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ARCHITECTURE IN HELSINKI Quand un fjord se perd dans le Bush!

C’était après un fort sympathique concert à la Flèche d’Or, au nez et à la barbe de quelques 600 intéressés qui jamais n’assisteraient à ce que nous allions (...) suite

C’était après un fort sympathique concert à la Flèche d’Or, au nez et à la barbe de quelques 600 intéressés qui jamais n’assisteraient à ce que nous allions vivre. Un open bar vodka d’abord, puis un concert aussi intimiste que punchy ensuite. Bref, je ne sais guère de quel bord vous vous affublez mais sachez seulement que chez Gonzaï nous ne sommes pas sophistes pour un sou, nous aimons partager nos joyeuses rencontres. En l’occurrence, une discussion longue et pénétrante avec Architecture quelques jours plus tard dans les locaux du label. Passionnés et motivés comme jamais par la rencontre d’un groupe et d’une musique aussi solide que de la pierre, aussi modulable que du préfabriqué, tout en restant très «art déco». Architecture in Helsinki tout simplement.

Gonzaï : Vous êtes australiens et non finlandais, comment êtes vous arrivés à ce nom ?

Architekture in Helsinki : C’est Cameron, qui juste avant un de nos premiers concerts s’est pointé avec ce nom, il en est arrivé là avec des titres de journaux, genre aléatoire, et il trouvait que ça sonnait bien.

Gonzaï : Une de vos chansons s’appelle Frenchy, I’m faking est elle dédié à la France ?

A.i.H. : (Sourire gêné) Non, en fait c’est à propos d’un ami de Cameron et il se trouve que Frenchy est son surnom. Je suis vraiment désolé, rien pour la France en particulier.

Gonzaï : Parlez nous de vos influences françaises, vous aimez Dutronc et votre son à Bourges pouvait évoquer J-M Jarre.

A.i.H. : Ca, c’est un vrai compliment, un album m’a beaucoup marqué, je ne me souviens pas du nom en français, désolée. On aime bien Brigitte Fontaine, Serge Gainsbourg évidemment et bien d’autres. On essaye de se diversifier et de s’ouvrir un maximum, de partager un maximum de choses.

Gonzaï : Vos chansons sont pleines de rebondissements, est-ce une façon de ne pas s’enfermer dans des schémas trop marqués ?

A.i.H. : On a pas envie d’être enfermés dans un genre, on se dit plutôt « devenons fous ! » et puis ça donne nos structures hétéroclites. Il y a aussi le fait qu’on est parfois 5, 6 voir 8, donc ça prête encore plus au bordel car chacun peut proposer ce qui lui vient à l’esprit.

Gonzaï : A Bourges, et non à la Flèche d’Or, vous vous baladiez d’instruments en instruments, vous aimez vraiment ça, le bordel !

A.i.H. : C’est essentiellement du à nos chansons qui s’y prêtent énormément de part leurs structures, les vrais poly-instrumentistes du groupe ont vraiment beaucoup de boulot, mais quoi qu’il en soit, ce sont les morceaux qui nous emmènent aussi loin.

Gonzaï : Le fait que vous soyez passés de 8 à 6 a-t-il changé le processus d’écriture ?

A.i.H. : Oui, c’est certain. L’album In case we die qui a été enregistré en studio s’est appréhendé différemment. James, à l’époque, était à New-York, et on restait en contact uniquement par Internet, c’était assez particulier, il faut le dire. Alors que sur le dernier, on était continuellement ensemble, tous les six, c’était nettement plus agréable.

Gonzaï : Votre prochain album va-t-il « bouger » encore plus que le précédent ? Au vu de votre concert, on pourrait penser que oui !

A.i.H. : Complètement, en effet, c’est groovy. Ca vient de nos tournées et des délires qui en ont découlés je pense. C’est simplement là où on voulait et où on devait aller.

Gonzaï : Y a-t-il des groupes qui vous marquent en ce moment ?

A.i.H. : On adore Animal Collective, on aime aussi beaucoup Panda Bear. Et parfois, il y a aussi des plus petits groupes qui nous marquent, la dernière fois c’était à Nottingham près de Londres.

Gonzaï : Et pour finir, si vous deviez assimiler votre musique à un matériau, lequel serait-il ? Et si vous deviez qualifier le groupe en une phrase, que diriez vous ?

A.i.H. : Heu… Un saucisson ! Non, plutôt un «favelovar» (Pour tout avouer, nous n’avons absolument pas compris le nom exact, mais nous avons l’explication) c’est un gâteau australien à base d’œufs battus en neige, avec beaucoup de crème pâtissière (Et sûrement d’autres choses, NDLR) que l’on coupe en un très grand nombre de parts. Sinon pour le groupe, euh, une bande de nerds qui essaient de faire quelque chose de leur vie. Ouais, ça nous correspond pas mal.

On note qu’ Architecture in Helsinki seront en tournées dans toute l’Europe dès le mois d’Août et qu’ils repasseront par la France en Septembre. Places Likes This, album disponible le 14 août 2007 http://www.myspace.com/aihmusic

Thanks to P-E et Charly.

2 commentaires

Salut Doud,

Chouette interview d’un chouette groupe, que j’avais également vu à Bourges en plein délire Nature et Découvertes !

A propos de la première question que tu leur poses : je t’avoue que moi aussi elle me titille, d’autant que plein de groupes sont dans la même situation : Of Montreal, I’m From Barcelona…

As-tu une théorie pour expliquer / décrypter cela ?

Moi j’en ai confectionner une… que je posterai très bientôt sur mon site : http://parlhot.over-blog.com

Suspense ;-)

A+

Commentaire par sylvain, le Lundi 4 juin 2007 à 12:56

Et bien, déjà je suppose que comme le disait la chanteuse du groupe, la première chose c’est de voir comment le nom sonne et minde de rien que ce soit archi, ou montréal ou meme barcelona, ça sonne toujours pas mal, étrange, non? D’autre part, tu m’aurais posé la question 200 ans plutôt je t’aurais sans doute répondu : “par souci d’exotisme” car l’exotisme fait vendre, il faut bien l’avouer. Or dans un monde globalisant et réducteur, il paraît de bon ton de se décliner à l’international rien qu’avec un nom de groupe. Bref, je pense qu’ils ont tous une histoire propre ou ne serait-ce qu’un gros délire, car c’est bien souvent de cette manière qu’un groupe en arrive à un nom sympa qui perdurera. En esperant que mes bribes d’éléments de reponse te satisferont,
A ciao bonsoir!

Commentaire par DouD, le Lundi 4 juin 2007 à 15:29

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