Ô grand phoenix renaït de tes cendres, brule ton identité et prend ton envol…
Nous vous avions parlé voila quelques mois, dans une indifférence générale assez mystique j’en conviens piteusement, d’un groupe nommé Gazolina. Un duo clavier/batterie aux mélodies sucrées chantant en français. Une démarche honorable, noble, relayée par un myspace dans les tons ternes et vulgairement classiques donnait tout au mieux envie de se pendre. Un énième groupe méritant qui aurait du passer à la trappe dans le grand vide du toujours plus vite, toujours plus court imposé par le rythme des sorties et de la grande construction de la tour de la HYPE.
Et Vlan! Exit la convention, dehors la gentillesse. Et qu’on ne leur parle plus de pop. Eux? Oui, Electric mop, la nouvelle mouture érigée par Bettina et Emiliano a changé d’identité. Histoire de mieux infiltrer les réseaux toujours plus imperméables. La micro-célébrité est à ce prix. On est toujours un peu vu comme un immigré tentant de passer la frontière.
// Rock One// Rock one.mp3
De Gazolina et son Hammond saturé, il ne reste donc plus rien. Enfin si… Ses membres fondateurs qui se fendent d’un disque moderne: Des couleurs vives sur l’artwork, une compression sonore dans ta gueule et une poignée de pistes électriques du meilleur cru. Renouant avec l’excentricité BIPP franco-française que nombre d’entre nous cherche encore à revivre. Puisque le futur s’écrit sur GarageBand, autant écrire l’histoire dans son époque. Et si Gazolina était voué à une fin certaine, la sortie courant mars du projet Electric Mop illustre parfaitement l’envie de décadence dodécaphonique dont moult artistes français semblent incapables. Electric Mop aurait tout aussi bien pu être signé chez Tricatel (L’excellent Against the grain), et puis au fond peu importe…. Le duo parvient ici à maquiller ses vieilles passions (la pop, l’orgue, les 60′) sous un artifice (Du chamarré, des bikinis et du fuzz) qui une fois n’est pas coutume va bien au teint.
http://www.myspace.com/electricmop




ETRE DIEU