“Tu nous détestes, reviens demain ce sera pire.” Behype mag’, plusieurs milliers de visites par jour, une icone en plastique fondue pour idole (Teki Latex) et des femmes qui exhibent les corps pour trois mecs efféminés à moustache. BeHype, la vie, la vraie, parce que vous l’avez rêvé.
Les quelques lettres, accolées dans le bon ordre en introduction, résument à eux seuls l’étendue du désastre. Un océan de rien qui puise sa source dans le conservatisme 2.0: Des seins, des couleurs et le minimalisme informatif. Trois points rigoureusement suivis à la lettre depuis deux ans, semaine après semaine, qui font de BeHype la référence du junk to garbage à la française.
BEHYPE MAGAZINE Un lifestyle magazine qui en rappelle un autre, papier, nommé Spring. Des médias qui parlent aux nappys de choses qui n’intéressent personne, mais qui au moins possèdent le mérite de lever les sexes pendant dix secondes sur la base du triptyque moustache pour les mecs / bisexualité pour les filles / Chemises à carreaux pour tout le monde.
BeHype, vu d’ailleurs (hors du 8ième arrondissement) prêtera à sourire plus qu’à s’offusquer. Reportages et dossiers tiennent facilement en 300 signes, souvent placés dans le désordre, habillant habilement les photos mode de la blonde qui pose au centre cul nu et ventre plein. Tout ceci ne serait qu’une vaste blague si les codes esthétisant véhiculés inconsciemment par Shino et sa bande n’oeuvraient pas pour l’évacuation de tout message de l’écran. Comme si l’important, au fond, était de rendre la jeunesse un plus conne, que l’industrie du clic devait uniquement fonctionner sur l’appât du gain avec la réussite sociale qui vous verrait porter des Wayfarer rose sur un T-Shirt cradingue dans une villa de fausse banlieue.
behypenetLe nivellement par le bas, chez les branchés, commence ici: Lorsqu’on résume des sentiments d’appartenance avec des mots de publicitaire de 1999. Pendant ce temps, la coolitude s’impose partout à travers le monde et les Do’s et don’t de Vice ont dépassé les frontières. Ici, ailleurs, en France, des miettes de talents tentent d’imposer un goût sûr en matière de vacuité (Un sujet “Bread & butter” sur l’Espagne qui bouge ses fesses).
BEHYPE = CHIMIOTHÉRAPIE DU CONCEPT = MORT DES SUBCULTURES
Ici le “meilleur” article trouvé sur le site, rendant hommage à Chloe Sevigny en omettant -c’est déja ça- d’écorcher son nom. Pour le reste, l’ouverture de la chasse aux idées à déjà fait son chemin, et la police taille 15 a tué les denieres récalcitrances au mouvement.
sevigny“33 ans, actrice, créatrice, costumière, mannequin ou plutôt égérie de mode. Chloë Sevigny, à l’image du parfum qu’elle incarne pour la marque Chloé, est fruitée, audacieuse et surprenante. Cette New-Yorkaise qui ose, qui touche (dans tous les sens du terme) et qui s’expose, se vend grâce à son charisme démesuré.
Pourquoi retient-on son visage? « It girl », emblème de la génération X, amie des plus grands couturiers, icône du cinéma indépendant Outre-Atlantique (même si aujourd’hui elle vise la popularité en figurant dans la série Big Love), Chloë Sevigny est la copine rêvée, la nana sexy ambigüe sur sa sexualité, le fantasme masculin par excellence.
Son look à la fois trash et sensible attire l’œil des professionnels qui, par casting sauvage, lui proposent successivement d’être assistante de mode à Sassy Magazine, jeune fille séropositive dans le controversé Kids de Larry Clark, second rôle dans le film qui marque son entrée dans le monde des paillettes : Boys don’t cry de Kimberley Peirce. Que cherche-t-elle exactement? En tant qu’icône de la mode, elle obtient tous les palmarès de la presse et de ses admirateurs. En tant que femme, elle incarne une blonde décontractée et androgyne, avant-gardiste et pétillante. Mais en tant qu’actrice, et c’est doute là sa quête permanente, Chloë Sevigny sait qu’elle est brillante mais instable, passant d’un rôle sensible à un rôle exubérant, mêlant parfois les deux mais toujours enfermée dans ce genre de double-jeu qui fait sa particularité. Alors elle se lance dans le cinéma hollywoodien, pour sortir de son microcosme. Zodiac, Dogville et la série Big Love. Chloë passe de l’indéfinissable au populaire. A tort ou à raison. Amoureuse de Paris, son nom serait lié à ses origines françaises. Si tu le souhaites Chloë, on t’adopte.
Texte original: http://www.behype.net/Cinema/Chloe_Sevigny
8 commentaires
Doux Jésus, quel bordel ! J’ai jamais vu un webzine aussi… frétillant (et non circoncis). Ma rétine en est encore tout impressionnée.
Encore un article qui confirme qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du bon goût.
Quand est ce qu’on prend des poses et qu’on se photographie sur fond gris nous, chez Gonzai ?
Ca aurait bien plus de gueule, moins de nichons, mais plus de gueule.
rendre la jeunesse un plus conne
-> et ben y’a du boulot…
D’autant que le nettoyage par le vide est un exercice difficile si l’en est.
NB : J’ai souvenir de Sevigny s’en sortant très bien à cet exercice, dans Brown Bunny.
Jebay, as tu remarqué le très glamour seau+serpillère caché derrière le couple grungeo-cool-hype 2.0 ?
La science du détail ça existe aussi chez eux je suppose…
Bonne article sur Chloé.
CORRIGE TES FAUTES.. ton texte est rempli de fautes d’orthographe et de syntaxe.
il y a 3 ans, je souhaitais déjà que shino se prenne une grande roue dans la gueule.. à l’époque le slogan c’était “meilleur qu’un cuni”
toujours aussi consternant




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