Quand le chef indien Cherokee arriva en haut du plateau de pierres ocres, son cheval poussa un hennissement de surprise : les plaines d’habitude noires de Bison étaient devenues vertes. L’herbe poussante n’était pas bon signe pour la tribu. Si cette herbe pouvait vivre, c’est qu’il n’y avait plus personne pour la manger, donc que la tribu allait devoir s’exiler pour survivre.
A ECOUTER: River Water RiverWater.mp3
Le Honky Tonk, les frou-frou des femmes et du Whisky frelaté. Le début du XIXème américain dans –tous- ses états du sud. Des images traversent nos têtes à grand renfort de films du grand John Ford. Les Italiens ont mystifié l’époque, avec le western bolognaise ; les américains la lisaient au premier degré, virile et bourrue.
Buffalo Killers est un groupe de gros barbus, un peu chevelus, un peu freaks. Ils jouent sur une basse immense (Les Paul basse à vue de nez) et des guitares jamais trop saturées. Non, le son brut de la lampe, l’ampli qui vibre, la chaleur des résistances qui fait transpirer les oreilles. Rien de superflu, juste la note tueuse ; du 9mm qui transperce les corps douloureusement. C’est une musique au tempo tombant, où la rage se diffuse dans le sang, en continu. Jamais de pic, juste un tracteur qui nous tire sur 1 000 Kilomètres.
They play straight Rock, se permettant au pire une évocation du premier Led Zeppelin, avec solo à la slide guitare et les accents de batterie bien marqués (The Path Before Me). Après c’est carrément le Creedence que l’on se prend en pleines dents. La mâchoire serrée et les narines dilatées, une musique de mecs pas cools, la musique des justes : l’hymne à la campagne, aux chemises à carreaux et à la paille qui gratte les fesses. River Water, le petit torrent qui prend vie, les poissons s’échappent aux attaques aériennes des oiseaux. Voilà (encore) un groupe bien impossible chez nous. Buffalo Killers a pris la clef des champs depuis bien longtemps et oublié de laisser une adresse à ses détracteurs.
http://www.myspace.com/buffalokillers




ETRE DIEU
une épiphone demi caisse Jack Cassady !!!
non je ne l’ai pas deviné…il y a toutes ces photos dans la pochette du disque qui en disent beaucoup
sacré album et belle chronique