Ray Ban mi teinte, Fender Rhodes et sourire d’un dieu se tripotant sous le piano… avouez que le menu est alléchant!
Surtout quand la formation originaleest un duo et qui a le mauvais goût de cultiver un nom légèrement tendancieux. Comprenez, Black Diamound Heavies, nom venant de sudistes pure souche ; groupe qui dans sa formation originale comportait un obèse ayant tout du milicien à tendance KKK… Enfin les considérations racistes des groupes américains jouant une musique de noir, c’est aussi ridicule que d’accuser la chanson Black Betty d’être pro-esclavagiste, alors que cette chanson a été popularisée par Leadbelly.
Électrique, voilà l’un des groupes les plus électriques, le genre à vous filer des envies de fessées fissa. Et pourtant, plus aucune guitare à déplorer dans ce groupe. Quelque part, dieu merci. Car ici c’est le Rhodes et le synthé basse analogique qui s’occupe de la musique. Pour la rythmique infernale c’est le batteur fou, un geek à la casquette de poissonnier du désert, le plus improbable possible. Ici on ne parle quasiment que de boogie trituré, carré comme un HLM, vicieux comme un belge, bourré d’humour comme un banlieusard belge (du moins je l’espère). Mais l’essence même de ce groupe, son étincelle est le seul moteur valable pour toute chanson électrique: le sexe.
Car la musique a un vrai pouvoir de jouissance. D’ailleurs une étude américaine a tenté de démontrer que certaines fréquences délivrées à très haut volume pouvaient créer un orgasme. Le problème est que le sujet devient sourd avant de percevoir l’onde (d’ou l’expression “ça rend sourd”)`. Alors comme baiser sous capotes équivaut à jouer à la roulette ruse avec des balles a blanc, potard à onze et tête dans le guidon pour une vie plus saine.
www.myspace.com/blackdiamondheavies




ETRE DIEU