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AMELIE The Real Nature of the Fantastic Ice Cream Car

C’est l’histoire d’une femme qui voulait lécher les glaces du marchand en écoutant Carole King. Et qui, en allant chez son glacier favori, rencontra des monstres sur son chemin, (...) suite

C’est l’histoire d’une femme qui voulait lécher les glaces du marchand en écoutant Carole King.

Et qui, en allant chez son glacier favori, rencontra des monstres sur son chemin, des poulpes d’Antarctique, des araignées ninjas et des Espadons à dentitions métalliques. De cette expérience traumatisante, Amélie sort grandie, alors qu’elle est une femme-enfant. Un filon clairement déjà exploitée –jusqu’à la corde- par Coco et Rosie et Tender Forever. La grande force de ce disque, c’est son innocence et la «gratuité» de ses compositions. L’absence de calcul dans les accords, la présence omniprésente de Thomas Méry dans les guitares et le souffle.

Au début des 70’ –peut-être avant, peut-être après-, Amélie aurait surement été une star. Mais l’acoustique, de nos jours, ne passionnent plus grand monde. Il y a pourtant toute la beauté des femmes sans maquillages derrière le monde Lewis Caroll d’Amélie. On ne se maquille pas à douze ans, on rêve d’ours clowns (Love of a girl and a bear) et d’araignées en guise de meilleures amies (Spiders). C’est le temps des amours virtuelles et des nuances colorées. Pas folk, pas rock. Juste des cordes qui frottent pour enlever les taches sans dégrader le tissu.

The Real Nature of the Fantastic Ice Cream Car car doit s’écouter allongé dans l’herbe avec un ipod enfoncé dans les oreilles. Voila la seule concession faite à la modernité pour cet album hors du temps.

Amélie //The Real Nature of the Fantastic Ice Cream Car // Boxson

http://www.myspace.com/ameleia

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