Formation, ruptures, errances, des garçons qui parlent aux garçons… Brève histoire d’un groupe qui façonne les 80′ avec une poignée de chansons. Et Cherchez le garçon. Une chanson sans guitare et un clavier squelettique taillant au scalpel l’étrange histoire du triptyque Darc/Mirwais/Sinclair. Des clochards célestes dormant sur le trottoir du Rose Bonbon.
Cette biographie détournée de Taxi Girl, Mikaïloff lamatraque à la maniere d’un John Coltrane, suant corps et ame un long solo Free. Des mots comme autant de sax tournoyant au monde d’Alice au pays des merveilles. A toucher les stygmates, à broyer les amygdales avec en trame de fond la merveilleuse histoire du rock français: Désert et platitude des auteurs.
Puis Cut.Travelling avant.
Les images qui defilent.
2007. Daniel Darc chante Johnny Cash sur la scène du Gibus,la bobine qui déraille sur visage de Daniel. Darc qui se superpose la pose christique de James Dean dans Giant.
Le fil du rasoir est prêt à rompre.
Flux tendu d’anecdotes et de témoignages rares qui se rejoignent dans un furieux Sabbat. Ex Voto en l’honneur de Saint Darc et de ses apotres.
Gothique? Oui surement.
Des groupies comme autant de Succubes.
Puis c’est la grand messe, noire celle ci.. Daniel tend ses poignets au public pour tromper l’ennui d’un concert morne,. Les lames de rasoir feront le reste.
“Tenez, buvez car ceci est mon sang”
Et puis toujours ce riff d’orgue entetant,une chanson comme fil d’Ariane d’une biographie deguisée ou d’un roman initiatique encore mieux maquilliée.
Rose Bonbon,Cut Up à la Burroughs,film noir,la trilogie de Paul Morrisey, Kraftwerk, Jean Genet, les bottes de ces jeunes gens modernes claquent sur la jungle d’asphalt.
Et puis il y a l’histoire d’Alexis. Le manager. Habile mix age d’un Malcolm Mclaren et d’un Brian Epstein. Un paria qui anime le tout Paris et faconne leur image: Ce sera Laurent Sinclair, clavieriste robotique, puis Mirwais futur eminence grise de la madonne. Darc, lui, semble déjà parti. C’est toute une galerie de portraits passée au vitriol qu’ offre Mikaïloff. Apogée et déclin de l’empire Romain à l’echelle d’un groupe rock.
Roman générationel plus que simple biographie sans pathos et sans concession loin des clichés souvent resassés.
L’énergie sauvage des Stooges mixée avec l’esthétique futuriste de Kraftwerk. 3 minutes 58 secondes et 296 pages de l’autre coté du miroir là où personne n’avait jamais été.
Ne cherchez plus le garçon.
J’ai trouver son nom.
Il s’appelle Pierre Mikaïloff et vient de publier une extraordinaire légende urbaine. Chercher la vérité, vous trouverez le mythe.
Pierre Mikaïloff // Cherchez le garçon // Scali
Soirée de lancement du livre prévue le 14 février à l’OPA, métro Bastille, avec des invités, des disques, un fumoir…
7 commentaires
Courte, ton intervention. Mais tes lunettes étaient propres. Bravo.
beau costard télégénique!
A paraître dans le prochain numéro de keith, un article sur les années Darc by Mikailoff




ETRE DIEU
Daniel Darc est l’invité de M-O Fogiel, mardi, à 22h40, avec interventions d’Eudeline et de Mikaïloff. C’est dit !