Je ne sais par quelle circonstance hasardeuse le seul souvenir de Day One qui résonnait dans ma tête tournait autour de… Mareva Galanter. Et d’une interview où la donzelle affirmait s’être ouverte à la musique avec du « rock et des groupes excitants comme Day one ». Soit deux possibilités tout aussi excitantes :
1. Entre deux défilés grandes surfaces, les top-models écoutaient des disques plus réussis que leurs coiffures.
2. Day One était vraiment un putain de groupe à coté duquel j’étais complètement passé.
Faut dire qu’après un seul album (Ordinary Man) et sept ans d’absence, dur de conserver une image précise d’un groupe anglais dont tout le monde semble se foutre aujourd’hui. Avec un groupe de brittons rockers, on est après tout plus proche d’hommes ordinaires que d’art évident.
Probably Art donc, acte 2 scène 1. Du world-electronica (Bad before good) avec drumkit en prod’ et solo d’accordéon en reverb, voix slang monotone comme seuls les anglais savent en produire au kilomètre. Un résultat souvent plaisant, jamais désastreux, pas vraiment réussi, jamais raté. Une étrange impression que cet album aurait pu faire la une des Inrocks début 2001 en pleine descente de french-touch. Sur The Little things, flute indienne et heavy beat, ce sont les quartiers pauvres de Londres Est qui remontent à la surface. Et je ne sais toujours pas s’il faut sortir le K-Way ou les sunglasses.
Probably Art raconte un Londres que je ne vivrai sans doute jamais, mais que je crois avoir déjà longtemps fantasmé avec Tricky et son flow argenté, ou plus récemment avec le Kraut-pop lumineux de Fujiya & Miyagi. Je repense à la réussite qu’aurait pu être Probably Art voila six ans. En 2007, les productions semblent cheap (le terrible, premier sens du terme, Money) à coté du groove de Timberlake.
L’ère du trip-hop résolument morte, Massive en voie de dissolution, Day One ressemble aux jours derniers. Reste un bon assemblage ambitieux sur Who owns the train. Le reste fait un peu « pull sur l’épaule », pas vraiment porté, pas vraiment enlevé. C’est l’ère de l’entre-deux.
Je ne comprends pas cet album. « It’s probably art… ».
Day One // Probably Art // One little indian
http://www.myspace.com/dayoneprobablyart




ETRE DIEU
Continues à pas comprendre