Un vieux, une piscine et des chewing-gums.
Décor planté.
Un américain, du temps qui passe et une jeune femme.
Table dressée.
Une fois qu’on a dit ça, il ne reste plus grand chose à dire sur le sixième livre d’Ann Scott. Mis à part qu’il se lit en l’espace de deux heures (A 18€, l’heure reste assez chère…), entre deux correspondances, qu’on arrive au bout de l’histoire en moins de temps qu’il ne me faudrait pour la raconter… et qu’une seule question, finalement, se pose en fermant le bouquin: Ann Scott se fout-elle clairement de ma gueule? Ce livre est-il un livre? Mais qui est donc ce PUTAIN d’écrivain américain?
Je m’explique.
Dieu sait que le scénario n’est pas complexe, et que narrer les «frasques» d’une trentenaire qui s’emmerde au bord de la piscine, c’est une vision de la nonchalance post-2000 très loin de la révolution sociale. On est ici plus proche du coup de soleil. Alors, pour diluer le temps, notre héroïne (Ann Scott hein… C’est autobiographique non?) veut faire la fête, coucher avec des femmes, mirer des rockeurs dans son salon. La décadence stonienne 71 version low-cost. A la tienne ma grande. C’est sans compter sur l’arrivée improbable d’un vieil écrivain américain en tongues, le genre acariâtre végétarien. Puis un formidable suspense qui verra nos acteurs se toiser, s’affronter, un auteur US contre une romancière française qui veut simplement nager nue dans sa piscine. Un véritable thriller phycho à la Gérard Pirès. Jusqu’à cette terrible scène d’action où le vieux prend un coup de soleil. Il me semble, à y réfléchir, qu’il s’agit de la scène la plus intense d’un livre écrit avec des mots simples. En moins de sept lettres.
Attention…. C’est tout de même plus agréable qu’un Nicolas Rey…. Mais après lecture je me demande encore l’intérêt d’un livre sur « rien » excepté un auteur américain dont il aurait peut-être mieux valu simplement lire les livres. Au moins pendant deux heures j’ai réussi à oublier que la pollution nous emporterait tous, en me demandant simultanément comment les Romains avaient inventé le chauffage individuel.
Voilà peut-être l’intérêt de ce livre: NE PENSER A RIEN. Bel effort. Ann Scott aurait pu éviter de suivre ce principe trop à la lettre ( moins de sept).
Ann Scott // Les chewing-gums ne sont pas biodégradables // Scali
18 commentaires
Ah moi j’avoue que je comprends pas trop l’article là, parce que pour moi ça ne parle pas du tout du livre que j’ai lu. Pour moi c’est fidèle au concept des Scali de publier des brèves histoires illustrées et au contraire j’ai trouvé ça plutôt rafraichissant comparé aux histoires habituelles de cette auteure-là.
ça me laisse très perplexe, ce genre de commentaire. D’adord, parce que cette histoire - et non ce roman, mister Je Sais Tout - est une brève nouvelle illustrée, née comme telle, d’après ce que j’ai pu voir. Ensuite parce que si vous ne comprenez pas le trente-troisième degré - il me semble qu’Ann Scott fait de l’auto ironie, et c’est plutôt un bon point, dans ce petit monde d’écrivains qui se prennent tellement au sérieux - c’est à désespérer de votre lecture.
L’un des meilleurs écrivains (à mon sens), Philip Roth, écrit depuis vingt ans des histoires auto-biographiques, avec des alter égo qui lui collent plus ou moins au corps.
Je crois que je déteste de plus en plus les blogs, où n’importe qui se croit intelligent en écrivant n’importe quoi.
bon bon…on se calme.
Ou pas d’ailleurs.
J’ai passé la moitié du livre à essayer de comprendre qui était le fameux écrivain. Désolé, j’ai vraiment pris le livre comme il venait, sans prendre en compte la partie background/bio/histoire perso.
Si j’avais assister à la réunion powerpoint précédant la lecture j’aurai surement lu cela sous un autre angle. Mais la non. Je persiste, je signe: C’est mal écrit.
Mais je crois qu’Ann Scott a un site internet très bien foutu. Vous devriez vous y retrouver.
Je ne sais pas quoi vous dire. Moi ça me rappelle Sagan et ses petites choses légères et fraîches qui faisaient du bien. Ce qui fait plaisir venant d’un auteur qui jusque-là n’écrivait que sur le rock’n'roll qui colle aux doigts. Mais la plupart des gens ont toujours trouvé que Sagan écrivait mal, et j’imagine que ce n’est pas sur ce site fan de Hunter Thompson et de Lester Bangs que quelqu’un sera d’accord avec moi.
Quand à savoir de quel écrivain américain elle parle, si elle voulait qu’on le sache elle l’aurait dit je pense, et étant à peu près sure d’avoir trouvé qui c’est, je dirai simplement que si ça continue de vous échapper c’est que vous n’avez pas besoin de le savoir.Je pense que la “Beat Generation” est une fausse piste et qu’il y a un détail en particulier qui ne laisse pas de doute. Mais enfin ce n’est que mon avis, et dans le fond moi ça ne m’intéresse pas de savoir qui c’est. Ce qui m’a intéressée c’est que pour une fois elle sache raconter une histoire légèrement rock sans que ça le soit trop, sans les drogues dures habituelles, sans le trash qu’il y avait dans les autres. Pour une fois c’est sympathique parce que léger, et c’est plutôt une bonne nouvelle.
Quand à se calmer ? Pourquoi? Vous n’avez tout de même pas écrit de truc définitivement arbitraire pour que tout le monde s’incline, si?Mais peut-etre est ce seulement moi qui me trompe de site de lecture.
C’est assez argumenté pour que je me calme…
Je comprends Alicia, je comprends….
Bon apparemment c’est Nick Tosches l’écrivain. Mais au final vous avez raion, on s’en fout.
L’important reste l’histoire, et dans le cas présent, cela m’a laissé de marbre.
et cela reste -simplement- un avis. Qu’avec toute votre bonne fois vous remettez en cause et c’est bien votre droit. Ca change des “ouais Bester je suis pas d’accord”.
Je comprends Bester, je comprends tout à fait que cela vous ai laissé de marbre. C’est une fable légère et au vu de ce qui vous touche sur ce site, vous ne pouviez que trouver cela trop léger justement. Je reste cependant convaincue que cela devait être l’intention car cela m’étonnerait qu’un auteur qui a déjà écrit des choses qui ne l’étaient pas du tout le devienne brusquement sans le faire exprès. J’ai buté sur le “mal écrit” car j’ai trouvé cela au contraire très bien écrit, très limpide. C’est moi qui ne suis pas à ma place ici car je n’ai pas les mêmes lectures que vous, mais pour l’instant votre site apparaît en premier sur Google car aucun autre site n’a encore commencé à le chroniquer, donc c’était la raison de ma visite.
Je n’ai pas lu “les chewing gums…” car déjà Héroine, je n’avais pas compris l’utilité de l’écrier ( heureusement j’avais attendu que ça sorte en poche)
Le problème de ce bouquin c’est pas le contenu, c’est même plutôt cool un truc qui se lit vite et moi j’ai rien contre les trucs légers. C’est assez sympathique ce petit objet avec des dessins qui se lit le temps d’un trajet de train.Le problème c’est son prix…
Ah je ne sais pas cher Bester, je ne sais pas…. Il me semble au contraire que ce petit livre est plutot très subtil.
C’est un peu lu de travers. Elle veut pas faire la fete dans son salon, elle repense à une époque ou elle faisait ça. Et puis il est pas végétarien le bonhome, il est allergique aux graines. Et puis c’est pas lui qui prend un coup de pied, c’est elle qui prend un coup de pied par le jardinier.Et puis elle s’en cache pas que c’est autobiographique, donc c’est pas trop la peine de faire genre on l’a démasqué. C’est un peu agacant de voir des journalistes taper sur des trucs qu’ils ont lu en diagonales.Ca veut dire quoi exactement? C’est decevant venant de ce site qui le reste du temps dit des trucs interresants.
Au fait Bester, tu l’as acheté le bouquin ou tu te l’ai fait envoyer en service de presse?Parce que si tu n’as pas acheté, ca sonne bizarre que tu te plaignes du prix, parce que tu parles que de toi là,c’est pas comme si tu nous mettais en garde contre ce rapport qualité-prix.
Et Bene:si t’as attendu de l’acheter en poche héroine, comment tu savais à l’avance que ça valait pas le prix à la sortie normale?c’est pas hyper clair ce que tu dis, mais tu dis rien, tu me diras… En tous cas le poche de celui la tu peux l’attendre longtemps parce que les Scali ca sort pas en poche.
Bon je reprends la série des “ouais excuse moi pardon”:
Le livre est un envoi promo.
Je n’ai pas aimé.
Ce site diffuse des chroniques intéressantes parce que subjectives.
Don’t acte.
ouah tous ces mots…
Pas un problème que tu l’ais pas aimé Bester, on a tous ce droit for heureusement, mais chroniquer un truc en se gourrant dans le résumé, avoue que ca la foue mal!
Moi j’ai juste pas compris la version low cost. Ann Scott est pas du tout low cost pour moi. Le fait d’avoir Tosches dans son salon est loin d’être low cost.
quelqu’un sait quand sort le roman?
novenbre je crois




ETRE DIEU
Je comprends que l’on écrive des articles sur des livres qui sont bons. Et que l’on critique ceux qui sont nuls.
Mais disserter au sujet de livres qui n’ont aucun intérêt et ne sont juste… rien, cela me dépasse un peu.
Néanmoins c’est un “concept” intéressant.
Sauf que finalement Bester darling, tu lui fais plutôt de la pub à l’auteur car sans ton article personne n’aurait peut-être entendu parler de son bouquin…