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ARCAD FIRE Neon bible

L’un à l’autre : - C’est bizarre ca fait trois heures qu’on tourne en rond… - Je sais chérie, je ne comprends pas. Pourtant (...) suite

L’un à l’autre :
- C’est bizarre ca fait trois heures qu’on tourne en rond…
- Je sais chérie, je ne comprends pas. Pourtant Neon Bible était indiquée à la sortie de l’autoroute… Arrêtes la radio, cette chanson est insupportable.
- Moi je l’aime bien cette chanson, Keep car running, tu n’as aucun gout.
- Tu ne trouves pas qu’il fait froid non ? Ferme ta fenêtre s’il te plait. Et arrêtes cette chanson.

Ici tout n’est que luxe, ennui et paraboles. Luxe de production, ennui des titres qui s’enfilent comme une bande de touristes dans le marais, paraboles des mélodies qui ne captent pas l’attention. Keep car running et sa batterie à deux temps, quelque chose de grippé dans le moteur, sorte de rock au colza qui n’avance pas vite. De Neighborhood #2 (Laika) on passe ici aux baillements répétés. Des préliminaires, et jamais de pénétrations. Win Butler semble être tout d’un coup être un quarantenaire découvrant la culture dans Télérama. Neon Bible sent bon le rock altermondialiste, la religion sans les prières et le tabac sans briquet.

Et les lithurgies fadasses à l’orgue de barbarie sur Intervention n’y changent rien. Quel ennui. Le lyrisme des canadiens s’est fané, l’émotion sur le fil, l’urgence poétique en 2.30 du premier album… Rangés au placard. Intervention ? Face B de Funeral. Et Arcad Fire invente le rock menopausé pour tête de gondole chez Auchan. Neon Bible ; j’écoute le rock sous la couverture, bien au chaud, pensant aux Corons de Pierre Bachelet sur Blackwave / Bad Vibrations. Drôle d’époque avec des carillons venant tinter les mélodies d’un collectif canadien perdu sans sa cabane symphonique. La production, elle, est parfaite. Et donc totalement atroce. The Well and the lighthouse relève le compteur, enfin, il était temps, l’album touche déjà à sa fin, et l’on respire encore, surpris d’être encore réveillé.

L’un (enervé) à l’autre (endolorie) :
- Arrêtons nous ici. Cela fait six heures qu’on roule sans savoir où l’on va.
- Mais on arrive quand à Arcad Fire ?
- Ecoutes chérie, je pense qu’Arcad Fire est une supercherie, on serait déjà arrivé si cela existait vraiment.
- Mais TOUT LE MONDE en parle, c’est même passé dans les Inrocks !
- Il s’incline ton fauteil ?
- Regarde ces néons qui clignotent, je crois que c’est une église.
- Je ne crois plus en dieu. Montre moi tes seins. Qu’on en finisse.

www.myspace.com/arcadefireofficial

Un commentaire

Vouloir toujours comparer et rabaisser Arcade Fire est une coquetterie de pseudo journaliste raté.
Ceci dit, vous me faites en général beaucoup rire, aussi bien par la médiocrité de votre plume que par l’incohérence de vos torchons.

Commentaire par Benoît Commeau, le Lundi 30 avril 2007 à 11:43

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