“Qu’est ce qu’on va faire de toi? Qu’est ce que t’as dans la tête?”
Une affiche dans les couloirs du métro, blanche, signée Alister. On vous pose la question. Encore faut-il que vous souhaitiez faire quelque chose de vous-même. Et puis, c’est pas comme si vous connaissiez le garçon. Que vous aviez envie de vous faire emmerder par un mal rasé, fumeur, ne sachant même pas chanter.
Enfin, ne chantant pas serait plus exact. TalkOver. Bien entendu, le lecteur de Gonzaï a déjà eu le droit à l’autopsie du garçon de long en large… même en travers pour les plus acrobatiques.
Et nous revenons dessus. Parce que de newcomer, le mal rasé s’est vu signer chez Barclays. Comme quoi, on peut passer à la flèche d’or, on peut faire des vidéos branchouilles sur Dailymotion, on peut avoir une musique qui ne parle qu’au növo clubber et être signé sur une major…
Mais Pourquoi?
Autopsie d’un album.
Face A, Face B, mais mélangées. On connaît déjà toutes les chansons, les a vues sur scène, et la nuance est restée la même: morceau à guitare Vs morceau au piano. Formule d’Alister lui permettant de s’adresser au Radio et au Snob par la même occasion. Les Snobs ou pseudo snobs, la race pouvant se décliner dans une infinité de sous catégories.
Pute et Drôle, j’en étais là. Donc des morceaux pute comme Miami ( “J’emmènerai tous mes amis à Miami…” pourquoi, ils sont à la retraite? ) absurdité complète (Quelque Chose dans mon verre). Enfin, tout cet album est complètement absurde. Cet artiste est absurde en fait. Branché, Monty Python de la chanson française, Baroque moderne et Rock Façon 2000.
Si !! Vous savez ; ce rock avec les charleys ouverts, des beat discos, des guitares comme les Anglais nous les imposent depuis 2004… des fausses guitares entre autres.
Et des tics de production comme savait en faire John Cale en 1969 : le piano de I Wanne Be Your Dog sur Miami. Il manque que les clochettes et la chose serait parfaite.
Un album sans sens, un univers décadent façon Muppet show, une vaste blague. Parce que le parisianisme est une vaste blague; parce que les branchés sont un running gag… Alister, l’artiste branché par excellence.
Et comme parfois, il est dimanche, le ciel est gris. On remonte l’avenue de l’Opéra. Les talons ne claquent pas, les boots glissent sur l’asphalte et les cigarettes sont mouillées… Des coeurs viendront traîner dans votre tête. “Hum Hum Hum Hum” ; « Hier Soir »… Fantôme farceur, Canterville français.
Canterville… c’est comme cela qu’aurait dû s’appeler le Paris Paris… avenue de l’Opéra… en France…
Alister // Aucun mal ne vous sera fait // Barclay
http://www.myspace.com/alistermusic
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On ne tire pas sur les Fantômes




ETRE DIEU
Aucun mal ne vous sera fait.
C’était sans compter sur Gonzaï.
(montre les dents dans un… sourire)