« Le nouveau Bloc Party ? Jamais compris l’engouement autour de ce truc… Lâche les chiens » me dit le boss. Damn it ! Et moi qui m’apprêtais à retourner ma veste, tout secoué que j’étais par les deux premiers morceaux. Et puis j’ai peur des chiens…
Et je dois l’avouer, ça m’aurait bien plu de le contredire ; avec la manière, évidemment. J’y ai même cru. Avec Ares et Mercury, d’entrée, j’avais de quoi faire : l’intro de la première transforme les guitares en sirène et fait du boucan, tandis que l’armée de cuivres et la basse synthétique de la seconde sèment la pagaille. Mais l’alarme que je me suis faite installer (il faut être résolument moderne), en cas de déjà-vu s’est enclenchée immédiatement : Radiohead. J’ai regardé la doublure de ma veste, pas réversible. Le vendeur, comme NME, s’était bien foutu de ma gueule.
IntimacyEt puisqu’on est dans le chiffon, restons-y : Bloc Party, c’est comme ces vêtements TRÈS chers qui s’abîment TRÈS vite. Dans la vitrine, on les a trouvés beaux, on se rappelle qu’on les a vus sur les autres, ça avait l’air classe, et surtout, tout le monde en parle. Alors on rentre dans la boutique, on fait chauffer sa carte bleue en pensant que la satisfaction qui va suivre vaut bien quelques agios…
D’ailleurs, c’est pas d’un clavier dont on a besoin, pour régler son compte à Intimacy, mais d’une machine à coudre. Vieille, mal réglée et, si possible, imitation d’une marque prestigieuse, histoire de filer la métaphore jusqu’au bout. Inutile de rajouter qu’aucune notion de couture n’est nécessaire : les médias spécialisés nous ont bien vendus Bloc Party comme un super groupe de rock…Vous voilà fin prêt à broder un ÉNORME contrefaçon sur le disque. Ne vous reste à plus qu’à le remettre à sa place, dans les bacs.
Pour dire la vérité, il n’y a qu’un seul truc à sauver. Le refrain de Halo : impossible de regarder ailleurs, vraiment.
P.S : Le saviez-vous ? Lester Bangs a écrit dans le NME. Sur les Clash. Mais je refuse de dire que c’était mieux avant.
http://www.myspace.com/blocparty




PLAY BLESSURES