On aimerait les haïr. Parce que ces sept-là ont tout pour plaire : le look, la jeunesse, la culture, le néo-folk plus vraie que nature. Et parce que 36 millions de blogueurs en avaient déjà fait des stars avant même que leur premier album ne sorte. Mais voilà sur New Grids ils assurent comme des bêtes en émules de Nick Cave et de Tom Sawyer. De tout ça on discute au téléphone avec Howard Hugues, le plus vieux de la bande.
Bonjour Howard. Votre album n’est pas sorti (il sort dans trois jours au moment de l’interview réalisée le 1er février) et la blogosphère vous célèbre déjà comme des stars. A quoi tu attribues cela ?
Des stars, je n’irai pas jusque-là. Pour l’instant on est juste encouragés par des critiques qui jugent l’album et qui ne nous ont pas encore vus sur scène. Et c’est vraiment grâce au travail de notre label qu’on a pu bénéficier de tout ça. Comme on n’a pas encore fait plein de concerts et qu’on n’a pas encore de vrais fans, la médiatisation reste encore un truc abstrait pour nous.
A quand remonte la naissance du groupe ?
Il a vraiment été créé il y a un an et demi, quand moi et deux copines choristes (Marie Salomé et Carolina Van Pelt) sommes arrivés. Mais à la base de Coming Soon il y a un groupe formé par Léo (batterie, ukulélé), son frère Ben (guitare rythmique) et mon frère Billy (basse). Un groupe qui remonte à l’époque où ils étaient au collège. Mais ça vient aussi d’une multitude de projets parallèles dont Antsy Pants, un album qu’ils ont enregistré avec Kimya Dawson (membre du groupe anti-folk The Moldy Peaches) et qui revient étrangement dans l’actualité aujourd’hui parce deux de ses chansons sont sur la BO du film américain Juno. C’est marrant qu’une chanson de Léo pour Antsy Pants soit mise en avant aux Etats-Unis au moment où Big Boy (une chanson de Léo) sort comme single de Coming Soon. C’est d’ailleurs rigolo de comparer le trajet qu’il a parcouru entre Vampire et Big Boy. On retrouve le même univers mais on voit la différence entre les arrangements très anti-folk de l’époque Antsy Pants et ceux beaucoup plus luxueux de l’époque New Grids.
Comment des morceaux d’Antsy Pants se sont-ils retrouvés sur la BO de Juno ?
C’est grâce à Kimya. Le metteur en scène avait demandé à Ellen Page, l’actrice principale du film, quelle musique écouterait son personnage et elle avait répondu Les Moldy Peaches. Donc le réalisateur a écouté Les Moldy, il a contacté Kimya et il a découvert tous ses projets solos. Donc c’est elle qui a fait son choix pour la BO.
Je suis allé voir votre Myspace. Il est bien foutu. On voit que vous savez très bien organiser votre buzz vous-même.
Ça me fait plaisir que tu dises ça. Moi en fait je faisais de la vidéo avant de rejoindre le groupe, donc dès le départ j’avais un regard extérieur sur ce que je voulais que le groupe soit ou pourrait être, donc si ça se sent un peu dans la manière dont on se présente, c’est bien. Mais c’est moins de la manipulation que d’arriver à synthétiser toutes les envies et influences que chacun met dedans. Parce que tout le monde est très actif dans Coming Soon. Mon frère et moi on passe beaucoup de temps à faire la synthèse de tout ça pour essayer de bâtir un univers, une image. Par exemple les teasers qu’on a mis sur le Myspace c’est un truc très simple, on avait la caméra, on a filmé pendant une tournée, il n’y avait pas de quoi en faire un petit film, donc on a diffusé ça en petits clips comme ça. Et il se trouve qu’avec ça, grâce à You Tube, on se retrouve en concurrence direct avec Nick Cave, qui a fait un peu le même genre de vidéos pour son dernier album. C’est ça qui est rigolo avec Internet c’est qu’avec des petits moyens on peut presque faire la même chose que les stars.
Coming Soon est un groupe a pleinement conscience de l’importance de l’image.
Oui, dans ce sens-là on est très Warholien. On pense que l’apparence est très importante.
Ça se voit dans le nom de votre Myspace : Star Soon…
Oui c’est encore un hommage à Warhol. S’il était vivant ce serait le producteur du groupe.
Ça se voit sur la photo de votre pochette : votre look, vos poses, tout est très orchestré…
Je pense qu’il ne faut pas se laisser dépasser par l’image, il faut toujours soi-même proposer des choses avant que les autres ne vous l’imposent. Etre sa propre marionnette. Et l’apparence, le maquillage, la place de chacun, je pense que c’est parfois aussi important que ce qu’il y a dans une chanson. Ce n’est pas moins ni plus important, c’est juste que c’est un tout. Et comme on ne peut fort heureusement pas toujours passer sa vie à composer et à jouer, on passe aussi beaucoup de temps à dessiner, à se mettre en scène. Mais je pense que tout le monde fait ça, quelqu’un qui veut être danseur, comédien…
Tu ne penses pas que c’est aussi une préoccupation générationnelle ? Aujourd’hui plus que jamais, face à la masse d’artistes émergents, il faut avoir l’image qui va faire la différence.
Non, je pense que ça a toujours été comme ça. Toutes les générations ont eu à faire aux médias. Peut-être que ça s’accélère ces temps-ci mais on n’est pas non plus obsédés par l’apparence. En général on est assez mal sapés dans la vie, on s’habille bien pour les concerts parce que c’est important de bien présenter sur scène.
Depuis l’arrivée de Myspace, le net est devenu un endroit clé pour dénicher des nouveaux talents permanent. Tout le monde essaie de tirer son épingle du jeu. Ça vous plaît cette ambiance ?
Non, nous on est très contents parce qu’on se sent à la fois portés par des gens qui nous suivent et par un label qui fait très bien son travail, mais on n’aime pas du tout l’atmosphère de concours permanent qui règne sur le net, on essaye d’en rester le plus éloigné possible. Si quelqu’un faisait la même musique que nous en mieux et bien on arrêterait de faire ce qu’on fait.
Blogs et webzines ont tellement faim de nouveautés et surtout de leur propre crédibilité qu’ils célèbrent tous les jours de nouveaux artistes émergeants. Qu’en penses-tu ?
Que c’est aussi dû à l’industrie du disque. En ce moment les choses marchent moins bien pour elles et du coup plein de petits talents sortent un peu partout parce que les gens arrivent à mettre de la musique sur Myspace. Et ce phénomène est aussi dû à des groupes comme Les Moldy Peaches parce qu’ils ont permis aux gens de se refaire les oreilles à des choses parfois plus brutes, moins produites.
Votre label vous a découvert via Myspace ?
Oui, après ils nous ont suivi, ils venaient nous voir en concert et quand on leur a envoyé notre album on leur a tout de suite dit qu’on voulait s’affirmer non pas comme une association de 7 artistes mais comme un groupe, un tout. On ne veut pas qu’un label nous demande plus de chansons d’untel ou d’untel. Même dans le groupe on ne veut pas de cette compétition. Chacun amène des compos et on les arrange selon les besoins de l’album.
On ne sait pas trop qui fait quoi dans Coming Soon, les rôles ne semblent pas figés guitare-basse-batterie comme un groupe de rock classique.
On signe toutes nos chansons en tant que Coming Soon, on les déclare comme telles à la Sacem, en tant que groupe, et sur les crédits de l’album on a fait exprès de ne pas préciser qui chantait pour bien apparaître comme un ensemble à 7 têtes. Même si après au concert les gens identifient qui fait quoi et ont leurs préférés.
Certains de vos morceaux rappellent vraiment Nick Cave et Leonard Cohen, ils sont mâtures, profond, ténébreux. Vous êtes jeunes, d’où vient ce blues ?
Moi je suis plus vieux, et le fait d’avoir quelqu’un de 15 ans dans le groupe ça me fait me sentir plus vieux encore, ça me donne du recul. Et puis Nick Cave c’est vrai que c’est une idôle vivante, une personne pour qui on a une admiration sans borne. Je pense qu’il n’y en a pas vraiment d’autres qui tiennent à ce point-là le cap de leur carrière, à part peut-être Tom Waits. Et puis oui c’est le blues qui réunit tout ça. On a des influences mais on ne fait pas de copies et parfois on se retrouve bizarrement à aimer les mêmes choses que pouvaient aimer les Bads Seeds ou le Piano Club au début. C’est pour ça qu’on parle de New grids, parce que le folk-rock est une musique au croisement de plein de choses et on a un peu mis les deux pieds dedans, sans gène, sans peur.
Ça veut dire quoi «new grids» ?
Territoires, réseaux. C’est aussi les cases vides dans les mots croisés. Les personnages des séries américaines essaient toujours d’être «off the grid». Jack Bauer est un bon exemple, il essaie toujours de sortir des réseaux et il n’y arrive jamais. Nous on ne va pas dire qu’on propose de nouveaux territoires, ce serait très prétentieux, mais on essaie de proposer de nouvelles cases.
Peut-on dire que le folk est une musique qui vous correspond d’autant plus que vous vivez en Savoie et non à Paris ou dans une grande ville et que voilà le folk c’est une musique de territoires un peu paumés, laissés-pour-compte ?
Tout à fait, oui. Il y a un goût du voyage dans le fait de se sentir un peu à côté des choses qui se passent, ça donne un regard un peu privilégié, même si aujourd’hui beaucoup d’entre nous ne sont plus en Savoie. Trois sont à Lyon pour leurs études et moi j’habite Paris depuis 6 ans. Seuls les deux plus jeunes sont restés à Annecy.
Pour un groupe de rock, c’est dur d’émerger quand on vient de Savoie ?
Sûrement, mais nous on a eu de la chance. Ça fait un peu plus d’un an qu’on mène notre barque, mais c’est vrai que, bizarrement, c’est allé quand même assez vite parce qu’avant même d’avoir sorti quoique ce soit on avait déjà rencontré la scène anti-folk, on avait joué à New York, à Berlin, donc ça nous a permis d’avoir un peu de recul, de ne pas nous considérer comme un groupe local et d’envoyer sans complexe notre musique un peu partout. On n’a jamais trop souffert d’une séparation Paris-Province ou France-International. Pour nous tout ça a toujours été un peu mélangé.
Comment vous êtes-vous démerdés pour jouer à Berlin et New York ?
Des amis nous ont organisé des shows sur des petites scènes. A New York, grâce à la bande Schwervon, Jeffrey Lewis, Kimya Dawson, à Berlin grâce à notre ami Stanley Brinks (ex-André Herman Düne) et sa copine Clémence Freschard. Et nous on leur renvoie l’ascenseur dès qu’ils viennent à Annecy ou à Lyon.
Actuellement, chacun d’entre vous est à bloc dans Coming Soon ?
En ce moment, il y a cette petite parenthèse avec le film Juno qui fait beaucoup parler d’Antsy Pants et de Léo. Lui vit ça très bien, il est très heureux, mais c’est vrai qu’on est tous sur Coming Soon et qu’on a très envie de jouer. Les plans de concerts commencent à arriver et on espère que ça va continuer. Jouer, c’est ça notre priorité pour l’année qui vient.
Vous avez d’autres tafs en dehors de la musique si ça ne marche pas ?
Moi j’essaie de faire des films, d’autres font des études à Science Po, en Lettres, Alex et Léo font du cinéma d’animation… En ce moment tout ça passe après le groupe, à part les études de Léo qui est en 3e et Alex en 1ère. L’agenda du groupe se fait un peu en fonction d’eux, ce qui n’est pas mal parce que ça laisse du temps pour faire des choses annexes et prendre un vrai plaisir à se retrouver plutôt que tout lâcher, se retrouver à 7 dans une pièce et devenir fou.
Un peu stressé de devoir être à la hauteur du buzz ?
Oui et non. L’avantage d’avoir des mineurs dans le groupe c’est que ça génère une part d’inconscience, on ne se prend pas trop au sérieux et du coup on ne se rend pas bien compte de certains enjeux. S’il y a un buzz c’est génial mais de là où on est on a l’impression que ça reste à chaque fois un combat d’affirmer notre univers et de chanter nos chansons.
Pour finir, pourquoi le morceau intitulé Nicholson style?
Parce que j’adore ce film d’Antonioni qui s’appelle Profession : reporter. On voit Nicholson qui se promène en voiture, passe ses mains en l’air et voit passer le vent. Et puis il se balade dans Barcelone avec une très jolie femme. Donc voilà c’était pour rendre un peu hommage à ce film et à tous ces acteurs charismatiques qui sont en train de disparaître.
http://www.myspace.com/starsoon
16 commentaires
Ah je suis toujours déçu par ce genre de propos daniel parce que d’un côté tu dis plein de choses pas connes (le côté calculé, l’image, ce que je fais ressortir dans l’interview d’ailleurs) mais derrière tu ACCUSES, et ça c’est relou, idéologique et un peu con, excuse-moi. Parce que perso je trouve vraiment leur album agréable, il y a des compos pas dégueu du tout, c’est pas du foutage de gueule je trouve. Le truc c’est que trop de gens vont voir dans ce groupe ce qu’ils veulent voir : des ptits merdeux à dégommer pour ce soulager la bile. C’est con. Et si mecs pouvaient juste être à la fois aware sur l’image et sincère en chanson ? Etre les deux à la fois ? Ca te vient pas à l’esprit la nuance ? Non, toi c’est le manichéisme ? Tout noir ou tout blanc ? Moi je pense qu’ils sont juste d’une génération qui est douée sur ces deux plans et que ça échappe à pas mal de trentenraires ou pré trentenaires qui voient les choses de manière clivées. C’est dit.
Non Sylvain, il n’y a pas de manichéisme dans mes propos :
Je n’ai jamais dit que c’était du foutage de gueule et je ne doute ni de leur sincérité (chacun fait de son mieux) ni de leur capacité à (bien) gérer leur image. J’ai bien dit que le côté image calculée me gênait pas ! Ce qui me gêne c’est que je trouve que les compos sont pas sensas’ et qu’il y a pas de quoi en faire un tel buzz (mais c’est vrai après tout pourquoi les autres et pourquoi pas eux). Je pense que là c’est toi qui te défoule sur moi en voyant à tort dans mes propos un antijeunisme primaire. Je n’ai rien contre le fait que de jeunes ado écrivent de chansons : et pour eux comme pour n’importe qui, soyons exigeant, exigeons la qualité car de toute évidence ils en sont capables : est-ce que le songwriting est bon ? Là j’émets un doute, les mélodies me parraissent simplistes et quand on les compare à des beach boys de bac à sable, même de bac à sable (cf. la critique dans les inrocks), il s’agirait de mesurer ses propos quand même.
Tiens Brian Wilson a écrit ce chef d’oeuvre absolu qu’est Pet Sounds à 23 ans (bon c’est vrai on parle d’un dieu vivant du songwriting). Pour le coup je ne fais pas d’antijeunisme tu vois ?
Ceci dit on peut avoir l’impression que je me défoule sur ce groupe plus qu’un autre. Je veux rétablir la vérité : quand je parle de mélodies simplistes, c’est également valable pour une grosse majorité des prods mises en avant ces derniers temps par les canards rock. Et c’est entre autre valable pour toute la scène parisienne folk assomante qui est bien souvent jouée par des trentenaires. (cf. herman dune)
Ok, ok, mais lynche les Inrocks et leurs superlatifs en veux tu en voilà, parce que perso j’ai jamais comparé ces mecs aux beach boys ! ![]()
Eh eh… En voila un qui a lu le dossier “La folk 2008″ dans Technikart…
Daniel, je vous aime. Juste parce que vous m’avez évité d’être le premier à dégainer.
Si on devait faire la liste de tous les Beach Boys de bac à soldes que les Inrocks essaient de refourguer pour avoir l’impression d’être encore dans le coup (ou refaire leur toiture) … en ce moment c’est le néo-folk, bon, demain ce sera peut-être le grand avénement du néo-shoegazing, ou la reformation de Ride (déjà fait ? Ah ?)
Je cite à mon tour : “Etre sa propre marionnette. Et l’apparence, le maquillage, la place de chacun, je pense que c’est parfois aussi important que ce qu’il y a dans une chanson. Ce n’est pas moins ni plus important, c’est juste que c’est un tout. Et comme on ne peut fort heureusement pas toujours passer sa vie à composer et à jouer, on passe aussi beaucoup de temps à dessiner, à se mettre en scène. Mais je pense que tout le monde fait ça, quelqu’un qui veut être danseur, comédien…”.
Moi je trouve ça touchant et même assez brillant. Il faut vraiment être con pour confondre recette de com’ et tempérament d’artiste. Mon pauvre Daniel, tu correspond bien au cliché du conservateur chien de garde un peu jaloux. Tu fais de la musique ?
Yeah, bien envoyé Stephen Dre ! Faut arrêter de voir le mal dès qu’un groupe intelligent et carré pointe le bout de son nez… Ceux qui critiquent comme le fait Daniel j’aimerais bien les voir s’il faisait de la musique…
Chers tous,
désolé pour ces échanges, je viens d’avoir 40 ans, j’aime à l’occasion gratter un peu ma guitare Martin, ma copine trouve que j’ai une belle voix grave et “un petit côté Leonard Cohen” quand je m’y mets et moi aussi, j’ai voulu un jour devenir une star, faire des déclarations étranges et j’ai vu d’un mauvais oeil l’arrivée de ces petits jeunots, mais j’avoue qu’après plusieurs écoutes, certaines chansons comme New Territories ou Broken Heart me trottent dans la tête et j’attends de voir ce qu’ils donneront sur un deuxième album.
Bonne journée.
Daniel
@Stephen Dre
Je suis conservateur ? Donc cela sous-entend que je défends un ordre établi, un establishment rock ou autre ? Lequel ? Argumente STP !
Putain sinon c’est marrant de voir à quel point, sur la base d’un prénom certains ici arrivent à vous notifier un délit de sale gueule en dressant le profil sociologique du mec qui s’appelle Daniel= frustré de 40 berges qui grattouille une folk à 20000 balles et qui supporte pas que des jeunots de 15 ans fassent de la musique. (cf. le gugusse ci-dessus qui écrit à ma place) De plus le fait que je fasse ou pas de la musique ne me retire aucunement le droit d’émettre des critiques que je sache. (j’ai un prénom à l’ancienne mais je n’ai que 28 ans, dur à imaginer hein !)
Vous transformez de façon assez simpliste ce qui est à mes yeux un pb de qualité d’écriture en conflit de génération. Navrant ! A tel point que je suis obligé de faire comme le mec qui se justifie de pas être raciste : par exemple je trouve que ce que font les Shades en terme d’écriture est très au-dessus de la moyenne et très brillant.
Que quelques blaireaux dans les présents commentaires soient gênés que quelqu’un ne pense pas comme eux et ne trouve pas brillant le fait de passer plus de temps à calculer une pose pseudo-arty que de bosser ses compos OK, c’est leur pb. Mais qu’un des rédacteurs de ce webzine au demeurant ouvert d’esprit fasse des réflexions genre “a bah j’aimerais bien voir si tu faisais de la musique ” comme si il défendait son petit frère, là ça me laisse pantois. Ton interview Sylvain m’a parfaitement aidé à me faire une idée du groupe en complément de l’écoute des morceaux. Tu devrais justement être satisfait de ton travail puisqu’il suscite ces commentaires, alors pourquoi ne pas tolérer la moindre critique tant soit peu négative (mais argumentée) sur la musique du groupe. Tu es le tambourin du groupe ou quoi ?
Mais je tolère ton point de vue Daniel, je ne suis juste pas du même avis. Et je ne vois pas pourquoi tu en fais un roman. That’s all folk
Salut Daniel, je n’ai suivi aucun des commentaires de cet article, mais qui que tu sois, quel que soit le Daniel que tu es…j’aime bien ton style et ton avis. C’est marrant à lire à une heure et demie du matin. Pour les Shades, c’est notre actu’ de la semaine.. Bonne lecture:-)




ETRE DIEU
Je cite : “on passe beaucoup de temps à faire la synthèse de tout ça pour essayer de bâtir un univers, une image” Un cas d’étude pour les étudiants en IUP info-com ? Sarko lui-même devrait il en prendre de la graine ?
TOUT EST DIT : tout n’est que calcul : et si avant ça ils passaient encore plus de temps sur leurs compos, on en serait pas là. La baudruche du buzz est en train de s’enfler doucement, les plumitifs de la presse indé ont entrouvert les vannes d’hélium et jouent sur le pré-buzz. La recette du moment pour plaire aux journalistes et aux suiveurs est donc :
1 tiers de folk sautillant, 1 tiers de singes savants et 1 tiers de province pass’que grâce à myspace, c’est aussi là que ça s’passe (pas d’ironie concernant ce dernier point : je le pense aussi)
Je n’ai qu’une seule objection à tout cela : où sont les compos ?
Allegra tu nous manques déja !