrer les dents à se les péter, crier à s’en évanouir, et rincer à grands coups le doute de tenir ce train de sabbat pendant 1H30. Percée horizontale dans la foule. Un gamin de 11 ans inaugure son premier slam. On me le balance, je lui rattrape les jambes, son crâne va goûter la terre mouillée. « Ça va ? » lui crie une femelle dont l’esprit maternel vient d’être secoué. Il demande à ce qu’on le lance un peu plus loin. Il disparaît à tout jamais.</p>
<p><em>TV Eye</em>, frisson sur tout ce que le corps peut comporter de poil. Et bouillie dans le cerveau. <em>Search & Destroy</em>, j’atteins le troisième rang pour ne plus jamais m’en remettre. Le cœur en panique, les membres tremblants et pourtant les bottes bien droites. Iggy est parfait, beau, sculpté comme une statue grecque. Ou plutôt chétif comme un enfant Jésus. Comment ce groupe peut-il encore propulser notre cerveau aux tréfonds de notre conscience en 2008. La réponse s’appelle Mike Watt. On devrait amener une cargaison spéciale de strip-teaseuses congolaises à cet homme à chaque fois qu’il foule la terre française. Car en 5 ans, il est passé de fondation du groupe, à un véritable moteur. Les Asheton balancent le flow vicieux, il le sculpte à grands coups de basse. Et Iggy peut faire la pute sautillante autant qu’il veut.</p>
<p>La setlist ? Je l’ai oubliée. La setlist ? Une aiguille à tricoter enfoncée au fond de ta narine. De quoi devenir vraiment amnésique. Rappel, le second<em> I Wanne Be Your Dog</em>. Accroché à un chevelu sentant grandement la moisissure, j’arrive à survivre. Après il faut remonter 7000 personnes pour arriver à la moitié du terrain, le tout avec un manteau grand ouvert, une cigarette tordue dans les lèvres et un fond de vodka brûlant.</p>
<h3>Ce fut mon troisième concert des Stooges, en 5 ans. Moi qui n’ai que 21 ans. Petit branleur. 3 fois où j’ai compris pourquoi les auditeurs de Radiohead avait du mal à jouir.</h3>
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		<title>LADYTRON  Velocifero</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:15:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Combien de groupes arrivez-vous encore à écouter au-delà du troisième album, avec combien de filles aimeriez-vous coucher, combien d&#8217;hommes vous ont fait douter, l&#8217;electro-clash a-t-il encore un avenir, ai-je le mail direct de Miss Kittin, pourquoi les hémorroïdes sont-ils une histoire d&#8217;homme et combien de temps devrai-je encore douter de Velocifero, le nouvel album de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Combien de groupes arrivez-vous encore à écouter au-delà du troisième album, avec combien de filles aimeriez-vous coucher, combien d&#8217;hommes vous ont fait douter, l&#8217;electro-clash a-t-il encore un avenir, ai-je le mail direct de Miss Kittin, pourquoi les hémorroïdes sont-ils une histoire d&#8217;homme et combien de temps devrai-je encore douter de <em>Velocifero</em>, le nouvel album de Ladytron?</h2>
<h3>Toutes ces questions, sans être liées, en résument une seule: Ladytron, en pleine période 200!, a-t-il encore les &#8220;couilles&#8221; de sortir un grand disque, quelque chose qui ne soit pas une resucée des premiers disques <em>604</em> et <em>Light & Magic</em> qui m&#8217;avaient donné le goût des synthés trafiqués sur voix liturgiques? Poser cette question donne un élément de réponse. Oui, Ladytron a su évoluer depuis ses débuts sur Tricatel (le EP <em>Playgirls</em>, en 2000), intégrer des guitares bien sales et saturées dans son double moteur à ovaires.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="ladytron-velocifero" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/ladytron-velocifero-cover.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1772" title="ladytron-velocifero" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/ladytron-velocifero-cover.jpg" alt="" width="304" height="277" /></a><span class="img-legende">ladytron-velocifero</span></span>Mais dès <em>They give you a heart, they give you a name</em>, dure impression d&#8217;avoir affaire au <em>Tribulations</em> de LCD Soundsystem. Désagréable impression d&#8217;être plaqué au sol dans une grande flaque de saturation, un grand bain de boue numérique duquel émerge quelques nappes mélodiques. Des fuites dans le moteur, qui inconsciemment oriente le cortex vers un &#8220;NON&#8221; définitif.</p>
<p>A y regarder de plus près, alors que mon oreille est rigoureusement collée au sol à l&#8217;attente du prochain train, j&#8217;entends le batcave des débuts, les penchants sexygoth&#8217; jupes courtes et black mascara. EXIT les synthés sur Velocifero, le black, oui, mais sans le noir. La dentelle, sans les prémisses.</p>
<p><em>Velocifero</em>, sur <em>I&#8217;m not scared</em>, étaye l&#8217;idée d&#8217;une bonne pénétration du marché sans le marketing plan, un manque d&#8217;âme qui colle à la peau des quatrièmes albums où l&#8217;on décroche souvent (Oasis, Strokes, Beck, Phoenix, Sneaker Pimps même, l&#8217;un des groupes les plus proches de Ladytron) par lassitude. Dans le cas de Ladytron, quelques chansons flottent au dessus du lot, plus proches de l&#8217;apnée que de la noyade. Il y a <em>Tomorrow, Kletva, Runaway</em>, qui renoue avec les débuts.<br />
Certains parleront d&#8217;album sans compromis, d&#8217;autres d&#8217;un échec. J&#8217;exhume ma conclusion sur Velocifero en parlant d&#8217;un échec sans compromis. J&#8217;ai longtemps fantasmé sur les éventuels délires oraux de Mira Aroyo et Helen Marnie. Aujourd&#8217;hui, en pleine débâcle du sadisme et des déviances, <em>Velocifero</em> me semble terriblement hétérosexuel, lorgnant vers les fans de Cure comme moi sur une vie normale sans découvert.</p>
<p><strong>Ladytron // <em>Velocifero</em> // Netwerk</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/FEBg0b8hoUs&hl=fr&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/FEBg0b8hoUs&hl=fr&fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object><strong><br />
<a href="http://www.myspace.com/ladytron" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><span class="a">www.myspace.com/ladytron</span></a></strong></p>
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		<title>THINK TWICE  Coco m&#8217;a tuer</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:15:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maab</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[NEWCOMER]]></category>

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		<description><![CDATA[Maintenant Coco et Neverbeen viennent se joindrent à Tommy (Who), Stan (Small Faces) ou encore Sorrow (Pretty Things). Deux nouveaux personnages apparaissent dans le monde des concept-albums. Monde aussi divers que la coke que l&#8217;on peut trouver Place des Fêtes dans le 19ème : certains jours on a de la chance, d&#8217;autres moins. Comme un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Maintenant Coco et Neverbeen viennent se joindrent à Tommy (Who), Stan (Small Faces) ou encore Sorrow (Pretty Things). Deux nouveaux personnages apparaissent dans le monde des concept-albums. Monde aussi divers que la coke que l&#8217;on peut trouver Place des Fêtes dans le 19ème : certains jours on a de la chance, d&#8217;autres moins. Comme un obèse affalé sur une table de poker à Las Vegas ramassant son pactole qu&#8217;il dépensera dans la soirée avec une charmante russe de 17 ans, oui j&#8217;ai eu de la chance en posant mon oreille l&#8217;album <em>Coco Killed Me </em>des Think Twice.</h2>
<p><span class="img-droite"><a title="think-twice" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/think-twice.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1776" title="think-twice" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/think-twice.jpg" alt="" width="338" height="405" /></a><span class="img-legende">think-twice</span></span>Jeune serveuse jetée dans les entrailles d&#8217;une ville trop grande pour elle, Coco n&#8217;a pas eu cette chance. Elle rêve de devenir célèbre mais la lumière des rampes est bien loin de cette vie à l&#8217;ombre d&#8217;immenses buildings. Bien trop loin. Pourtant, un soir au Sky High Bar, elle rencontre Neverbeen.. Ce jeune rockeur qui y joue chaque week-end la prend sous son aile et ils nouent une relation fusionnelle. Coco est persuadée qu&#8217;il va pouvoir lui apporter la célébrité escomptée.</p>
<p>Et en effet, celle-ci arrive, mais seulement pour Neverbeen. Son nom est sur les lèvres trempées de champagne de tous les branchés d&#8217;Electric City tandis que Coco reste toujours dans l&#8217;ombre. Tout semble lui sourire, pourtant un jour Neverbeen apprend que Coco, délaissée, a eu des relations avec d&#8217;autres hommes que lui. Alors tout bascule : il la quitte et des envies suicidaires naissent dans son esprit. Finalement, elle revient auprès de lui et tout continue à l&#8217;identique &#8230;</p>
<p>Comme le tourbillon de personnages évoluant dans Electric City, la musique est composée d&#8217;un subtile mélange : de touches cold wave en passant par du funk voire même du punk à la Clash. Trop souvent effacée derrière les mélodies des guitares, la basse est ici omniprésente : impossible d&#8217;échapper à la rythmique implacable du groupe. A l&#8217;écoute de cet album, le nom du groupe de folk expérimental Dead Can Dance prend alors tout son sens : avec Think Twice même la mort peut danser.</p>
<p>Mais surtout, la musique colle parfaitement au réalisme glacial des paroles. Think Twice s&#8217;impose comme une bande son parfaite pour des romans à la Bret Easton Ellis où des personnages dépravés se mêlent dans une mégalopole sombre au cours d&#8217;histoires centrées sur le sexe et la drogue. Des vies dont même l&#8217;apparence de réussite sociale ne parvient pas à effacer l&#8217;absurdité. Nos vies.</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/thinktwicehome" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.myspace.com');" target="_blank"><strong>http://www.myspace.com/thinktwicehome</strong></a></p>
<div><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="520" height="411" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x4v20x&related=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="520" height="411" src="http://www.dailymotion.com/swf/x4v20x&related=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4v20x_think-twice-education-fleche-dor_music" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.dailymotion.com');">think twice: Education (fleche d&#8217;or)</a></strong><br />
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		<title>ETRE DIEU</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 00:56:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[PLAYLIST]]></category>

		<category><![CDATA[PODCAST]]></category>

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		<description><![CDATA[SALVADOR DALI VS IGOR WAKHEVITCH VS MATMOS = MODERNITÉ SUBJECTIVE  Cincinnati
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>SALVADOR DALI VS IGOR WAKHEVITCH VS MATMOS = MODERNITÉ SUBJECTIVE  <a href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/dieu.mp3" >Cincinnati</a></p>
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		<title>ARNAUD SAGNARD  Enquête sur la tyrannie des branchés</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 22:17:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bester Langs</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

		<category><![CDATA[PERMANENT]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;J&#8217;écris ce livre pour me faire virer&#8221;, souffle Octave Parangon à son auteur, première ligne premier paragraphe de 99 francs. Nous sommes alors en 2000, et Beigbeder ne porte pas encore la barbe, Wizman ne cachetonne pas encore plusieurs milliers d&#8217;euros le DjSet, Baer pas encore devenu la caution cinématographique qui pourrait donner envie aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>&#8220;J&#8217;écris ce livre pour me faire virer&#8221;, souffle Octave Parangon à son auteur, première ligne premier paragraphe de 99 francs. Nous sommes alors en 2000, et Beigbeder ne porte pas encore la barbe, Wizman ne cachetonne pas encore plusieurs milliers d&#8217;euros le DjSet, Baer pas encore devenu la caution cinématographique qui pourrait donner envie aux publicitaires de lui faire bouffer des yaourts pour la ménagère en prime.</h2>
<h3>&#8220;J&#8217;écris ce livre pour me faire débrancher&#8221; lui répond Sagnard, dans son pavé qui sort ces jours-ci, qui fustige ces mêmes branchés sur la chaise électrique. Quelques tentatives de procès plus loin, alors que le recueil anti-fashionista fait grand bruit dans le tout-petit-Paris, que reste-t-il foncièrement des branchés, de leurs quêtes initiales, de leurs rêves et leurs méthodes de survie?</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="La tyrannie des branches, par Sagnard" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/sagnard.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1699" title="La tyrannie des branches, par Sagnard" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/sagnard.jpg" alt="" width="365" height="588" /></a><span class="img-legende">La tyrannie des branches, par Sagnard</span></span>La tyrannie des branchés. Le mot est un peu fort. La tyrannie, c&#8217;est la prise du pouvoir, l&#8217;accès au fauteuil -club- par la force et la résignation des masses. Premier contre-sens donc, car à en croire Sagnard, l&#8217;époque des hipsters est révolue, finie, foutue. Qu&#8217;on les pende, qu&#8217;on dénonce le système des compromissions, le jeu des courbettes et les accès privés uniquement accessibles sur texto. Pourtant, pardon, depuis l&#8217;accès au &#8220;pouvoir&#8221; des Massimo Gargia, des films (navets, pardon encore) type JetSet, l&#8217;idée même d&#8217;être capable de faire parti de la hype a fait son chemin dans toutes les têtes, jusqu&#8217;à éclore dans celles des moins doués, ceux dont il aurait fallu tuer les parents pour éviter que le mot hype devienne aussi pauvre de sens. Qu&#8217;on puisse tirer un trait au marqueur sur BeHype.com, Teki Latex, The Shoppings et les Teenagers. En y repensant je me souviens de Sagnard, chez Taddei (<em>Ce soir ou jamais</em>, FR3), défendant ses thèses devant un parterre d&#8217;ennemis plus radicaux les uns que les autres, dédaigneux devant un journaliste qu&#8217;ils estimaient incapable de pouvoir pousser les portes de leur propre monde.</p>
<h1><span style="color: #888888;">La tyrannie des branchés -comme la production secrète des nuggets chez MacDo ou le tour de poitrine d&#8217;Angelina- fascine.</span></h1>
<p>Comme toujours chez les branchés, on s&#8217;ennuie. Donc on exagère, on règle ses comptes . On superlativise en créant de nouveaux mots, on engendre de nouvelles modes, on écrit un livre pour dénoncer héroïquement le système qui nous a nourri pendant des années, puisque la finalité reste somme toute de s&#8217;adjoindre toute la frange rebelle du milieu, celle qui n&#8217;en peux plus de voir Ullman écorcher le nom de ses invités, celle qui tombe toujours sur le répondeur lorsqu&#8217;elle réclame son chèque à la compta&#8217; de Technikart et fonce sur l&#8217;index de fin de <em>Vous êtes sur la liste </em>pour vérifier si son nom apparaît bien dedans en police Times taille 13.</p>
<p><span class="img-gauche"><a title="Chauds les barons chauds..." rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/22baron6001.jpg" ><img class="size-full wp-image-1692 alignleft" style="float: left;" title="Chauds les barons chauds..." src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/22baron6001.jpg" alt="" width="500" height="250" /></a><span class="img-legende">Chauds les barons chauds...</span></span>J&#8217;avoue que j&#8217;ai fait comme tout le monde, j&#8217;ai commencé par la fin, j&#8217;ai vérifié si mon nom y était, sur cette putain de liste. J&#8217;y ai reconnu des dizaines de connaissances, à la lettre L je n&#8217;ai pas vu Langs mais me suis, comme tout le monde, rassuré d&#8217;avoir les mails directs de plusieurs de ces branchés, dont le fournisseur d&#8217;accès se finit souvent par un wanadoo, club-internet ou noos.fr. Comme quoi, face au réseau, nous sommes tous égaux. Mais chaque branché, face à Sagnard, devra choisir son camp: pour ou contre. Accepter l&#8217;idée de se froisser avec untel ou l&#8217;autre, couper les ponts avec telle rédaction, ou fermer sa gueule en dénoncant à mots couverts les super-chewries du journaliste à lunettes.</p>
<p>MAIS avec son namedropping abusif et son étonnement perpétuel face au monde qu&#8217;il connaît bien, Arnaud Sagnard signe une mise à nu juste capable d&#8217;intéresser 400 personnes à Paris. C&#8217;est un peu de mon curé chez les puristes, celui qui a découvert sous sa robe immaculée un robinet à stupre pour facefucker tout son entourage. L&#8217;envie de tourner les pages pour voir qui y est assassiné (Ils sont nombreux, je vous rassure, du conceptstore Colette à André du Baron, de la famillle Ardisson à Boris Bergman), comme dans les romans de Houellebecq à attendre la prochaine éjac&#8217; faciale à l&#8217;autre bout du monde.</p>
<p><span class="img-droite"><a title="Energy hype" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/hype-mfp-energy-drink-ii.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-1694" title="Energy hype" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/hype-mfp-energy-drink-ii.jpg" alt="" width="308" height="719" /></a><span class="img-legende">Energy hype</span></span>MAIS il est impossible de ne pas reconnaître une acuité dans le style, une puissance du jugement impartial qui place sur le pilori tout le monde, et au même niveau s&#8217;il vous plaît. Sagnard règle ses comptes, ouvre quelques portes ouvertes sans guest-list (un constat global: les branchés 2008 ne produisent plus RIEN) et remet au goût du jour un marronnier sur la propension du milieu à ne parler que de soi, sans honte, et exclure 99% de la population mondiale. Dans <em>Vous êtes sur la liste</em>, je réapprends, en vrac, que le Baron c&#8217;est très petit, que Busty ne sait pas écrire, qu&#8217;il ne se passe plus rien à NY et que Technikart paye très mal ses contributeurs. Pour celui qui a pris le temps de lire <em>Splendeurs et misères des courtisanes</em> de Balzac, rien d&#8217;étonnant à cela. Les lumières de la capitale brillent toujours pour les insectes, et seuls ceux qui restent à portée peuvent éviter l&#8217;anéantissement des néons. Intégrer les cercles, cela a un prix, et enfreindre les règles du jeux, ne pas les connaître même, c&#8217;est toujours s&#8217;exposer au châtiment ultime: Réintégrer son niveau social d&#8217;origine, et suivre l&#8217;histoire des hipsters dans les journaux.</p>
<h3>Lorsqu&#8217;une poignée de nostalgiques se remémorent les déambulations de Pacadis, les nuits de Taddei caméra à l&#8217;épaule, les diktats solaires d&#8217;Adrien Y., les gens oublient souvent:</h3>
<p>1. Que Pacadis ne savait pas aligner deux mots.<br />
2. Que Xavier DesMoulins n&#8217;arrive pas à la cheville de son prédécesseur.<br />
3. Que le retour d&#8217;Yves Adrien 2008 n&#8217;est qu&#8217;une fumisterie pour les cochons en manque de növo.<br />
4. Que toutes ces personnes ont su, à un moment donné, parler de leurs époques en des termes bien plus poétiques que tous les branchés d&#8217;aujourd&#8217;hui, tout juste capable de s&#8217;émerveiller sur l&#8217;ouverture du Chat Chat Chat, digne successeur du Baron, ou la signature de Soko pour plusieurs milliers d&#8217;euros chez Universal.</p>
<p>Oui, être branché c&#8217;est découvrir, savoir faire partager ses passions aux cercles initiés, puis rejeter ses premiers amours lorsqu&#8217;ils deviennent overground. C&#8217;est aussi accepter son intronisation chez les Hipsters, en connaître le prix, accepter la destitution et céder la place aux nouvelles gardes. En cela, le livre de Sagnard est un bon livre, qui remet les compteurs à zéro.</p>
<p>Il est maintenant cinq heures du matin, je rentre d&#8217;une soirée trop arrosée avec L.R., TH., Nungesser, Frank, Juan, Arthur et Romain T., passée dans un squat où Denis Bortek chante ses chansons tirées du répetoire de Jad Wio, pour une poignée de dizaines de personnes qui semblent se foutre d&#8217;Actuel, Bizot, Colette, de la FIAC 2008, de Gaspard Augé et du Show-Case.</p>
<p>Etre branché, c&#8217;est aussi (et seulement, peut-être) être capable de regarder ses semblables sans chercher la nostalgie des lumières éteintes.</p>
<p>Page 197, une étincelle soudain, perdue dans le filet de merde: &#8220;La véritable gueule de bois, ce n&#8217;est pas celle dont le branché se vantes dès son arrivée au travail, mais celle qu&#8217;il avait la veille en sortant du boulot, lorsqu&#8217;il ne peut se résoudre à rentrer à la maison et à s&#8217;écrouler comme le commun des mortels&#8221;. Le branché, comme un héros des temps modernes, réfutant le quotidien.</p>
<p>Un mail dans ma boite, surnage au dessus des penis enlargement:</p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;Soirée karl lagerfeld le 13 juillet… Quelqu&#8217;un a des infos?&#8221;</span></h1>
<p>05H16: Ultime refresh sur mon mac pour vérifier l&#8217;arrivée de nouveaux mails sur ma boite, la réponse qui tombe est cinglante:</p>
<h1><span style="color: #888888;">&#8220;Ce n&#8217;est pas une soiree Karl Lagerfeld, c&#8217;est juste le nom du groupe en concert&#8221;.</span></h1>
<p>Ceci n&#8217;est pas une pipe, c&#8217;est juste l&#8217;apanage du néo branché du nouveau siècle: Du vide et des icônes.</p>
<p><strong>Arnaud Sagnard // Vous êtes sur la liste? Enquête sur la tyrannie des branchés // Editions du moment</strong></p>
<p>Un autre point de vue <strong><a href="http://thth.free.fr/crevard/press/behype/ledernier.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/thth.free.fr');" target="_blank">ici</a></strong>.</p>
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		<item>
		<title>GENE CLARK  Silverado 75, live &#038; unreleased</title>
		<link>http://www.gonzai.com/gene-clark-silverado-75-live-unreleased/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 22:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Kacimi</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[UNDERCOVER]]></category>

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		<description><![CDATA[Le vieux rêve qui ressurgit…
Et si Gene Clark n’avait été qu’un rêve? Le premier compositeur d’un groupe mythique et le soldat de l’ombre ultra doué du folk américain. Le « si » d’une multitude de destins de carrières qui ont tourné à la farce, au caniveau et à la solitude.
Je peux aller très loin avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le vieux rêve qui ressurgit…</em></p>
<h2>Et si Gene Clark n’avait été qu’un rêve? Le premier compositeur d’un groupe mythique et le soldat de l’ombre ultra doué du folk américain. Le « si » d’une multitude de destins de carrières qui ont tourné à la farce, au caniveau et à la solitude.</h2>
<h3>Je peux aller très loin avec des raisonnements aussi bornés, stupides et fades mais l’affaire Clark fait parti de ces dossiers que je ne pourrai jamais classer. Trop compliqués.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="Silverado" rel="lightbox[post]" href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51C-glW6qRL._SS500_.jpg" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/ecx.images-amazon.com');"><img class="alignright" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51C-glW6qRL._SS500_.jpg" alt="Silverado " width="363" height="363" /></a><span class="img-legende">Silverado</span></span>Encore une fois j’ai repensé à tout ça, au fait qu’il n’ai tout simplement pas décollé. Et <em>Silverado’ 75</em> en est la preuve flagrante. <em>No other</em>, sa pièce maîtresse, est sorti un an auparavant. Le truc est fascinant, aboutissement suprême de la lignée Byrds, Parson, Dillard, Flying Burrito Brothers. Country d’un monde moderne, bercée de moog, de pedal steel et de cris électriques. C’est déjà trop tard et l’étoile termine, quelque mois après la sortie du disque, dans les profondeurs du Billboard. Une 86ème place qui n’évoluera pas et qui verra Clark perdre sa maison de disques.</p>
<p>Donc quelle motivation le fait encore espérer, après avoir laissé échapper son testament, pour reprendre la route à travers les Etats-Unis et faire de la lutte armée country ?<br />
Un appel certain de solitude, et la forte impression d’échapper à la réalité. S’enfermer dans la musique jusqu’au bout quoiqu’il arrive.</p>
<p>Un groupe serait sûrement trop encombrant, nerveusement et surtout financièrement. Clark se suicide donc sur la route avec deux habitués des tournées sans fin, Roger White et Duke Bardewell, membre pour un temps du club très fermé du mythique groupe d’Elvis. Et les mecs sont partis à trois grattes dans la violence des clubs de série B. Pour défendre <em>No other</em>, à première vu c’est un enfer. Quand j’ai reçu le disque je m’attendais à entendre la version live d’un joyau. Il aurait eu le droit à sa Rolling Thunder Revue. Un peu crispé pour les premières écoutes et surtout la frustration d’un mec, qui fait pourtant passer Springsteen pour un ridicule pantin.</p>
<p>Alors je me suis plongé dans le machin. Penser au jour le jour et capter les bruits des spectateurs peu nombreux, reconnaître des trucs des Byrds, de <em>No other </em>en version cool, ultra cool. Et puis la sensation que sans batterie c’est aussi magique. <em>Here without you, She darked the sun, Siver Raven</em> ou <em>Train leaves here this morning</em>. Tout y est. Une chaleur enivrante et l’envie d’aller jusqu’à la dernière late. Clark remercie ses musiciens, son public : « Et n’oubliez pas de revenir demain soir ! »</p>
<p><strong>Gene Clark // <em>Silverado’ 75 – Live & Unreleased</em> // Collectors’ Choice Music</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/IqbkYIGrXeo&hl=en&fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/IqbkYIGrXeo&hl=en&fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<item>
		<title>VIDEO GONZO  Life and work of Dr.Hunter S.Thompson</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 22:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Von Strychnine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>

		<category><![CDATA[gonzo]]></category>

		<category><![CDATA[Rhum Diary]]></category>

		<category><![CDATA[S.Thompson]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est noël en juillet pour les fans de Hunter S.Thompson, que nous
somme tous chez Gonzaï.
Deux petites pépites gonzo nous tombent du ciel. Tout d&#8217;abord un documentaire sur Le Pape du gonzo sortira sur nos écrans l&#8217;année prochaine. Un reportage qui mêlera, à la manière de celui consacré a Charles Bukowski - Born into this - [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>C&#8217;est noël en juillet pour les fans de Hunter S.Thompson, que nous<br />
somme tous chez <em>Gonzaï</em>.</strong></h2>
<h3>Deux petites pépites gonzo nous tombent du ciel. Tout d&#8217;abord un documentaire sur Le Pape du gonzo sortira sur nos écrans l&#8217;année prochaine. Un reportage qui mêlera, à la manière de celui consacré a Charles Bukowski - <em>Born into this</em> - documents d&#8217;archives inédits et témoignages de survivants.</h3>
<p><span class="img-droite"><a title="gonzo" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/gonzo-195x300.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-1595" title="gonzo" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/06/gonzo-195x300.jpg" alt="" width="133" height="205" /></a><span class="img-legende">gonzo</span></span> Puis la même année, Bruce Robinson donnera le premier coup de manivelle à la nouvelle adaptation cinématographique d&#8217;une œuvre de Thompson, <em>The Rum Diary</em>, succédant ainsi à Art Linson et son brillant<br />
<em>Where the buffalo Roam</em> et à Terry Gillian et sa Monty Pythonesque adaptation de <em>Las Vegas Parano</em>.</p>
<p><em>The Rum Diary</em> étant un roman de jeunesse ou les excès alcooliques annoncent les dérives stupéfiantes à venir, le tout dans un style qui mélange habilement Litterature Beat et Nouveau Journalisme, pas autre chose donc que l&#8217;éthique Gonzo en gestation. On peut espérer le meilleur.</p>
<p>La bande annonce du bien nommé <em>Gonzo:The life and work of Dr.Hunter S.Thompson.</em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/uxJtzzOx534&hl=fr" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/uxJtzzOx534&hl=fr"></embed></object></p>
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		<title>TRONCHE DE VIE  Pattaya beach</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 22:16:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Muntz Termunch</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[LE PARI GONZO]]></category>

		<category><![CDATA[PERMANENT]]></category>

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		<description><![CDATA[Kao san Road 23H41
Y&#8217;avait  cette rue, , à mi chemin entre l&#8217;hallucination collective d&#8217;un trip au LSD et la pire réalité qui soit, Mélange vibrant et fiévreux, mais tellement vivant, agressant tes sens. Errer parmi des foules aux buts inavouables. Une nuit violée par des néons  multicolores au dessus de bars peuplés d&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Kao san Road 23H41</em></h3>
<h2>Y&#8217;avait  cette rue, , à mi chemin entre l&#8217;hallucination collective d&#8217;un trip au LSD et la pire réalité qui soit, Mélange vibrant et fiévreux, mais tellement vivant, agressant tes sens. Errer parmi des foules aux buts inavouables. Une nuit violée par des néons  multicolores au dessus de bars peuplés d&#8217;une faune avachie rappelant ces fumeurs d&#8217;opiums un siècle plus tôt&#8230;<span class="img-gauche"><a title="pattaya-beach" rel="lightbox[post]" href="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/pattaya-beach.jpg" ><img class="alignright size-full wp-image-1702" title="pattaya-beach" src="http://www.gonzai.com/wp-content/uploads/2008/07/pattaya-beach.jpg" alt="" width="296" height="475" /></a><span class="img-legende">pattaya-beach</span></span>Les temps ne changent pas quoi qu&#8217;on en dise, juste les drogues&#8230; Quelq