J’ai appris la mort de Tony Wilson de bien étrange manière. Je cédais à mon vice qui consiste à lire le blog prétentiard et snob de Momus, le bouffeur dévirilisé de yaourts allégés de l’art contemporain, quand j’ai découvert la sordide nouvelle. Tony Wilson est mort. Le destin prend parfois des chemins sinueux. 57 ans ce n’était pas vieux, si on prend en compte l’allongement supposé de la vie.
L’homme fin et éduqué aimait à s’encanailler dans le monde du rock n’roll. Son label Factory Records passera à la postérité comme la source d’inspiration la plus importante venue d’Angleterre à la fin des années soixante-dix. De Peter Saville et ses pochettes magnifiques et trop chères à fabriquer, à Ian Curtis l’ami du génial.
Puis Jean-Pierre Turmel de Sordide Sentimental, qui avait compris toute la profondeur et la culture de l’artiste (A l’inverse des kékés prolos de New Order). Bez et Shaun Ryder qui par leurs excès de psychotropes provoquaient des érections chez des journalistes frankaouï en quête de sensations, dont le plus grand excès devait consister à boire un peu trop de rosé en été. Tony Wilson c’était tout cela. Sa mort nous replonge dans une époque ou les A certain Ratio et Durutti Column (Vinni Reilly) faisaient déjà peur aux parents « keupons » des jeunes groupes philistins qui aujourd’hui s’en inspirent sans les citer.
Joy Division a ce propos doit être réécouté en faisant abstraction de ceux qui ont fini par nous en dégoûter (Profs rockers Rouennais, groupes goths’ du Cantal et de la Rhénanie).
Tony Wilson c’était la classe et la vulgarité, des contrats verbaux et une Hacienda qui ne sera pas reconstruite. Un type que personne n’arrivera à copier, un outsider de génie qui cachetonnait à la Roue de la fortune pour payer ses productions et lisait Debord avant que cela ne devienne à la mode. Mr Wilson pouvait aussi dire à un groupe de se mettre sa flûte traversière dans le fondement, ce qui n’est pas pratique. Tony Wilson, Lee Hazlewood disparaissent en très peu de temps. Heureusement le monde parallèle de «La France» ne retransmettra pas ce genre de nouvelles dans ses médias grand public. Ainsi monsieur Lambda sera protégé.




ETRE DIEU
Ben merde alors… bad ews. Tout à fait d’accord, Joy Division est un grand groupe, pas goth. Il faut les écouter liv.