Neuf heures du mat, je finissais une dernière vodka avant d’aller me coucher. Enfin c’est que je croyais jusqu’à ce que le facteur apporte un recommandé. ça venait d’Anvers. J’ouvrais en espérant que ce ne soit pas une demande de paternité. « j’ai lu GONZAI. Si vous volez des informations sur Chris Conty venez au… signé Germaine Conty.» Nom de… la cousine… soit c’était un canular soit j’étais parti pour le Pulitzer. (ce qui m’aurait changé de me polir le chinois).
Bref une douche et trois vodkas plus tard j’étais dans le Thalys. J’y croyais pas vraiment. J’étais sur la piste de l’idôle des années 70, un type qui collectionnait les pucelles comme d’autres les pins. Bref le James Blunt de l’époque.
La porte s’ouvrit et c’est à peine si je pu me retenir de gerber sur la robe psychémerdique de la vioc. Elle devait avoir au moins trente chats et maximum une seule litière. On entra, elle me proposa un morceau de gâteau avec plus de poils que l’aisselle d’une Portugaise. Et on attaqua la visite de son musée perso. Elle parla de lui en montrant des chemises raides de sueur. Des disques dédicacés de son grand amour, ses lettres et même des Chewing gums qu‘ils s‘échangeaient. Je commençais à flipper qu’elle me montre la première capote avec laquelle il l’avait défloré.
En fait de piste elle n’avait que des espoirs (ou était-ce désespoirs). Je me disais que j’étais venu pour rien, quand elle me fit entrer dans une pièce puant la naphtaline:
«C‘est exactement la même pièce que la chambre d’hôtel où on l’a vu pour la dernière fois et voici ses effets », dit elle. Un sac était dans un coin. Je commençais à l’ouvrir quand je vis qu’elle cachait quelque chose. Je dus presque lui arracher des mains. Un ours a cliver en verre. Dans un emballage Pete Meroo handicraft Panjim Goa». Je déchirai l’emballage et sous l’ours était gravé «Wiz all my love, Maddy dhimteer»
J’aurais dû me méfier quand le comptable de Gonzaï avait dit « je m’occupe de tout pour le voyage .» Résultat, j’embarquais pour Goa via Maputo, sur Angola air lines, à bord d’un avion tellement vieux que les chiottes étaient à la turque. 14 vodkas plus tard j’arrivais quand même a Goa où je me mis a chercher miss Mady. Elle squattait depuis 84 allée 17 cimetière Saint francis Old Goa. J’avais plus qu’à me taper tous les hôtels, à la recherche de registres vieux de vingt ans. Puis je me suis rappelé que j’étais en Inde.. Du coup j’ai filé quelques euros à un flic qui s’en est chargé pendant que je buvais des Bacardi breezers en matant des culs sur le sable… « -Il est parti le 8 novembre 85 pour Singapour. » qu’il dit en me tenant un rapport de huit pages qui avaient du servir à emballer des rats crevés.
J’ai du menacer Bester de divulguer certaines photos pour avoir une avance sur la suite du voyage. Six jours de feni a Goa m’avaient épuisé, je m‘effondrai avant même le décollage. Changi c’est le paradis. La plus belle densité de femmes sublimes au mètre carré… j’essayais de lire le dossier en essayant d’en accrocher une. Chris Conty. Belge, né le…. Il avait débarqué à Goa le jour de sa disparition. Y avait ouvert un bar musical jusqu’à un accident où une certaine Mandy était morte et qui l’avait conduit à l’hosto pendant un bon moment. Je prenais le MRT (Métro à Singapour, NDR), le dossier sous un bras une HOTesse de Tiger Airways sous l’autre et m’engageais dans une petite rue de Singapour… les options étaient claires. Il avait sûrement ouvert un autre rade quelque part en Asie. Bangkok ou Bali ? Hum, Bester m’avait dit pas Bali.. Alors je choisissais de commencer par l’Indonesie.. mais avant je faisais honneur au statut de fuck hotel de mon bouge de Lavender.
Bali, Le bemo qui allait de Denpasar était blindé. Je dû partager ma banquette avec une vieille qui dépassait le quintal, qui tenait des cages pleines de poulets qui semblaient tous plus cons les uns que les autres. Quant à qui puait le plus de la vielle ou des gallinacés, je me le demande encore. Mais, la vioc avait un avantage, elle bouffait une salade aux durians et aux crevettes fermentées.. A un des arrêts, un groupe de filles monta. Qu’elles étaient belles. La vielle lâcha une caisse bien sonore et me regarda. Les filles aussi… c’était mort… Je profitais du fait qu‘elle s‘était assoupie pour défaire les fermetures des cages juste ce qu‘il fallait pour que, dès qu‘elle les poserait sur le sol, elle s‘ouvrent… Si tu t’es jamais demandé quel est l’animal le plus pourri de la création, regarde un boulet balinais en train de courir. Je louais un scooter et arpentais l‘île toute la nuit, à la recherche du Belge. C’était alors que je tombais sur deux bikers savatant une meuf. Je fonçais sur eux. La fille eut la présence d’esprit de faucher les clefs des bécanes avant de sauter sur mon siége. Elle avait de long cheveux soyeux et des mains douces qui caressaient ma peau à chaque virage. Et à chaque virage, je sentais ses gros seins se coller davantage contre mon dos. Le soleil se levait sur Nusa dua. Et elle posa sa tête sur mon épaule se collant encore un peu. Et là je sentis des poils piquer mon cou et un truc dur contre mon coxis, arrrrrrrg. J’arrêtais la meule. Elle insista pour me payer un petit dèj et j’insistais sur le fait que c’était pas mon truc.
Je retombais sur Ayu, le trans le soir, même au double six.
- Alors tu as trouvé le Belge?
- Comment tu sais?
-Hum les putes savent tout hahaha.
- Non et toi plus de problème avec les motards?
- Ces conards veulent nous raquetter. Mais on va bientôt régler le problème. Au fait essaye cette adresse demain… Ciao.
Elle me tendit une carte : BAGUS BULE Cuisine française et belge…
Je me posais à un bar et commandai une bintang. Il n’y avait pas encore de clients, trop tôt. Il apporta la bière
- Français?
- Ouaich et toi ?
- Chus Belge. Enfin depuis le temps que je suis la je suis un peu Indo Hahaha.
- Tu m’étonnnes le coin est pas mal.. Alors j’imagine que t’es là depuis un bail ?
- Depuis 84, mais avant j’avai passé trois ans a Goa. Et toi qu’est-ce que tu fous lâ ?
- Je cherche un truc…
- Ah, tu penses que tu va le trouver…
- J’en suis pas sûr… enfin je suis pas complètement sûr de l’avoir trouvé…
Je commandais une vodka seven et lui demandais : « T’aurais pas de la musique française? Genre Chris Conty? » il se raidit et balbutia « Connaîs pas. »
Puis, il prit son téléphone et baragouina quelque chose en Indo. Moins d’une minute après, deux mains appartenant à deux putains d’hells hawaïens modèle XXXL se posaient sur mes épaules . Je leur attrapai les burnes et tirai dessus bien fort jusqu à ce que leur mentons rencontrent violemment le bar. J’eus à peine le temps de voir dans la glace une demie douzaine de leur potes foncer vers moi J’essayais de m’enfuir sans aucune dignité, quand d’un coup un des hells s’effondra dans un cri. Et derrière lui se tenait Ayu. Et ses «copines» qui avaient toutes des pommes d’Adam de la taille d’une mangue. En quelques secondes le bar se transforma en titi twister. Visions chimériques d’une bande de motards mis en pièces par une horde d’Amazones transsexuelles. Et puis ça c’est fini. Les filles les ont empoignés et conduit vers les chiottes. Il n’étaient pas prêts de recommencer à les emmerder…, ni de s’asseoir d‘ailleurs… j’empruntais une des bécanes et fonçai chez Monti.
J’arrivais devant chez lui juste au moment ou il sortait, passeport à la main, une valise dans l’autre.
« Je peux te déposer quelque part ? » que je lui dis, narquois. Il me regarda, eu tune expression choquée comme s’il voyait un fantôme et je m’effondrais. Ma joue touchant le sol au moment où il gueulait “airport”.
Je me réveillais la gueule en sang, un parfum de naphtaline et d’urine de chat flottait dans le hall de l’immeuble… Six points de suture sur le crâne plus tard j’étais à Denpasar, tous les vols étaient partis. En fait, le seul vol qu’il avait pu prendre à cette heure de la nuit allait à Kuching quelque part au milieu de Bornéo.
Kuching Sarawak. Débusquer Monty fut un jeu d’enfant. Une photo et un billet de cinq cents ringgits à la borne de taxi. (chut j’ai dit à Bester que c’était des euros) et on me conduisit jusqu’a sa crèche. Je louais discrètement une piaule et restais planqué jusqu’au petit matin. Je me glissais dans la salle des petits dèjs et glissais dix huit dragées FUCA dans le lait chaud. Avec ça au moins, j’étais tranquille, il n’irait pas loin.
Kuching airport, un coup de fil et un vol paris Sarawak plus tard…
Une nuée d’hôtesses, sautillantes et aux regards teintés d’adoration et de lascivité, apparut. Et au milieu, ondulant tel le nombril d’une danseuse du ventre, Guy Michel Thor, pardon GUY MICHEL THOR.
Fonzie n’avait plus qu’à aller se rhabiller. L’homme était là , pas moyen de se méprendre. Toujours la même coupe depuis 1973, le même blouson cousu par sa mère à partir d’une photo de C Jérôme dans Télé-poche. La même chemise ouverte sur un torse tellement hirsute qu’on aurait cru qu’il portait un tee shirt en angora si il n’y avait pas eu ce délicieux marcel mauve. Seule concession, sous le fut en cuir moulant, il avait mis des sandales montantes.
Il s’approcha avec le charme viril d’un koala qui aurait vu un épisode de Tournez Manége.
- Muntz Termunch je présume?
-Tout à fait, mais je ne vous attendais qu’à minuit, docteur Schweitzer.
On prit un taxi conduit par une fillle very dark pour aller chercher Chris Conty.. Mais.. C’est déja une autre histoire.
2 commentaires
Bande de psychopathes.




ETRE DIEU
arf… si j’étais pas au bureau entouré par des dizaines de personnes qui travaillent, je crois que j’aurais bien rigolé deux ou trois fois…