Andrew Bird nous avait déjà enchanté avec Weather Systems et The Mysterious Production of Eggs sur le label d’Ani Di franco, il revient grandi dans son nouvel opus Armchair Apocrypha, musique folklorique d’une tribu du nord-est de l’amérique dont les traditions ont été heureusement épargnées par les brigades capitalistes du format…
Violoniste de formation, Andrew Bird est un multi instrumentiste exceptionnellement mature, capable de transcender les codes de line-up dans des mélanges de sonorités relativement inqualifiables en terme de couleurs… Andrew Bird est un maître dans l’art de sculpter la matière sonore, la réduire, la mélanger, l’éclaircir.
Si l’album reste toujours marqué par l’influence de Jeff Buckley, on y trouve quelque chose de Samuel Barber (dont on connais le célèbre Adagio, thème de la bande originale du film Platoon d’Oliver Stone) disséminé ici et là. Armchair Apocrypha n’est peut être pas aussi surprenant que ses précédents opus dont on trouve d’ailleurs une reprise (Imitosis de l’album Weather Systems), mais son style très particulier reste toujours aussi séduisant, sa voix aussi mène une danse de mots définitivement géniaux dans leur organisation. La guitare, beaucoup plus présente que dans ses précédents opus, donne un ton plus voyageur a des morceaux qui doivent leur beauté pour beaucoup à leur caractère inexplicable…
Et puis merde, Andrew Bird est un génie, le fils de Robert Wyatt et de John Renbourn, élevé par la version East-cost de Bobby Caldwell, un gars comme on aimerait en entendre plus dans une France où la mode est soit à la pop-punk soit aux chansons à paroles couillono/schopenhaueriennes, écrite par des spécialistes en sociologie de Club-Med pour pouvoir séduire a la fois gamines de 16 ans et jeunes Actuaires diplômées de L’université Paris Dauphine…
Vive le Glockenspiel.
Texte par Dühsse
2 commentaires
J’éspère bien que tu vas l’écouter, les deux albums précedents sont conseillés pour débuter, Andrew Bird est un artiste a l’univers extremement bien organisé…
La sociologie de Club-Med… Toute une histoire




ETRE DIEU
Très bon article Dühsse, ça m’a vraiment donné envie d’écouter Andrew Bird.
Par contre, t’es trop méchant avec le Club Med.