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CALIFORNICATION La série, notre meilleure amie

Hank Moody a une Porche défoncée. Il n'arrête pas de taper de la coke, prendre toutes sortes de pilules, baiser tout ce qui bouge. Il a une fille, (...) suite

Hank Moody a une Porche défoncée. Il n’arrête pas de taper de la coke, prendre toutes sortes de pilules, baiser tout ce qui bouge. Il a une fille, a rencontré sa mère au CBGB. Hank Moody fume des Camel….et pour toutes ces raisons, c’est notre nouveau meilleur ami. Car au fond, il nous ressemble beaucoup.

Californication est une série. Et oui, de ses très anciennes choses dont on aime tant se gorger la nuit, entre deux insomnies sur le net. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle série. Voilà juste le scénario, les personnages, les références qui rentrent totalement dans notre culture.

Car comprenez… Si en France on ne peut échapper à l’influence du XIXème siècle, aux U.S.A le Rock & Roll est une révolution culturelle. Le point de départ pour les Bret Easton Ellis, Ben Stiller ou encore Jim Jarmush. Un véritable background omniprésent. Et pas seulement dans nos fantasmes.

Showtime (Weeds) a donc eu le culot de produire ce ramassis de folie électrique. Car il n’y a pas de doute à avoir: Hank Moody est un enfant du rock. Façonner, baignant dans le revival seventies et la dégaine des beautiful loosers. Ca et la littérature américaine. Car Hank Moody n’est rien d’autre qu’un écrivain… qui n’écrit plus. Baisé par Hollywood, trompé par son ego. Il est en panne sèche.

Et c’est le créateur, Tom Kapinos, qui ne doit pas beaucoup s’aimer. Car l’auteur, s’il est assez étrangement sublimé par David Duchovny, en prend pour son grade. Dés le générique, c’est une revue de presse, cliché habituelle de la presse littéraire américaine, qui défile sous nos yeux.

Alors on ne trouvera ici quasiment aucune faute de goût. Quasiment. Car il me parait peu probable que la fille d’un écrivain électrique new yorkais monte un groupe de punk Californien. Mais bon, après tout, les jeunes américains…

Sachant que les dialogues sont des plus jouissifs que l’on ait eu l’occasion d’entendre depuis The Big Lebowski; pour vous, voila le top 3 de la répartie Moodyesque.

- “L’histoire ne se souviendra pas de moi, mais votre sœur certainement.”

- “Ca serait cool de pouvoir voir un peu de pubis. Je parle pas des gros buissons façon Playboy seventies, juste un truc qui me rappelle que je pratique un cunnilingus sur une adulte.”

- “Choisis une guitare qui ressemble à un truc sur lequel Keith Richard aurait pu gerber.”

Le site officiel

4 commentaires

En suis au 6e épisode. Cette série assure à mort. Après avoir tripé sur les péripéties d’un tueur en série, je tripe sur celles d’un baiseur en série !

Commentaire par sylvain, le Lundi 7 janvier 2008 à 11:35

A lire ici
http://www.fluctuat.net/6082-Californication-TV-
Une critique aigrie mais pas sans intérêt non plus de Californication… pour un débat ? des commentaires ? come on guys !!!

Commentaire par sylvain, le Lundi 7 janvier 2008 à 20:52

fuck, mais personne ne regarde cette série ou quoi ? Y’a des pirates dans le coin ou pas ? Bon et LJE tu en penses quoi de cette théorie (que mon frère a eu) selon laquelle Californication serait une sorte de réponse, version mec, à Kill Bill ? Hein ?

Commentaire par sylvain, le Lundi 7 janvier 2008 à 12:07

Sur tes conseils, Little Johnny, on est allé hier louer le DVD de la premiere serie, qui inclue le pilote. On a regardé 3 fois 30 minutes des divagations d’un pseudo Richard Gere errer dans LA aux cotes d’une pseudo Merryl Streep.
Inepte.
Vain.
Et grotesque.
Pour aller vite, c’est Jean-Claude Tergal ecrivain en panne d’inspiration dans une version Hustler de 8 et 1/2.
Gonzailleurs Senegalais, ressaisissez-vous!

Commentaire par requis, le Lundi 7 janvier 2008 à 21:50

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