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CLASH Technikart est-il en loose ?

Départ matinal d’une ville de province, ambiance col-bleu et blue-jeans. La France qui se lève tôt est apparemment fumeuse. 5H50, trajet 1H30 vers la capitale. Besoin de légèreté, (...) suite

Départ matinal d’une ville de province, ambiance col-bleu et blue-jeans. La France qui se lève tôt est apparemment fumeuse. 5H50, trajet 1H30 vers la capitale. Besoin de légèreté, besoin de la presse française. Direction le kiosque, survoler le sommaire de Rock & Folk. Rien. Survoler le Sommaire de Technikart… Impossible il est sous plastique.

Tech' couv' juin20 minutes plus tard, le magazine est fermé. Lu pourrait-on dire. Et de mon esprit déformé par cette lecture trop précipitée surgit cette question… Clash :

L’équipe de Technikart est-elle en loose ?

OUI, parce que après s’être drogué pour réussir, elle s’est rendue compte qu’elle s’emmerdait pour mieux rêver d’un nouveaux summer of love. Oscillant entre descentes et remontées, les pauvres semblent souffrir du plâtre qui coupe leur coke.

OUI, parce que appâter le lecteur comme on fait le trottoir, c’est toujours dégradant. Bobo obligeant, on vous la fait tripotage de zones érogènes du cortex. Mais au final, cela reste de l’Entrevue lubrifiée à la technicité freudienne.

OUI, parce qu’à force de retourner sa veste, on se retrouve à poil. Tout content que l’on est après avoir dépenser 4€90 pour lire des articles tous basés sur « il parait que ca existe, je suis allé vérifier; mais en fait non »…. Bien moins excitant qu’un paquet de cigarettes. Et surtout bien moins dangereux.

Conclusion : Un journal perdu dans les méandres d’une époque qui n’a pas grand-chose à offrir. Constat bien alarment quand les faiseurs de tendance se mordent la queue, tombe dans l’auto-complaisance moite du slip. Besoin de vendre: apparemment Technikart nous reprend la vieille recette du cul. Soupe à la cyprine pour le resto du cœur hypisant.

On pourrait rêver de journalistes se sortant les doigts, regardant un peu plus loin que leurs soirées all acess… Une démarche qui pourrait peut-être nous permettre de réapprendre des choses en lisant la presse culturelle française.

9 commentaires

ROOOO MAIS TELLEMENT !!!!

Tecknikart est en lose, du début à la fin de ce numéro, reçu dans ma boite aux lettres, et qui traine au pied de mon lit … pas réussi a lire ce numéro, et celui du mois dernier etait assez mauvais lui aussi.

Le dernier article marquant de tecknikart reste celui sur les Boulogne Boys : un bon papier, a contre courant des clichés balancés par la presse, peut etre meme un peu lisse, parce que ce match auquel etait present tecknikart etait clairement chaud, il y a un parti pris du journaliste qui fait de la désinformation à l’envers (pr les medias boulogne est mechant, pr tecknikart ils sont peut etre trop gentils, surtout en rouge mais .. passons)

Oui, j’achetais ce magzine tous les mois, d’où l’abonnement. On est souvent déçu par un abonnement, le magazine devenant trop repetitif … ici il n’est pas répétitif, il est juste vide. Reprend toi cow boy.

Commentaire par JeBaY, le Lundi 16 juin 2008 à 2:29

Que de vérités ici

l’article que j’aurai aimé écrire

Commentaire par number9, le Lundi 16 juin 2008 à 13:09

rocknfolk ac kiss en couv c’est pas bcp mieux… heureusement que y’a Sabatier et surtout Ungemunth pour relever le niveau !

Commentaire par mat, le Lundi 16 juin 2008 à 13:59

Tecknicart est un journal de créatifs: ils balancent du slogan avant d’avoir trouvé le contenu en fonction de l’air du temps (la coke me paraît dévalorisée dans l’utilité ici mise en évidence) contrairement au gonzo qui part de la réalité pour asséner des opinions bien personnelles. Normal que vous les aimiez pas.

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 16 juin 2008 à 0:43

Ne serait il pas intéressant d’avoir ici l’avis (le contre-avis ?) de Sylvain qui travaille autant avec eux qu’avec Gonzaï ?
Un peu de débat, un peu de réflexion, pas seulement du ressenti, du gonzo.

Commentaire par Billy HP, le Lundi 16 juin 2008 à 9:24

Tu dis “On pourrait rêver de journalistes se sortant les doigts, regardant un peu plus loin que leurs soirées all acess…” Tu pourrais leur demander toi-même vu que deux des membres de Gonzaï dont le webmestre bossent pour cette revue.
T’enchaînes sur “Une démarche qui pourrait peut-être nous permettre de réapprendre des choses en lisant la presse culturelle française.” Mais y’en a pas mal d’entre vous qui y sont dans “la presse culturelle française”, non?
Qu’on se comprenne bien : je ne suis pas fan de Tech’, ni des autres. J’aime aussi beaucoup Thompson, je suis pas là “par hasard”. Mais cette article me paraît un peu malvenu quand même, non?

Commentaire par Yves, le Lundi 16 juin 2008 à 0:05

Que devenir face à ces…quinzenaires qui citent d’Aurevilly, Yves Adrien, et Gang of Four quand ils sont encore en train de se masturber sur Debord ?
ils l’ont fait eux même leur constat (n°116):
on a volé leur mojo!

Commentaire par Bandini, le Lundi 16 juin 2008 à 11:42

Pour avoir longtemps pratiqué la stratégie de rupture et d’opposition (en gros être contre le folk, contre Teki, contre les rockeurs débraillés, bref, j’en passe, je hais toujours autant les Teenagers), j’ai décidé pour ma part de ne pas prendre part au débat sur cet article. Sachant que la presse écrite, dans son grand ensemble, reste régie par la règle de l’achat publicitaire, les règles ne changement pas, plus, jamais, et vous pourrez bientôt vous estimer heureux de lire trois lignes sur un groupe de rock honorable dans le magazine mensuel de votre choix. J’ai décidé voila quelques temps de ne plus écrire dans la presse écrite, pour ces raisons. Je ne sais pas qui est “visé” lorsqu’on évoque les gens travaillant à Technikart, la seule chose que je sais c’est que le mag m’a souvent étonné, fait découvrir de nouvelles choses, parfois fait marrer. Bref, les dossiers cul/trentenaires/qu’est ce qu’on fout en France me laissent de marbre, témoins d’un ennui global en France. Qu’on analyserait de la même façon si on était en Angleterre ou aux States. La jeunesse s’emmerde oui, c’est un fait. Une fois que ces lignes sont écrites il n’y a plus de stratégie d’opposition à apposer. Il faut alors se retrousser les manches et proposer une vision. Je tombe aujourd’hui sur un article intéressant (fait étonnnant) dans le dernier Vice sur le général Aussarès, et les choses, soudainement, prennent sens: on peut parler d’informations à froid, sans rentrer dans le cul cul dans ta praline. Et si je voulais être cynique (ce que je suis), je dirais qu’on a été contacté par Tech’ pour leur prochain dossier sur “Etre gonzo en 2008″ et qu’il ne faut par conséquent rien dire de négatif pour éviter notre censure dans le prochain numéro. Etre gonzo en 2008 c’est avant tout laisser les gens de son équipe exprimer leurs idées, en sachant pondre dans la foulée un paragraphe assez flou, long, et mal argumenté pour permettre au lecteur de ne plus rien comprendre à l’avis du média sur les autres médias.

Commentaire par Bester, le Lundi 16 juin 2008 à 21:15

Pardon d’insister, mais Volume, le dernier né des Inrocks, me semble largement plus critiquable sur bien des points, que n’importe quel autre mag. On en reparle semaine prochaine.

Commentaire par Bester, le Lundi 16 juin 2008 à 21:18

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