L’Amérique continue d’expatrier son amour christique aux coins du monde, propageant par milliers ses obus de compassion sur des populations affamées, toutes prêtes qu’elles sont à être évangélisées par l’oncle Tom. En marge de cette fin de monde attendue, Daniel Martin Diaz continue de montrer la voie aux artistes dissidents. Ceux capables de détourner l’iconographie religieuse en l’honorant de leur art sincère et intègre.
DANIEL MARTIN DIAZ Daniel Martin Diaz s’inspire de la tristesse universelle pour créer son art. Mélange lugubre mais pas macabre, d’un Jésus martyr et d’un Christ tout puissant. Vision simplifiée d’un monde complexe où Dieu n’a plus sa place, regard d’un artiste nihiliste qui croit en la possibilité d’un autre monde, où Mark Ryden aurait rencontré the dark side of god. Artiste fin de monde. Daniel Martin Diaz vient de Tucson, Arizona, et livre son désert sur un plateau d’argent.
DANIEL MARTIN DIAZ Daniel Martin Diaz sur son œuvre : «L’un de mes premiers souvenirs en tant qu’enfant repose sur l’importance de la mort et de la religion dans mon éducation. Mes parents sont nés au Mexique avec des croyances profondément ancrées en eux. Ces croyances sont désormais ancrées en moi, dans mon inconscient. Et le fait que beaucoup d’entre elles n’aient aucune explication m’a fortement influencé. Toutes ces questions sans réponses occupant une part importante de mon travail qui repose sur la mystique. Je ne prétends pas répondre à ces questionnements. “I just paint and let them reveal themselves to me”.
L’Américain nous offre trois illustrations symboliques de son œuvre, à l’influence religieuse, comme il se doit lorsqu’on parle de choses sérieuses et dérisoires.
Veritas Lux Mea
La vérité est au bout du chemin. Sous son esthétique gothique, Veritas lux mea parle des racines du mal, et du sens de la justice. Sombre et lumineux, comme une fenêtre ouverte sur le monde qui tombe. Aussi joyeux qu’un album de Nick Drake en pleine dépression euphorisante.
Verberantia.
Sous forte influence latine, Verberantia dessine l’incompréhension de chacun, l’intolérance. L’Amérique sait ici de quoi elle parle. «Ils nous condamnent parce qu’ils ne nous comprennent pas » semble dire Daniel Martin Diaz.
Resurrectio
La résurrection, celui qui vit au-delà de la mort. Si l’œuvre de Diaz persiste à être macabre, attirée par le déclin et la mort, le sens n’en est que plus fort, pénétrant les entrailles du corps décharné d’un Jésus ici et ailleurs. Omniscient.
http://www.myspace.com/danielmartindiaz
http://www.danielmartindiaz.com
5 commentaires
Merci je prends ca comme un compliment.
Mais t’es pas maboule toi à lire des trucs comme ca?!
De tout coeur avec cette vision, trés belles “Icones”
doit-on obligatoirement honorer l’iconographie religieuse si l’on en reprend les codes??
D’ailleurs l’icone s’est désacralisée d’elle meme, et ce depuis deja kelke siècles…
Belles et sanglantes,inhabituelles images d’un christ en souffrance.




ETRE DIEU
Bande de maboules.