Le voyage au bout de l’ennui, où comment j’ai réussi à parler d’un DVD best-of en étant plus junky que les cow-boy.
Je me rappelle que j’étais en train de proposer une soirée à thématique burka et talibans…J’y étais comme d’habitude bourré comme un coing. Du coup Bester me refilait une chronique… juste pour que je ferme ma gueule…
Même, faut dire… même éméché, Cowboy Junkies c’est dur… La cause Gonzo réclame le sacrifice. Bref j’insère le DVD dans mon SONY tout neuf… mon ACER ayant rendu l’âme. ACER qui d’ailleurs justifie à elle seule l’invasion de Taiwan par la Chine…. Mais c’est une autre histoire.
Les premières images évoquent une veillée funèbre : Le côté église et candélabres y est peut être pour quelque chose. La veillée funèbre d’un gamin toxico. Une mère abattue figée sur un tabouret et accrochée à son micro tel un alcolo dans Barfly. Le reste du groupe s’inscrivant dans la même veine … Clairement on se demande si Cowboy Junkies ne s’emmerderait pas un peu. Les yeux fermés, absence de sourire, absence de vie. Comme si l’atmosphère du lieu… proche d’un Alien contagieux…. ou peut être… est-ce simplement leur musique?
De nombreuses références m’assaillent. Mais les morceaux qui s’enchaînent sont tellement mauvais que les comparaisons avec Neil Young ou Joan Baez seraient insultantes. A la limite, ce serait une Dolly Parton suicidaire sous Tranxène ; une Dolly Parton sans les gros seins. Un registre country folk évangéliste… très probablement sponsorisé par la marque de bretzel qui approvisionne Bush… Et ils font bien d’être sponsorisés, parce qu’à moins d’embusher Georges à la FNAC, ils sont pas prêts de vendre des disques…
Tournée dans une église qui aurait été visitée par un ouragan, la vidéo des Trinity Sessions n’apporte rien. Souffrance latente dans chaque note, comme si on faisait un footing avec un slip en papier de verre. Ces mêmes notes qui n’arrivent pas à donner du rythme aux morceaux qui se succèdent en plaintes interminables dédiées à on ne sait quel dieu. Pour expier on ne sait quel crime.
Seul point positif…. L’unisson, l’osmose musique et réalisation au pays de Chuck Norris (Les Cowboy sont canadiens, by the way, NDR). Maintenant c’est sûr, un réalisateur bollywoodien atteint de parkinson a été engagé pour filmer. Les cadrages s’enchaînent comme une projection de photos ; BIM BAM ça s’enchaine et c’est comme une bille de flipper allant de target en target. Lentement on décroche tel Di Caprio dans Titanic…Titanic…
Hum, je n’allumerai pas la radio aujourd’hui. Car si en plus des Cowboy Junkies je devais entendre Céline Dion le même jour, c’est moi qui finirai en HP, suicidaire et sous Tranxène.
Cowboy junkies // Trinity revisited // PIAS
http://www.myspace.com/cowboyjunkies
8 commentaires
CRITIQUE NULLE tant elle est négative et insultante !
Bien défoulé du moins ?
Cher JC…
j’aurai pu copier coller ton comment tant il “fut un peu court jeune homme”… pour te répondre puisque ma vie semble te passionner, je me suis amusé… Je méritai bien ça aprés m’étre farci cette vidéo.. mais oups tu semble etre un fan des C J…
Heureux de ne pas t’avoir plu Muntz
Je ne sais pas ce qu’il en est de cette nouvelle édition mais une chose est sûre : Trinity sessions tel qu’il a paru en 1988 [date que cette critique pourrait préciser] est un excellent album. A cet égard un minimum de respect eut été requis.
Quant à assimiler la musique des Cowboys à une beauferie de rednecks illuminés (Bush, C.Norris,Titanic etc)cela équivaut à mon avis à un contresens. S’il y a de la grâce dans cette musique, ce n’est pas celle pleine de kitsch et de bêtise des rassemblement évangelistes, mais bien plutôt celle des bars miteux et de la bière éventée, des filles paumées la nuit dans les rues and so on. La reprise du velvet est pas là pour rien.
Alors c’est bien la désinvolture, ça fait sans aucun doute très gonzo. Mais quand ça conduit à manquer de respect à la musique, c’est tout simplement inepte.
Je crois que le respect face à la musique c’est surtout de ne pas avoir l’impression d’assister à un concert de blues texan dans Walker Texas Ranger de Chuck Norris. et pourtant j’avais adoré le dernier album, c’est ca le pire.
C’est vrai la musique texane ou plus généralement du sud des États-Unis n’est pas forcément comparable avec celle des Cowboy Junkies… en effet, comment comparer des génies comme Hank williams ou J. Cash avec ce désespèrent opus? Et si insulte il y a, c’est eux même qui l’on proférée en dénaturant leur album. En participant à un projet dont la créativité et l’originalité s’essouffle encore plus vite qu’un asthmatique dans un concours de saut à la corde. La aussi difficile de comparer avec des musiciens de rock chrétien… Car eux au moins, pour à la masse qu’ils soient, dégagent une putain d’énergie. Parce que ceux qui ont vu le DVD (enfin ceux qui ont survécu), savent qu‘à coté les Cramberries c’est festif… l’idée partait d’une bonne intention, mais somme toutes l’enfer aussi en est pavé
…
Pour avoir vue ce DVD… il est clair que l’on ne ressent ni Cow Boy ni Junkie dans cette musique.
Ou alors un Cow Boy français (type de Camargue) junkie à la sauge sauvage.
Pas de quoi savoir manier la Jumbo Gibson.
Pas aussi bon que le Trinity, mais quand même sacrément subtil et bien torché ce “Trinity Revisited”. A des kilomètres de la posture…




ETRE DIEU
ouai c’est chiant.
J’aime bien le “footing avec un slip en papier de verre”.