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CALVIN HARRIS I created disco

Le contexte: Les années 2000 ont du mal à trouver leur place dans l'histoire musicale, de jeunes bourgeois réinventent le rock à Converse en 2003, des adolescents enfluottés (...) suite

Le contexte: Les années 2000 ont du mal à trouver leur place dans l’histoire musicale, de jeunes bourgeois réinventent le rock à Converse en 2003, des adolescents enfluottés à moitié épileptiques dansent convulsivement sur des mélodies rase-trottoir, les années 80 ne se sont jamais aussi bien portées et ma grand-mère télécharge des films de Jean Yanne sur Emule. Accessoirement Calvin Harris façonne le son du nouveau millénaire. Enfin… Calvin met les mains dans la glaise pour tenter la sculpture.

L’histoire: Une statue en l’honneur du dieu DFA (label de James Murphy, NDR) qui séduira dans un premier temps les branchés, avant d’inévitablement contaminer toutes les couches sociales. Lentement, surement. Comme Justice. I created disco est un premier album rétrofuturiste. Terme très à la mode caracterisant tout ce qui touche au futur fantasmé balisé de répères bien palpables (Acceptable in the 80′). Une musique qui laissera les vieux de marbre, mais une stature de futur grand qui renverra Pharell à ses bricolages sonores de première zone. Le son Calvin Harris? 1/3 de Salt’n'Peppa, 1/3 de LCD Soundsystem et un 1/3 de tout ce vous avez pu écouter en bien en discothèque ces deux dernières années (MSTRKFT, The Streets). Un joli produit sans émotion qui fontionne sur le dance-floor. Ambition: Danser, divertir, transpirer. Que demande le peuple? Le peuple demande du tube facile à digérer après le coit. La pépite (Electro Man) à écouter en fumant la clope qu’il ne peut plus fumer en discothèque justement.

Le dénouement: Impossible de défendre totalement cet album sur la durée (J’entends à l’échelle de l’humanité, genre l’album que vous légueriez à vos enfants à votre mort/divorce/retrait bouddhiste) mais une création évidente qui marquera l’année 2008 tout comme le prochain Tellier. Un disque annonciateur de ce que sera l’ère du digital: Passion absolue et immédiate pour des chansons de 3.50′ qui répèteront à l’infini des motifs sonores que les albums suivants ne feront que pasticher sans jamais réussir à égaler les frissons du début. L’ère de la boucle et des acccords plaqués (or).

Pour de plus amples informations, merci de contacter Wikipédia/myspace/google aux heures d’ouverture habituelles.

Calvin Harris // I created disco // Columbia

http://www.myspace.com/calvinharristv

2 commentaires

Ca vaut pas un bon happy hardcore à la “gay against you” ou à la “germlin”.

Commentaire par Matt Oï, le Lundi 4 février 2008 à 19:34

Beh la musique c’est bien aussi… tchaikovsky, ravel…

Commentaire par ashro, le Lundi 4 février 2008 à 17:06

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