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BERTRAND SOULIER Drôle de pointure (musicale)

Bertrand Soulier sort un premier album dans quelques semaines. Discorama. Un étrange objet fascinant rassemblant en une quinzaine de pistes l’éventail complet des chanteurs français actuels. Un (...) suite

BERTRAND SOULIER Bertrand Soulier sort un premier album dans quelques semaines. Discorama. Un étrange objet fascinant rassemblant en une quinzaine de pistes l’éventail complet des chanteurs français actuels. Un sacré challenge. BIG DEAL !

Discorama. Un objet fascinant. Pas pour la qualité des compositions. Non. Ce qui est ici en jeu, c’est l’incroyable talent de l’auteur à pasticher ses semblables. Ses maitres contemporains. Car la grande mystique de cet album réside dans l’intentionnalité du propos. Autrement dit, Soulier a-t-il volontairement crée ces chansons dans le but de singer la scène française ? A-t-il seulement penser qu’il était en train de créer un monstre qui fera dire au premier venu que Discorama compile – avec un certain brio dans l’imitation- les stars internationales que sont –en vrac- Miossec, Gainsbourg, Benabar, Biolay, Joseph d’Anvers, Sheller et tout ceux que je préfère déjà oublier ?

BERTRAND SOULIER Discorama. On y parle d’intérêts français de haute importance, on dénivelle sur le bitume à Pigalle une fois la nuit venue. C’est la beauté des nostalgies déroulées sur le piano qui boit whisky sur whisky. C’est une poésie racée dans le texte avec des pointes à haute vitesse que même Paul Eluard n’avait pas réussi :

L’amour ca s’oublie pas / Comme le vélo / La Lambada

Initié au départ comme « la (fausse) compilation “1971-2017″ d’un artiste n’ayant jamais existé », Discorama continue après plusieurs dizaines d’écoutes de m’intriguer. Soulier vient-il de se fendre d’un immense foutage de gueule à la sauce Chris Conty ou Discorama est-il un objet viable ? Je veux dire… Quelque chose qu’on enfile dans sa platine avec du plaisir à l’écouter.

Alors que la fine fleur du journalisme made in France s’interroge encore sur la hausse de la délinquance juvénile, j’entrevois une réponse : Discorama.

Incroyable. Dramorama. Il faut absolument que je rencontre ce mec.

http://www.myspace.com/bertrandsoulier  

4 commentaires

Je savais pas que ce disque te ferait cet effet !!! Mais il y a un truc oui, sur certains morceaux, après globalement j’ai trouvé ça trop Marc Lavoine - variété … faut-il y voir plus que ça ? En tous cas encore un Bertrand ! Après le Bertrand Belin, Bertrand Louis, Bertrand Burgalat, Bertrand Betsch et je dois en oublier !

Commentaire par sylvain, le Lundi 25 février 2008 à 11:17

Et oui Bester, la blague que nous avions pressentie il y a déjà quelque moi et complètement avouée…

Alors, qu’y a-t-il de plus drôle… que se soit fait intentionnellement ou le contraire!!

Commentaire par Little Johnny Jet, le Lundi 25 février 2008 à 18:52

Intéressant. Réussi aussi, cela s’entend que c’était le disque que le bonhomme voulait faire.
N’empêche qu’à l’écoute, cela va se ranger tout seul dans la case nouvelle vague française de mon étagère, sans chercher ou hésiter une seule seconde.
Alors, que tu puisses aimer me reste là…

Commentaire par Billy HP, le Lundi 25 février 2008 à 9:32

“Soulier vient-il de se fendre d’un immense foutage de gueule à la sauce Chris Conty ou Discorama est-il un objet viable ? Je veux dire… Quelque chose qu’on enfile dans sa platine avec du plaisir à l’écouter”.

alors bester ???? c’est quoi la réponse ?

Commentaire par manon, le Lundi 25 février 2008 à 6:49

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