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FAUX DIAMANTS, VRAIE «DICK» DU MANITOBA ET NÖVÖ ARTEFACTS

Insupportable. C’est le premier adjectif qui vient à l’esprit quand on écoute My brightest diamond. A moins d’aimer les chanteuses folk, Bjork, et la musique traditionnelle irlandaise. En (...) suite

Insupportable. C’est le premier adjectif qui vient à l’esprit quand on écoute My brightest diamond. A moins d’aimer les chanteuses folk, Bjork, et la musique traditionnelle irlandaise. En revanche, côté coupe de cheveux, le concept est assez travaillé. Que dire de plus ? Ah, oui, en VF, ça signifie : « mon plus brillant diamant ». Quelle brillante trouvaille.

Maintenant que vous êtes là, on n’a qu’à parler. Ce que je peux vous conseiller, dans la mesure où l’on n’a pas vu pointer la queue d’un bon disque depuis des semaines, c’est de rattraper votre retard. Déjà, procurez-vous la compilation Born Bad records, Des Jeunes Gens Modernes, tirée à 500 exemplaires, en vinyle. La musique est top et c’est un bon investissement, puisque vous la revendrez trois fois son prix le mois prochain.

Pour le reste, si vous n’avez pas encore acheté le Sébastien Tellier, je ne comprends pas très bien ce que vous attendez… Il y a aussi une compilation d’inédits des Dictators qui sort chez Norton. Et, à mon avis, ça vaut son pesant de Quaaludes®, vu que c’est brut de décoffrage, débarassé de la production FM de Sandy Pearlman, celle-là même que l’on reprochait au Clash de Give Them Enough Rope.

Au fait, vous connaissez tous l’histoire de Handsome Dick Manitoba (le chanteur des Dictators) se crêpant le chignon au CB’s avec Jayne County ? Alors, ça sert à rien que je rabâche… Sans quoi, vous la trouverez, très bien narrée par les principaux intéressés, dans Please Kill Me, paru aux éditions Allia.

Vous ne savez pas ce que ça veut dire Handsome Dick Manitoba ? Dans ce cas, courez chercher vos manuels d’argot américain, cela vous fera rire cinq minutes.

Bon, le week-end s’avance et on va encore se faire chier. En même temps, c’est pas comme si c’était une surprise… Ça vaut peut-être le coup d’aller faire un tour au Cirque d’hiver, pour la remise des awards de la musique électronique ? Si c’est bien, on vous racontera.

Je pourrais aussi vous parler d’un tas de choses affligeantes vues en concert cette semaine, mais, à quoi bon ? J’ai déjà tant d’ennemis en ville.

Je vous signalerai juste l’exposition « Des Jeunes Gens Mödernes », imaginée par Jean-François Sanz, que vous pouvez voir jusqu’au 17 mai, galerie agnès b., rue Quincampoix, dans le 4e. Son réjouissant vernissage, qui se tenait jeudi dernier, m’a permis de vider quelques coupes en compagnie de Dominique Fury et d’Yves Adrien, et d’observer la drôle de façon de twister de ce dernier, avec chapka noire et gants en cuir assortis.

Certes, je souhaite de tout cœur que la semaine prochaine soit riche en sensations et découvertes de toutes sortes, mais le passé nous ayant enseigné qu’il était préférable de faire preuve d’un optimisme prudent, je vais probablement rester chez moi, à tourner les pages du catalogue de l’expo Agnès B. : Des jeunes gens mödernes, post punk, cold wave et culture növö en France, 1978-1983, paru chez Naïve. C’est bourré de textes de Pacadis et d’Adrien. Et c’est important de relire ses classiques, en ces temps difficiles.

http://www.myspace.com/desjeunesgensmodernes

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