90

BETTER THAN SEX Hunter S. Thompson

Extrait de Better than Sex, 1994, par Hunter S. Thompson Mieux que le sexe, une phrase gimmick. Celle qui qualifie le grand flash de l’héroïne. En 1994, Hunter S. (...) suite

Extrait de Better than Sex, 1994, par Hunter S. Thompson

Mieux que le sexe, une phrase gimmick. Celle qui qualifie le grand flash de l’héroïne. En 1994, Hunter S. Thompson l’annonce lui-même : «Mon métabolisme est de nature addictive, quand je prends gout à quelque chose, il m’est incapable de m’en séparer. Et tous les médecins s’accordent à dire qu’on ne peut pas me soigner». La grande drogue du 20ième siècle, la politique. Le dernier ouvrage de Thompson lui est consacré : Un traité sur ceux qu’il nomme les «political junkies».

De Nixon à Clinton, une vision hallucinée du gouvernement américain comparée simultanément au ver de Guinée (Un parasite qui bouffe littéralement le cerveau) ou au Marquis de Sade.

Ici un extrait furieux et hilarant qui remet en place l’un des grands piliers de la démocratie en amérique : La violence.

Le Sheriff m’appela dans la mâtinée et me dit qu’il sentait les emmerdes arriver.

“Je pense que je vais devenir fou”, dit-il. “Il y a un tueur sur la route et il s’est planqué sur les hauteur de Woody Creek. Et Bush arrive demain”.

“Ne t’inquiète pas,” j’ai dit. “On va faire sauter cette enfoiré. Où est-il?”

“Whitehorse Springs,” il a répondu. “On l’a encerclé, mais on ne peut pas approcher de la maison. Il a dit qu’il tuerait n’importe qui s’approcherait de trop près.”

“Bien,” j’ai dit, “ne vous approchez pas. Il ne peut pas s’échapper. Whitehorse Springs est un trou à rat. Il n’a aucune issue possible.”

“Ce n’est pas le problème”, a t-il répondu. ” Bien sûr qu’on pourrait attendre qu’il pointe son nez - mais les services secrets veulent le tuer maintenant. Il est en haut de la montagne, dans un bunker avec des centaines d’armes et regarde droit vers l’aéroport.”

“Et alors ? Prenez un hélicoptère, bombardez le de fumigène. Ca le fera fuir et vous pourrez le crucifier quand il s’enfuira.”

“Le crucifier,” Cria le shérif. “Qu’est ce que tu entends par crucifier? Tu es fou? Je peux pas tuer ce pauvre enfoiré. Ca serait une publicité affreuse pour la ville - et de plus, il n’a rien fait.”

“Quoi!, je croyait que c’était un meurtrier? Qui a t-il tuer?”

“Personne,” dit le shérif. ” Il est inoffensif”.

Je me sentais pris pour un con. ” Alors pourquoi bordel vous me racontez que les services secrets veulent le tuer?” ai-je crié.

“Parce qu’ils pensent qu’il veut tuer le président. Voila pourquoi! Il a un bazooka là dedans! Un lance roquette! Il est fou! Et puis il hait George Bush.”

“Moi aussi,” j’ai dit. “Et veulent t-ils me tuer aussi?”

“Pas encore” dit t-il. “Mais les choses pourraient changer si…”

“Ok,” j’ai répondu calmement. Le président des Etats-Unis arrivait demain à Aspen - ainsi que Margaret Thatcher, le premier ministre anglais. Il venait à Woody Creek pour une conférence au sommet.

“Putain de dieu” j’ai murmuré.

“Et ouais” répondait t’il. “Ca risque de chauffer.”

http://www.fear-loathing.com/ 

2 commentaires

mouais… en 1994 bukowski s’éteignait

Commentaire par lee anderson, le Lundi 30 juillet 2007 à 20:38

And so what cher Lee?

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 30 juillet 2007 à 12:17

Laisser un commentaire