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BERTRAND BURGALAT Chéri BB

Brian, Bertrand, Kevin & Robert… Les quatre cavaliers de l’anti apocalypse, lumière n°1 Ahh…. Un ami m’a proposé d’aller à la Love Parade à Berlin, je n’ai pas voulu (...) suite

Brian, Bertrand, Kevin & Robert… Les quatre cavaliers de l’anti apocalypse, lumière n°1

Ahh…. Un ami m’a proposé d’aller à la Love Parade à Berlin, je n’ai pas voulu le brusquer, mais je crois que l’idée même d’assister à cette pathétique d’hyperfestivisme en flou me procure des idées de meurtre. Oyez, oyez, le monde cours à sa perte, ce genre de manifestations en est la preuve. Je me dit que si l’underground du Ladbroke grove de 67 /68 où squattait Michael Moorcock et son Jerry Cornelius s’est muté en cette sorte de géhenne à paillettes, il n’y a plus qu’a piquer les gosses et se mettre la tête dans le gaz. Aujourd’hui Notting Hill s’est gentrifié comme le reste de Londres et pendant ce temps Paris de boboïser. Reste-t-il de l’espace pour les vrais malades, les créateurs mavericks ?

Je dirai qu’il reste des lucioles qui nous permettent de penser que l’on n’est pas tout seul dans la nuit noire et les café Starbucks où on n’a plus le droit de fumer.`

Le nouvel album de Bertrand Burgalat écrase tellement la concurrence que s’en est indécent. Chéri B.B est la somme de ses influences qu’il a digéré pour mieux les transcender. « This summer night » est un titre enregistré avec l’homme à la grande barbe d’un petit village anglais, ce titre est sorti en single. Et Burgalat aime Wyatt. Et vice et versa.

Bertrand Burgalat divertit, c’est à dire qu’il arrive à nous faire oublier la mort tout en évoquant le temps qui passe avec Nous étions heureux et la maladie avec Mal de bright. Des effluves kraut se mêlent à des rythme cosmico-disco, des fulgurances électroniques se crashent comme dans un Ballard. Pourquoi la pop n’est pas plus souvent cette affaire de classe innée, de sophistication et de révélation psychotronique je ne sais…

Au pays des zombies qui se prennent pour Devendra Banhart, les Arctic Monkeys ou Animal Collective il reste de la place pour les vibrations qui viennent de loin et qui assument leurs racines de Canterburry pour mieux planer du côté des terrains de sport de la région parisienne. Tu veux encore des références coco ?? Si déjà tu commençais à écouter une preview de l’album sur www.myspace.com/tricatelburgalat, tu verrais oh cher lecteur que le monde est une huître qui ne demande qu’a livrer ses pépites. The world is my oyster, tel la carte qui permet de se déplacer à Londres, de plus en plus loin à la recherche des derniers endroits vivants, où ne règne pas le simulacre corporate.

Chéri B.B est un disque rare mais accessible à tous et il faut une sacrée mauvaise foie pour ne pas s’en rendre compte. Seul souci pour l’avenir de ce disque vis à vis de certains média pseudo gauchistes mais véritablement branchés pognon, le label n’a pas arrosé les têtes pensantes de « petites enveloppes ». Mais, bon je dis ça, je dis rien.

Bertrand Burgalat // Chéri BB // Tricatel

http://www.tricatel.com/

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