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ALAN DISTER Rock-critick

"Une planche de contact remplie d'instantanées photographiques". Voila en quelques mots ce qu'est le recueil d'article d'Alain Dister. Pas étonnant me direz-vous pour ce photographe de l'extrême qu'est Dister, (...) suite

“Une planche de contact remplie d’instantanées photographiques”.

Voila en quelques mots ce qu’est le recueil d’article d’Alain Dister.

Pas étonnant me direz-vous pour ce photographe de l’extrême qu’est Dister, shootant un concert rock comme un journaliste de guerre mitraille avec son téléobjectif un camp de Viet Kong à la sauce napalm.

Pour comprendre le sens analytique de Dister il faut tout d’abord comprendre une chose, Alain, tout comme Lester Bangs, vient du Jazz. Ce qui donne à son approche de la musique une toute autre saveur que celle des journalistes biberonnées au rock’n’roll pur et dur. Un amour du jazz qui dès le départ le prédestine a voir loin bien plus loin que sa France natale. Et évidemment à s’entendre avec Philippe Kœchlin qui vient lui aussi de chez Jazz Hot magazine. Les deux décident alors de lancer un tout nouveau magazine, quelque chose qui parlerait de Rock & de Folk…

Dister devient peu à peu le correspondant américain de Rock&folk, mais contrairement aux autres journalistes français il ne fantasme pas ce rock californien et sa mythique Haight-Ashbury street, lui y vit entre de vieux clodos Bukowskien et de jeunes freaks sous acide:

“You know something is happening here. It’s just that you don’t know what it is”. Cette phrase de Dylan résume assez bien à l’époque le fossé qui sépare la mentalité française d’alors et cet Alain Dister placé comme il est pour sentir le vent tourné.

Ce qui rend Rock&folk encore plus précurseur et précepteur, grâce à ses écrits d’outre-Atlantique.

Car Dister n’est pas un critique rock au sens strict du terme. Il s’agit ici plus de récit de voyage, d’anecdotes, d’amitiés avec les grands du monde de la musique. Dister est l’homme qui a vu l’homme comme il aime à se définir, que de simple chronique de disque.

Et quand il nous parle d’un artiste en particulier il s’agit ici plus d’une story a la Nick Kent, une bonne tranche de vie bien saignante.

Une étude aussi bien musicale et psychologique que sociale.

Comme il pratique l’art photographique (photographiant Hendrix en tout humilité faisant ses courses aux puces de Saint-Ouen) c’est le regard qui compte. Puis le cadre, l’angle de vue. Et rien d’autre.

Dister n’est pas un bon journaliste rock mais cela on s’en fout pas mal. Plutôt le bon pote qui te raconte une histoire au coin du feu avec un énorme spliff à la main les yeux pleins d’étoiles, encore sous le charme de ce qui vient de lui arriver là bas, de l’autre cotée de l’atlantique, de tous ces chouettes Freaks qui sont devenus ses amies. Et des stars. Au sens littéral du terme.

Alan Dister // Rock Critic // Le castor Astral 

2 commentaires

Sans doute plus passionnant que les histoires de Pamela Des Barres…

Commentaire par sylvain, le Lundi 31 décembre 2007 à 13:29

Vive les derniers dinosaures !

Commentaire par Benoît Wagner, le Lundi 31 décembre 2007 à 17:01

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