97

DAVEN KELLER Désormais solaire, ou l’ellipse du talent

Si vous ne comprenez toujours pas pourquoi la micro-célébrité est en train de prendre le pas sur les artistes et pourquoi la fascination pour les musiciens est en (...) suite

Si vous ne comprenez toujours pas pourquoi la micro-célébrité est en train de prendre le pas sur les artistes et pourquoi la fascination pour les musiciens est en train de crever lentement, si la mise en place d’une législation anti-fumeur vous étonne encore, et que toute une génération de français semble vouer à jouer la VRAIE musique comme les contrebandiers pendant la prohibition.. eh bien…

… Je vous conseille vivement l’écoute de cette pépite en carton pate. Une pure merveille de compromis alternant la tendance visuelle EdBanger trois ans après tout le monde et la molle ambition sur laptop entrecoupée de textes mollassons à faire passer Dominique A pour Baudelaire.

Désormais solaire. Le titre, en soi, était déjà un sacré challenge. Je pouvais à ce stade émettre deux hypothèses :

Daven Keller était un jeune poète maudit ayant décidé de chanter la beauté du cosmos, laissant de coter les thèmes modernes (l’amour, les règles, la hausse du prix des boites de conserve)

Daven Keller était le produit final du marketing moderne : Pochette bling bling, production ULTRA putassière et textes… enfin bon… des enchainements de mots devant lesquels n’importe quel autiste se bidonnerait avec un beau bras d’honneur bien senti.

« Il faut réinventer la langue et la chanson française (…), il faut chanter la beauté du bitumer, chanter les ascenseurs et inventer une langue nouvelle » disait Gainsbourg à Denise Glaser en 1969.

Trente ans plus tard, Daven Keller suit le principe à la lettre et crée un nouveau mode de communication : Le coup de soleil sans la lumière. L’ombre pour tout le monde et des fantômes translucides en guise d’épouvantail éprouvant.

www.myspace.com/davenkeller

Daven Keller - Desormais solaire
envoyé par VillageVert

5 commentaires

j’ai envie de le latter à coups d’chaines de vélos..

Commentaire par odb, le Lundi 7 avril 2008 à 17:49

allez, pour cette bouse, qu’on l’oblige à passer un week-end enfermé avec Benjamin Biolay … et qu’il rebaptise son truc “désolé, scolaire”, ça doit faire un carton auprès des lycéennes.

Commentaire par Monsieur Aa, le Lundi 7 avril 2008 à 0:25

Ah non mince… C’est pas juste…je voulais le faire ce jeu de mot.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 7 avril 2008 à 0:30

Et si c’était ….. “volontaire” ?
Si ce “bling bling” apparent, cette facilité des rimes putassières, cette ceinture DK pour ne pas dire DG à l’heure où tous vivent pour le paraitre, était, oui c’est le terme, je n’en trouve pas d’autre : “volontaire” ?
Comment le savoir ? le flux (clip) est filmé à l’envers, à contresens, à rebours…. Je me pose donc véritablement la question.
Comment quelqu’un qui a écrit “Quelqu’un quelquepart” (dernier album de feu Pierre Bondu) cèderait à la facilité en reprenant des harmonies disco facon “Sea sex and sun” de Sieur Gainsbourg, et se serait “gentillement” rangé.
Trop propre, trop lisse, pour moi ca cache un double “JE”.

Commentaire par manon, le Lundi 7 avril 2008 à 23:47

A contre courant…

Visiblement pesonne n’aime le son seventies inspiré Motown/Stax ici. Bon c’est pas une surprise: ça n’a jamais marché dans un pays où on classe The Temptation comme groupe disco…
Les paroles veulent rien dire, et alors ?! Vous avez déjà essayer de traduire du Kusturica ?

Sinon je trouve qu’ils se sont pas foulé pour le clip, c’est assez affligeant.

Commentaire par Mike, le Lundi 7 avril 2008 à 19:24

Laisser un commentaire