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BINOCULARS Starbism

Dédier sa vie à l'oeuvre post-mortem des groupes défunts, tel semble être devenu le leitmotiv des moins de vingt ans. Pendant que certains partent en vacances avec l'intégral (...) suite

Dédier sa vie à l’oeuvre post-mortem des groupes défunts, tel semble être devenu le leitmotiv des moins de vingt ans. Pendant que certains partent en vacances avec l’intégral du Floyd ou Blue Cheer, une autre partie de la population travaille. La France d’en bas, celle des caves, qui usinent sec pour sa propre réussite. La véritable question, finalement, n’est plus d’être de gauche ou de droite, encore moins d’être rétro ou moderne. La vraie question, la seule: Vivre le présent, est-ce encore une utopie?

BinocularsLes Binoculars ont trouvé la solution. Plus de frontière (le groupe est franco-américain), trois titres en étendard et 42864 vues pour te dire “alors, tu l’aimes mon présent”? Oui je l’aime, il est doux, pop, bien arrangé, faisant tout au plus penser à l’époque où REM sortait de sa période I.R.S. (son premier label, NDR). Une musique aérienne sans complexe sur d’éventuels refrains qui font mouche.

Peut-on écrire des paragraphes entiers sur un groupe qui n’a que trois singles sur son myspace, peut-on disséquer en trois langues la voix plaintive au dessus des strates d’un chanteur playboy? La réponse est bien évidemment non. N’empêche, à force de sortir des groupes de ce calibre, la France rattrape point par point son retard (psychologique) sur la concurrence. Mondialisation des tubes me voilà, prêt à arrêter de réfléchir trente secondes sur l’intérêt de la pop-song dans un monde ravagé par les méfaits de la coke.

http://www.myspace.com/thebandbinoculars

A écouter: “Out of line”

 

2 commentaires

Belle chanson que voilà. Et dire que je les ai râté (ainsi que Bellegarde) vendredi dernier en concert au Cleub. Foutue pharyngite !

Commentaire par sylvain, le Lundi 29 septembre 2008 à 11:02

Scié.
Je commençais à douter que la France puisse accepter de se verser dans ce “style” (oh le vilain mot)-là.
Bravo messieurs. Redonnez-moi l’impression de découvrir des paysages, comme quand je découvrais chaque note de Washing Machine avec ébahissement.
Si vous voulez qu’on poursuivre cette discussion autour d’un micro, écrivez à la rédaction qui transmettra…

Commentaire par Hilaire Picault, le Lundi 29 septembre 2008 à 11:55

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