One of these nights….
En 1979, les Beach boys sortent une version disco de Here comes the night. Synthétiseurs, basse slap, pas loin de 120 coups de grosse-caisse par minute, sans oublier une compression d’époque illustrant ce qui lie l’histoire des sciences et techniques à la relation des hommes et des femmes : l’abus de l’amour avant que celui-ci ne soit complètement consommé.
On annonçait donc depuis longtemps cette collaboration de Bertrand Burgalat avec le demi-dieu Wyatt dont l’épouse, il me semble, était pour quelque chose dans l’écriture des paroles de Ripples sur Portrait Robot, le précèdent opus de Monsieur Burgalat.
La nuit donc est toujours d’actualité, This summer night voit la magique voix de Wyatt rejoindre le french groove d’un Burgalat en grande forme. Si jusqu’à maintenant le lien n’est pas fait avec les écarts modernistes de Brian Wilson…
Dance to the beat, shuffle my feet…
Danser sur du Robert Wyatt, au travers de sa discographie où de multiples personnalités ont eu le rôle de gardien des quatre cordes (Hugh Hopper, Richard Sinclair, Paul Weller ou encore Chucho Merchan que l’on retrouve sur Shleep comme sur le dvd de la tournée de David Gilmour) aucun n’a amené la voix de Wyatt sur des territoires aussi funky.
Pardon pour cette utilisation toute générique de la musique afro-américaine, mais l’approche très sophistiquée du rythme de Robert Wyatt (est-il encore nécessaire de rappeler son passé de batteur au sein de Soft Machine et de Matching Mole) l’a très tôt éloigné de toutes classifications. Quelque immonde employé de maison de disque lui a attribué un code rayon « Pop-Rock », choix hasardeux qui le place quand même heureusement à coté de Frank Zappa dans les rayonnages où ces deux jouissent encore d’une plaque (Sinon on le trouvera dans « Z divers », la plaque « W divers » étant assez rare)
Les arrangements de cette chanson qui ne sont pas sans rappeler et honorer Vladimir Cosma opérant sa magie sur la Bande Originale de La Boom et de sa suite bien nommée La Boom 2. Cordes bien sur mais surtout de splendides éruptions de synthétiseurs clochettes, utilisation éminemment Soft (sic) de ceux-ci dans une époque où l’orchestre symphonique de Vienne s’échantillonne pour vous moyennant quelques milliers d’euros…
Single à sortir mi-juillet sur l’album de Bertrand Burgalat, Chérie BB, This summer night est déja écoutable sur http://www.myspace.com/tricatelburgalat
2 commentaires
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ETRE DIEU
Hi!
Please inform me how I can buy the 7 inch vinyl single of Robert Wyatt and Bertrand Burgalat, This summer night.
Merci, Jan