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ECRAN ANIMAL Vendredi 16 mars, n’importe où

  C’est comme si t’arrives au Traquenard à Bastille sauf que c’est à Bagnolet, juste en haut de la côte et les fois ou elle est haute, tu vois (...) suite

 

C’est comme si t’arrives au Traquenard à Bastille sauf que c’est à Bagnolet, juste en haut de la côte et les fois ou elle est haute, tu vois la tour Eiffel… sa pointe bouge d’un mètre en cas de grand vent, mais y a pas tout les jours du vent…
Dans un atelier, toujours on ne sait z’où, des amis ont organisé une petite sauterie pour un président plein de c… Il part demain en Amérique du sud, il parle de tristesse et d’envie, il n’a pas de sœur mais adore son frère… on ne sait pas de quoi il est président, mais ca à l’air important… Ailleurs, des potes de galères se retrouvent au comptoir tandis que deux sœurs (demies) sont obligées d’aller s’asseoir un peu plus loin à une table.
Le patron n’est évidemment intéressé que par la thune… la semaine a été dure et elle met du temps à passer… la dernière limite semble atteinte, le fil avant l’horreur, quelques fois, tu vas jusqu’à rebondir dessus… il est élastique et claque mieux qu’un slip. Ceci étant, les demi-sœurs et les potes finissent par se retrouver autour d’une table (avec une grand-mère mais ils ne sont pas au courant) :
- C’est quoi une salope ?
- Parc’que je vais décider de me faire un mec, je suis une salope…
- Non, ouais…
- Et une allumeuse, c’est quoi ?
- Une fille qui emballe pas.
- Et pour un mec… un allumeur ?
- T’a vu, il a démissionné….
-
- Une femme, elle supporte, elle supporte mais le jour où elle décide que c’est fini… c’est fini…
- Du jour au lendemain ?
- Ah ! Ca peut-être brutale.
- T’es qu’une machio.
-
- Il habite ou internet ?
-
- On n’serait pas le premier avril?

Les potes et les soeurs disparaissent comme ils sont venus… Retour à l’atelier et le vingt quatrième voyage à Valparaiso fut le bon… bizarrement les vingt trois premiers, je me serai cru au Mexique avec des tongues et un chilom. Au fait, t’as déjà rencontré un gars de l’au-delà ? Et bien, le pote du président, s’en est un… Tout en lui, paraît receler un sale mystère… Tu projettes…J’rigole, parc’que c’est vrai…. J’projette. Dans l’atelier encore, quelqu’un ajoute : «certaines fois se cogner ca fait du bien….». Tout c’que j’peux dire, c’est qu’il y a du plancher au sol, qu’on a parlé d’air et d’apesanteur… puis des regards se sont échappés, comme le courage… Je suis président, je te défends, enfin normalement…. Les relations extrêmes se poursuivent… Si j’veux, je la serre dans le quart d’heure… Mais tu sais c’que ca fait la pénétration en avril 2006 ? Tu sais ce qu’il y a dans tes yeux ? Pour les conseils, c’est pas la peine. Les lampadaires s’éteignent, la rue est vide, on dirait l’heure du paisible…. Ta souffrance n’est pas une excuse… la bêtise de ses limites… Vas-y, charrie… sincère, tu m’fais trop gol’ri… Pour être honnête, c’était une bonne soirée… tout a commencé par une histoire de caméléons, de dessus, de dessous et d’un imbroglio entre tous ses mots… quelque soit l’ordre, le sens, le verbe, la préposition… Essaye… le résultat est naturel… tu rigoles, chaque fois….

T’as qu’à mettre les taquets, j’fixerai les clous…J’comprends pas. Moi non plus, figure-toi.

Texte par Stan Frangellico

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