80

BASIA BULAT Oh my darling

Si Anthony, d’Antony & the Johnsons, chante comme une femme sous acides, Basia Bulat, elle chante comme Anthony sans psychotropes. Ce premier album folk anglais de la darling (...) suite


Si Anthony, d’Antony & the Johnsons, chante comme une femme sous acides, Basia Bulat, elle chante comme Anthony sans psychotropes. Ce premier album folk anglais de la darling est déjà bien meilleur que l’essai intellectuel de la couineuse de pubs, Carla Bruni. Oh my darling ? On entend la mer aller et venir sur une plage anglaise par temps brumeux.

Et quoi de mieux pour commencer ce debut album qu’un titre acoustique (Before I knew) avec des mains qui claquent en guise de rythmique ? Basia Bulat fait ici preuve de courage dans un monde folk dépressif marqué par les gémissements à n’en plus finir d’artistes mal dans leurs peaux jusqu’au jour où le succès frappe à la porte. Bref. Oh my darling n’est même pas folk.

Car il faut dire qu’Oh my darling s’écoute comme une version british d’Antony & the Johnsons. Le parallèle est évident, la voix semblable et l’émotion identique. Il y a dans I was a daughter toute la noblesse d’une calèche anglaise déambulant au 19ième siècle dans la campagne anglaise. Et des arrangements assez étonnants pour un album sorti chez le classieux Rough Trade. Car ici, pas de batterie. Surtout pas de batterie, ou si peu. Ici, my lord, on parle de violons et d’orchestres, de pianos et d’ensembles, de guitares discrètes qui passent juste dire bonjour, parce qu’elles ont vu de la lumière dans la bouche de Basia. Et Snakes and Ladders, c’est assez drôle, pompe intégralement les accords de Nos jours heureux de Joseph d’Anvers. Enfin bon, il y a des copies plus honteuses.

Nous sommes, quoi qu’il en soit, bien loin des jérémiades folk auxquelles les labels ont habitué l’auditeur. Pas de lentes complaintes sur trois accords sur Oh my darling. Non. Il traine ici comme une ambiance de dimanche après-midi, peut-être un mercredi, le temps est suspendu, et l’auditeur ne l’est pas, justement. Il écoute. Et sur sa lancée, Basia Bulat se paye même le luxe d’offrir un folk lorgnant vers la samba de Gilbero Jil sans qu’on puisse trouver à redire ( Why can’t it be mine). La garce.

On devrait se méfier des pochettes aussi neutre, car ce premier album ne l’est justement pas. Il y a ici un vent d’air frais. La météo ne dit pas si le beau temps durera, mais là, tout de suite maintenant, il fait bon être chez Basia. Un album à écouter à Hyde Park en jouant aux échecs.

Basia Bulat // Oh my darling // PIAS

http://www.myspace.com/basiamyspace

5 commentaires

J’ai été voir Basia Bulat hier (10 Mai) en live au botanique à Bruxelles, et je doit dire que j’ai été conquis. Et suis reparti avec l’album dédicacé en prime. Basia est si charmante et si mignonne sur scène, un vrai régal. De plus, et cela ne gâche rien, elle parle un parfait petit français!

je t’aime Basia lol

Je fais de la pub pour un super blog (musique, culture, ciné dvd) Un grand cru. http://tox.skynetblogs.be/

Commentaire par fiston, le Lundi 23 avril 2007 à 20:48

Salut fiston,

Je t’avoue que j’ai mis du temps à rentrer dedans.. dans l’album je veux dire. Mais la dame possède des atouts indéniables.

On lui transmet ton amour.

A plus tard fiston.

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 23 avril 2007 à 12:06

Hello à vous,

Jolie chronique! on ne parle pas beaucoup de Basia sur le net. Je n’adhère que moyennement sur Cd mais sur scène c’est vraiment une très chouette demoiselle à découvrir!

@+

Commentaire par ToX, le Lundi 23 avril 2007 à 18:53

Un physique intelligent tu veux dire?

Chez Gonzaï, on aime la folk comme celle de Bulat, même si ce n’est pas très gonzo!

Commentaire par Bester Langs, le Lundi 23 avril 2007 à 21:50

hé bien je suis ravi d’avoir découvert Gonzaï!

Je vous suivrais de près maintenant, bonne continuation!

Commentaire par ToX, le Lundi 23 avril 2007 à 23:07

Laisser un commentaire